‹ Statistique médicale de Rochefort, Charente-InférieureChapitre 7 sur 125 · B. GÉOLOGIE, MINÉRALOGIE · texte numérisé non relu

B. GÉOLOGIE, MINÉRALOGIE

(Ce chapitre a été rédigé en entier par M. Pejremol. pharmacien-profeiw.il r de la marin' qui en a emprunté les principaux élément* au remarquable ouvrage de M. Manès : Dricrij tien phy tique, géologique et minera logig-uc du dtperlcntfnf de In C/iarenle-InferUure, > qui y a ajouté «es propret observations.)

§ I. — Quand on jette les yeux sur la carte géologique du département de la Charente-Inférieure, on constate tout d'abord les laits suivants :

1° Le sol offre une constitution assez variée, mais dont les éléments sont relativement modernes. Les terrains anciens, les roches ignées et métamorphiques, ainsi que les nombreux minéraux qui les accompagnent, ne s'y rencontrent nulle part ;

2° Les différents terrains y affectent un parallélisme constant, suivant une direction S, -E. N.-U. On observe ainsi, dune manière générale, du Sud an Nord, cinq zones successives dont deux , appartenant au terrain crétacé, alternent avec deux autres, appartenant au terrain tertiaire ; la cinquième, i"t la plus étendue, est formée de terrain jurassique ;

3° Les îles d'Aix, Madame, de Ré et d'Oleron ne sont évidemment que des lambeaux séparés du continent par l'action érosive de l'Océan , qui baigne toute la côte Ouest du département. Ces îles ont, en effet, la constitution géologique que leur assigne le prolongement des zones que nous venons d'indiquer;

4" Les alluvions marines, qui forment des plaines étendues aux embouchures de la Seudre, de la Charente, de la Sevré, rappellent qu'il y avait là, jadis, trois grands golfes, comblés aujourd'hui par les dépôts apportés ou remanié» par l'Océan. Le promontoire à l'extrémité duquel se trouve Bourcefranc, partageait en deux le golfe de la Seudre ;

5° Les terrains les plus âgés appartiennent à la formation oolithique de l'époque jurassique.

S, H. — Les affleurements variés du département, représentant l'échelle fréognostique ascendante à peu près complète, à partir de l'oolithe moyenne, tmus ne pouvons mieux faire, pour fixer les idées, que de reproduire cette échelle telle que l'a établie le savant ingénieur en chef des mines, M. Manès.

Nous y marquons d'un astérisque les étages ou dépots que nous aurons à étudier.

(\ ' Dépôts tourbeux.

Flimatiles. j — areiiacés et argileux.

,™,„ mo.„,„.- aiiu.,..., .-T.tr. de M.

J Marines. ! ' Dunes.

' ( * Cordon» littoraux.

Î Etage supérieur (pliocène).

— moyeu (miocène).

' — inférieur (èocène).

Il Euge de la craie à ostrea vesicul.iria.

Craie supérieure. — — grise ou glauconieuse (tufau).

! ' — des calcaires gris à aiogyra auricularis.

lOolithesupérietire] .

— moyenne, j

Ainsi qu'on peut le pressentir, d'après le tableau précédent , les éléments minéralogiques sont peu variés et se réduisent aux suivants :

Chaux carbonatée formant l'ossature générale du sol ;

Chaux sulfatée ;

Quartz ;

Feldspath ;

Mica ;

Fer sulfuré ;

Fer oxydé hydraté ;

Fer silicate ;

Lignite ;

Succin ;

Tourbe.

*T*TI*TIV1! HEMCALE IiE ROCHEFORT

> ,'';':-i«ath, le mica, le fer silicate, sont iri des

x ■■■•• -ébranles a donné, dans ces dernières aimées, :-■ ,i frdjdier la imposition géologique des environ* * rad-i'jb do port militaire, le bassin à flot du port ■ - n» f*-r d'<Jrléan» et des (Parentes, en nécessitant ...-.}.«*«.. „nt permis d'examiner la constitution du .- <-t dan- tous «es détails. Enfin, le forage du puits '■ l'Hôpital de la marine, ouvre aux investigation» '■ iju'intopoKantp : et ce magnifique travail vienl '•'•l'^'J'i'ie> laites jusqu'à ce jour en Saintonge, par mérite.

->■! ijmili-r"ii- l'aire que nous avons rintentiuu d'étudier, à un >> , .'>iti"lre- "nvinui autour de Rochefort, et dont le périmètre * -. -fiieiin ni par Mareuiies, Beurlay, Moragne, Muron, Anlillières, .1. •■< "finjiifiidrait l'île d'Aix et une partie de l'île d'uleron. ■•. 'ii i>ii<b< f'jitcirlf'ratiuit scientifique, l'espace ainsi circonscrit , et ;.,t.;,'t -uifi ;iji< au point de vue de la climatologie, offrait, il > a ,.],. cinrici'. deux aspects bien différents :

i.Tt»i'. haute*-; luds, vignes, céréales, janlins fruitiers et maraîchers : :ii'ii"> )ih»m's : prairies, marais-gàts et marais salants. ■iru.'i.*. caractérisées par les cultures, les industries, les habitudes, i parhiileiiienl avec les données géologiques.

oiiii*-. eu effet, que les parties basses appartiennent au terrain f ou moderne, et se sont formées (Talluvtoits marines, particulièrei-rnv d» liri, tandis que les parties hautes présentent des affleurei,. d"s terrains tertiaire, crétacé et jurassique.

;, doux teintes, ilressée par M. l'ingénieur (luilleirïain, permel ■i d'un seul coud d'œil la plaine et tes reliefs dont nous venons de I cwdu-T retendue relative de ces deux sortes de terrains.

vue le rapport purement géologique, nous voyons les différents ni depol- ^- localiser ainsi :

•<it>, hiurifiu- comiueiiceut à Saint-Jean du Breuil et se continuent, ni- stirjfiw». sur un parcours de plus de 10 kilomètres. ' lormn deux grandes aires, dont la principale occupe presque nifiit. sur la rive droite de la Charente, un espace très irrégulièn 1 i;ni>>iil»irf a\ant in à i'i kilomètres de côté, et constituant les marais •ni <lii».

4ii- la phino formée par le lui que nous rencontrons souvent, sous loi . le» leliel» de- terrains plus anciens.

i Mlii-

< Al « mi it» rt oivitt- Ar fer

(• ' i artvinalf d» chani Eau et matière* oreaniquos. .

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