‹ Statistique générale, topographique, scientifique, administrative, industrielle, commerciale, agricole, historique, archéologique et biographique du département de la GirondeChapitre 280 sur 549 · G UA · texte numérisé non relu

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St-Domingu6 au moment de la Révélation et parti en juillet 1792. Revenu à Sl-Erailion en 1794, il fut maire de cette commune pendant de longues années et conquit l'estime de tous. Mort à Saint- Emilion le 20 mai 1842.

6UADET (Joseph), né à St-Emilion le 1*»" nov. 1795, mort a St-Emilion le 10 juillet 1881, neveu du girondin. Il fut chef de l'enseignement à l'institution nat. des jeunes aveugles de Paris de 1840 à 1871. Couronné cinq fois par TAcad.

des inscriptions pour travaux historiques, il a, en outre, publié une édition des Mémoires de Buzot, député à la Coïkvention nationale, Paris, Béchet, 1823, in-8*»; des traductions de Grégoire de Tours et de Richer, dans la collection de la Soc. de l'histoire de Fiance; Azaïs, sa vie et ses œuvres, Paris, 184(5; Institut des jeunes aveugles de Paris, son histoii-e, etc., 1850, in-8*»; L'Instituteur des aveugles f journal mensuel, de 1855 à 1862; De la condition des aveugles en France, 1857, in-8»; De la première éducation desenfants aveugles, 1859; Saint- Eniilion, son histoire, ses numuments, Paris, imp. royale, 1841, in-80, avec planches, ouvrage' couronné par l'Institut, réimprimé en 1863 en un vol. in-12; Les Girondins, leur vie privée, leur vie publique, leur proscription et leur mort, Paris, Didier, lo61, 2 vol. in-18, ouvrage couronné parl'Acad. de B''; Protestation contre le livre i7ititu!é : Histoire des Girondins et des massacres de septent' hre, par Granier de Cassagnac, Paris, Ledoyen, 1860; De la représentation nationale en France, 1863, in-12; Henri IV, sa vie, ses œuvres, ses écrits, Paris, Picard, 1879; une nouvelle édition de ce livre, précédée d'une notice Biographique sur l'auteur, a paru en lJfe2.

Guadet fut chargé en 1864, par le ministre de l'instruction publique, de tenniner la publication des Lettres-missives de Henri IV, commencée par Berger de Xivrey, pour la collection des documents historiques, il a donné ses soins aux deux derniers volumes de cette publication. Il était ^ et de plusieurs ordres étrangers, et memb. corresp. del'Acad. de B«.

GUADET (Hyacinthe-Azaïs), fils du précédent, né à Paris le 9 nov. 1832.

Ancien receveur des finances. A adressé à l'Acad. de B« plusieurs travaux littéraires mentionnés honorablement. Citons :

1» la reproduction annotée du Livre de raison de Jean Labayme, maire de St- Emilion à la fin du xvii* s.; 2o Les longs Î\rocès des maires et jurais de St-Emiion avec le Chapitre de cette ville, couronné par l'Acad. de B* en 1887, méd. d'argent; 3<* une traduction littérale des Actes des Apôtres, 1888; U I-

