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fiV'i'e, poiln yne sôrieu.se titteinte à «wi santé <l«»jâ ôbranl*^ par l'excès du travail. £n 183i il dut partir pour Paris pour y réclamer les secouiN de la science; il y mourut en 1840.
V. Éloge de JT. Duranteau flig, prononcé le 41 dcc. 1853, à Touvcrture des coniérenres des avocats staçiaircs de B*. par M. II. dk Boissac, avocat, in-8* de SO pp. Son nom a été donné à l'une des rues de B*.
DURANTEAU (St-Cyr), cinquième fils d'André Dui-anteau, né le 19 déc. 1787. Fut chef du personnel des douanes.
DURANTHON (Jacques), né à Mussidan en 1736, guillotiné a B« le 20 déc. 1798. A>jcat au Pari, de B«; ami du présid.
Dupaty: procureur syndic du district de B* en lv90; ministre de la justice en juin. 1792, après Dupont Dutertre, il conseilla énergiquement à Louis XVI de soutenir la constitution de 1791, ce qui aurait probablement évité sa mort tragiciue et bien des malheurs à la Fi-ance. On a de lui : La calomnie, ode insérée dans VIri4t do. Guienne, déc. 17KJ; Uéchange de deux cœur», ode anacréontique, juill. 1763.
V^ Chalvot, Le burreau de B», et Laboibée, p. 25.
DURAS (Dorfort de), illustre famille i'hommes ae guerre, à qui appartinrent longtemps le château de Duras, le vieux château foitifié de Blanquofoit, et le domaine de Durfort à Margaux.
Guy Aldonce-Durfort de Duras, comte de Lorges, maréchal de Fi-ance, fut commandant à B« de 16H9 à 1702. Il existe un très beau poiirait de lui gravé au xvip s. par P. Simon in-folio, un autre in-4o gravé en 1690 par Larmenin.
Emmanuel-Céleste- Augustin de Dui^ fort, duc de Duras, né en 1741, dernier* seigneur de Blanquefort, fut généi-al en chef des gardes nationales du département de Ta Gir. I fit de gands efforts pour conserver a la cause royale les tmupes qu'il commandait; ém'igra et servit dans l'armée de Condé; mourut en Angleterre en 1800. Son père Emmanuel-telicité duc de Duras, né à Paris en 1715, avait été leçu â l'Acad. française en 1775; avait peu vécu à Blanquefort, et était moi-t à Vei-sailles en 1789.
DURAT (Gabriel), né à Quinsac le 24 juil. 1842. Maire de Quinsac depuis 1878; cons. gén. de la Gir. depuis lfe7; siège à la gauche de cette assemblée où il i-eprésente le canton de Gréon.
DURË6E (Pierre-Joseph-Charles), né â Ste-Foy-la-Grande le 15 août 1777, mort au château de St-Aulaye, commune de St-Antoine du Breuilh (Dordogne), le lOjanv. 1841. Maire de Pe&sac-de-Gensac
en IHIO et pr<''sid. du collège électoral du dép.; démissionnaire pendant les Cent-Jours, de nouveau maii*e jusquVn 1825; memb. du cons. géii. de la Gii*. dn 1816 â 1829.
DURÈGE (Jean-Prospor-Adolphe), fils du pi-écédent, né le 14 avril 1800, mort lu 22 août 1878. Garde du corps dans la compagnie de Gramont de 1817 à 1825; mairo de Pessac-de-Gensac d'aboni de 1825 â 1830, époque où il résigna ses fonctions, puis de 1850 à nov. 1852; de nouveau démissionnaire, laissant comme son pi'i-e le souvenir d'un homme de bien, et d'un légitimiste convaincu et inébranlable.
