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COTTON (Gérard de), mort en 1503.
Premier présid. au Pari, de B^ en 1584-
Y. Commun A Y, Le Parlement de B>.
COUAT (Auguste-Henri), né à Toulouse le 30 nov. 1846. Soiii de TËcole normale super, en iStj&. La même année prof, de l'hétoriaue au lycée de Montauban, puis il ceux ae Tournon-sui^Rhône, de Grenoble et de B* où, après avoir été suppléant de M. Burnouf à B<, il fut nommé en 1878 titulaire de la chaire de littérature grecque à la Faculté des lettres de B*^, il devint le doyen de cette Faculté le 12 mai 1881. Elu memb. du cons. supéiieur de rinstruction publiaue par les Facultés des lettres en avril 1884; memb. du cons. mun. de B« et adjoint au maire chai*gé de rinstruction publique de 1884 à 1887 ; U A. en 1878; U i- en 1883; î^^ en 1887; recteur de TAcad. de Douai en 1887. Auteur de : Etude sur Catulle, Paris, Thorin, 1875, in-8»; La poésie nlexandrine sous les trois premiers Ptole7}iées, 3M à S'23 av. J.-C., Paris, Hachette, 1882, in-8«; Homère, Paris, Lecène, 1886, in-8<>, et de divers articles ou mémoires publiés dans la Gironde littéraire et scientifique et dans les Anfmles de la Faculté des lettres de B'. Rédacteur, du mois de mai au mois d'oct. 1871, du Progrès libéral de Toulouse.
GOUBERT (Pieri«), né à Limoges en 1772, mort à B> le 12 sept. 18.j5. Kngai^é en 1701, il fit les guerres de la Républi-
2ue et fut blessé; se fixa à B^ veis 1800. ntra dans le journalisme, devint plus tard propiiélaire de V Indicateur. Memb.
dévoué de la Soc. d'horticulture de la Gir., il en était le vicc-pi^sid. au moment de sa mort, et présid. d'hon. de la Soc. des jardiniei's de B*; vers 1845 il fut '.^ comme doyen des journalistes de province. Il eut le méiitc de grouper et de conaener un ^rand nombre oe pierres sculptées ou épigraphiques trouvées dans les fouilles faites à B*. i»on fils, Bei-tiund- Hippolytc Coudeii, né à I^ en 1802, mort à B* le 19 nov. 1862, lui succéda dans la direction de Vlndicateur dont hérita son beau-fils, M. Dubois, qui est mort à B> en 1887, laissant au musée de B^ la riche collection de pierres antiques foimée par M. Pierre Coudert.
V. Vlnitealeur des 13 et 14 sept. IfCr». .son ^locc prononcé sur sa tombe par M. II. Messier et le 1)' Méran. — Aetes de l'Académie de Il\ 1837 et 1839.— JrLLi.\!f, InucripiioM romaines de B%t. I, p.GO;t. Il, p. acld.
COUNORD (Emile- PieiTe), ingt^nieur civil, né à Bergerac (Doi-dojpie) le 27 oct. 1842. Créateur à B> d'une scierie à vapeur considérable. Memb. du cons. d'arrond.
de B»^ de 1875 à 18^; memb. du cons.
gén. de la Gir. depuis 1880, il y a pris une place importante dans le groupe des républicains progressistes. A fait diverses conférences dont quelques-unes ont été publiées; nous citerons entre autres : Du rachat des canaux du Midi, h\ fév. 1882.
GOnPIN (Victor-Louis-Joseph), pédagogue, né à Aire-su l'-la-Lys (Pas-de-Calais) le 16 juillet 1835. Fonda à B'^ en 1870 une école commerciale qui eut vite un très grand succès; au début de la troisième année cette école ne comptait pas moins de 220 élèves. Des raisons de santé l'ayant obligé à abandonner cette œuvre utile, il en entreprit une autre non moins importante, en créant avec M. et M»« Edg. PouGET, en 1878, un joui^ nal mensuel ayant pour titre le Monir leur des aspirants et des aspirantes aux brevets de capacité, La coUection de ce journal comprend actuellement 10 vol.
in-8o, de chacun 480 pp.
