V. les Salons bordelait au xviii
RICOTIER (Jean% xvii* s., ministœ protestant à Uègles près H*; auteur du livre suivant : Helatiofi véritable (te et* qui 8*e8t passé en la conférence faite à «» le ii sept. i657 entre les sieurs Hicotier, ministre du S. Evangile et de^ Isles soi-disant député de lapi*opagation de la foy et approuvé de MM. du Clergé de France, pour tmUter les controverses publiques et particulières. Efisenible quatre lettres d'un grave et docte séna^ teur qui oMista à la dite conférence, avec les résponscs a us dites lettres touchant la descente de Jésus-Christ aux enfers, à Montauban, par Pierre liertie, 1657, in-4<*; cette relation fut attaquée par Du Sault dans un volume intitulé : Les omiss'ums frauduleuses faites dans un livre rwuvellement imprimé à Montauban, sur la conférence faite ù li^ le Si de sept. 1657, descouver tes à messieurs de la religion cothol'ujue et d£ la religion prétendue réformée avec 19 antithèses de Sainct-Augustin et de M* Jean Hicotier, ministre de Bègles près B», sur la descente réelle et véritable de Jésus- Christ aux enfers après sa mort, à Bourdeaux, parG.de La Court, 1657, in-4».
B. de F.
RICOTIER, ministre du Saint Evangile, né à B> en 1674, suivant Bernadeau, et probablement fils du précédent. A traduit en français le Traité de Vexistence de Dieu, de Clarke, Amsterdam, 3 vol. in-12, 1727. B. deF.
RIGOUARD (Joseph -Gustave), né à Talencc le 2 nov. 1852, mort à Paris le 13 mars 1887, inhumé à B» le 18 mars suivant. Après avoir écrit dans plusieurs journaux, il s est donné tout entier au roman et au théAtre; a écrit avec son ami Raoul Vast: Claire Aubertin, Paris, Ollendorf, 1878; Madame Bécart, précédée d'une préface d'Emile Zola, id.,
Dervaux, 1879; Le tripot, id., id., 1880; Séraphon et C% Ollendorf, 1880; La vieille garde, id.,188(); La haute pègre, Dentu, 1881; Pour ces dames, Marpoii.
1882; La jeune garde, Ollendorf, 1882; Le général, Ollendorf, 1883; La petite de Chavry, Dentu, 1883; Vierge, Ollendorf, 1884; Le chef de gare, id., 1885; Le Diable à quatre, id., 1885; La négresse, Dentu, iWI&; La femme de chatnbre, Marpon, 1886 ; Madame Lnvernon, Ollendorf, 1887. Ce dernier roman, paru après la mort de Kicouard, est bien certainement son meilleur ouvrage.
Ses œuvres théâtrales principales, sont : Les coups de canif, com.-vaud.en trots a.; Le parisien, pièce en trois a.; Les cerises, com.-vaud. en quatœ a.; La bantboche, vaud. en trois a.; La rue Bouleau, corn, en trois a.; La croix de V alcade, opérette en trois a.; La marotte, pièce en trois a. Il a laissé plusieui-s autres pièces qui seront joué<^s avant peu au Gymnase et au Palais-Royal.
Doué d'un esprit délicat et fin, d'un caractère aimable et enjoué, Gustave Ricouaiti avait acquis rapidement à Paris de nombreux amis en même temps qu'une grande notoriété littéraire. Son éloge a été fait dans tous les journaux de la capitale. Son ami Vast est mort peu de temps après lui, le 8 mars 1889.
RIDEAU (Romain), né à Mazerac près Castets-en-Dorthe (Gir.) le 4 sept. 1/97, décédé à Preignac le 30 mars 1860. Notaire ù Preignac de 1823 à 1860; maire de Preignac de 1826 à 1848; memb. du cous, gén. de 1833 à 1847 et de 1852 à 1859; ô .
RIDEAU-PAnLET(Mii« Marie-Thélika), peinti-e, née à B«. Elève de M. Legras et de M*"* D. de Cool ; a exposé des portraits sur porcelaine au salon de Paris de 1879 à 1882.
RIEUTORD (Raimond),architecte de B>, prit une part active au concours qui eut lieu en 1790 pour la division du terrain du Château -Trompette et le choix des monuments à y élever. Il publia à ce sujet, avec l'architecte Laclotte, une brochure in-i*>, accompagnée d'un plan colorié.