DURETESTE (Joseph), l'un des c\\?h des urmistes bourgeois de B«; procureur pastulant au Pari, de B«; était fils de Christophe Dui*eteste, également boui^ geoisde B*, et de Jeanne Hounodrau. Son aïeul Pieri-e Dureteste, mort en 1606, marqueur des vins pruhib(''s et sergent ordinaire de la maison commune, avait i^eçu en 1587 des lettres de bourgeoisie. Cest à tort, dit M. Communay, que la plupart des historiens l'ont "présenté comme un ancien boucher. Né pauvre et mort de même, très connu de la basa; classv^- de B» à cau.se de son emploi, Joseph Dureteste était une espèce de fougueux qui ne songea jamais qu'à satisfaire sa passion pour la rébellion. Constamment désintéressé, son caractère nous est moins antipathique que celui de son collègue Vil lare; ii lui valait la confiance absolue des révoltés de l'Ormée auprès desquels il avait un pouvoir beaucoup mieux établi aue celui du prince de Conti, auquel il ne craignait pas de dire : « Allons, monsieur, il faut monter à cheval; • et le frère du grand Condé lui répondait : «^Montons donc à cheval. Monsieur Dureteste, jyuisque vous le jugez à propos. »
Loi-sque, le 20 juillet 1653, la paix fut conclue, B« conserva ses libertés et fi-anchises; mais Dureteste, comme chef de la rébellion, fut décapité, et sa tête, placée au sommet d'une tour située à l'extrémité de l'Ormée, fut pendant plusieurs années un sujet d'effroi pour les jeune^ Bordelais. M. H. Minier a écrit un drame intitulé Le bouclier Dureteste, représenté au Théâtre-Français de B» en
V. Hinl. eurieune et remarquable de la ville de B\ par La Colonie, 1. 111, p. 373. — Communay, L'Ormée à B\ B«, Fcrcl cl fils, rf. 1n-8% 1887.
DURFORT, V. Duras.
DURIREAU, V. RiHEAU (du).
DURIEU DE MAISONNEUVE (Michel- Charles), né à St-Eutrope (Lot-et-Gar.) le 9 déc. 1 796, mort à B» le 20 fév. 1878. Elève de l'Ecole de Brienne, entré à
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XVjcoXe. de St-Cyr le 5 fév. 1814, en sortit en 1815 off. du 13" régiment d'infanterie. DèM sa pt^mière jeunesse il avait eu pour la hot'inique 1& goût le plus vif, aussi consacra-t-il à cette science tous les loisira que lui laissait la carrière milibiire. Désigne à l'attention du gouvernement par son exploration des Asturies (18H5X il fut compris a« nombre des savants chargésy après la conquête, de l'exploration scientifique de TAigérie. Chercheur infatigable, observateur d'une merveilleuse siigacité, il réunit de 1840 à 1815, et souvent au péril de sa vie, une quantité considérable de matériaux qui ont servi de base à la Flore de V Algérie.
Ce magnifique ouvrage dont lajpremière artie, la ci7ptogamie, a été publiée par ui seul, a été pour sa deuxième partie, la
f>hanérogamie, rédigé avec la collaboraton du D*" E. CossoN. Durieu avait demandé lui-même cette collaboration, car le temps nécessaii'e à cette œuvre lui manquait depuis qu'il était directeur du Jardin-Public de B» (1853). Dès lors, il consacra son existence a cet établissement auquel, en peu d'années, il donna, grâce à son école de botanique, une valeur scientifique de premier ordre, et, on peut le dire, une renommée universelle; ^ à la suite de ses périlleuses excursions en Afiique, puis Ô A., il reçut également des distinctions honorifiques de gouvernements étrangers, notamment de l'Espagne et du Brésil.
Son œuvœ principale est la Flore de V Algérie, Il a, en outre, enrichi les publications de diverses soc. savantes du fruit de ses observations et de ses découvertes. La Soc. botanique de France, la Soc. linnéenne de B* (dont il a fait pai*tie pendant plus de cinquante ans) et bien d'autres encore, ont tenu à honneur de publier ses travaux, tels, par exemple, que son Etude taxoiwinitjue sur la ligule des Carcœ, ses notes sur le Spharia rtiilitarisy sur une nouvelle espèce d'Avena, sur IcPurcina rtuilvacearum, le Victoria cruziatutf etc., etc., sans
Jiarler de ses découvertes célèbres sur les ^scles et les Characées.
Le l»"" mai 1877 il prit sa retraite avec le titre de directeur honoraire, comblé des marques d'estime et de vénération dont la cité bordelaise et le monde savant avaient constamment entouré sa vie.
