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CHAPITRE II

Les eaux exercent sur la santé et la constitution de l'homme une influence capitale. Les populations qui consomment de l'eau non ou peu potable s'anémient, s'étiolent, ont moins d'énergie pour résister aux miasmes paludéens; elles sont exposées aux affections lymphatiques et aux maladies du système osseux, parce que la nutrition est troublée dans ses actes fondamentaux. Ces effets désastreux, à marche lente, à physionomie chronique, révèlent l'action d'une cause continue; mais quelquefois ils éclatent tout-acoup avec îles caractères d'une haute gravité, par le fait de la substitution brusque d'une eau malsaine, prise comme boisson, à une eau réunissant de bonnes conditions hygiéniques. Un des exemples les plus probants de la possibilité de ce fait, est celui fourni, en juillet 1834, par le navire sarde VArgo. Sur 120 passagers, 13, pendant la traversée de Boue à Marseille, succombent à des fièvres intermittentes pernicieuses; 88, en arrivant en France, offrent toutes les formes et tous les degrés des maladies propres aux localités marécageuses. L'équipage de ce bâtiment, les passagers et le personnel de deux autres navires, partis en même temps avec la même destination, furent indemnes de art te épidémie. C'ast que les passagers de VArgo avaient été seuls à boire une eau puisée dans un lieu marécageux, près de Bone, et embarquée avec précipitation au moment du départ. Tous les autres avaient lait usage d'une eau de bonne qualité. L'eau marécageuse était si bien la cause productrice des accidents observés, que (l militaires ayant acheté de l'eau à des hommes de l'équipage de VArgo, durent à cette précaution d'échapper à l'empoisonnement, et furent dispensés d'entrer à l'hôpital, à leur arrivée au lazaret (ïr Boudin). Il a été admis de tout temps, et cette observation est basée sur des documents irrécusables, que les eaux d'un sol palustre ou alluvial ont un caractère insalubre, et que si elles ne produisent pas, d'emblée, rvtte explosion soudaine d'accidents, comme à bord de VArgo, elles modifient a la longue et profondément les plus riches constitutions.

L'eau ne sert pas seulement comme boisson pour l'homme et les animaux; file est, sous bien d'autres rapports, l'un des premiers besoins de l'existence; il eu faut pour tes usages domestiques et industriels, tels que : bains, lavoirs, fabrication de la bièiv, etc., etc. ; il en faut encore pour les usages publics, tels qu'irrigation des rues, nettoyage des égoûts, arrosage des maisons et des jardins, extinction des incendies. Les exigences de l'hygiène, à cet égard, ont posé des chiffres fort élevés; et toutes les villes s'imposent à l'envi aujourd'hui les plus lourds sacrifices pour doter leurs habitants d'une quantité considérable de ce précieux élément du bien-être et de la santé. Suivant certains auteurs, 400 litres par habitant et par 24 heures ne sont pas trop; d'autres en

demandent 240; pour quelques-uns, 170 suffisent; tous s'accordent à reconnaître qu'on ne saurait descendre au-dessous de 80.

« La condition la plus favorable à la salubrité d'une ville, pavée avec « trottoirs et ruisseaux des deux côtés d'une chaussée bombée, est, sans « contredit, » d'après M. Darcy, l'habile ingénieur quia publié des recherches si intéressantes sur les fontaines publiques de Dijon, « celle où des hornesf fontaines alimentent incessamment ces ruisseaux d'une eau pure dont la « masse est considérable relativement à celle des eaux impures qui viennent « s'y mêler à leur sortie immédiate des maisons; la circulation de ces eaux « doit, en outre, être assez rapide pour qu'elles ne croupissent jamais. En « dehors de cette double condition de grande masse et de mouvement continu « de l'eau pure répandue sur la voie publique, il est bien difficile d'empêcher « une certaine quantité de matières organiques de s'y altérer, tandis qu'une « autre portion, en pénétrant dans le sol, s'ajoute à celle qu'il reçoit toujours « de nos habitations, quelque soin qu'on apporte d'ailleurs à prévenir toute

