‹ Statistique monumentale de ParisChapitre 2 sur 263 · VI INTRODUCTION · texte numérisé non relu

VI INTRODUCTION

Pour ce qui concerne la Sainte-Chapelle, qui devait aussi être publiée danslouvrage, un membre, postérieurement appelé à faire partie du Comité, ayant proposé d'en écrire l'histoire accompagnée de nombreuses planches, elle a été supprimée du plan de la Statistique de Paris, afin d'éviter un double emploi dans les publications entreprises par le ministère de l'Instruction publique.

L'art du xiii® siècle n'est donc représenté dans l'ouvrage que par les planches peu nombreuses et sans suite qui ont paru sur la cathédrale de Paris, puis par celles qui font connaître le beau réfectoire du prieuré de Saint-Martin-des-Champs, les anciennes parties de l'église de Saint-Séverin, l'église des Innocents, ainsi que les charniers du cimetière et deux petits monuments renfermés dans son enceinte.

L'architecture du xiv* siècle figure dans la Statistique monumentale de Paris d'une façon plus étendue que la précédente ; c'est par des portions des églises de Saint-Séverin , des Célestins, des Grands-Carmes et des Dominicains, par la chapelle du collège de Beauvais, les grandes constructions du couvent ou collège des Bernardins, qu'est développée cette période de l'art; enfin l'architecture civile est représentée par un fragment important de l'hôtel de Bourgogne et par celui du chevalier du Guet.

L'achèvement de l'église de Saint-Séverin eutlieu auxv*' siècle; la monographie de cet édifice a donné, dans la Statistique monumentale de Paris, des exemples de l'architecture de cette période; le cloître des Carmes-Billettes y a été joint. L'architecture civile y prend sa place par les restes de l'hôtel situé rue Jean-Tison, par ceux de l'hôtel Barbette, les tourelles de la rue du Coq et de la place de Grève, un fragment de l'hôtel de Forez, enfin par les hôtels de Cluny et de La Trémouille.

INTRODUCTION. vu

Déjà, dans ces deux dernières habitations, on voit paraître les premiers essais de la renaissance française, période transitoire, qui est plus apparente encore dans la publication de la monographie de l'ancienne église de Saint-Benoît.

Sous les règnes de Louis XII et de François I", le retour au style de l'architecture antique était devenu à peu près général en France, mais les notions peu étendues encore qu'on avait sur cet art, les souvenirs rapprochés des principales dispositions fournies par le style précédemment en faveur, contribuaient à conserver à l'ensemble des conceptions architectoniques et à l'étude de leurs formes des proportions fort différentes de celles dont les principes sont établis par les monuments de la Grèce et de Rome. L'église de Saint-Eustache est un des plus remarquables édifices qu'il y ait en Europe pour faire connaître cette période de l'histoire de l'architecture; elle est reproduite dans son ensemble et avec tous ses détails dans la Statistique monumentale de Paris. Deuxfragments de l'architecture civile du règne de François P"^ sont donnés par la porte de l'hôtel de La Trémouille et par la tourelle de l'hôtel de Fécamp.

Dans la seconde moitié du xvi*" siècle, l'art était complètement basé sur les principes de l'architecture romaine; la renaissance, complète alors, est représentée, dans la statistique monumentale de Paris, non par des édifices religieux que les dissensions civiles de cette époque ne permirent pas, sans doute, d'élever dans la capitale, mais pai* la fontaine des Innocents, chef-d'œuvre de P. Lescot et de Jean Goujon, par le Pont- Neuf, les restes des hôtels de Soissons, de Scipion Sardini, de Torpanne, les maisons situées dans la rue Neuve-Notre-Dame et la rue Saint-Denis. Des tourelles construites, l'une dans la rue des Prêtres-Saint-Germain-l'Auxerrois, et détruite depuis

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