CHAPITRE VII. — INSTITUTIONS CHARITABLES
Le nombre des lits est de 40; y compris ceux de six vieillards infirmes qui habitent Phôpital depuis plusieurs années et semblent devoir j finir leurs jours.
La mortalité est de 3 à 4 décès par un.
Hospice Saint-Roch de Monségur. — Fondé le 15 avril 1306, par Edward !«', cet hôpital n'est plus à sa place primitive ; il en fut transféré, le 6 mars 1718, à Tendroit quMl occupe maintenant.
Des sœurs de Nevers y donnent leurs soins aux malades et tiennent un petit pensionnat eC une salle d'asile.
L'établissement comprend 32 lits: 6 pour les sœurs; 2 pour les servantes ; 12 pour les malades ; 12 pour les pensionnaires.
Le nombre des malades admis, année moyenne, est de 15, celui des morts est de 2.
devenus de Vhospice,
Rentes sur l'État 1600 • 1327
Rentes sur divers » » 883
Intérêts de fonds placés suc le Trésor 48 48 25
Pensionnaires et classes 4480 50 1052
Journées dé malades payants 639 » 3287
Subvention de la commune pour la salle d'asile. 200 * Rétribution pour la salle d'asile 67 »
Hospice Saint-Etienne de Saint-Macaire. — Les registres de la commune nous apprennent qu^au temps de nos guerres civiles, les titres de la fondation de cette maison furent brûlés avec les archives de la ville. Le terrain sur lequel elle était primitivement située ayant été aliéné pendant la Révolution, Thôpital fut transféré dans Tancien couvent des Ursulines, local plus vaste, susceptible d^extension, et auquel se rattachent de nombreux souvenirs historiques. Son jardin et son vignoble compris dans Tenclos, suffisent à la consommation de rétablissement en vin, fruits et légumes.
Hôpital de Cadillac. — Cet hôpital, fondé par le duc d'Épernon, est aujourd'hui adjoint à l'asile départemental d'aliénés dont il est bien distinct, quoique placé dans le même service administratif et médical.
Hospice Saint-Joseph de Langon. — On ignore la date de la fondation de cet hospice.
En 1575, c'était im hôpital ouvert aux pèlerins. Il n'a rien conservé de sa forme primitive, tout y est moderne.
On sait qu'en 1648, cet établissement fut pourvu d'une chapelle dans laquelle fût érigée une confrérie dont M^*" l'évêque de Bazas approuva les statuts et dont faisaient partie les dames notables de la ville et des environs qui s'occupaient des pauvres et des malades, surtout des soins à donner à ceux de l'hôpital.
Un mémoire imprimé en 1747 relate qu'en 1664 les jurats reçurent du sieur Lafon, de Bordeaux, des fonds en paiement d'un legs fait à l'hôpital à la charge de messes et pour l'instruction de la jeunesse,
892 LIVRE IX. — AD^nNISTRATIONS.
lie 28 mars 1812, le conseil d'administration, par une délibératioD signée : Brannens, Ponçante, Gramidon, Ame, demanda à Tautorité sapé> rieure deux sœurs hospitalières pour servir Thospice, comme il Paviit été jusqu'en 1809. Les deux sœurs n'ayant pas été accordées, M^^Paaiioe Alibert, fut nommée efîr^c^nc^; on maintint ainsi réunies la direction de k maison d'éducation dite du couvent et celle de l'hospjce. En 1820, les sœors de la Doctrine chrétienne furent appelées à diriger cet hospice.
En 1828, l'hospice de Langon entra dans une ère nouvelle d'aisance et
de prospérité, grâce aux libéralités de M. Joseph Brannens, qui permirent
de faire bâtir deux grandes salles portant encore le nom des bienfaiteurs
.(salle Saint-Joseph, salle Sainte-Thérèse), d'augmenter le confortable, le
nombre des lits et de soulager un plus grand nombre d'infortunes.
En 1845, on attacha un aumônier à la maison ; plus tard le nombre àm sœurs fut porté à six et un orphelinat de jeunes filles fut greffé à Thospice en œuvre nouvelle de charité.
Les principaux bienfaiteurs çie cet hospice sont : MM. Joseph Brannens, Dastouet, Rivière et Labrousse. Ses revenus ont été de 3,569 fr. en 1838; 8,245 fr. en 1848; 8,763 fr. en 1876, divisés comme ci-après :
Rentes sur l'État F. 4377 ■ 2304
Inlén>t des fonds au Trt^sor 8002 »
Recette éventuelle sur les produits de l'octroi • » 650
Subvention de la commune 1000 » »
Subvention pour journées de militaires et marins . . 11 » 315
Droit des pauvres sur spectacles et courses » ■ •
Aumônes et collectes • 655 25 100
Travail fait dans l'établissement 1000 ■ •
(iODcessions au cimetière '75 » ■
Traitement de maladei civils 2457 15 t
Total ~9655l2 3Ô69
Hôpital Saint- Antoine de Bazas. — La date de sa fondation n'est pas connue, mais on sait que son cimetière fut béni en 1516, âDos répiscopat d^Amanîeu d'Albret, et que sous celui de J.-J. de Gourgucs, autre évêque de Bazas, les revenus de la conmianderie de Beaulac furent réunis à ceux de l'hôpital.
Cet hôpital civil et militaire est situé en bon air. Il occupe un espace de 19,700 mètres carrés. Il comprend 50 lits en fer et reçoit année moyenne 160 malades; les décès s'élèvent en moyenne à 15 par an. U journée du malade ressort aujourd'hui à 1 fr. 25, en 1839 elle était de 1 fr.
Le personnel de l'établissement comprend': 1 aumônier, 5 sœurs. 2 infirmiers, 2 médecins.