< infection. >

« Il ne suffit pas », dit Parent-Duchâtelet, « de procurer à une ville la « quantité d'eau qui lui est nécessaire; il faut encore, lorsqu'elle s'est chargée « d'impuretés, nous en débarrasser; autrement, elle deviendrait une cause « d'infection, et rendrait inhabitables les lieux où les hommes l'auraient « amenée par leur art et leur industrie. De là la nécessité des égoûts chargés

< de leur procurer un écoulement souterrain ; sans un bon système d'égouts « il n'existe pas de bon système de distribution des eaux. »

Personne n'a plus insisté, au point de vue de la salubrité publique, sur la nécessité de l'abondance d'une eau pure, qu'Arago, lordBroughametChevreul. Un père de l'Eglise, grand écrivain, appelait la propreté une vertu. Un voyageur célèbre disait qu'il avait pu, presque partout, juger du degré de civilisation des peuples par leur propreté. Le plus grand service peut-être à rendre, hygiéniquement parlant, aux classes pauvres de la société, c'est de mettre à leur disposition beaucoup d'eau, tant pour l'alimentation que pour les autres besoins de la vie.

Ces quelques considérations suffisent à légitimer le chiffre minimum, que nous avons posé, de 80 litres par habitant et par jour.

Eh bien, voyons quelles sont à cet égard les ressources de Rochefort.

Eau de pluie. — Elle n'est utilisée que dans une mesure fort restreinte : les ménagères la recueillent, par des conduits venant des toitures, dans des auges en pierre, dans des bailles en bois, dans des réservoirs cylindriques eu zinc, et elles n'affectent son usage qu'au netto3 r age du linge, à la lessive. Point de citernes dans les maisons, et ainsi pas d'approvisionnements pour l'époque des sécheresses, pour les mois des grandes chaleurs, où le débit des sources baisse d'un quart, quelquefois de moitié.

Eau de rivière. — La Charente, qui baigne nos murs, met à notre disposition des eaux inépuisables; mais le Ilot do la mer, qui remonte même au-delà de Saintes, altère leur pureté eu les chargeant d'une quantité variable, suivant les saisons, de chlorure de sodium. Ce n'est que dans de certaines conditions d'étiage, à mi-jusant, par exemple, qu'elles cessent d'être sensiblement salées et qu'à la rigueur elles deviennent potables. Je ne mentionne ici que leur degré de salure, négligeant, pour le moment, d'autres éléments dont il faut tenir toutefois un compte sérieux; j'y reviendrai plus tard. Toujours est-il qu'une machine àwapeur puise quotidiennement dans le Meuve une certaine quantité d'eau qui reçoit des applications journalières.

Cette pompe à feu, assise sur le canal qui fait communiquer le lit de la rivière avec le bassin à flot, agit tout à la fois et sur le canal et sur des fosses (jui vont s'ouvrir directement dans le lit du fleuve. Ces fossés sont au niveau <les petites marées; ils prennent donc presque toujours l'eau au moment de la pleine mer; pour la recueillir à mi-jusant, il faudrait les baisser de l n 50. Le bassin lui-même ne se remplit qu'à pleine mer. Il y a, dès lors, bien des chances pour qu'il ne contienne et ne fournisse à la machine à vapeur que de l'eau tenant en dissolution une quantité de sel marin dépassant les proportions hygiéniques. On dit, il est vrai, qu'au fond de ce bassin sourdent des eaux potables assez abondantes pour compenser l'effet de l'évaporation (que l'on évalue à 700 mètres cubes par jour), ce que semble démontrer, en effet, le niveau constant de la surface liquide, et Von en tire cette conclusion que le bassin contient autant d'eau douce que d'eau de rivière, et que si on le maintenait quelque temps complètement isolé du fleuve, il n'aurait plus que île l'eau de source, parfaitement potable. Je ne sais jusqu'à quel point cette fstimation peut être fondée; mais ce qu'il y a de certain, c'est que cet isolement du bassin d'avec la rivière n'est point chose praticable; que les portes de communication s'ouvrent, au contraire, souvent, et que le commerce désire les voir s'ouvrir plus sauvent encore, pour donner passage à de nombreux navires; que, dès lors, c'est bien de l'eau de rivière que la pompe à feu conduit à divers établissements de notre ville.

