REVENUS
Rentes sur l'État 1862 !54l
Recettes pour journées de militaires 358 700
Rentes sur particuliers » 138
Loyers de maisons et terrains » > 110
Recettes éventuelles sur le produit de Toctroi • 2400
Ces trois derniers chefs de recette nous manquent pour 1877.
— tNSTITUTIONS CHARITABLES. 893
Hûpltal Saint- James de Xdbourne 0)- — Enl'aaDéQ 1406, Arnaud
L'ilmirque fouclu ci't lulpital pour le service ilen pauvres de la ville, muia une (lédaration ilii roi, qui date de ICîi, ajaiit TRiini tous les hOpitaux à l'ordre de Saiut-Luzare, celui de Libourne fut abandon no au procureur de l'ordre, sous la condition que le.s pnuvrei^ de la ville continu traient à y être reçus comme par le passé. Ils le furent en effet pendant quelque temps, mars le 14 mai 168C, le sieur Besombea, pourvu du titre de commandeur de riK^pital de Libourne, vint s'emparer militairement de sa commaiiderie. L'hôpital ne fut rendu à sa primitive destination que la 18 novembre 1695, par arrêt du Conseil privé. Alors, le maire et les juT&ts, ses patrons et. administrateurs léj^itimes, y établirent les règlements qui l'ont régi jusqu'à la Bévolution.
Eu 1789, cinq sœurs hospitalières qui avaient remplacé en 1717 les hospitaliers de SainlrLazare, étaient chargées dit soin des pauvres. Elles furent chassées en 1*793, et le désordre et la dilapidation régnèrent k l'hOpital. Au retour do l'ordre cinq sœurs de Saint- Vincent- de-Paul Furent chargées du service intérieur et l'administration prit la forme régulière voulue par la loi.
En 1826, les revenus de l'hôpital s'élevaient k 14,271 fr., y compris les secours éventuels et les journées militaires. Il recevait année moyenne 300 malades ; le terme moyen des décès était de 20,
En 1835, l'hûpitril SainWamoa, devenu trop petit, fut remplacé par une ooDstruction nouvelle placée sous l'invocation de Saint-Philippe.
L'hôpital Saint-Philippe couvre une superficie de 7,466 mètres carrés y compris la chapelle, le préau, le petit et le grand jardin. Le plan général des bâtiments est imité de celui du grand hôpital de Bordeaux; les deux sexes et les militaires occupent séparément troi.'s corps do logis, uyant chacun une cour centrale oii les malades peuvent prendre l'air. Les salles réservées aux malades sont au nombre de quatre. Chaque salle parfaitement éclairée comprend dis-huit lits en fer. On peut placer dans cet établissement, sans gêner le service, cent lita pour les malades. L'édifice renferme, en outre, la lingerie, la pharmacie et son laboratoire; trente chambre.s pour les religieuses, les peasiouuaires, les infirmiers, les pièces de service, etc. (').
HOpital de Sainte- Foy. — La date de sa fondation n'est pas connue; on sait seulement qu'elle est fort ancienne.
(Quoique étant la propriété de la ville, cet hôpital reçoit autant de malades des communes voisines que de la ville de Sainte-Foy.
En 1842, une rente de 586 fr. a été donnée à l'hôpital par M. Gros, à la charge de tenir deux lits il la disposition des pauvres des communes
894 LIVHB IX. — ADMINISTRATIONS.
d^Eynesse, de Saint-Avit de Soulèges et de Saint-Quentin. Cette rente porta le revenu de l'hôpital k 3,065 fr. (*)..
Hôpital de Lesparre. — Jusqu'en 1878, Lesparre n'a possédé qu^aoe maison de secours, dirigée par les sœurs de charité.
Au moment où nous mettons sous presse, un hôpital vient d'être installé dans cette petite ville.
g( III. — Hospices dos à la charité privée.
Asile Sainte-Hélèiie, 30*7, route de Toulouse. — Cet asile a été créé en 1862, boulevard de Caudéran, par M. Redeuil, militaire retraité du premier empire, dans le but d'offrir un asile et une existence tranquille et hygiénique aux vétérans indigents de nos armées de terre et de mer. Il reçoit aussi par extension les anciens employés des diverses administrations de l'armée, les anciens membres des troupes de douane, de police, les gardes forestiers, garde -pêche, gardes champêtres, etc., et admet des pensionnaires de tous grades.
Cet utile établissement, dû à l'initiative privée, à l'énergique persévérance et aux sacrifices d'un homme de cœur dévoué à l'amélioration da sort de ses anciens frères d'armes, trouve ses modestes ressources dans les dons de personnes charitables et dans les subventions du Conseil général et du Consei-1 municipal.
Depuis 1862, plus de 300 vieux militaires ont trouvé à finir leur carrière dans cet asile, au milieu du calme et de la paix et de la plus grande liberté d'action. Les heures du lever, du coucher, des repas et les soins de propreté y sont observés d'une faron toute militaire, et ainsi, grâce à de bonnes conditions d'hygiène, beaucoup y ont atteint un â^ très avancé. Une chapelle desservie par un aumônier fait partie de l'Asile.
En 1870-'71, une des premières ambulances pour les soldats blessés fat installée dans cet établissement, qui reçut plus de 250 blessés ou Alsaciens et Lorrains réfugiés.
Nous ne saurions adresser trop d'éloges au dévoué créateur de cette institution, à la prospérité de laquelle doivent s'intéresser les gens de cœur.
Hospice des Petites-Sœurs des pauvres. — Cette institution charitable, due à l'initiative de M. l'abbé Lepayeur, qui fonda la première maison de ce genre en 1840, à Saint-Servan(Ille-etrVilaine),a pour but de recueillir les vieillards des deux sexes, pauvres, infirmes, incapables de gagner leur vie et de leur offrir un asile, les moyens d'existence, grâce aux quêtes en espèce ou en nature faites chaque Jour parles petites sœurs des pauvres.
La maison de Bordeaux a été créée en 1850 dans le domaine surnommé le Chiiteau du Diable, situé rue Judaïque. D'abord peu importants, les bltiments ont été agrandis petit à petit grâce aux dons de la charité, et aujourd'hui ils peuvent recevoir 230 pauvres des deux sexes.
(i) Nous n'avons pu obleair de radmiuiatralion do Sainle-Foy dos docuineuts uitii nouveaux.