GUASCO (L'abbé Octavien de), ct« de Clavières, érudit, archéologue, littérateur, né à PigneroUes en 1712, mort le 10 mars 1781. Chanoine de Toumay, memb. de la Soc. royale de Londres, des Acad. des inscriptions de Berlin, de Toulouse, Pau, Amiens et Nancy. Elu le 14 mars 1745 memb. de l'Acad. de B* sur la pi*ésentation de Montesquieu, dont il était l'ami le plus cher. Il fit de fréquents séjours à La Brède et publia, en 1767, la première édition de la correspondance du président sous le titre suivant : Lettres familières du président de Montesquieu, baron de la Brède, à divers amis d Italie, 1 vol. in-12 de 264 pp., sans nom d'éditeur et de pays, mais imprimée probablement à Turin ou à Floi'ence. Ce vol. contient un portrait de Montesquieu d'après le médaillon de Dassier et a été plusieurs fois réimprimé avec des modifications que nécessitèrent les notes satiriques de 1 éditeur. La correspondance de Montesquieu renferme trente-huit lettres adressées par lui à l'abbé de Guasco. On a de l'abbé de Guasco les ouvrages suivants : Dissertation sur l'autonomie d^s villes et des peuples soumis à une puissance étrangère, Avignon, 1748, in-o®; Dissertations historiques, politiques et littéraires, Tournay. 1756, 2 vol. pet. in-8<»; L'économie ae la vie humaine, traduit de l'anglais, 1755; Satires du prince Cantemir, trad. du russe, 1750; De l'usage des statues chez les anciens, essai historique, Bruxelles, 1758, in-4« de 505 pp., avec 14 planches de statues antiques, et non 8 comme l'indique Cohen dans le Guide de l'amateur aes livres à vignettes du xvm» s. ; cet ouvrage, auquel Montesquieu s'intéressait, est curieux et se lit avec plaisir. On connaît encore de l'abbé de Guasco une Dissertation pour fixer le temps où les sciences et hs arts ont commencé à être cultivés chez les Vohques, couronnée en 1740 par l'Acad. de Toulouse et insérée en 1760 et 1770 dans les recueils 4 et 5 de la Soc. typoç^raphique de Bouillon ; une seconde Dissertation sur l'état des sciences en France sous le règne de Louis XJ, couronnée en 1749 par TAcad. des inscriptions, est perdue aujourd'hui. L'abbé de Guasco est au xviii" s. le premier Italien homme d'esprit qui ait adopté notre langue pour ses ouvrages. Il l'écrivait aussi purement que son compatriote Galiani.

B. de F.

GUDE (Jean), né à La Réole le 12 août 1773. Mort La à Réole le 7 nov. 1836. Part comme volontaire en 1791, se distingue au siège de St-Jean-d'Acre, reçoit d'abord un fusil d'honneur, puis en l'an VII un sabre d'honneur. ^ au camp de Boulogne, de la main de Napoléon.

GUK

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GUÉ (Michel-Julion), peintre, né au Cap (ile de St-Domingue) le 12 juillet i7fe(le25, dit Auvrav), mort à Paris le \',i déc. 1H43. Arrivé à îi* à cinq ans, api'ès l'assassinat de son père par les nègres révoltés, il fut, très jeune, élève de l'école de la Ville dii'igée par Lacour, plus tani élève de David à Paris; il obtint en 1K14 le second grand prix de Borne avec son tableau, la Mort de Patrocle, qui figura dans notre musée sous le n» 497 ; devint peinti'^-décorateur et ami de Cicéri, de Ch. Nodier, de Victor Hugo, etc. Après l'incendie du théâtre de la Gaieté en 1843, il cessa de s'occuper de décoration. Exposa au salon de Paris de 1819 à 1847. Parmi ses principales œuvres, les trois suivantes ont été gravées par Jazet : Les muminrateurs engloutis; Le dernier sonpir du Christ, 1840 (au musée d'Amiens); Le jugement dernier, 1841 (acquis par l'Etat); citons encore : Vue du Puy-de-Dôme, 1831 (au musée de Douai); Eglise de Letnpdès, 1833, aquarelle (à M. Nast). La reine Amélie lui cornmanda six tableaux pour la chapelle de Dreux. La mort l'enleva, alors qu'il venait de terminer Lange et les saintes femmes, et qu'il peignait Jésus di'.vant Caïphe. Ce tableau, qui fut terminé par son neveu Oscar Gué, jJjRwrp au musée de B*, sous le n» 49o. Julien Gué obtint au salon de Paris une 2« méd. en 1828 et une 1" méd. en 1831. î.^ en 1834.