La pompe à feu, représentée par une coquette machine à vapeur, de la force de huit chevaux, et qui brûle 15 kilogrammes de charbon à l'heure (l'ancienne eu consommait 03), lance dans ses tuyaux de conduite 67 mètres cubes d'eau a l'heure; environ 1,000 par jour, en hiver; 1,200, en été. En voici la répartition, saison d'hiver :

Hôpital de la marine. — 180 mètres cubes par jour, destinés aux soins de propreté, aux bains, au lessivage du linge, a l'arrosage du jardin potager d'une contenance de trois hectares.

L'Hôpital reçoit aussi, par l'intermédiaire de la même machine à vapeur, lu mètres cubes par jour d'eau de source, pour les usages domestiques, cuisine et pharmacie, c'est-à-dire pour la boisson des malades, la préparation des aliments, la confection des tisanes, potions, etc., etc.

Réservoir central, situé sur le point culminant de la ville, à sa limite nord, près du Rempart. — 500 mètres cubes par jour, employés pour l'irrigation des ruisseaux. Un embranchement pour la Maison d'arrêt, un autre pour l'Hospice civil.

La Maison d'arrêt compte, en moyenne, de 20 à 30 prisonniers; la soupe est faite généralement avec l'eau de la Charente ; autant que possible, l'eau à boire provient des sources, mais il arrive souvent qu'on est réduit à l'eau de puits.

Pendant longtemps, l'Hospice civil n'a consommé que l'eau de la Charente; depuis quelques années, on la remplace, à la cuisine et à la pharmacie, par de Veau de puits qui ne vaut pas mieux; à plusieurs reprises, on s'est précautûumé d'eau de fontaine, mais les moyens de transport et l'eau de source elle-même font souvent défaut.

300 mètres cubes sont distribués journellement aux Casernes d'infanterie et d'artillerie de marine, du régiment de ligne, de la division des équipages de la flotte, à la Fonderie, aux Subsistances, à l'Abattoir, à l'Hospice des Orphelines, aux Jardins public et botanique, à la Préfecture maritime, à la Gendarmerie maritime, à la Prison Saint-Maurice, à la Mairie, aux établissements de Bains, etc.

Dans les jardins de l'Hôpital maritime, de la Préfecture, de l'Ecole de botanique, elle sert à l'arrosage; et bien des fois les jardiniers ont constaté ses funestes effets sur les plantes qui languissent, se dessèchent et finissent par mourir. N'est-ce pas là un salutaire avertissement, quand on songe que, dans les Casernes, à l'Hospice des Orphelines, cette eau de la Charente est presque toujours affectée aux usage* culinaires?