RIFFAU (Eugène-R^rthélemy), poète, né à B*, rue Baireyre, vers 1810, mort à B« le 13 déc. 1870. Auteur des paroles et de la musique de La Bordelaise, chant
r patriotique qui eut un grand succès à 'époque de la guerre 1870-71.
RIFFAUD (Charles-Guillaume), né à Angouléme en 1813. mort à B'' le 28 sept. 1882. Entra en 183iau36« de ligne, dut tous ses grades à ses aptitudes milit.et à son énergie sur les champs de bataille. Prit part aux campagnes d'Afrique et au siège de Rome en lB49 où il Ùit fait ^^
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après deux citations à Tordre du jour.
Pi'it sa œtraite avec le grade de cap. en 1863, treize ans après sou mariage avec la sœur d*£rnile Crugy et se fixa à H'.
En 1870, d'abord off. de la garde nat., il n'hésita pas à affronter de nouveau le feu et fit toute la campagne de la 2* armée de la Loire, comme lieu t. -colonel et mélita le grade d*0. ^.
De 1865 à 1882, époque de sa mort, M.RifTaud remplit les fonctions d'économe général des hospices civils de 6*^ et fut un fonctionnaire modèle, économisant le bien des pauvrt^s autant qu'il s'économisait peu lui-même quand il était en face de l'ennemi.
RIFFAUD (Emile), né à B< le 25 oct.
1852, fils du précédent. Engagé volontaire pendant la guerra de 1870-71, a débuté presqueimmédiatementaprèsdans le journalisme, sous la direction d'Emile Crugy, son oncle, à qui il a succédé en 1882 dans la direction des journaux : le Cout'rler de la Gironde, le Jouninl du Peuple et le Journal d'agriculture et d'horticulture de la Gironde. Rédacteur en chef du Bordeaux^ journal qui a remplacé en mars 1887 le Courrier de la Gironde et la Guienne, actuellement rédacteur en chef du Nouvelliste.
RIGA6N0N (Paul), né à B* au quartier des Chartrons en 1792, mort àB^leoljanv. 1871. Après avoir commencé ses études au séminaire, il les termina à la Fac. de théologie de B' et dans sa famille où il trouva les meilleurs, les plus beaux exemples de piété et de charité chrétienne, et ou il fut dirigé par le curé de St-Louis, l'abbé Berretrot, et par l'abbé Barrault que ses parents sauvèrent de la mort en 1793. Il fut ordonné en 1814, le jour de Saint Mathieu, dans la chapelle particulière de Ms'* d'Aviau. Nommé vie. a Saint-Louis, il y déploya un zèle apostolique et une charité sans bornes. Sans abandonner sa paroisse, il alla vers 1818 prêcher des missions dans les cantons de Guttres, de Coutras, de Monségur, etc.; de nombreuses conversions s'opérèrent, grâce à sa parole pleine de foi, rendue plus persuasive par sa réputation de sainteté. Nommé en 1834 curé de St-Martial, il montra combien il était à la fois l'homme de Dieu et l'homme du peuple. Non seulement il soulageait les pauvres sans compter ses ressources, mais il les aimait, nous allions dire il les vénérait, et les malheureux ne sentaient pas en lui unbienfaiteur,maisun ami.Il ne savait pas voir une infortune sans venir à son aide, et quand il avait donné jusqu'à son dernier sou, il donnait son mobilier, ses vêtements, charité qui fut, par certains, traitée de folie, sublime folie que tout B> admira, comme fut admirée la charité de Saint Vincent de Paul, et qui lui valait des dons de tous genres et de tous les côtés.
Au moindre appel, les bourses de ses paroissiens, riches ou aisés, lui étaient largement ouvertes ; les familles protestantes des Chartrons elles aussi lui adressèrent souvent de fortes offrandes. C'est que luimême, quelle que fût l'infortune qui frappait à sa porté, il ne savait lui refuser. Il serait trop long d'énumérer tous les faits et les anecdotes sur sa charité, que l'on raconte encore à B<.