GUÉ (.Tean-Marie-Oscar), né à B» le 28 sept. 1809. Envové à Paris pour faire son droit, il y étuaie la peinture avec son oncle Michel-Julien Gué. En 1833, un voyage en Italie développe et confirme son talent; en 1834, il envoie de Rome à Paris une toile : Lare de triomphe de Titus, qui obtient une 3« méd. Rentré en France, Alaux (le Romain) le choisit pour l'aider dans ses grandes commandes de Versailles auxquelles il travaille plusieurs années. 11 expose à Paris à presque tous les salons de 1833 à 1855. Nous citerons parmi ses principaux envois: en 1840, St Mathieu écrivant; en 1841, St Louis à Damiette, et le Prince de Condé se justifiant devant la cour de François II (au musée de Lisieux), ce dernier tableau obtint une 2« méd. ; en 1842, Ste Elisabeth de Hongrie pansant l^s blessés et Antoine de Bourbon regardant son fils endormi sur les getwux de sa mère; en 1843, Blanche de Castille apprenant la prière à son fils. Les années qui suivent soni remplies par une nombreuse série de portraits et de tableaux de genre exposés à Paris ou à Lyon. 1848 le ramène à B< où il se fixe ; il expose au salon de B^^ une Sainte Famille de grandeur naturelle, acquise par l'Etat pour l'église St-Nicolas de B«; la fabrique de cette même église lui achète, l'année suivante, Madeleine versant des parfums sur la

tète du Christ. Il expose encore de nombreuses toiles jusqu'en 1858, année de sa nomination au poste de directeur de l'Ecole de peinture et de dessin de la ville de B*. Dès lors il se dévoue avec succès à l'institution qui lui était confiée et néglige seschei's travaux de peinture. Elu en 18tt) membre de l'Académie de B». Il est mort subitement le 30 sept. 1877, unanimement regretté.

Oscar (tué savait peindre et il se donnait la peine de peindre ; il possédait en outre les talents du professeur et l'esprit de critique. Il a publié dans la Gazette des Beaux-Arts des articles fort remarqués. Ajoutons que, bienveillant et bon, il fut constamment au senice de ceux qui avaient besoin de lui,

GUENON (François), né à Liboume (Gir.) le 28 fév. 179t), mort à Liboume le 12 nov. 1855. Fils d'agriculteurs et agriculteur lui-même, doué d'un esprit d'obseiTation et d'une intelligence rares, il découvrit dès 1814 les caractères et signes par lesquels se distinguent les bonnes vaches laitières. Ces signes, nommés ëcussons, et consistant en des villosités plus ou moins fines, remontant des mamelles à la hauteur de la vulve, ont été confirmés par les expériences les plus multipliées. Il quitta en 1822 la propriété qu'il exploitait pour devenir marchand de bestiaux et multiplier ses observations grâce auxquelles il fit de ti^s bonnes affaires. Ce n'est qu'en 1837 que M. Guenon confia sa découverte à une commission du Comice agricole de B% et Tannée suivante il publia son Traité des vacfies laitières qui, depuis cette époque, a eu quatre éditions et a été traduit en plusieurs langues. Il a publié aussi un Abrège de son traité et un Almanach des vaches laitières. M. Guenon a étendu sa méthode à la race chevaline. Sa découverte lui mérita de nombreuses médailles. Son portrait a été gravé en tête d'une notice biographique publiée quelques temps avant sa moil.

GUÉRENTE (Guillaume de). Gentilhomme de Rouen, médecin, puis professeur, sous André de Gouvéa, au collège de Guyenne où il fut l'un des maîtres de Montaigne : « J'ai soustenu les premiers » pei^onnages ez tragédies latines de » Buchanan, de Guérente et de Muret qui » se représentèrent en nostre Collège de » Guyenne avecques dignité, » nous dit celui-ci au livre I*'', chapitre 25, des Essais. On connaît de Guillaume de Guérente une préface et une pièce de vere dans l'ouvrage de N. de Grouchy (voir ce nom) sur la Logique d*Aristote. B. de F.

GUÉRIN (Pierre), chirurgien, né à Couzon, près de Lyon, le 26 mai 1740, mort à B* le 13 février 1827. Après avoir été

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