M. Coup in a publié plusieurs ouvrages d*enseignement primaire. Nous citerons :
Cours raisonné d'arithmétique commerciale, Paris, 1875; Manuel du volontariat (en coUab. avec MM. Brouaru, Poiré et Poirson), Paris, 1876, in-12; Guide jjratique de la préparation à l'examen oral des brevets ae capacité, 2« édit., B», 1888, in-8»; Arithmétique tfœorique et pratique à Vusage des aspirants et des aspirantes au brevet de capacité, 6« édit., B», 1886. in-8«; Problèmes et théorèmes d'arithmétique et de aéomélrie appliquée, 3« édit. , B*, 18^, in-o»; Cours de composition française {en collab. avec M. Rénouf), 2» édit., B«, 1884, in-8o; Dictées d'exatnen et dictées expliquées, 2« édit., B», 1885, in-S"; Manuel de la préparation au certificat d'études primaires, B», 1885, 2 vol. in-8«. M. Coupin est depuis plusieui*s années soui*d et presque aveugle; mais grâce au dévouement (le sa femme, il continue à publier le Moniteur des aspirantes, et il prépare un livre de lecture courante ainsi qu'une arithmétique des écoles primaires.
COURAU (François-Laurent), né à B> en 1766, mort à B^ le 4 janv. 1840. Remplit pendant la Révolution les fonctions d'ingén. de la marine de TEtat; constructeur de navires distingué; fut Tuii des chefs de l'importante maison de constructions maritimes Courau frères ; le premier maître de son fils (îustave et de son petit-fils M. Annan (V. ce nom), qui furent longtemps associés et occupérent un des premiers rangs parmi les constiiictenrs maritimes français.
COURAU (Alexandre), frére du précédent, né à B> vers 1771. Ingénieur do la marine; ayant pris le parti des Girondins, il subit leur sort en 1793.
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GOURAU (Jean-Baptiste), frère des précédents, né à B* vera 1773, mort à B* en 1852. Fut d'abord mann, puisingon. de la marine de TEtat et plus tard associé de ses frères comme constructeur raantime; syndic des assureurs maritimes de B* de Î820 à 1845, a rendu dans cette situation de nombreux et importants services, ^rAce à ses connaissances maritimes ti'es étendues et à sa science en dmit maritime-.
GOURAU (Laui^nt), né à B'' le 10 août 1775, mort à PérLssac(Gii'.)le 23juil. 18155. Kit ses pi'emiôi'es études au collège de Sorèze ; fut reçu en 17î>l avec le n» 1 à l'Ecole des ingénieurs maritimes au Louvre ; puis envoyé comme élève ingénieur à Lorient où il ilevint ingénieur de la marine. U rmitta le service de l'Etat vers 17*J7 pour s associer avec ses frères, constnicteurs de navires pour le commerce. A l'époque du camp de Boulogne, MM. Courau frei'osconsti'uisirent à B« une partie de la llottille avec laquelle l'empereur voulait envahir l'Angleterre. Laurent Courau abandonna l'mdustrie en 1817 et se retira à la campagne. — Il s'occupa ai^ demment de construction de routes. Il n'existait, à cette époque, d'autres routes que celles qui reliaient les plus grandes villes; à force de volonté, et en contribuant aux travaux de sa pei-sonne et de son argent, il fit faire la route de Saint- Andi-é-de-Cubzac à Gultres; puis il réclama du gouvernement la construction d'un iiontàCiubzac;il l'obtint après une longue lutte contre le duc Deciizes qui voulait détourner sur Libourne le mouvement de Paris en Espagne.
Il obtint ensuite la création d'un port à Plagne sur la Dordogne, à quelques centaines de mètres du bourg de Saint- A ndré-de-Cubzac.
Ces dill'éi'ents serN'ices lui attirèrent l'airection de tous les habitants du canton. Bien qu'il ait toujoui-s considéré les fonctions électives comme des devoire à remplir, et qu'il n'ait jamais sollicité les suffi*ages, les électeurs ont, pendant trente ans, pei*sisté à ne vouloir que lui pour représentant du canton au cons.
gén. de la Gir. Ils résistèrent plusieurs fois à la candidature oflicielle et à Tinlluence d'un homme considérable qui bien qu'aimé dans le pays, fut néanmoins obligé d'attendre sa "mort pour lui succtMler. v<^' en 18l5i. Les habitants de Saint-André-do-Gubzac avaient à son insu adressé au gouvernement une demande qui avait été couverte d'un nombre énorme de signatures. Quelques amis, qui craignaient l'émotion que pourrait éprouver lin vieillard de quatre-vingt-neuf ans, vinrent l'avertir la veille du jour où quinze cents pei'sonnes devaient lui pointer en triomphe cet emblème de l'Iionueur.