Eaux db sources. — Les sources qui viennent aujourd'hui à Rochefort, Pourangeard et La Touche, provenant, toutes les deux, du plateau de Puyjarreau, sont de bonne qualité et avantageusement utilisées pour l'alimentation ; mais leur rendement se borne à 10 litres par minute pour la première, à 38 pour la seconde, soit 57 litres au total (maximum de production), ce qui donne par jour environ 82 mètres cubes. Fourangeard est absorbé d'une manière complète par les besoins spéciaux de la marine (Hôpital et Arsenal), pendant toute la saison d'été, en sorte que La Touche seule vient en ville. En définitive, dans les conditions les plus favorables, avec une population de IJO.OOO âmes, nous n'avons que 2 litres et demi d'eau potable par jour et par habitant. Cette quantité, déjà si insuffisante, est encore réduite de beaucoup dans la saison d'été, à ce point que s'il survient une sécheresse un peu prolongée, la marine est obligée de venir en aide à la ville pour sa consommation quotidienne, en lui donnant, à grands frais (pour la marine), de l'eau de la fontaine Lupin (située presque à l'embouchure de la Charente, à trois lieues de distance de nos murs), amenée par des bateaux-citernes de l'Etat (1 citerne par jour, 80 mètres cubes). Pour ne parler que des derniers temps, celte disette d'eau s'est fait sentir eu 1864 et 18(18 : nous avons vu, à ces époques, les populations altérées et avides se presser autour de nos rares réservoirs d'eau douce , chacun attendant , anxieux et souvent en vain , son tour d'approvisionnement.

Eaux de puits. — 11 résulte de cet état de pauvreté que, fatalement, une très grande partie des habitanls,— et particulièrement tous ceux du Faubourg, où n'arrive pas une goutte d'eau de sources, — demandent aux puifs creusés dans les maisons, l'eau qu'ils ne trouvent pas ailleurs.

Considérés à un point de vue général, les puits présentent rarement des eaux dont la composition permette de les appliquer avec avantage aux besoins de l'économie domestique. Creusés dans l'intérieur des villes, au centre des habitations, ils renferment parfois, outre les matières minérales fixes que l'on trouve habituellement dans les eaux douces, de fortes proportions de sulfates, phosphates et azotates; de plus, on y trouve une grande quantité de substances organiques, dont l'origine doit être rapportée a la pénétration, soit directe. soit par infiltration, des résidus liquides de l'économie domestique, de l'industrie, voire même des fonctions animales.

Du général arrivons au particulier, et voyons quelles sont les conditions de nos puits à Rochefort. Proclamons d'abord un premier fait, c'est qu'il y a, dans certains quartiers de notre ville, des fosses d'aisances qui n'ont jamais besoin d'être vidées, parce que les eaux d'infiltration les débarrassent, successivement ou à l'époque des crues, des matières qu'on y projette chaque jour: et, pour le dire en passant, ne serait-il pas rationnel et prudent d'imposer à tout propriétaire l'obligation de faire établir dans sa maison des fosses étancnes? D'un autre côté, la fâcheuse habitude des puits perdus, dans un sol perméable, a pour effet infaillible d'altérer la pureté des eaux que les puits ordinaires sont appelés a recueillir.

DE l'eau 23

Eu ce qui concerne nos puits, la question est jugée depuis longtemps : leur eau est dure, chargée de sels; elle dissout peu le savon, elle Tait cuire imparfaitement les légumes; elle est, d'ailleurs, peu abondaule et elle n'offre ainsi ni en qualité, ni en quantité, un approvisionnement sérieux. Aveuglé par l'amour de la propriété, chacun déprécie les puits de ses voisins et vante le lien. De celte estimation personnelle et partout erronée, il résulte que la nmsommation de l'eau de puits est vraiment excessive et devient un danger piiur la santé publique.

Mais, dans une question de cette importance, j'ai cru utile de ne point me imrner à condamner sans preuves, et, dès 18ti3, j'ai demandé à M. Roux, premier pharmacien en chef de la marine, de me rendre le service d'analyser l'eau de tous les puits du Faubourg. Malgré de nombreuses occupations, M. Roux n'a pas hésité à accepter cette tâche ardue, et il s'en est acquitté avec ce soin et ce talent consciencieux qu'il apporte dans toutes les recherches 'tu laboratoire.