Quand il fut nommé curé de St-Mai*tial, cette paroisse ne possédait qu'une église provisoire. L'abbé Rigagnon n'avait certainement pas les aptitudes administratives des bâtisseurs d'églises, mais le prestige du pasteur suffit pour qu'en 'peu de temps la Fabrique eût réuni les fonds nécessaires à la construction de régli.se actuelle. Les moindres loisirs que lui laissait le ministère extérieur, il les emplovait aux méditations et à l'étude. Sa chambi'e était la cellule d'un bénédictin, sa bibliothèque était le seul objet terrestre auquel il fût attaché,et cependant.plus d'une fois, à bout de ressources, il sacrifia quelquesuns de ces livres qu'il aimait tant, pour donner du pain à ses pauvres.
Lorsqu'enl864 il célébra ses noces d'or, ce fut à Saint-Martial la fête du peuple ; partout des oriflammes, des inscriptions laudatives, de la jonchée sur le pavé ; partout son éloge, sur toutes les bouches, dans tous les cœurs.Comme jadis sa sainte mère, il fut frappé du coup mortel dans une ambulance, parmi les soldats blessés dont il s'était fait le frère senant et l'aumônier spirituel.
V. son éloge, prononcé par l'abbé Laprie le 23fév.1871, B«,in-8-,46pp.
RIOLLET (J-T.), méd. bordelais du XVII* s. On a de lui : Hemarques curieuses sur la thériaque, avec un excellent traité sur Vorviétan, dédié à MM. les méd. et apothicaires tie Guyenne et à M. Deniery, cons. et méd. ordinaire du roi... B«, de La Court, 1665. in-12.
B. de F.
RISTEAU (François), né à B« en 1714, mort en 1784, memb. de la Soc. royale de Londres, directeur de la C« des Indes; a composé une Réponse aux observations sur l'Esprit des Loix, s. 1. (Bordeaux probablement), 1751, in-12 de 162 pp., que Montesquieu, dont il eut l'honneur d'être l'ami, appréciait beaucoup. Histeau fut père de M"»* Cottin, née a Tonneins en 1773. La célèbre romancière passa son enfance à B< où son père était négociant.
B. de F.
RINGK (Gustave), pianiste et compositeur, né à B< le 24 oct. 1831. Elève de Schaffner pour l'harmonie et la composition; a produit grand nombre d'œuvres pour le piano, éditées chez Flaxland, Heugel, £. Incombe, de Paris ; a fait entendre
non
au concert du Cercle philharm. de B', en 1H76i unconcertoen ré inineurpour piano et oi-chefltre. En 1877, il a donne au Grand- Théàti'e de B* un opéra en deux actes : M"* de ÀVrreH (paroles do M. de Mégn»l), un ({uatuor en si bémol et un menuet pour instruments à cordes ; ce dernier a ôtr> exécuté aux concerts Pasdeloup avec gt-:ind succès. On a de lui une tarentelle pour piano, violon et violoncelle et un recueil de vingt duos concertants pour piano et violoncelle, un concerto pour violon, deux stabats, dont le dernier, à grand orchestre et à quatre voix, fut cxé* eu té plusieurs fois dans la basilique do St-Scurin; deux messes à trois et quatre voix et orchestre, puis un grand nombre de motets religieux pour dillërentes voix; une cantate intitulée* : Les Martiji's, dont les paroles étaient de M. Tabbé Kirniiu' hac, curé de Ste-Eulalie, et qui fut exécutée dans cette église avec un grand succès à plusieurs reprises. G. Rinck a également composé trois trios, quatrc sonates pour piano et violon et une pour piano seul. Comme prof, il a fait de sérieux élèves, tant a Libourne qu a B*; dans ces deux villes il a pu également faire apprécier son talent d'organiste pendant de longues années.
ROBERDEAU (N.)t dessinateur, orfèvre, ciseleur. Il lit partie de l'ancienne Acad. de peinture, sculpture, architecture civile et navale de B*. Uoberdeau est un des derniers artistes argentiers bordelais qui ont laissé le souvenir de leur corporation à la rue qu'ils habitaient ordi< nairement, près du Palais de TOmbrièrc et de Tancien Hôtel des Monnaies. La carte* d'adresse de Uoberdeau : au Vaze d'or, a été gravée pai* Cochin fils.
