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récemment ouverte au christianisme.
Celte province qui a quinze millions d'habitants, comptait alors un évéque, trois missionnaires et quelques centaines de chrétiens. Dés Tannée suivante (1853), Tévèque mourait après avoir désigné, par testament, le jeune abbé Faurie pour son successeur. Le pape Pie IX ratifia ce choix, mais M. Faurie refusant obstinément Tépiscopat, le Kouy-Tchéou resta sept ans sans évéque. Enfin, sur Tordre formel du souverain pontire, Tabbé Faurie fut sacré évéque d'ApoIlonie et vicaire apostoliaue du Kouy-Tchéou. L'épiscopat de M9'' Faurie restera célèbi^ par ses travaux gigantesques et les luttes qu'il eut à soutenir pour faira reconnaître par les mandarins le traité imposé à la Chine par la victoire de nos armes (1H58-4HB0).
En dix ans, Mor Faurie^ en dépit de persécutions, de massaci^s mcessants, de ta guerre civile, de la famine^ de la peste et de tons les fléaux, réussit à fonder une mission prospère. Doué d'un natural heureux, de vertus vraiment héroïques et d'aptitudes universelles, il gagna la confiance des mandarins et du peuple.
On lui confia même une mission politique importante qui aboutit à la pacification de cette province. Il fut non seulement évéque, mais il devint, par la force des choses, in^rénieur civil, directeur de Tassistance publique, mandarin plénipotentiaire, et il ne tint qu'à lui d'ajouter à tous ces titres celui de généralissime des gardes nationales.
Le journal officiel de Pékin fit un élogo public de ses œuvœs hospitalières.
Rappelé en Europe ^mars 1889) pour le concile du Vatican, Ms'' Faurie laissait dans cette mission vingt piètres français ou indigènes, deux séminaires, trentequatre âoles, huit orphelinats, un nombra considérable d'églises et dix mille chrétiens. B> et Monségur lui firent, à son ivtour, une réception magnifique.
I-.es malheurs de la France le retinrent à B* jusqu'au mois de mars 1871. Il repartit alors pour la Chine et y mourut le 21 juin 1871 sur les frontières du Su-Tchueii et du Kouy-Tchéou.
Mo"" Faurie peut ètœ considéré comme l'un des plus grands missionnaires du xix« s.
V. Vie de Mgr Faurie, par M. Tabbé l.-H. Cas- TAiNc, chanoine honoraire de B«, 1 fort vol. gr. iu-S*, Paris, Lecoffrc ; B«, Foret et fils, 18*4.
FAUVELET (Jean-Baptiste), peintre et lithographe, né à B* le 9 juin 1819.
Elève de Lacour fils; prof, de dessin au collège de Chartres; traite les sujets de j^enres et les fleura; a figuré au salon de Paris de 18i5 à 1W0, et y a obtenu en 18i8 une 2« méd. Nous citerons parmi ses nombreuses œuvres exposées à Paris : en 18i5, Jeune homme lisant, qui attira
beaucoup Tattention; en 18i7, Le concert, Les deux t\)ses; en 1848, Nonchalance; en 1850, Un ciseleur (musée du Luxembourg); en 1852, Le maitre de dessin; en lt63, Le jardin; en 1855, Deux musiciennes (musée du Luxembourg), Les jeunes mères; en 1857, L'amateur; en 1859, Van Loo, le Médecin plaisant ; en 18t>4, Le livre de Ruth, (appartient à M. Em. Fillonneau), Leê
Î raideurs (musée du Luxembourg); en 869, L'enfant prodigue.
On a dit souvent que Fauvelet avait pris un coin du domaine de Meissoiuiier. Ces deux artistes ont, au contrai i«, des qualités opposées. Ce dernier a fait passer dans les tout petits tableaux les grandeurs de la grande peinture; Fauvelet a dit simplement en petits vers gracieux et fins les bluettes exquises d'une imagination brillante.
FAVEREAU (Dominique-Joseph), né en 1755, mort à Blaye en 1832. Etait au moment de la Révolution conserva teui des forêts à Blaye. Parti en 1797 à la tête du 2* bataillon des volontaires de la Gir. il parvint au grade de général; fut pendant TEmpire chargé de l'administration gén. de l'armée d'Italie.
FAVEREAU (Patrice), né à Blave en 1784, mort à B» en 1857. Fils du pi-écédent; élève de l'Ecole St^yr en 1805.
Pi'it part à toutes les campagnes de 1806 à 1815. Mis en 1830 à la tête du 50* de ligne il commanda ce régiment au siège d'Anvers en 1832. Général en 1839; a commandé à La Rochelle, puis à B* où il prit sa retraite. Il était le beau-père de MM. Edouard OUière, maire de Blaye, Bardon, ancien premier présid. à la Cour de Douai, et Lancelin, inspecteur gén.
des ponts et chaussées. Homme du monde autant que brave militaire, il fut ti^ès recherché dans les salons de la haute société de B»et présida le Cei'cle philhai^monique de B» de 1847 à 1848.
FAXON ( Richard -Lafite), peintre de marine, né à B* le 9 nov. 181 tj^ fils de Richard Faxon, né à Boston. Elève de Durand-Biager. A exposé au Salon de Paris de 1859 à 1875, aux expositions de B* et dans diverses expositions de province. Citons parmi ses principales œuvres : RtHjatPs de Royan, 1859; J?«>hoHchure de la Gironde, iSdi'fPaquebot en onrtance à B*, 1868 ; Environs de R^, 1Ô69(app. à M. Maurel) ; Incendie en rade deR^, 1870; Râteau chargé de foin en rade d^ R*, 1872.
FAXON (M"»» Amélie), fille du précc^derit, peintre, née à B». Elève de Steuben. Exposa au salon de Paris de 18G5 :
Paaques fleuries; en 1868, Une cour à Pont -V Abbé; en 1870, Les Fraises, Enfants bretons.