‹ Statistique monumentale de la CharenteChapitre 97 sur 120 · I-B-». PEBtC*AC 1SS7. ». ÇBBTA1S t. «BOT AU PBIES Nil · texte numérisé non relu

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PLAIZAC. Nefà fenêtres très-étroites. Joli portail 6 quatre voussures ornées de moulures géométriques; damiers, dents de scie, etc. Les arceaux sont légèrement ogivés. La corniche au-dessus de la porte est un simple cordon à dents de scie.

ROUFFlACde Chalais. Abside. Nef à laquelle on a ajoute un has-côté ogival. Porte latérale au midi.

Un retable à deux belles colonnes torses en bois, A chapiteaux corinthiens. Les fûts sont enlace 1 » d'une vigne sur laquelle sont sculptés des oiseaux et des anges.

La chaire est aussi en bois sculpté. Elle est supportée par un personnage appuyé sur un livre, probablement saint Marc l'Évangéliste. L'abat-voix est soutenu par deux cariatides. Tout ce travail est d'une bonne exécution.

RCFFEC. A l'est de la ville, dans la direction de Condat. petite chapelle en carré long de style sévère, qui appartient a cette époque. C'est aujourd'hui une propriété particulière.

VEUIL. Carré long et abside. Portail, style grossier. Statue en pierre de 80 c. de hauteur. Elle représente un

DE LA

sainl tenant un livre d'une main et une bêche de l'autre. Chapelle du XV" siècle.

SAINT-MARTIN de Cognac. Carré long. Trois fenêtres à l'orient. A droite de la porte d'entrée grande arcade-niche, probablement occupée autrefois par une statue équestre de saint Martin.

SAINT-PALAIS-DES-COMBES. Carré iong. Sanctuaire en voûte d'ogive romane.

SAINT GERMAIN de Marlhon. Carré long terminé par une abside. Nef voûtée en trois travées dont une seule subsiste. Bas-côté ogival. Il est éclairé au levant par une jolie fenêtre de style flamboyant à un menaau. Clocher roman à deux étages, d'un fort joli travail.

SAINT-ANDRÉ d'Angoulême.Nef en roman ogive., avec arcs doubleaux et arcades latérales d'ornementations aussi ogivées Le reste est du XV siècle.

SAINT-ANDRÉ de Blanzac. Carré long terminé par une abside. Premières années du XI' siècle. La nef n'avait pas été voûtée.

SAINT-ANDRÉ de Cogn ic. Carré long terminé par une abside. Portail à trois voussures. Archivolte étoibâe. Ornements en losange sur les voussures. Modulons travaillés avec soin. Un diadème est sculpté avec un de ces mouillons. Deux statues de cliaquo coui de la fenêtre

SA1NT-MÊDARD D'AUGE. C ornée d'une archivolte éloilée.

SAINT-SÊVERIN. Abside détruite, Coupole sous le clocher servant aujourd'hui de sanctuaire; nef lambrissée.

SAINT-SAUVEUR. Il ne reste que l'abside et la coupole ; la nef a été démolie. Le plein cintre y domine ; abside décorée intérieurement d'une colonnade portant sur un stylobate et soutenant cinq arcades. Colonnes non adhérentes. Une pierre placée sur la porte du nord indique sans

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Une crypte en partie obstruée était adhérente au mur

du nord de l'église. C'était «ans doute un caveau sépulcral.

ST AMCarré Mjr terminé par une abside, Voûtes détruites.

SONNEVILLE de Segonzac. Coupole centrale, démolie.

SÛYAUX. !

Portail à i

de

contreforts. Dans l'église un petit ha* -celiefd* kl san ce. Deux débris de statue.

SALLES-LA- VALLETTE. Ycrttee saint Martin dans une niche.

ST-GERVAIS. Carré long terminé par une abside, un bas-côté ogival fut ajouté a la nef.

Porte en plein ceinlrei trois voussures.