ROBOREL DE GLIMBIfS (Bernard), fils d'Ândrc Roborel deClimens et d'Anne de Tanesse, né à Bai-sac le 28 oct. 1693, mort à B» le 9 déc. 4777, doyen de l'ordrc des avocats ; jurât de B» de 1748 à 1751 ;
Iioète et littéiateur, rnemb. de l'Acad. de J» le 18 juin 171fl. Citons parmi ses écrits publiés : Le rtwtif de» actions décide de leur méntp, discours couronné par l'Acad . des jeux floraux on 1717 et imprimé dans son recueil ; Amusement des vacantces de Vannée ilW; La beauté et la pudeury in-4«>; Le bonheur de l'homme ne consiste pas à être sans passions^ mais à s'en rendre le maître; Le bon goût vient plus souvent du jugement que de l'esprit. Ces deux discoui-s, couronnés par TAcad. de Pau en 172i'etl72G, ont été publiés, le premier par Labottière le jeune, 1724, in-4», le deuxième, in -8^, à Pau et in-4o à B«, ch'^z Jean Chappuis, 1766. Une poésie de Boborel de Climens, L'extinction du duel, obtint en 1722, au jugement de l'Acad. franc., le prix fondé par M. de Bétoulaud (V. ce nom). Une
autre de ses odes, Eloge du maréchaldMc de Villars, fomlateur et protecteur {le l'Acad. des belles-lettres de Marseille, fut couronnée par cette académie en i7£l. Son portrait, fieint par Baxeraont (V. ce nom), se trouve chez M. Louis-Lody Boborel de Climens. 15. de P.
ROBOREL DE GUMEMS (Jean-Baptiste), fils du précédent, né à B* le 1" juil. 1742, mort à B> le 7 août 18(X). Avocat au Pari, de B« en 1762; prof, royal de droit civil et canonique à l'Université de B> de 1772 à 1793; cens, du Roi en 1788; memb. de l'Adm. du dép. de la Gir. en 1790. Esprit ti*ès lil^éral, cœur très généreux; poui'suivi sous la Terreur, il ne dut &on salut qu'aux sympathies qu'il avait dans la classe ouvrièrc.
ROBOREL DE CLIMENS (Louis-Lody), né û B* le 7 mar8l8il, arrière-petit-tils du précédent. Attaché aux arch. départementales de la Gir. depuis 1872; memb.
de la comm. de publication dos archives mun. de B'; a publié de nombrcux documents dans les vol. de la Soc. des arch. hist. de la (iir., dont il a été le présid. en 1874; memb. de la Soo. des bibliophiles de Guyenne.
Chevalier des oi-dres de Charles III d'E.spagne, d*lsabelle-la-Cath clique et de 8ai nt-Grégoi re*le-Grand .
ROGGA(Alfred delà), néâ B*. A pris part au salon do Paris en 1878, 1879, 1*0, 1882 et & pi us leurs expositions des beau x-arts en province où il a obtenu en 1882 a Clermont- Feirand, méd. de bronze; en 1885, au coucou ra régional de Moulins, méd. d'argent.
ROCHE (Jean). Fit partie des Uilleurs de pierre qui travaillaient au Grand- ThéAtre de B> en 1775, devint ensuite appareilleur, et prit une part active aux
Ï premiers travaux de constmction faits sur 'emplacement du Château -Trompette, BOUS la dii*ection de G. Durand, d après les plans de Louis. C'est Roché qui a construit l'ancien théâtre Mayeur, sur l'emplacement du couvent des ffj^nds Carmes, théâtre ouvert le 3 janv. 1793, et qui porta d'abord le titre de Théâtre de la Montagne ou des Safis-Culottes. Roché mourut à B* dans un âge très avancé.
ROGHEGHOUART (Simon de), archevêque de I^ de 1275 à 1280. Reçut à B» en grande pompe, le 5oct. 1279, Kléonore de Guyenne, devenue reine d'Angleterre, et mourut, le 29 oct. de l'année suivante.
RODE (Jacques- Pierre-Joseph), né à B« le 2(} fév. 1774, mort dans son domaine de Bourbon, près Damazan (Lot-et-Gar.), le 25 nov. 18.i0. Montra de bonne heure de grandes dispositions pour le violon:
envoyé à Paris en 1788, à Vàgc de 14 ans,