‹ Statistique générale, topographique, scientifique, administrative, industrielle, commerciale, agricole, historique, archéologique et biographique du département de la Gironde (volume 2)Chapitre 632 sur 701 · CHAPITRE VU. — INSTITUTIONS CHARITABLES · texte numérisé non relu

CHAPITRE VU. — INSTITUTIONS CHARITABLES

En 1877, le produit de la vente des hospices des Incurables et de la Maternité (500,000 fr.) a permis la reprise des travaux concentrés sur les parties de Thospice général destinées aux Incurables, à la Maternité et à l'Ecole d'accouchement. Cette appropriation a coûté 320,000 francs.

SS II. — Hospices civils et commimaux du département.

Avant de parler des divers hospices ou établissements charitables fondés et entretenus à Bordeaux par la charité privée, nous devons signaler les hospices ou hôpitaux entretenus dans les petites villes du département sous la direction, et en partie avec les fonds des municipalités.

Hôpital Saint-Nicolas de Blaye. — La date précise de la fondation de cet hôpital est ignorée; mais on peut croire qu'elle remonte au moins au xii® siècle, la partie de l'édifice qui comprend la chapelle, cette chapelle elle-même, ses pleins-cintres et ceux des arcades feintes qui bordent la rue indiquent cette époque. Si la fondation était postérieure, il faudrait alors reconnaître ici l'imitation d'un style plus ancien.

Les édifices situés au nord de la ville occupent une position très saine, on a ajouté aux anciennes constructions un petit corps de logis propre à recevoir une école primaire gratuite de 80 à 100 élèves et une douzaine d'orphelines dont l'entretien est payé en grande partie par quelques dons de la charité. Les bltiments, un potager et un petit vignoble occupent 829 mètres carrés.

Cet hôpital n'eut une organisation régulière qu'à dater du 1 1 décembre 1663. Alors le corps de ville en confia la direction à un conseil de notables, et remit le soin des pauvres à un hospitalier aidé de deux femmes salariées. Dans le principe, la maison ne s'ouvrait qu'aux pauvres de la ville, mais depuis 1665, en vertu d'une convention passée le 5 février entre le lieutenant du Roi et le conseil de l'hôpital, l'établissement est devenu civil et militaire. En 1703, les sœurs de Saint-Vincentde-Paul remplacèrent les séculiers salariés.

Bornés d'abord au legs de la fondation et aux dons de la charité, les revenus de l'hôpital de Blaye s'accrurent ensuite de quelques droits concédés par le gouvernement et d'une portion des amendes judiciaires.

Tableau des revenus de Vhdpltal de Blaye.

En revenus flxes 8556 51 6371 » 166190

Revenus éventuels (moyenne des) 10021 73 6292 65 5790 40

Tableau comparatif du nombre annuel de journées de malades,

Militaires 1626 1447 2097 156

Civils. 7623 7484' 8998 130

Le prix de la journée militaire est de 1 fr. 11 c.

Le prix de la journée des civils est de 1 fr. 25 c.

Dans les malades civils il n'y en a, environ, que 5 sur 100 qui soient payants.

Saint-Lazare de Bourg. — Cet hospice, dont Porigine remonte à plus de deux cents ans, avait k peu près disparu depuis^ 1793, lorsqa'eo 1826 il fut réorganisé avec quatre lits pour quatre vieillards hommes, grâce à la générosité de M. Aug. Despaignet, qui fit don à la Maison de charité de Bourg d^une somme de 20,000 fr. et devint fondateur de ce nouvel hospice; en 1840 il doubla cette somme. En 1864, son exemple fut suivi par M"® Anne Cahoreau qui fit don de 40,000 fr. a Thospice pour fonder la section des femmes de cet établissement charitable qui i reçu en outre :

En 1851 de M. Antonio de La Golonilla 20.000 fr.

Eq 1855 de MUe Gampet de Prinzav 6,000

En 1857 de M. Pierre Peychaud . ." 365

Eq 1861 de MUe Ursule Gellibert 500

En 1867 de Mme veuve Berlin née Berniard . . . 1,000 En 1870 de Mme veuve Rabot 300

Les revenus de cet hospice qui n^étaient que de 1,613 fr. en 1838, s'élèvent aujourd'hui (18*78) à 6,500 fr. grilce aux dons ci-dessus, s 400 fr. de rente dus par la municipalité, et à diverses allocations.

Quinze lits dont sept pour les hommes et huit pour les femmes, y sont presque constamment occupés.

Hôpital Saint-Jean de La Réole. — Fondé en 1186 par les Bénédictins, qui en furent les premiers administrateurs. Cet hôpital, érigé d'abord sous l'invocation de la Madeleine, fut mis sous celle de saint Jean, lorsqu'en 1391 il changea de local. Il éprouva encore d'autres déplacements avant d'occuper la place où nous le voyons aujourd'hui. Depuis 1110, il est établi sur un terrain acquis par le maire et les jurats le 2 mai 1*709. Sa position élevée, isolée et^en bon air, son grand pr^u et ses distributions intérieures le rendent éminemment propre à sa destination.

Personnel,

3 sœurs de Saint- Yincent-de-Paul, 1 infirmier, 1 médecia, 1 aumônier (vicaire de la paroisse).

Cet établissement n'avait jadis d'autre revenu que les dons de U charité et un péage sur les bateaux chargés de sel qui remontaient vers le haut pays et passaient devant La Réole. Ces faibles ressources, administrées avec une sage économie, élevèrent peu à peu les recettes ; en 1789 elles étaient d'environ 3,000 fr.

Rentes sur l'État 3792 1560 •

Rentes sur des particuliers. ... 3 . 378 57

Biens affermés 20 450 »

Allocations sur Toctroi . . 3000 2500 •

Recettes éventuelles , . . , 4572 855 •

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