‹ Statistique générale, topographique, scientifique, administrative, industrielle, commerciale, agricole, historique, archéologique et biographique du département de la Gironde (volume 2)Chapitre 658 sur 701 · CHAPITRE VII. — HYGIÈNE ST SALUBRITÉ PUBLIQUE · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII. — HYGIÈNE ST SALUBRITÉ PUBLIQUE

pour les bommeB ; elle y a organise des ateliers industriels et des travaux agricoles dans le petit domaine rural qui lui sert de succursale.

EQe s'occupe du placement des libérés, les soutient moralement par Bon patronat, et leur accorde quand il y a lieu une assistance matérielle.

La Société distribue, lorsqu'elle le juge convenable, des encouragements et des récompenses à ses patronnés, et provoque la réhabilitation de ceux il'cntri' cu\ f|ui rciiiptisriciit ;i eut effet les conditions uiigées par la loi.

Cette Société a son sié^^c ii Bordeaux, mais elle étend son action sur tout le département de la Oiiunde et sur celui du Lot-et-Garonne.

Elle acirueille les prisonniers libérés qui lui sont recommandés par les BiimAniers ou les directeurï^ d(js prisons et qui n'ont subi qu'une ou deux condamnations au plus.

Elle se composa de donatour.s, de aouseripteurs et de patrons.

Le titre de donateur-fondateur est acquis à tout souscripteur dont la cotisation unique est de 400 (\\ ou de 100 fr. pendant 4 ans.

Les souscripteurs sont les iiirsonnes (hommes ou dames) qui s'engagent à verser pendant plusieurs .'in]i''es la somme dont elles fixent elles-mémea la quotité et qui ne peut pus i*t;e inférieure à 5 fr.

Les patrons sont: les ?ou-.< ripteurs ou donateurs qui consentent à se charger du patronage des lil^Tés dont la surveillance leur est confiée; ou les ouvriers en clief des mu Nous qui emploient des libérés.

Le patron surveille, assiste la ses conseils et secourt, s'il y a lieu, avec les ressources que la Sociéir iimt à sa disposition, les libérés qui lui sont confiés, n rend compte à la Société du résultat de ses soins. Il peut âtre dispensé de cotisation.

L'administration de cette Société est confiée h un conseil composé de touît les inembreït de In Commission de surveillance des prisons et de 10 'l.in;,;r.'iir-, '' ^..ll-■■ri|:t.■lll■s, 5 patrons. Ce conseil nomme pour Sans ui'.'- >'<'U<i.< .:>>.. \r >'>>iiiposée de 12 membres pris dans son aeia et parmi lesquels il désigne un président.

Cette Commission executive s'occupe directement de l'œuvre du patronage, choisit les patrons, et présente en novembre au conseil d'administration le compte-rendu de ses travaux.

Depuis quatre ans à peine que cette Société est fondée, son honorable président M. Ch. Silliman, à qui l'on doit en grande partie sa création, a réuni autour de lui 230 donateurs ou souscripteurs qui ont versé dans la caisse de la Société 15,000 fr. la première année, et depuis de 8 à 10,000 fr. par an.

Depuis le 15 septembre 18'74, près de 400 libérés sont entrés au refuge de la Société, 25 y sont actuellement, et l'on peut constater que la moyenne des récidivistes n'a pas été de plus de 10 0/0,

S Vn. — INSTITUTIONS D'HYGIÈNE & DE SALUBRITÉ PUBLIQUE

Conseil central d'hygiène publique et de salubrité de la Gironde. — Le premier Conseil d'hygiène publique fut créé à Paris, en 1 802, eous le nom de Cmiieil de salubrité; ce n'est que 29 ans plus tard,

le 9 août 1831, qu'il fut créé dans la Gironde un Conseil de salubrité. Il fut composé de 17 médecins et de 4 pharmaciens ; le 13 avril 1844, le nombre des membres de ce Conseil fut réduit à dix.

De 1831 à 1849, les travaux de ce Conseil ne furent pas considérables ; cependant il publia deux volumes dans lesquels on trouve des mémoires d'une certaine importance : sur la pellagre des landes, sur les marais de Blanquefort et de Bruges, sur la police sanitaire des filles publiques, etc.

Le général Cavaignac, par décret du 18 décembre 1848, institua des conseils d'hygiène publique et de salubrité dans chaque arrondissement et de plus un Conseil central ayant pour mission de donner des avis :

10 Sur toutes les questions d'hygiène publique qui pourraient lui être soumises ou sur lesquelles il jugerait nécessaire d'appeler l'attention du

Préfet;

2^ Sur les questions relatives à plusieurs arrondissements ou intéressant le département tout entier ;

3^ Sur les travaux des Conseils d'arrondissement qu'il serait chargé de centraliser ou de coordonner.

Le Conseil central du département de la Gironde est composé de 20 personnes que leurs aptitudes spéciales ont désignées au choix de l'administration; il est présidé par le Préfet, mais son vice-président en est en réalité le directeur (*).

Le Conseil central d'hygiène publique et de salubrité de la Gironde est certainement l'un des conseils de ce genre qui ont acquis en France et à l'étranger le plus de notoriété.

Ses travaux, dont la population girondine a souvent ressenti les heureuses conséquences, ont été publiés en 18 volumes in-8® (•). On trouve dans chacun de ces volumes : un rapport général sur l'ensemble des travaux du Conseil pendant l'année, une série de rapports relatifs aux établissements insalubres divisés en 3 catégories, et l'étude de questions d'hygiène générale, parmi lesquelles nous avons remarqué : l'alimentation publique, les épidémies, les épizooties, la vaccine, la question des cimetières, celles des engrais, des vidanges, des lavoirs publics, des marais, l'inspection des pharmacies, la police sanitaire, l'étude des diverses.causes d'insalubrité locale, etc.

Au nombre des institutions d'hygiène publique et administrative du département, nous devons citer :

Les Médecins des Épidémies, au nombre de six, un par arrondissement, plus un médecin vétérinaire du département attaché au service des épizooties.

Une Commission municipale des logements insalubres composée de 12 personnes, dont deux médecins, présidée par le Maire de Bordeaux, et aidée par un agent spécial.

(1) M. le Dr Levicux qui fait partie de ce Conseil depuis 1849, en a été secrétaire-général depuis celte époque jusqu'en 1861 et vice-président de 1861 jusqu'à aujourd'hui. M. Martin Barbet en est nciuellemont le secrétaire-général.

i}) De 1850 à 1867 il ne fut pubiié qu'un volume tous les deux ans. Depuis cette é] oque il en parait un par an.

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