‹ Statistique médicale de Rochefort, Charente-InférieureChapitre 8 sur 125 · K" Marais de Moni«rrail · texte numérisé non relu

K" Marais de Moni«rrail

245 M' Mirais de ïloêie

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I|L" Marais communal de Saint-Frôult |;L Marais communal de itoeie. . .

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La seconde aire du bri, beaucoup moins étendue, est comprise entre Hiers, Saint-Just, Broue, Saint-Fort, Beaugeay, Saint-Proult. Le grès vert l'entoure complètement, et lui forme une étroite ceinture.

Les rives de la Charente, jusqu'à Agonnay, et celles de la Boutonne, jusqu'à 3 kilomètres en amont de Champdotent, appartiennent également aux allumons marines. Enfin, le bri forme plusieurs lambeaux à l'île d'Oleron.

Les dtcnes se rencontrent au S.-O. île Saint-Trojan , formant la pointe méridionale de l'île d'Oleron.

Mais c'est surtout entre la Tremblade et Royan que nous les voyons prendre une importance réelle, puisqu'elles y acquièrent un développement de 23 kilomètres de longueur sur 3 de largeur.

La proportion de silice dans le bri, la constitution des dunes de la Tremblade, d'Arvert, de l'îled'Oleron, et celle des cordons littoraux, ont fait supposer que les éléments de i»s trois sortes de dépôts provenaient des falaises de la Bretagne.

Les cordons ltttorau.c forment, sur la cote ouest de tout le département, une zone dont la largeur varie de quelques centaines de mètres, à 3 et même i kilomètres.

Le terrain tertiaire fournit trois petits îlots, dont le premier, sur lequel est bâti le bourg de Moragne, est entouré d'une ceinture de grès vert, le tout enclavé dans le terrain kiinméridien; le second, au nord de Bords, est isolé ifans le calcaire à caprinelles ; le troisième, contre Soubise et Saiut-Nazaire, émerge des marnes a ostracées.

Enfin, il occupe une étendue assez considérable, et à périmètre très irrégulier, entre Saint-Porchaire et Trizay.

Le calcaire gris à exagyra auritrutaris forme, au sud de Trizay, une bande de près de 2 kilomètres de large, qui se prolonge, suivant une direction S.-E., en se rétrécissant de plus en plus, vers Sainte-Radégonde , l'ont-l'Abbé, Saint-Michel. On en retrouve encore un petit lambeau au S.-O. île Beurlay.

Le calcaire blanc à nultstes donne un affleurement à l'est de Beurlay. On !■' rencontre ensuite, entre Soubise et Champagne, suivant l'allure générale <les terrains dans le département, sur une étendue de 12 kilomètres de long -ur 2 à 3 île large. Il est là presque complètement entouré par une zone de l'étage des marnes à ostracées.

En dehors de cette zone, l'étage des marnes à ostracées forme, à Saint- Hippolyte, une bande étnïite, qui se dirige (S.-E.) vers La Vallée, L'Houmée, Romegoux, et se retrouve à l'île Madame, dont il constitue toute la partie N.-E. A l'étage du calcaire à caprine/les se rapportent :

i" Une enclave circonscrite de tous côtés par le grès vert, et qui s'étend de ■ Fouras à Saint- Laurent ;

2" Au nord du Breuil-Magné, un îlot entouré au Sud par le grès vert, au Nord, par un lambeau de l'étage kimméridien ;

■i" Une bande très étroite, partant de l'embouchure de la Charente, et se dirigeant (S.-E.) vers les Epaux, Saint-Martin, Saint-Agnant ;

4" Une zone, partant de Candé, passant par Saint-Clément, Tonnay- Charente, et se terminant à la Coudre ;

ô° Au nord de la Seudre, une zone assez étendue, partant du Chapus, et passant par Bourcefranc, Marennes, Saint-Just ;

6" Toute la côte S.-O. de l'Île d'Oleron, sur une largeur qui n'atteint pas 1 kilomètre.

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Le grès vet-l l'orme :

1" Un petit îlot, au sud de Saint-Hippolyte ;

2° Une bande peu étendue, à l'ouest de Saint-Elément ;

3° Deux massifs assez considérables : celui sur lequel est bâti Lussant.et celui qui, partant du Breuil-Magné , vient aboutir à Rochefort ;

4" Une bande étroile et parallèle au calcaire à caprinelles,- à la côte sudouest de l'ile d'OIeron.

