‹ Statistique générale, topographique, scientifique, administrative, industrielle, commerciale, agricole, historique, archéologique et biographique du département de la GirondeChapitre 505 sur 549 · SYL · texte numérisé non relu

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iionva à ses» fonctions accablantes; le cens, d adm. du Midi tint à honneur de lui ouvrir une place dans son tein et pendant 16 ans encore, Surell put conservera tout \q personnel de la Compaj^nie le concours de son influence et de son dévouement.

Il est mort à Versailles le 11 janv. 1887, où il s'était retiré au milieu d'enfants qui ont embelli son existence. Le chef de famille se retrouve tout entier dans ses conseils àsontils : c La morale, fondée sur » la raison pure, fait songer au froid cris- » tal, et à la grandeur solitaire des glaciers: » on les admire, on ne voudrait pas y ha- » biter; gare-toi du pessimisme, du maté- )» rialisme, du positivisme, etc... » Mais comment en dehors de ses actes d'ing.

peindre le savant directeur? Au-dessus de lui, le président du cons. d adm. du Midi a dit : « Sa bonté est sans bornes ; » au-dessous de lui, un de ses collaborateurs a dit: c Avec un tel chef le travail perdait » toute apparence triste et a ride; travailler » avec a autres était diflicile quand on » avait goûté au travail sous sa main. » Tous ceux quiTont approché ont reconnu la modestie de ses goûts, l'absence complète d'ambition égoïste, et ont été charmés par la jeunesse de son esprit; c'était l'homme à 1 enthousiasme ardent pour les nobles causes, pour les grandes choses; duiant toute sa vie, l'étude de la philosophie l'a attiré ; a l'Ecole polytechnique, à l 'Ecole des ponts et chaussées, aux moments de sa vie où les difficultés administratives le fatiguaient le plus, c'est par des lectures philosophiques qu'il arrivait à reposer son esprit; dans ses dernières années, il a pu coordonner quelques-unes des notes qu'il se proposait de publier sous le titi-e de : Principe de causalité dans la nature et dans l'esprit, et en a fait paraître un extrait en 1884. Ces études ont certainement jeté, sur la lin de son existence, un calme et une sérénité qui ont adouci, pour lui, l'approche de ses derniei-s moments.

V., pour plus de d(:>lail.s, ÀnMolfs des ponts et chaussées, 1888.

SURIN (Le P. Jean-Joseph), jésuite, né à B* en 1600, mort à B» le 22 avril 16(k5. Fils d'un cons. au Pari.; théologien et écnvain mystique, célèbre surtout pour le rôle qu'il joua dans l'afl'aire des possédées de Loudun; directeur de la sœur .leanne des Anges et l'un des exorcistes des religieuses, il passa lui-même pour

{)ossédé et fut remplacé par son conn-ère e P. Antoine Ressès. Il a laissé, sous le titre suivant, une relation ms. de cette triste affaire, publiée en 18^ : Histoire abrégée de la possession des IJrsulines de Loudun et des peities du P. Surin.

On a de lui, outre des cantiques, des lettres spirituelles et plusieurs ouvrages mystiques et ascétiques, parus de son vivant et souvent réimprimés, plusieurs

traités publiés depuis sa mort; on en trouvera la liste dans la France littéraire de Quérard et dans l'article que lui a consacré Jules de Gères dans les Alphabets de Guyenne, Les docteura Légué el Gilles de La Tourette, dans leur cuiieuse publication de V Autobiographie de sœur Jeanne des Anges^ supérieure d4^ Vrsu- Unes de loudun, Paris, Charpentier, 1886, in-8«, se sont beaucoup occupa do P.

Surin, qu'ils présentent comme un illaminé et un hystérique nettement caractérisé ; l'abbé Boudon et le R. P. Bouix ont écrit sa vie. Ce dernier a publié recemment chez Palmé, en 3 vol. in-12, les Œuvres spirituelles du P. Surin,

3ui comprennent : Traité de t*amour e Dieu, 1879, inédit -Liî fondement de la vie spirituelle, i^; Le catéchinne spirituel 2 vol., 1882. B. de F.

SUTTLE fLéonard), né à Londres le 11 janv. 1838. Licencié es lettres, memb. de la Soc. des litt. de Paris, etc. Prof, au collège Camberwell Green, à Londres, de 1860 à 1862; prof, en chef de latin et de grec, etc., dans l'institution de Liverpool, dirijrée par le docteur Fisher, de 1068 à 186»; dii^ecteur du collège de Bedfort Si. Liverpool de 18fô à 1872; prof, d'anglais à B> depuis 1872, dans les meilleures institutions de cette ville. Auteur de divers ouvrages anglais et de la Grammaire complète pour enseigner et po^tr aiiprendre faciletyient, progressivement et infaillibletnent à lire, à écrire et à parler la langue anglaise, et destiner à familiariser les élèves avec les règles et les idiotismejt de cette langue, Bs Feret et fils, 1887, in.l2.

SYIERLER (Michel), libraire allemand c(ui introduisit peut-être à B« l'art de 1 imprimerie à la fin du xv« s. avec son associé Jean Waltear, imprimeur souabe.

Svierler passa en juin 1486 un traité avec la municipalité bordelaise pour la création, à B», d'une imprimerie au compte des jurats et sous la caution de 200 francs bordelais, fournie par M* Nolot de Guiton, procurenr-s\'ndic de la ville. Cotte imprimerie a pu fonctionner en 1486 et 1487, car au mois de juin de cette dernière année, Svierler était encore à B*. On trouve, parmi les signatures du traité dont nous venons de parler, celle de Grimon Eyquem, grand -père île Montaigne. B. de F.

V. Ernest GAri.i.iECR, L'imprimerie à B*en 1486, B-, Fora.stié, 1869, in-S*, p. 3t;-E. Uaullieir, Hisl. 4h collège ée Cuvenne, pp. 407- 408; — Delpit, Origines de l'Imprimerie e» (litgenne, B«, 1869, in-8', appendice, pp. 90-llt

SYLVA (Jean -Baptiste), né à B» le 13 janv. 1682 ou 1684, mort à Paris le 9 août 1742. Kite d'un méd. distingué, qni fut nommé méd. ordinaire de la ville de B» le 19 nov. 1678, puis révoqué le 5 mais

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