‹ Statistique générale, topographique, scientifique, administrative, industrielle, commerciale, agricole, historique, archéologique et biographique du département de la Gironde (volume 2)Chapitre 678 sur 701 · CHAPITRE IV. — CHEMINS DE FER · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV. — CHEMINS DE FER

Total des recettes .

Total des dépenses,

h,9UU 98 3,650 »

Tonnage des marchandises expédiées.

TonnM.

Bois et résines 37.216

Eng[pais, graviers, houille 4,539

Épicerie 16

Fontes et fers 979

Pierre, plâtre, chaux, elc 616

Marchandises diverses non désignées 455

Vins et blés 960

Messageries grande vitesse 64

VoUaille et œufs grande vitesse •

TonnM.

kU

Gbemin de fer de La Teste À Gazau. — Ce cbemin de fer a été construit par une compagnie industrielle, créée en vue de Texploitation des bois des landes et des dunes. Il sert aussi au transport des voyageurs et favorise le développement du petit village de Cazau, où déjà de nombreux visiteurs vont chercher pendant Pété Pair bienfaisant des forêts de pin, les bains d^eau douce du magnifique lac dont nous avons parlé, page 168, et la vie calme et paisible qu'il est difficile de trouver dans la plupart des stations balnéaires.

Ce chemin de fer, qui a 13, 230, mètres, a été construit par M. Codur, de novembre 1875 au 20 juin 1876. Il a deux trains par jour dans chaque sens. Son matériel comprend 2 locomotives, 3 wagons de voyageurs, 4 wagons de marchandises couverts et 26 plates-formes.

Son rayon d'action est considérablement augmenté par un service de navigation à vapeur établi sur les étangs de Cazau et de Parentis, par cette Compagnie qui a aussi établi à Cazau ime scierie à vapeur.

Gliemin de fer des Landes. — Sur ime délibération en date du 24 août 1877, le Conseil général du département de la Gironde a concédé à M. Ch. Perroud, négociant à Bardeaux, le réseau des chemins de fer à établir dans les Landes. Ce réseau comprend :

1^ La ligne de ceinture de Lesparre à Saint-Symphorien passant près Saint-Isidore et par Hourtin, Lacanau, Ares, Audenge, Facture, Salles et 3aJiii, d^une étendue totale de 135 kilomètres. Cette ligne aura pour principal et presque unique élément de trafic les bois de pin de nos landes, souvent inexploitables faute de moyen économique de transport. ^^ Deux embranchements, Tun au nord, Tautre au sud, destinés à relier le clieinin de ceinture aux lignes du Médoc et du Midi près Bordeaux. Le premier de ces embranchements ira de Lacanau k Bruges, ou il

rejoindra la ligne du Médoc après avoir traversé les communes de Lacanau, Saumos, Sainte-Hélène, Salaunes, Saint-Médard-en-Jallea, Saint-Aubin, Le Haillan, Le Taillan, Eysines et Bruges.

Le deuxième embranchement partira d'Hostens et rejoindra le chemin de fer du Midi entre les stations de Beautiran et de Saint-Médard-d^Ejrans, après avoir traversé les communes de Saint-Magne, Saucats, La Brède, Saint-Morillon et Saint-Selve. Ces deux embranchements desserviront sur ime moitié de leur parcours un pays qui n^expédie à peu près que du bois et sur Pautre (partie E. et N.-E.) un pays aussi riche en vin, en céréales et légumes verts qu'en bois de chêne et de pin.

3^ Un embranchement d'Ares au cap Ferret, d'une étendue de 18 kilomètres qui pourra rendre de grands services au point de vue de la pêche et du commerce maritime.

La concession est faite moyennant une subvention de 1,200,000 francs et la cession par les communes traversées des terrains nécessaires à rétablissement de la ligne et de ses dépendances.

En outre, il est accordé par TÉtat au concessionnaire une subvention de 466,666 francs et par Tadministration des forêts une autre subvention de 300,000 francs en raison des facilités que lui donnera ce chemin de fer pour l'exploitation des forêts et des dunes du littoral; la subvention totale s'élèvera donc tant en argent qu'en terrain à 2,166,666 francs.

Le dossier de Tavant-projet de ce réseau de chemins de fer, après avoir subi l'accomplissement des formalitis d'enquête prescrites par la loi et reçu l'adhésion du génie militaire, a été adressé à l'administration supérieure pour être l'objet d'un décret déclaratif d'utilité publique. Ce décret a été signé le 4 octobre 18T7.

D'après l'avant-projet dressé par les soins des ingénieurs du service hydraulique, le coût kilométrique des lignes à établir est en moyenne de 61,000 francs par kilomètre, avec la voie ordinaire construite en rails Yignolles du poids de 22 kilog.

Dans ce prix se trouvent compris les frais d'acquisition du matériel pour 18,500 francs et les frais généraux pour 3,500 francs.

! n. — ROUTES ET CHEMINS.

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