GOURAU(Pierre-Paul), ingénieur civil fils aîné du précédent, né à B» le 17 avril 1818. Sorti en 1841 de l'Ecole centrale des arts et manufactures avec un des premiers numéros; a dirigé le service des travaux hydrauliques et des promenades delà ville de B» de 1851 à 1870; c'est sous sa direction qu'ont été créés les boulevards (jui entourent B», et la rue Vital- Caries; il a collaboré au percement du coura d'Alsace-et-Lorraine et à l'établissement du réseau des égouts dont il a fait exécuter une grande partie; memh.
lie la Comm. des mon. hist. de la (iir. ; maire de Fargues-de-Créon de 1854 à
1871 ; s'est occupé aussi d'architecture; on lui doit l'église de Branne et la restauration de nombreux édifices religieux, entre autres de l'église de St-Emiliôn.
GOURAU (J.-B.-Léo), frère du précédent, né à B* en avril 1823, mort subitement à B» le 9 mai 1886. Après avoir étudié la construction maritime, s'adonna à l'architectui'e et prit vite à B« une place distinguée surtout comme architecte de monuments religieux. Parmi ses œuvres principales nous citerons : le clocher de Langon, l'église de Périssac (Gir.), la chapelle du Sacré-Cœur dans la basilique Samt-Seurin de B*, construite dans le style du x\* s., la chapelle et une partie de l'hospice des petites sœure des pauvres commencé par son frère. M. Léo Courau fut aussi un homme de bien dans la plus lar^e acception du mot; associé et dévoué a diverses œuvres charitables de la paroisse Saint-Seurin dont il était fabricien ; il fut pendant plus de vingt ans administrateur du deuxième bureau auxiliaire de bienfaisance de h^.
GOURAU (Jean-Jacques-Albert), architecte, né à B« le 17 juil. 1843. Elève de MM. P. Courau et Louis GaiTOs; lauréat du concoui*sdu palais de justice d'Oran, jugé par le cons. gén. des bâtiments civils le 9 juin 1883; lauréat du concours des modèles de bâtiments scolaires dans la section des écoles rurales, suivant décision ministérielle du 2^< août 1882; diplôme d'honn. à l'exposition internationale d'hvgiène et d'éducation de Londres en 18^4; diplôme d'honneur à l'exposition scolaire d'Agen le 30 juin 1886; U A. le l*»" janvier 1885 ; fixé à Agen depuis 1879, après séjour à Marmande de
1872 à lin9; architecte de la ville de Xérac depuis 1875; contrôleur des constiiictions scolaires du département de Lot-et-Garonne. A exposé au salon de Paris en 1887 : Projet du palais de justice d'Oran, Projet de reconstruction (le l'église Ste-Bazeille (Lot-et-Garen.). Parmi ses principaux travaux, nous citerons : Vusine Garres, r'« de Bayonne, à B»; la maison de commerce de M. Birac,ii MaiTnande; les abattoirs de Nérac
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et de Miramont; les groupes scolaires et écoles de Miramont, Clairac, Lavardac, Casteljaloux, St-Laui*ent et Nérac (Lot-et-Garon.); la instauration de l'église de Villéreal; le clocher de Lompian (Lotet-Gar.) et Téglise de Magnac (Gei-s).
M. Courau est le fondateur de la Société régionale des architectes du Sud-Ouest, recrutant ses adhérents dans cinq départements et siégeant à Agen, autorisée par arrêté préfectoral du 17 mars 1881. Il est le promoteur du quatnème congres
{)rovincial des architectes tenu à Tououse du 18 au 24 sept. 1887, qui a donné naissance à TAssociation régionale des architectes du Midi, avec Toulouse pour siège social, et qui recrute ses membres dans douze départements de la ivgion. Il est un champion de la création du diplôme obligatoire et du groupement des architectes. Son travail sur le diplôme obligatoire des architectes a ét<^ publié dans le Canipte rendu du qucU'Hhne congrès provincial des architectes, et tiré à part, 1888, in-^».
