I.XXIII
c'est donc une difficulté qui se rencontrera dans tous les calculs. Les naissances. les déco, les mariages devront croître également, et la moyenne générale, d'un certain nombre d'années consécutives, ne pourra être comparée qu'au nombre qui se trouve au milieu de la période. Ainsi la moyenne des neuf années de 1852 à 1800. ne peut être comparée qu'au nombre 1 10,323 donné par l'année 1836, également éloignée des deux extrêmes. Or, la moyenne 143,920, calculée d'après la période des neuf années 1852 à 1860, surpasse de 5,597 la vraie valeur trouvée 140,323. On en conclura que l'année 1856 a eu un nombre de naissances moindre que ne lui assignait la continuité des neuf nombres successifs donnés par les années de 1852 à 1800.
On peut prendre aussi la moyenne des deux années 1852 et 1860 également distantes de 1856, ou la moyenne des deux années 1853 et 1859; ou des deux années 1851 cl 1858, ou des deux années 1855 et 1857; ou mieux encore la moyenne générale des neuf années comme nous l'avons fait précédemment :
1 852-+- 1800 1 40,838 -+- 15 1,440 naissances de ! = = 140 14e)
On aurait ainsi, en prenant les années deux à deux, également distantes de l'année 1856. quatre valeurs de ce qu'aurait dû donner l'année 1856; elles ont plus de probabilité qu'elle, mais bien moins que la moyenne que donnent les neuf années : les probabilités relatives sont, pour l'exactitude :
Par la seule année 1850 •...== |/f = 1 ;
Par deux années 1852+1860, 1853-4-1859, etc. = tj/â = 1,415; Par neuf années, 1S52 à 1800 = y/g = 3.
La comparaison de la moyenne générale à la valeur de chacun des nombres qui ont conlribué h la former, ne peut s'établir exactement que pour autant qu'on