‹ Statistique générale, topographique, scientifique, administrative, industrielle, commerciale, agricole, historique, archéologique et biographique du département de la Gironde (volume 2)Chapitre 59 sur 701 · CHAP. IV. — LES BAUX. —LA GARONNE. — PORT DE BORDEAUX · texte numérisé non relu

CHAP. IV. — LES BAUX. —LA GARONNE. — PORT DE BORDEAUX

Report 3,495"»

De la pointe de Queyries au bassin de carénage Ducros, on trouve 12 petites cales pavées de 30 m. de long sur 3 m. de

Iai^«, inclinées au 10® et obliques au fleuve 2,960

Du bassin Ducros à la cale de Lormont, inclinée au 5^, les

berges sont à peu près k Pétat de nature 1,300

De la cale de Lormont à Carriet, les berges sont à Tétat de nature. 100

Total 8,455"

Les ingénieurs du service maritime s^occupent actuellement de la création, à la Bastide, de cales inclinées semblables à celles qui viennent d'être construites sur le quai des Chartrons.

Quais verticaux, — La construction des quais verticaux fut votée par les Chambres en 1844; ils devaient s^étendre sur une longueur de 906 m. de la Douane k TEntrepôt, et coûter 3,500,000 fr. Les travaux furent commencés en 1846. La première partie, celle du Nord, fut terminée en 1852, et la deuxième en 1854. Ces quais verticaux avancèrent de 43 m. en rivière, jusqu'à Talignement des embarcadères, et doublèrent la hirg^ur de Tancien quai. Depuis leur exécution, ces quais ont été, k plusieurs reprises, Tobjet de réparations importantes par suite de Tétat vaseux et mouvant des terrains sur lesquels ils sont établis.

En 1860, il fut reconnu qu'ils étaient tout a fait insuffisants. Sur un nouveau projet des ingénieurs, un décret du 25 août 1861 affecta 1,000,000 fr. a l'exécution des quais verticaux des Chartrons.

Sur cette somme, 2,200,000 fr. ont été employés a la construction de la cale Fenwick, longue de 86 m.; a celle du quai vertical des Chartrons, longue de 207 m., et des cales neuves inclinées, situées entre la rue Raze et la rue Poyenne (576 m.). Les 207 m. de quais verticaux ont coûté environ 7,000 fr. par mètre courant. Ils ont été construits sur pilotis très profonds, et voûtés. Ils présentent toute la solidité possible (*).

Bordeaux possède, en somme, 995 m. de quais verticaux, occupant, avec les cales Richelieu et Fenwick, 1,107 m. Des dragages fréquents iont nécessaires pcmr maintenir au pied des murs de fond de ces quais la vase k 5 m. au-dessous de l'étiage.

Grues. — L'emploi des grues dans notre port pour charger et décharger les navires est antérieur k la création des quais verticaux ; il ne remonte pourtant qu'a 1828, quoique 42 ans auparavant (1786), M. Randierj de l^val, ingénieur de la marine, eût obtenu l'autorisation d'établir dans les ports et villes du royaume ime grue de son invention.

Les premières grues établies sur les débarcadères en charpente de la Douane et de l'Entrepôt étaient k une seule volée et mues k bras.

En 1851, après la construction de la première partie du quai vertical, la Chambre de commerce y fit établir 14 grues mues k bras, dont 13 capables d'élever 1,500 kil., et une vis-k-vis la Bourse pouvant élever 8,000 kil.

'}) Voir pour les détails relatifs à la construction de ces quais, le remarquable Mémoire (le H. \V. Mduôs sur iti port de Bordeaux dans le$ Actes de FAcndémie de Borâeanw, 1867 etl«9.

108 LIVRE I*' — T0POORA.PRIB.

En 1858, la Chambre de commerce, dans le but de donner au mouvement des marchandises sur le quai toute la rapidité et Téconomie possibles, donna à loyer pour cinq années à MM. Maldant et C*^ les grues n^ 1 à 4 aux conditions suivantes :

1" D^y placer à leurs frais un moteur à vapeur de la force de deux chevaux environ.

2p De faire les chargements et déchargements des navires sans que les frais à la charge des contribuables pussent dépasser le prix de 1 fr. 20 par tonne, indépendamment du droit de grue de 50 cent, réservé à la Chambre.

d^ D^entretenir lesdites grues à leurs frais, pour les remettre en bon état à la fin de leur bail.

L^expérience fut couronnée de succès, et après Texpiration du bail de MM. Maldant et C*® (1862), la Chambre de commerce décida que toutes ses grues seraient mues à la vapeur, à Texception des grues n<^ 5 et 12 destinées à un emploi spécial, et la Société des Portefaix réunis fut adjudicataire de la concession de Texploitation de toutes les grues du quai pour quinze années. En 18^1, on a placé des grues à vapeur mobiles sur les rails du quai vertical neuf.

Le tarif fut fixé à 75 c. par tonne de 1,000 kilogr. quelle que soit la nature des marchandises, dont 20 c. aux frais du navire pour le hissag;« de la marchandise et 55 c. aux frais des affréteurs pour la mise k terre, sur le char ou sous la tente. La Chambre de conmierce perçoit de son côté 25 c. par tonne pour tous droits de grue. Le désarrimage et mise sous palan coûte 50 o. par tonneau, ce qui fait pour tous frais de débarquement, 1 fr..50 par tonneau de 1,000 kilogr.

Dans le cas oii il y a des marchandises à hisser de la cale sur le pont des navires, ou à affaler du pont dans la cale, le tarif est réduit à 50 c. par tonne, dont 10 c. pour la Chambre.

Tel est le tarif actuel des frais de chargement et déchargement. Il est propable que ce tarif sera modifié sous peu.

Exploitation des grues du quai vertical,

T«iia|f. PrtliH 4m Initi ftrrwt.

En 1808 71,198 20,686,-

Eu 1869 96,800 25.781,»

En 1870 93,174 32.368..

En 1871 72,222 22,603,70

En 1872 76,98i 22.768.00

En 1873 89,041 26,019,45

En 1874 110,003 . 29.708,50

En 1875 128,422 37,024,21

Le tonnage des marchandises débarquées par les grues a été divisé ainsi : par navires k voiles, 50,320 tonneaux en 1874 et 51,686 tonneaux en 1875; par navires à vapeur, 59,683 tonneaux en 1874 et 76,736 tonneaux en 1875.

Les aménagements du port de Bordeaux, pour faciliter le chargement ou le déchargement des navires, comprennent :

Sur hi rive j^auchc :

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