Je ferai observer que l'eau à analyser m'a toujours été fournie par les soins lit; l'administration municipale. M. Grésil, agent-voyer, avait la précaution, l>our chaque échantillon, d'indiquer la rue et le. numéro de la maison où il avait été pris, la profondeur du puits, les usages auxquels l'eau était affectée, el enfin la date de l'expérience.

be 1863 à i866, l'eau de 255 puits a été analysée par M. Roux ; MM. Jouvin, pharmacien en chef, et Peyremol, pharmacien professeur, ont fait 48'expéilencas analogues ; en tout, 303 analyses.

un sait que l'emploi de l'hydrotimètre accuse dans un litre d'eau inoins d'un centigramme de sel de chaux ou de magnésie, c'est-à-dire moins d'un '•ent millième de son poids, et que la détermination des degrés hydrotimé- Iriques répond à presque toutes les questions qui se rapportent à la qualité et au choix des eaux. C'est à l'aide de ce procédé qu'ont été étudiées les eaux de rivière et de sources du bassin de la Seine, les eaux souterraines de la ville de Paris et, par M. Robinet particulièrement , les eaux les plus importantes di* toute la France. C'est aussi à l'épreuve de l'hydrotimétrie que M. Roux a soumis les eaux de puits du Faubourg.

Mais la solution de savon, sur les réactions de laquelle repose l'hydrotimétrie, ne décèle pas dans les eaux la présence du chlorure de sodium, et ■vlui-ci cependant peut, s'il atteint une certaine proportion, rendre impotable une eau qui ne contient que les quantités hygiéniques de sels de chaux et de magnésie.

yuelques-uns des puits de Rochefort et des environs contiennent plus de tf-'jJO de chlorure de sodium par litre. De pareilles eaux sont évidemment 'laagereuses pour la santé, et cependant l'hydrotimètre reste muet en présence 'l'un produit que les physiologistes considèrent comme un dissolvant des globules et de la fibrine du sang.

Il existe, dans la rue du Breuil, un puits dont l'eau marquant 34* pourrait ••tre considérée comme notable au point de vue hydrotimétrique, et qui est impropre à la boisson, car elle renferme une énorme proportion de chlore, ■vrrespondaiit à 0*,952 de chlorure de sodium.

Si de faibles proportions de ce sel échappent aux recherches hydrotiméfriques, des proportions considérables du même produit nuisent, au contraire, aux indications fournies par la solution alcoolique de savon. Ainsi, l'eau de mer, qui renferme un chiffre assez élevé de sels de chaux et de magnésie, ne !*ut être essayée à l'hydrotimètre, attendu que le chlorure de sodium, qui lui '"une sa salure caractéristique, aux prises avec le savon, paralyse ou modifie

magnésie, de manière à frapper d'inexactitude

son influence sur la chaux et la n les degrés hyd rôti in étriqués obtenus.

Pour faire une étude complète de l'eau potable, à l'endroit des sels qu'elle contient, l'hydrotiinétrie ne suffit donc pas, puisqu'elle ne s'adresse qu'ans sels de chaux et de magnésie; il faut poursuivre encore le sel marin.

M. Roux a eu recours, dans ce but, à un procédé chlorurométrique, dont l'idée première revient à M. le docteur Mohr, mais qu'il a fait sien par son mode d'application, et qui se recommande par sa rapidité, son exactitude e! sa simplicité. 11 consiste à traiter l'eau à expérimenter, par une silutinn d'azotate d'argent avec addition de chromate de potasse.

M. Roux a donc soumis les eaux à un double essai hydroti-chlorométrique.

Le chlorure de sodium, les sels de chaux et do magnésie peuvent, dans une certaine mesure, non-seulement être assimilés par l'organisme animal. mais encore contribuer à la nutrition au même titre que les aliments proprement dits. Il n'y a pas lieu , dès lors, de regarder comme impotables les eam qui en renferment ; il s'agit uniquement d'en doser la quantité hygiénique. M. Roux regarde comme potables les eaux qui ne dépassent pas 35" hydrotimétriques et, par litre, 0",30 de chlorure de sodium.

Voyons, maintenant, d'après cette base, les résultats fournis par l'anali* des eaux de puits de Rochefort :

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