HOUE MEDICALE DE ROCHEFORT
' "TJV r '".** ^^î^ralure favorise la dissolution et la décomposition Je- 'orp* *rt Uv lit ; .•rv^. , i,,i l j e l'eau.
5 i* fr * , " i ' ;' rK -"* •'tait la seule boisson que les bestiaux eussent, IW. « aaiii lfr- ( :-.araî».ï. i~ -n tiède, qui ne pouvait les désaltérer quoique piiw « en ^njii-.e q :;•:. v t -t qui produisait 1 effet d'un bain chaud sur la mu- * 'I' J ' :i, ^ : -•'■-'' -ii.WMiiale, qu'elle relâchait et débilitait, autant par sa
w'inp*-rst .re *-.evée que par son impureté, et à laquelle elle enlevait la puis- « san'f- (*e r-. :.»ra.;^ r une inflammation franche.
« Ces ca .-.- aji-ssaient sur les animaux avec une grande énergie et pmvo-
S', 1 ?. 1 , • l ' na T'^ année, de nombreuses pertes; des étables entières élaieul < htteraknier.t dépeuplées.
* Le pays était mal habité : tout ce qu'il y avait de mauvais sujets dans la « contrée s y donnait rendez-vous, et des bandes nombreuses de fraudeurs s'v € organisaient.
« Le marais était presque impénétrable ; il y avait partout des trous, des « londrieres : les loups, les sangliers et les voleurs y avaient util élection de
? ne séparait les héritages ; les roseaux et les rouches étaient
nbreux et élevés que les propriétaires étaient souvent de-
ères sans découvrir leurs bestiaux, dont plusieurs devenaient
auts seigneurs du lieu.
mps sont déjà loin de nous, et il nous a été donné d'assister aui
heureux qui se sont opérés chaque année, depuis qu'une catia-
umunt combinée a permis à une eau abondante, douce, vive et
vmplacer deux fois par mois ce liquide stagnant, infect et
'onlunnit tant de germes de mort.
nl'uisanto influence des mesures nouvelles, le sol, chaque année.
il, mais régulièrement desséché et raffermi.
ndo partie de ce vasle espace, occupé par les bas fonds oujas
vsqiio constamment submergés et complètement improductifs.
do végétaux grossiersau début ; cependant quand le soleil avail la >m les meilleures, les graminées et les légumineuses qui vieiiiiiiili'urs ou bosses, et qui .sont recherchées avec tant d'avidité iix, coux-ci trouvaient déjà dans les rouches et les roseau*
venus une nourriture sinon bonne, abondante ou moins
UlIlllll'S.
i> i-ertnllioment pas en disant que, généralement, dans les dis
iros do dessèchement, les propriétés ont quadruplé de valeur. i,. ( quinze (innées qui ont suivi, elles ont décuplé et plus, cVstn ]|i"4 qui valaient cent cinquante francs l'hectare, avant leiii, k do dessèchement, se vendent aujourd'hui quinze k dix-huit mm l'irilériour même du marais, et ce n'est peut-être pas imp l'nH'rqiio, flans quelques années encore, à part même la hausse . iriTi's mi général, celles-ci auront, intrinsèquement parlant.
.,,1 ilcH bas-fonds subit chaque jour les bienfaits' des influence? ,., ),(■•. végétaux changent de nature; de grossiers et gigani,ii".'li'H avons montrés d'abord, ils deviennent plus inhuv>. 'n'ii'Hit durs, plus facilement mangeables.
., n . jniiT- ncciipaiits disparaissent et cèdent la place à fie* ''. iimilllé <!"' s, " lt ,res «PP <i '« cs P* 11 ' te* bestiaux.
MOUVBMBNT DE LA POPULATION JUSQU'A iggg 7g
« Ce ne sont pasencoreces graminées, ces légumineuses hâtives et odorantes nui font du foin du marais le meilleur de tout le pays, mais c'est déjà une fort bonne pâture pour l'espèce bovine.