DURODIË (Fernand), né à Casseneuil (Lot-et-Garonne) le 5 sept. 1847. Ancien interne des hôpitaux de B« ; D^ en méd. de la Fac. de Paris le 24 juil. 1874. Fixé à B* depuis fév. 1875, memb. de la Soc. méd. d'émulation de B>, de la Soc. do méd. de B' dont il est archiviste depuis le l"" janv. 1888; memb. c^e la Soc. dos archives hist. dont il a été le présid. en 1885-86. Auteur de : Hist. de la lèpre tubercxileuse et des léproseries établies
on (iinjentn\ prépare un volumineux travail sur l'histoire de Sauveterre-de- Guienne. A fourni de nombreuses communications ou observations auxjourn.
de médecine de B«.
DUROT DE SUDUIRAUT. Cette ancienne famille, dont plusieurs membit»
ont tenu un rang distingué au Pari, de B» depuis le xv!» s., s'est divisée en deux branches, les Durey de Suduiraut qui habitent la Gir. et les Duroy de Bruignac qui l'ésident dans le dép. de ^^eine-et-Oise. Son nom est souvent écrit Du Roy dans les vieux titres. Pamii les memb. de celle famille nous citemns :
DUROT (....), fut conseiller au Pari, de B» en 1577.
DUROT (Jean). Cons. en la grandchambre du Pari, de B». Epousa en 1680 demoiselle Catherine de Suduiraut, fdle de messire Pierre de Suduiraut, premier présid. de la Cour des Aydes et finances de Guyenne et dernière représentante de cette famille ; acheta en 1686 la seigneurie de Noaillan et mourut en 17(X).
DUROT (Joseph), fds du précédent.
Cons. du roi au Pari, de B» en 1720; premier présid. de la Cour des Aydes et finances de Guyenne de 1723 à 1748; b»» de Noaillan, seig. de Puiols, Suduiraut, etc., avait épousé le 2 déc. 1720 demoiselle Marie-Anne-Moyne de Chanclou, qui lui apporta la seigneurie de Bruignac. Mourut le 26 juin 1757.
DU ROT (Jean), fils du précédent. Cons. du rey au Pari, de B«, présid. à mortier au même Pari.; premiei-présid. à la Cour des Aydes et finances de (îuyenne en 1759 ; chev., baron de Noaillan, seig. de Suduiraut, Bruignac, ctc.^ cons. du roy en tous ses conseils. Avait épousé le 26 sept. 1752 demoiselle Marguerite de Jehan et se remaria le 9 juil. 1783 avec demoiselle Anne-Marie de Pichon. Mourut le 18 sept. 17.''«.
DUROT DE SUDUIRAUT (Louis-Guillaume), fils aîné du précédent, baron de Noaillan, seigneur iie Suduiraut, né le 27 juin 1754. OfT. au rég. de la reinecavaleine en 1789, mourut sans enfants le 27 janv. 1801.
DU ROT (le chevaliei), frère puîné du précédent, lieut.-colonel de cavalerie en 1780; chev. de St-Louis, mourut sans postérité
DUROT DE BRUIGNAC (Joseph), troisième fils de Jean Du Roy, né le 23 nov. 1761, seigneur de Bmignac, baron do Noaillan, après la mort de son frète Louis-Guillaume Duroy, épousa le 10 août
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1790 demoiseUe Catherine de Borie. Il mourut le 20 janv. i833, laissant deux JUs : le h^^ Dnroy de Suduiraut et le bon Ouroy de Bruiguac^^tous deux décèdes et dont les enfanta existent.
La rairdllc de Suduiraut poi'te d'or à trois hurcs de sanglier, arrachées de sable, défendues d'argent.
La famille Du Roy porte d'argent à trois mouchetures d'iiermine de sable.
DUSAULT, V. Sault (du).
DUSSAÏÏLX, dép. de la Gir. en 1837.
DUSSAUT (Pierre-Gustave), né à Meslerrieux (Gir.) en 1808, mort en déc.
1863. Maire de Cursan, puis maire du Puch de 1852 à 1854; memb. du cons.
ffén. de 1852 à 1863; mort dans le naufrage de VAtlaJi.
DnSSUMIER(N.), député de la Gir. en 1816-181t>-1824.