Sur la colonne du premier pilier gauche en entrant dans l'église ou liteelte insfiripliea :

« Ci-glt le corps de défunte Msdelaine Hénaud, en son vivant, native de la ville de Fontenay en Poitou, qui a fondé à celle église quinte sols de rente a perpétuité, < stituée pour une pièce de terre contenant une boi terre ou environ, sixe d'un côté prés le reclonx de Beall et d'autre joignant l'avenue de Jean Pasquet, pour être eéfôbré trois messes chacune à son intention, une d'icelles le jour de son ohit, les deux autres au jour de saint André et saint Marc. Marie Madeleine décédée le 30 déoembre MDCXXXV. •

Près de ce pilier, une dalle porte une croix avec les raonogrames IUS et MA, et sur le pied de la croix : Aqnfocanl m pace. La légende autour de la pierre est : Hic jncel Petrus Roussie» Andegavus, cognatus DD Rectoris. Obiit XXUjulii. Anno domini MDCXlil.

Au pied du pilier à droite de l'autel était une petite dalle de 0 m. 80 c. de longueur sur 0 m. SO c. de largeur. Cette dalle est aujourd'hui dans le jardin de M. le curé de St- Gên ais; elle porte cette curieuse épitaphe que s'était faite i lui même Pierre Roussière, angevin, docteur en théolo-

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SÉRIGNAC. Carré long,— trois fenêtres à l'Orient. Portail avec archivolte étoilée,— deux arcades latérales, — bénitier octogone décoré d'arcalures soutenues par seize colonnelles romanes.

SAUVIGNAC. Carré long terminé par une abside. Voûtes abattues et remplacées par un lambris.

SODFFRIGNAC. Carré long. — Voûte romane ogivée dont il ne reste que la travée du sanctuaire, — Chapelle latérale du XV* siècle. Dvux écussons aux clefs do voûto sur lesquels est un lion hissant. Encensoir gothique en cuivre d'un dessin très-gracieux; il est orné de petits basreliefs. Il a été doré autrefois; maintenant il est en trèsmauvais état.

Caveau funèbre à Souffrignac, ou reposent les restes du conventionnel Jean Allafort, protégés par la religion, et recueillis porta piété filiale. La croix est toujours là pour abriter les générations humaines, quand les tempêtes politiques sont passées.

TOUZAC. Carré long. Coupole centrale. Le sanctuaire a été démoli. Sur la façade, portail roman à chapiteaux nus, entourés de deux arcades; au-dessus, galerie de cinq arcades.

TOUVÉRAC. Carré long. Église romane sur laquelle plus Uni on éleva des voûtes gothiques, elles-mêmes aujourd'hui abattues.

VILHONNBUR. Carré long terminé par un sanctuaire carré plus étroit que la nef. Voûte cintrée en lambris avec lespoutres transversales travaillées et amincies. Seul exemple de ce genre. — Porte latérale au nord, pignon à l'ouest.

VENTOCSB. Petite façade romane du travail le plus exquis. Elle est défigurée par deux lourds piliers gothiques qui viennent l'élargir. La porte principale en plein cintre a été trouvée trop grande; on a construit au dedans une porte ogivée plus étroite; l.i fenêtre qui éclaire la façade est couronnée par un encorbellement qui n'occupe . que le tiers de la façade. La corniche de cel cnlablemenlcst ornée de damiers. Six modulons a soutiennent. Le premier en partant de droite est nu. Le second représente un homme qui se déchire le visage (la colère), le troisième appuie son menton sur un plat ou un gâteau (la gourmandise)-, le quatriemo porte un tonneau, le cinquième

s'arrache les cheveux; le sixième est un buste i tête d'oiseau.

Entre chaque modillon se trouvent cinq bas-reliefs. En parlant de la droite, le premier représente une sirène moitié femme moitié poisson. Elle est couchée le buste relevé et la tête appuyée sur la main gauche. Le second est partagé en trois encadrements occupés chacun par un personnage. J'ai cru y reconnaître un homme, une femme et un enfant. Le troisième est le Sagittaire; le quatrième deux animaux qui regardent derrière eux le Sagittaire qui les poursuit; le cinquième un chasseur armé d'un bouclier de la main gauche, et de la droite lançant un javelot; deux chiens df chasse sont devant lui.