« Enfin, le résultat le plus satisfaisant, le plus important assurément, c'est que l'état sanitaire s'est amélioré en raison directe du dessèchement.
* Nous avons montré de terribles maladies apparaissant à une époque fixe chaque année, moissonnant les populations entières et laissant vides les niables.
» Bientôt la constitution médicale se modifie, le» affections graves des organes ahdorainaux chez l'homme disparaissent ; les fièvres, si files sont aussi fréquentes, perdent de leur gravité, de leur ténacité. Le temps marche : quinze ans de dessèchement existent déjà, la santé publique s'améliore manifestement, le teint blême, terreux, la maigreur, la lenteur des mouvements, l'apathie, la paresse, qui caractérisent les habitants du marais et des environs disparaissent ; une génération nouvelle se développe : les enfants sont frais, asiles, vigoureux ; ils promettent des hommes forts et robustes, tels que nous Ips voyons aujourd'hui.
« Enfin les maladies des bestiaux diminuent aussi en nombre et en intensité, et cela devait être. Il y a beaucoup plus de rapport qu'on ne le croit généralement entre leur organisation et celle rie l'homme. L'anatoraie générale et la physiologie ne sont-elles pas, en effet, les mêmes ? Or, s'ils sont soumis aux mêmes causes, pourquoi n 'éprouveraient-ils pas des effets analogues î € En effet, ici s'est présenté un point de médecine comparée des plus intéres- ■vints : c'est la liaison étroite qui a existé entre les diverses affections sur des êtres d'espèce différente et la disparition graduelle et parallèle des maladies qui les assiégeaient, car nous avons vu diminuer chaque année ces cas lerribles de charbon en quantité et en gravité ; enfin ils ne se sont plus montrés que sporadiquement.
« Aujourd'hui, nous pouvons assurer, en toute conscience, nous qui, par profession, sommes appelé chaque jour dans les marais de Brouage, que cet herbage n'a rien à envier, sous le. rapport sanitaire, aux pays les plus favorisés.
* C'est là un fait capital pour l'agriculture, dont les bestiaux sont la base, car ils entrent pour une large part dans la richesse publique.
* Avant la disparition de ces terribles épizooties, l'agriculteur, l'éleveur étaient, chaque année, menacés de voir disparaître, en peu de temps, leur fortune toute entière. Aujourd'hui on agit avec sécurité; l'agriculture, le commerce, grâces aux belles routes qu'on a pratiquées dans le marais, prennent un nouvel essor.
* Chaque année on expédie, pour des sommes considérables, du fojn dans la haute Charente ; le commerce des bestiaux est très actif; les fumiers qu'on ne pouvait enlever, sont actuellement transportés avec soin sur les terres voisines qu'ils viennent féconder, car celles du marais, si profondes, si riches en humus et si abondantes en phosphate, en nitrate, en carbonate, en hydrochlorate de chaux, de potasse et soude surtout , peuvent donner d'abondantes récoltes pendant longues années, de céréales même, sans réclamer ni engrais ni amendements. Des essais faits en petit disent tout ce qu'on peut attendre de cette terre promise.
« La santé robuste des habitants leur permet de vaquer aux rudes travaux de la campagne, et, sous très peu de temps, ce pays, si longtemps arriéré, «élèvera, j'en suis sûr, à un haut degré de prospérité, car il en a tous les éléments, et l'avenir ne peut lui faire défaut. »
fi STATISTIQUE MEDICALE DE ROCHEFORT
Nous mirons, ii \n An de cet R^sai, l'occasion de revenir sur les questions qui l'uni M <|iip aoutovfW H. Pour les résoudre il fauf d'autres documente encore. ~,f n>sl qn'ithrà* avoir réuni en un seul dossier toutes les pièces du procès f n'Il est permis de formuler un jugement.
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