‹ Statistique médicale de Rochefort, Charente-InférieureChapitre 110 sur 125 · NOMBRE DES CAS · texte numérisé non relu

NOMBRE DES CAS

NOMBRE

NOMBRE Des DECM

de fièvre intermittente

de phthisie

des décès par phthisie.

par phthiate,

traités à l'hôpital.

traités à l'hôpital.

à l'hôpital.

la population total*. ,

TO

Ainsi les années 1859, 1868, 1865, 1857, 1855 et 1856 donnent chacune un nombre de cas de fièvres intermittentes qui est au-dessus de la moyenne des 14 ans, laquelle, avons-nous dit, est de 1419. La moyenne générale de ces six années s'exprime par 2086 cas. Or, dans le même laps de temps, la moyenne annuelle a été :

Pour les admissions de phthisiques à l'Hôpital. . 54,50 ;

Pour les décès par phthisie à l'Hôpital .... 19,16 ;

Pour les décès par phthisie, population totale . . 60,00. Les 8 autres années ont présenté, au contraire, un chiffre de fièvres intermittentes inférieur à la moyenne des 14 années ; la moyenne de ces 8 années est de 919 ; et, dans ces 8 années, la moyenne donne :

Pour les admissions de phthisiques à l'Hôpital. . 54,50 ;

Pour les décès par phthisie à l'Hôpital .... 18,25 ;

Pour les décès par phthisie, population totale . . 58,87. Rien n'indique donc, dans ces 14 années, la réalité de la loi d'antagonisme posée par le docteur Boudin entre les fièvres intermittentes et la phthisie ; le chiffre des décès dus a cette dernière maladie ne subit que des oscillations insignifiantes et même il augmente légèrement, au lieu de diminuer, dans les années où l'influence palustre se fait sentir davantage. Ce résultat se manifeste tout à la fois à l'Hôpital et en ville, pour les admissions dans l'un, pour les décès dans les deux.

B. Fièvre typhoïde.

Les variations d'intensité des miasmes paludéens ne réagissent pas sur le développement de la fièvre typhoïde, puisque le nombre des cas et le chiffre des décès pour cette maladie, restent à peu près les mêmes tous les ans. La rareté des (lèvres typhoïdes à Rochefort est un fait authentique ; mais leur gravite relative est réelle aussi ; leur mortalité est de 29,96 pour 100.

En définitive, la loi d'antagonisme du docteur Boudin, sans qu'il taille l'adopter complètement pour Rochefort, a cependant un coté de grande vraisemblance, puisque la phthisie y est moins commune et marche plus lentement qu'ailleurs, puisque la fièvre typhoïde y est décidément peu fréquente.

Et, quant à moi, il ne me répugne en aucune façon d'admettre que l'atmosphère, imprégnée des effluves qui engendrent la fièvre intermittente, ne présente pas les conditions favorables au développement des affections typhoïdes, et que l'air chargé d'humidité, véhicule des miasmes de marais, soit peu irritant pour la membrane muqueuse pulmonaire et n'excite pas pathologiquement le germe tuberculeux des voies respiratoires.

Cependant, ici encore, il ne faut pas exagérer et conclure, par exemple, que les fièvres intermittentes soient un paratonnerre assuré contre les maladies graves. Dans les 6 années où le nombre des fièvres intermittentes a dépassé la moyenne, la mortalité moyenne a été de 99,88, tandis qu'elle s'est abaissée à 83,12 dans les 8 autres années, pour chacune desquelles le chiffre des fièvres intermittentes est resté au-dessous de son nombre moyen.

Pour juger, en dernier ressort, l'influence de la fièvre intermittente, il faudrait comparer le chiffre proportionnel des décès de l'Hôpital de Rochefort à celui des autres hôpitaux analogues. Je n'ai pu malheureusement me procurer de renseignements que pour l'année 1859; ils m'ont été fournis, avec une extrême obligeance, par mes collègues des autres ports. J'en transcris les résultats dans le tableau suivant qui peut se passer de commentaires :

La moyenne des journées d'hôpital, en 1859, est de 22,12 pour Brest; de 18,64 pour Rochefort.

Je fais observer, en passant, la différence qui existe dans le nombre de vénériens entre Rochefort d'une pari, Cherbourg, Brest et Toulon de l'autre.

Dans YÊtude, si remarquable, des hôpitaux de Paris, publiée, en 1802, par M. Hussnn, directeur de [administration générale de l'Assistance publique, je trouve (pages 377 et 378) de précieux documents sur les Hôpitaux maritimes, pour l'année 1860. C'est une suite trop naturelle au tableau précédent pour que je ne les transcrive pas.

Nombre des jour nie» de traitement, en 1860, dans les Hôpitaux maritimes.

Mouvement dea malades, en 1860, dans les Hôpitaux maritimes.

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