‹ Statistique générale, topographique, scientifique, administrative, industrielle, commerciale, agricole, historique, archéologique et biographique du département de la Gironde (volume 2)Chapitre 659 sur 701 · CHAPITRE VU. — HYGIÈNE ET SALUBRITÉ PUBLIQUE · texte numérisé non relu

CHAPITRE VU. — HYGIÈNE ET SALUBRITÉ PUBLIQUE

Une commission d'inspection des pharmacies, drogueries, herboristeries et magasins d'épicerie, composée de MM. Martin Barbet, président ; Métadier et Micé, membres, prof, de l'École de médecine.

Les dépôts de vaccin. — La question de la vaccine est depuis longtemps, dans le département de la Gironde, l'objet d'une grande sollicitude, tant de la part de la Société de Médecine, qui a institué pendant de longues années des vaccinations hebdomadaires, que de la part du Conseil central d'hygiène qui, dès sa fondation, demanda à l'administration préfectorale et obtint institution : 1» d'un médecin vaccinateur chargé officiellement du dépôt de vaccin qui était autrefois à l'hospice des Enfants-Trouvés; 2^ de prix décernés annuellement aux médecins et sages-femmes qui auraient pratiqué le plus grand nombre de vaccinations et de revaccinations.

Le Conseil central d'hygiène est chargé de l'examen des tableaux et des propositions relatives à la distribution des récompenses.

Une somme de 3,000 francs est allouée à cette institution par le Conseil général de la Gironde, qui vient de décider, en outre, qu'un crédit de 2,000 francs serait inscrit au budget rectificatif de 1878 pour être distribué en prime aux enfants choisis comme vaccinifères.

Le Conseil central d'hygiène ayant constaté, depuis quelques années, que la vérification des vaccinations présentées par les divers candidats devenait très difficile, répartie qu'elle était sur tout le département, a obtenu de M. le Préfet que les concours ne fussent ouverts chaque année et à tour de rôle que dans deux arrondissements de la Gironde.

Il a demandé, en outre, que le médecin vaccinateur continuât à toucher une somme de 600 francs, mais que de plus une somme de 300 francs fût allouée chaque année à la sage-femme en chef de la Maternité et à celle de la clinique de l'hôpital Saint-André, pour qu'elles soient chargées de deux dépôts supplémentaires de vaccin.

Dépôt des vénériens ou Hôpital Saint-Jean. — La maison de force établie en 1757, près de l'enclos d'Arnaud Giraud, était à la fois, aux termes des lettres-patentes qui l'avaient fondée, une maison de réclusion pour les filles publiques et un hôpital pour les vénériens des deux sexes. Une ordonnance du 5 juin 1825 transféra cette double destination à une ancienne caserne de gendarmerie, dite du Gnet à Càeoal, située cours Saint-Jean.

Ce fut dans le but d'organiser le service de ce nouvel établissement que M. de Gourgues, alors maire de Bordeaux, publia un Règlement provisoire pour le dépôt des Jllles publiques et des vénériens. Ce règlement était en g^rande partie tombé en désuétude, lorsque M. de Bryas, nommé maire en 1830, prit un arrêté organique qui constitua nominativement le Conseil spécial voulu par l'ordonnance royale et ramena l'administration du dépôt aux règles établies pour les hôpitaux de Bordeaux, et le fit ainsi participer aux avantages d'un service économique et régulier.

Le Conseil spécial se compose du maire, son président; d'un adjoint du maire, vice-président, et de trois administrateurs pris dans le Conseil municipal.

Ce dépôt, agrandi depuis quelques aimées, possède aujourd'hui 155 lits.

La moyenne de la population des malades des deux sexes est de 80. La moyenne annuelle des journées de maladie est de 30,000.

Cet utile établissement figure au budget de la ville pour 43,000 fr. (').

En 1840 son crédit au budget municipal ne s'élevait qu'à 28,000 francs; il n'avait alors que 100 lits.

Des consultations gratuites y sont données les lundi, mercredi et vendredi, à 8 heures du matin.

Service sanitaire. — La direction de ce service, dont le siège est à Pauillac, à côté du lazaret de Trompeloup, comprend les départements de la Gironde, des Landes, des Basses-Pyrénées et de la Charente- Inférieure.

Il a à sa tête un médecin principal de la marine.

Des agents sanitaires existent dans le département de la Gironde : à Bordeaux, à Liboume, à Blaye, à Richard, au Yerdon, aux Genêts, à Ares, à La Teste, à Cazau.

En terminant notre livre IX, nous devons signaler parmi les divers écrits qui ont été publiés sur les institutions et établissements charitables de la Gironde :

Étttdes municipales sur la charité bordelaise. Première partie : VEnfance, par le vicomte de Pbllbport-Burète. •» 1 vol. gr. in-8o. (Bordeaux, 1869.)

Recherches historiques sur les établissements et régimes hospitaliers à Bordeaux, par le Or Charles Oubrbuilh. — Br. in-So (Bordeaux, 1864.)

Du transport de l'hôpital de la Maternité à Pellegrin, par le même. — Br. ia-8'» Bordeaux, 1866.)

L'Hospice Pellegrin, par Jules Brunet. — Br. in-4o.[(Bordeaux, 1874.)

(i) Voir, pour plus de détails sur cet établissement, l'ouvrage de M. T. Venot intitulé: Aperçu sur V Hospice des ténériens de Bordeaua,

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