Il entoure complètement, sous forme de ceinture : le calcaire à caprinelleà Fouras ; le bri et l'étage kimniéridien dans le marais de Brouage ; le terrain tertiaire à Moragne.

Enfin, l'île d'Aix et la majeure partie (S.-O.) de l'île Madame sont forméepar la craie inférieure.

L'étage portlanttim forme la majeure partie du sol de l'île d'OIeron ; il existe, sur une assez grande étendue, entre Saint-Proult et Beaugeay, el fournit au S.-u. de Moëze un petit îlot au milieu du bri.

L'étage ktmmêridien apparaît au S. de l'oolithe moyenne, et occupe presque tout le N.-E. du département, de Muron à Neuvic et de Saint-Hilaire à Aulnay.

Dans l'aire que nous étudions , nous voyons ce terrain former de nombreux îlots dans le bri, tantôt indépendants, comme à Chatelaillon, Voutron, Yves, Loire, Flay, île d'Albe ; tantôt en connexion avec le grès vert, Ouest du canal de Charras et du Breuil-Magné.

L'étage corallien, calcaire à polypiers, occupe la région nord de l'aire que nous avons circonscrite, et même tout le nord du département, sur une largeur parfois de 25 kilomètres et une longueur triple, sans y comprendre !e prolongement qui va former l'île de Ré tout entière.

§ V. — La plaine qui environne Rochefort, dépend de l'anse limoneuse de l'embouchure de la Charente. Elle présente, à l'Est et au Sud, deux reliefs de même hauteur que le précédent, mais de constitution différente. L'un, qui forme le coteau de Puyjarreau, dépend du calcaire à caprinelles; l'autre, qui s'étend entre Soubise et Martrou, sur la rive gauche du fleuve, appartient à l'étage des marnes à ostracées.

En dehors de ces trois collines, l'horizon est encore limité, au Nord, par le massif jurassique et par les îlots qui en dépendent, dans la plaine comprise entre Chatelaillon et le nord de Moragne.

Le bri a peu d'épaisseur autour de Rochefort, et, à quelques mètres de profondeur, on rencontre le calcaire à caprinelles et les sables du grès vert.

En réalité, ces sables, et surtout les caprinelles ou ichthyosarcolites. forment les traits particuliers de la géologie locale.

Les sables du grès vert, qu'on exploite à Charras, à la Vigerie, à Mourière. peuvent servir de type pour l'étude de cette formation. Les tranchées y offrent tes jaspures les plus variées. On y rencontre des concrétions de litnonile souvent tabulaires , annonçant que ces sables ont été pénétrés par des infiltrations ferrugineuses. On surprend encore ces infiltrations minérales se faisant jour sur divers points du département, comme à la fontaine de ta Rouillasse, entre Soubise et Moëze.

Les caprinelles caractérisent bien plus encore le terrain de Rochefort par leur prodigieuse abondance et la singularité de leur organisation. Leurs dépouilles fossiles, si reconnaissantes à leur test épais et arqué, formé par un grand nombre de tubes accolés, sont entassés dans notre sol, où leuraccumu-

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lalioti forme des bancs entiers de calcaire, comme en ont mis à découvert les travaux du bassin à flot de ta porte Bégon.

Les fossiles abondent d'ailleurs dans notre aire géologique , à l'étude de laquelle la paléontologie doit une de ses plus célèbres illustrations : d'Orbigny.

De tous les étages que nous avons examinés, c'est certainement celui du grèà vert qui offre le plus grand intérêt minéralogique. Nous y rencontrons surtout des argiles aussi variées de couleur que de composition et qui contiennent des minéraux importants : telles sont les argiles pyriteuses et lignitifëres de l'île d'Aix, d'Enet, de Fouras et de Rochefort, dans lesquelles on trouve du lignite charbonneux ou bitumineux, du jayet, du succin, du 1er sulfuré, du gypse cristallisé, de petits nodules de calcaire concrétionné.

Dans ce gisement, connu sous le nom impropre de forêt sous-marine, à côté de gros troncs d'arbres dicolytés lignitêux , on en rencontre d'autres complètement silicifiés.

C'est aussi dans le grès vert qu'on trouve des amas et des veines de limonito susceptibles d'exploitation.

Les sables verts proprement dits doivent leur couleur à des grains de silicate de fer. Ils renferment, en outre, des lamelles de mica.

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