DUSSUVIER-LATOUR (Jean-Jacques), né à Bx le g août 1792, mort à B> le 19 juin 1883. Capitaine au long cours, négociant-armateur, naturaliste distingué, il ne cessa durant ses nombreux et longs voyages de recueillir des plantes, des poissons, des coquilles, des animaux de tous geni-es dont il faisait don, conservés avec un soin parfait, au Muséum de Paris. Celui de B>^ lui doit aussi une partie de ses richesses. Il faudrait bien des pages pour énumér'er les espèces vivantes qu'il a introduites en France, les erreurs de classification qu'il a rectifiées. L'illustra Cuvier a fait dans ses ouvrages et dans les Annaleê des aciences naturelles de 1830, t. XXI, p. 4H8, l'éloge de J.-J. Dussumier et mieux que personne il pouvait apprécier l'importance des services rendus par ce généreux navigateur. Patiiote dévoué, ce ne fut pas sans danger qu'il créa à Canton le premier comptoir français, et y fut nommé consul de France.
En 18()5 il ajoutait à ses nombreux dons au Muséum de Paris celui des catalogues raisonnes, rédigés jour par jour pendant ses voyages et vingt-quatre beaux dessins exécutés à Canton en 1820 par ses ordres et sous ses yeux, '..^r en 1831; 0. i^ en mai 1841.
Dussumicr-Latour est une des figures les plus belles dont B' ait à s'enorgueillir. Il était aussi modeste que savant et désintéressé. Sa vie et ses travaux mériteraient une notice beaucoup plus longue que celle-ci. Son nom devrait depuis longtemps avoir été donné à une de nos grandes rues.
DUTASTA (J.)« n^«' bordelais mort en 1804. Collaborateur de l'abbé Raynal, auquel il communiqua de nombreux
mémoires que celui-ci utilisa dans son Histoire des deux Indes, Voici l'éloge que Raynal fait de son collaborateur dans cet ouvrage : a Ces considérations ont » déterminé M. Dutasta, qui a vu l'Asie, » l'Afrique et l'Amérique, en physicien, » en négociant et en homme d'Etat, à » chercher une cause plus vraisemblable » de ce singulier phénomène !... Il Ta » trouvée, avec bien d'autres vérités, qui » enrichiront un jour plus d'une science » s'il se détermine à les donner au pu- » blic!... Nous aurons alors, vraisembla» » blement, des lumièi-es plus sûres sur » le» ouragans. »
Dutasta fut souvent consulté par M. de Saiiine, ministre de la marine, et pni* Nonclet pour son Dictionnaire du romnierce. B. «le F.
V. VÉlogf de Dutuxta par THospitai, B% 18(U. ln-8'. — Laboi BÉE, p. 270.
DUTASTA (Henri- Arnaud), né à B»le 12 oct. 1843, où son père, mort à B» en 1887, fut longtemps directeur de l'hôpital StnJean. Entra en 1803 à l'Ecole normale sup. ; prof, de philosophie au lycée de Cahoi-s, puis à celui de Toulon (18t)8); élu en 1871 cons. mun. de Toulon, puis cons. gén. du Var en 1H72. M. Jules Simon, alors ministre, ayant mis le jeune prof, en demeure d'opter entre ses fonctions universitaires et ses fonctions électives, M. Dutasta refusa un brillant avancement et devint professeur libie.
Nommé maire de Toulon en 1878 «t en 1881, réélu en 1884; »Sf le 17 juil. 1884. au milieu de l'épidémie de choléra dont il était lui-même atteint et qui fit à Toulon plus d'un millier de victinies; iournaliste pendant quinze ans, soit à Mai-seille, soit à Toulon; a publié plusieurs ouvrages, entre autres un important Rapport sur Venseign&nient primaire, qui contenait en germe la plupart des i-éformes aujourd'hui réalisées; un Traité de philosophie à l'usage do ses élèves et Ij* capitaine Vallë ou Vamtee sous la Restauration, Paris, Alcan, 1884, in-12.
DUTEILr Pierre-Camille),né à Libouitie le 8 sept. 1808. Après avoir fini ses études à B», il vint se fixer à Guîtres, et publia, en 1836, une intéressante notice sur le dolmen de Mont^uyon et sur le silex druidique de l'église'de St-Ciers-d'Abzac. S'adonnant plus spécialement à des recherches sur les antiquités égyptiennes il fit paraître en iKlH un frai te du zodiaque de Detiderah, et en 1842 un Dictionnaire des hiéroglyphes, dans lequel il combattait à outrance le système d'interprétation de Chainpollion- Figeac. Loi;^ de la révolution de 1848, Louis Blanc le nomma conservateur du musée égyptien du Louvre. Obligé, peu de temps après, de renoncer à ces fonc-
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