VILLOGNON. Nef très-ancienne, détruite en partie. Trèsjoli portail : hâtons rompus; ornements géométriques. A gauche du portail, un tombeau dans le mur, très-probablement celui du fondateur de l'église. Le carlulairo de St- Amand de Boixe nous apprend que l'église de St-Nicolas de Villognon fut construite entre 1040 et 1060. Il y a sur la façade quelques bas-reliefs intéressants. A droite du portail, saint Michel, tenant un bouclier d'une main et de l'autre une lance.menace le dragon qui est sous ses pieds; à coté, un ange ailé lient d'une main une croix pattée «t de l'autre un vase sous une draperie; i gauche, deux basreliefs; au centre, le Christ sans le nimbe, tenant l'Évangile et bénissant; & sa droite, deux saints, l'un tenant un livre ouvert d'une main et la crosse de l'autre : il est bien probable que c'est saint Amand : l'autre tenant la crosse et bénissant, saint Nicolas, le patron; à coté, sainte Véronique tenant le voile.

Sur les églises que nous venons d'indiquer, un grand nombre onl des coupoles arrondies, et quelques-unes des coupoles octogones ; d'autres ne sont qu'un carré long terminé par une abside.

Les caractères de cette époque architecturale sont: 1° l'absence des ornements feuillagés et l'ornementation géométrique des voussures des portails; quelquefois l'absence de toute ornementation.

2* Le peu de saillie des contreforts des nefs.

3" L'emploi simultané de l'arc plein cintre et de l'arc légèrement ogtvé. Le plein cintre continue a régner dans les fenêtres; l'arc légère-

DE LA CIURENTE. 277

ment ogivé se montre dans les arcades qui ont sceaux ; les monnaies royales et comtales conti-

des constructions à porter. nuent à être frappées. Or, la gravure et la sculp-

4" L'usage constant d'employer un double ture sont sœur». Par bonheur pour nos contrées,

appareil, celui delà pierre taillée, pour les cou- un homme d'un mérite éminent est élevé à l'é-

treforts et les parties sculptées ; celui du blo- piscopat et devient bientôt le légat des souve-

cage pour les parties nues. Cet usage ne se rains pontifes dans l'Aquitaine. C'est le célèbre

retrouve que très-rarement ensuite dans les mo- Gérard, évèque d'Angoulème, contre lequel

numents du XII* siècle. saint Bernard eut à lutter dans lu schisme de

5° Les bases coutinuent à être grossièrement Pierre de l>on. Gérard, devenu évèque eu 1101,

sculptées. Leschapiteaux ne prennent pas encore donne à la construction des églises une impul-

la grâce qu'ils auront dans la période suivante, sion nouvelle. Il commence par la cathédrale,

6° Les édifices sont petits, éclairés de fenêtres souvent très-étroites.

T Quand la sculpture s'y remontre, elle garde quelque trace de la barbarie de I âge précédent. C'est le même manque de proportions, la même raideur; c'est toujours l'art dans son enfance.

III» âroori. — ROMAN FLEURI. — XII» stfccut.

Angoulémc.

Aube terre.

Bourg-Charente.

Cellcfroin.

ChaLuis.

Champagne-Mouton .

ChaMrea.

Cliâicaiiueuf.

Cherve * de < Cognac.

FMac.

Uu.vi|»e.

de eeltt rpoqiir.

La Couronne.

Lr CluUelaid.

La Macarine.

M»frnac-Mir-Touvrc.

Mallenii.t.

Uovtùtn.

Plassac.

Birhemont.

RuRVc.

Roui le t.

Rinux Martin.

Saint Florent.

Saint-Aroand-dc Boise .

Saint-Mtcbcl-d'Eotraigucs.

Saint-Germain sur-Vienne.

Sainl-Jean-de-la-l'alud.

