V. art. de M. J.-N. Nolibois dans V Aquitaine
GOSSE (Etienne), né à B> en 1773, mort à Toulon en 1834. Fut militaire au début de la Révolution, collabora à l'Ami du peuple de Marat, occupa à Toulon un emploi administratif que la Restauration lui enleva, il vint à Paris essayer de
{)rendi-e une place dans le monde des ettres. Déjà sous la République il avait écrit un assez grand nombre de comédies parmi lesquelles nous citerons : Les fmnmes politiques (1797). En 1816 il donna au théâti^français : La médisance, com. en 3 a. et en vers, qui obtint beaucoup de succès et doit être considéré comme son chef-d'œuvre. Parmi la longue liste de ses œ.uvi'es que l'on trouvera dans le grand Dict. Larousse^ citons : L'épreuve oar ressetnhlance, 1 a., en vers, 1897; Le nouveau débarqué, com. on 1 a. et en prose, 180i; Auguste, drame en 3 a. et en prose, 1812; Le susceptible, com. en 3 a. et en vei's, jouée au Théâtre-Français en 1818; Proverbes dramatiques, 1819, 2 v^l. inS'»; Manon-Lescaut, mélodrame en prose, 1821; Les amants vendéens, roraaii, Pai-is, 1799, 4 vol. in-12; Gasparin, roman, Paris, 1800, 2 vol. in-18; Fables, Paris, 1818, in-12; Les bêtes parlantes,
fioème satirique, imité de Casti, Paris, 827, in-8°: il écrivit aussi un grand nombre de brochures politiques.
Gosse, petit homme, gros, boiteux et très bavard, passait une grande partie de sa vie au café des Variétés à Paris. Vers la fin de la Restauration il fonda un petit journal satirique, le Pandore, qui dura peu, mais il resta persuadé que le Pandore avait amené la Révolution de 1830.
Gosse avait la faiblesse de se poser en homme qui renverse les gouvernements, mais il étaitft*anc et convaincu. Il avait des opinions.