GOURAUD (Pierre-Adrien-Amédée), né à Royan (Chai*ente-luférieure) le îii fév. 1827. Docteur en droit en 1853; prof, à la Fac. de Toulouse de 1855 à 1857; prot. de drait romain et doven de la Fac. de droit de Grenoble delte7 à 1870; meinb. de TAcad. Delphi nale de Grenoble en 1857; fondateur et doyen de la Fac. de droit de B* depuis sa création en 1871 ; doyen hou. de cette Fac. depuis 1886; memb. de l'Acad. de législation de Toulouse en 1858; memb. de TAcad. de B«; auteur de: VEpigraphie iuridiaue, Paris, 1877, br. in-8'», après la publication de laquelle Tétude de Tépigraphie a été introduite dans les Facultés de droit; Etude sur le maréchal et la maréchale de Beauvau, lue à TAcad. de B* et publiée dans ses Actes en 1885; a provoqué la création du prix Bastiat, fondé Îar la chambre de commerce de B*, en 872. A M. Couraud i-evient l'initiative de la mission instituée en 1878 pour les jeunes professeui-s de droit à l'Ecole française de Home.
COURlflERMean-Marie-Jules), né à B^ le 27 sept. 1819. Dt^buta dans les lettres
Îar deux volumes de vei-s, le Nyctalope, 843, in-18, et les Deux Irlandais, dialogue dramatique suivi de quelques essais de poésies, 1844, iii-18, et par un l'omaii historique : Uarchevêque de Cantorhery, 1844, 2 vol. iii-8<»; rédigea une revue mensuelle, l'Idéal, 1851, et publia un recueil de dialogues satiriques : Le nouveau Lucien, 1850 à 1851 ; fut rédacteur en chef de la Chronuiue artistique et littéraire, 1K55; dirigea le théâtre de la Porte-Saint-Martin et fut attaché au Théâtre de Cluny comme administrateur gén. Comnier a fait jouer plusieurs pièces :
Egile le démon, drame fantastique, 1847 ; Le doute et la croyance, drame en vers, 1848; La métrophobie ; La fiancée du Bengale, 1851; 0 JeanrJacques ou le nouvel Emile, 1868.
GOURRËGE (N.), peintre d'histoire, appelé quelquefois Corège, Con-ège ou Courège, né dans la première moitié du XVIII» s. Vint à B* vers 1771; fut agréé memb. de la nouvelle Âcad. des arts, fondée en 1760; il s'intitulait à cette époque professeur de l'Acad. de St-Luc de Paris. Ses tableaux figurèrent aux salons bordelais de 1771, 1774, 1782; on ne peut citer aujourd'hui des nombreuses toiles de cet artiste que celle, as.sez médiocie, qui se trouve dans la chapelle des fonts baptismaux de l'église N.-Dame, à B» : Le baptême de Jésus-Christ, signée: Courrége, 1702, et les deux tableaux qui font partie de la collection Partarrieux. On a de lui une esta^npe i-eprésentant l'expérience du cerf-volant électi'ique imaginée par de Homas.
V. J. Delpit. Un collectioHMCur bordelain, B«, 1881, in-tf. Date de décès ignorée. — Mahios- NEAU, Lejt saioiut bordelais, p. MMi: Laboibée, p. 252.
GOURRÉGELONGUE (Auguste), né à Cudos en 1825. Propriétaire du domaine de Sauviac composé de huit inétaii'ies, a réalisé dans ce domaine' des améliorations importantes qui lui ont valu en 1876 le prix cultural de 5,000 fr. donné par le ministre de l'agriculture au concours régional de B». A ce même concours il a eu le i>rix d'ensemble pour ses animaux de l'espèce bovine, et l'a obtenu également dans les mômes circonstances en 1884; à l'exposition universelle de 1878, à Paris, il a obtenu pour son élevage tous les premiei's prix dans les différentes catégories. A j-eçu en 1875, inéd. d'or delà Soc. d'agriculture de la Gir. pour rensemble de ses cultures. Enlhi tous les ans il expose dans les concours régio> naux où il est récompensé chaque année.
GOURRËGES (l'abbé), poète, né à Bs mort à B« en 1780. Curé de Guillos. Auteur d'un poème héroï -comique, rempli d'esprit et de gaité, intitule : Pouel ou le cuisinier du sénUnaire de È^, B*, 1767, in-8o. B. de F.
GOUSTEAU (David), né à Bègles (Gir.) le 5 avril 1808. Négociant-armateur; entré dans la carrièrn commerciale en 1^8. Elu memb. du cons. mun. de B* en 18&5 et en 1874. Son lils Camille Cousteau, né à B» le l»"" sept. 1842, a été élu memb. du cons. mun. de B» le 6 mai 1888 et adjoint au maire le 20 mai 1888.
GOUTEMGEAU (M"»«), née Dicoudray, sage-femme. Obtint le brevet de M™« Du-