Nous entrons avec les premières années du XII' siècle, dans la période la plus brillante de l'art roman. L'âge barbare est passé. L'immense mouvement communiqué par les croisades s'est fait sentir. Tous les arts ont progressé. Une chevalerie brillante demande des armures ciselées. Les comtes, les châtelains, les évêques, les abbés, les chapitres font graver leurs

qu'il consacre en 1120. Dans tous les pays soumis à sa légation, le même mouvement se continue. C'est à l'influence de ce grand évèque que le Bordelais, la Saititonge, l'Augoumois, le Poitou, le Périgord doivent un si grand nombre" d'édifices romans. Cotte région architecturale est maintenant classée. C'est la terre privilégiée des monuments du romau fleuri.

ANGOULÊME. La catiiéiiiule st-pierre. L'édifice le plus imporlantde l'Angoumois esl, sans contredit, la cathédrale St-Pierre. Au poinl de vue de la slaluaire romane et du symbolisme, sa façade est mémo une des plus vastes compositions que possède la France. A ce double titre, elle doit avoir dans ce livre une monographie spéciale.

La cathédrale primitive d'Angoulème élaitdédiée u saint Salurnin.Elle Tut profanée par les Ariens Visigoths dont la domination s'étendit sur le midi de la France. Après la défaite d'Alaric II, Clovi», pour se rendre le cierge favorable, le combla de bienfaits; et comme Angoulême avait été pour lui le théâtre d'une victoire Matante, après avoir lait élire son chapelain évèque de la ville, il fil rebâtir l'église, qui fut alors dudiéc a saint Pierre. Adémar dit qu'elle fut consacrée par Grégoire, évèque de Tours, et par saint Germain, évèque de Paris, vers l'an 570. Grégoire de Tours se lait sur cette consécration, qu'il n'eut pas manqué de mentionner dans son histoire.

Ravagée, peut-être en partie détruite par les Normarts quisVmparèrenl d'Angoulème vers le milieu du IX* siècle, elle fut rebâtie après l'an mil, sous l'évèque Grimoard et du temps de Guillaume II Taille-For qui avait fait par terre le pèlerinage de la Terre sainte. Trois évêques dont on ignore les noms en firent la dédicace en 1017.

En 1 120, elle fut réédiflée à primo lapi,le, dit l'historien des évêques et des comtes d'Angoulème, |*r les soins d*

Gérard II, évéque d'Angouléme cl légat du saint-siège ' . Ythier Arehambaud, chanoine de l'église, un des plus riches de son temps, fournit en partie les frais de celte reconstruction. Le grand ctocher de droite, dont il ne reste que la base , avait été élevé spécialement aux frais de l'évoque Gérard*.

Au XIV siècle deux chapelles à routes ogivées furent construites latéralement à l'abside. Pour cela on perça les murs dans les entrecolonnements pour qu'il y eût nicaiion de l'abside à la construction nouvelle.

' les réparations de

Vers le môme temps, comme la nef ne paraissait pas assez éclairée, les murs latéraux des trois coupoles de la nef reçurent au midi , dans toute la largeur des arceaux qui soulicunent les voûtes, des fenêtres à créneaux de la plus grossière exécution , qui remplacèrent les fenêtres gracieuses qui, deux par deux, flairaient chaque coupole '.

Vers 1400, Thomas du Lion, doyen, fil construire une chapelle attenante a la seconde coupole du coté du midi. On vient de mettre cette chapelle sous le vocable de sainte

En 1511, fondation de la chapelle Saint-Bertrand, autrement de Notre-Dame-des-Blanches, par Bertrand de Brouillu-jt , chanoine, issu de la maison Je Mazières, en Agenais.

1 « Intérim liicEngolumcniiumcccleiiain 1 primo lapide rNedifleavit : in quai rr.edincaUonc supra ilictut IUtius ad onstruclionem parieturn mcdiMatem cipensiirum de proprio nui mini» travit. * Biit. Pool, et Corn. Engot. cliron. a Pelro à 8. RomnaWo,

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