INSIGNES
Dfie» BIGI, PAUPEimCfiQOfe VISBIIUNT
IMSIGNIOHBS
BOQOB VAGIS DEFLENDI ,
QOOD ANTIQUA MOBUM TEVPOBA
TIBTDTIBIS BErBESENTADUNT
DILBCTIS AGNATIS POSLIT GEORGItS VARCHIO 0B MATH AN
»All PftA.XCtA ETC. BTC.
La tour, dont nous venons de produire h figure et qui oëcu|)e rextrêmité occidentale de la nef, rcnfertoe deox dociles dont voici les inscriptions :
l.*MI 1821 MAI ili BÉNIB ET KOHMéC ADGJUSTINE PAR KOBLB DAllB AVCUSTINB BLBONOBE OB MOHCABEL DE MANNOCBT ET PAB MBSSIRB BOBBBT CBABLB8 MANNOUBT DE LA BECNETIBRB GBEVAUEB DE l'OKDBB BOY AL ET MILITAUB DB S* LOUIS MAIRE DE LA COMMUNE DE MÉRY-GOBBON. F. BAILLT FONDEUR A CABN.
L^AA I82i UI éTi BélflE BT NONMÉB lACQUEUNE PAB NOBLE DAMB lACQQBUNE BBDNBT DB MARNETOT MARQUISE DE LA GOVPILLtàRE BT PAB XBSSIBB ALSXAKDBB MABQ0I5 DE DOLON.
P. BAatY PONDEUR A CABN.
L*égl{se de Mér)'-Corbon est sous Tinvocation de saiût l^artin. L*abbaye de Bonne -Nouvelle de Rouen en avait te patronage avant la Révolution ; le curé percevait un tiers des dîmes; le reste se partageait entre la collégiale deCroissanvilie , l'abbaye de Troarn et le collège de maître Gervais.
Le Livre pelut et le pouillé de Rouen attribuent le patronage de Méry-Corbon à Tabbaye du Bec : elle en jouissait effectivement , mais c'était au droit du monastère de Bonne- Nouvelle, qui dépeildaf t de cette abbaye
On trouvait, dans tes chattrtersdu prieuré de Bonne-Nou- Telle f des lettres de l'évèqué de Bayeux qui confirment te
GAKTON D£ UÊZIDOEt 499.
patronage et les dîmes de Méry; ces lettres a*ont pas de date, mais UD acte de justice de Tay 1223 porte qae cette donation est véritable (1).
MONTPREUtfL— Prapiiétairf) du fief de Montfreule, situé à l'extrémité méridionale de la eo^miune de Méry-Corbon , vers Magny (2) , je crois devoir présenter une esquisse de Tancien maniur, établi sur nue oioila arrondie entourée d'eau (Voir la page suivante ).
Cette maison , dont la majeure |[»artie est en bois , remonte au XVf* siècle, et les grandes cheminées qui surmontent les deuK bouts rabaltos du toi^ sent construites en pierres et en briques, disfiosées en damier (Voir la page /i&i), système de construction très-uské à cette époque.
Le manteau de ces cbeminées est porté sur dfs coloiioptj[es dont les bases et les chapiteaux sont assez caractéristiques de la première âu)itié du XVI* siéde ( Voir la planche , fig. A ).
Ce fief de Montfreule était • ë cette époque, en la posses* sioo de la maison de Booenfaut , qui se divisait peiit-êtve en plnsieprs branches.
C*étah un quart de fief de haubert , relevant du roi , à cause de la vicomte de St-Sylvain.
Suivant un procès-verbal du 1" juin 1688, il consistait eu « haolte et basse court, un corps de logis manable, qui <( consiste en une salle et cuisine , quatre chambres en deox « estpges , nue cave et deux aménagements avec les greniers « de dessus; le tout coimert de ^buille, environnée de mu-
(4) V. le PoiiMIé du diocèse de Baycas, par Lamare, et VBUtaire de la ville de Ihiten, U V^ p. 461 , édition de 1788.
(2) Le fief de MoiuArejule spperleoatt 1 la mèir deM-* de Gaunont, issue du dernier des BenenfiiaV Voill cofnmeul j^en sais aujourd'hui propriétaire.
6&a STATISTIQUE MONUMENTALE DU CALVADOS,
CANTON DE MÊZIDON.
ft&l
VNI BRS 8>*llon CHEMIimS DE MONTrRECLI.
UU2 * sïATisTrQrE monumentale du calvados.
(( railles et colUmibages avec quatre pethes gaHeries ta bout « desquelles îi t a quatre petits cabinets couuerts dessentes ; « le tout joint audit corps de logis. »
Deux autres bâtiments rejoignaient « la porte de laditte (( basse court sur laquelle il y a une chambre couuerte de « thuille. )> II y avait aussi « une chapelle à dire la messe ; le « tout enclos de fossés. >
Le seigneur se nommait alors François de Bonenfant. Il en avait acquis la pleine propriété en constituant des rentes au profit de ses deux sœurs, Anne-Suzanne et Catherine. Leur père , Pierre de Bonenfant , avait été aussi seigneur de Montfreule.
Ou ne pourrait^ à Theure qu'il est , retrouver toutes les pièces indiquées dans Je procès-verbal du 1" juin 1688. La chapelle est démolie depuis longtemps et se trouvait, d'après la tradition, entre le pressoir et la route impériale, dans rherbage voisin.
J'ai fait démolir un grand bâtiment du XVP siècle, construit en briques et en bois, qui fermait la basse-cour du côté de la route ; il ne reste plus de caractérisé que le pavillon entouré d'eau dont j'ai présenté le dessin.
On voit dans la salie du rez-de-chaussée une tapisserie d'Âubusson, très-bien conservée et dont un des panneaux a été dessiné par M. le docteur Pépin (V. la page suivante).
Ces tapisseries, très-communes autrefois, deviennent de plus en plus rares ; elles méritent pourtant d'être conservées. Je pense que celle-ci date du XVIP siècle.
Fiefs de Mannetoî et de Mathan. —Le fief de Mannetot, au nord de celui de Montfreule , appartient à M. le comte Titaire de Glatigny, membre de l'Association normande, héritier par sa femme de M. le marquis de DoUon , ancien député de la Sarthe , et de M. le marquis de Goupillières.
CAMTOII Dfi MÊZIDON. têk^
Le fief de MathaQ est aa nord da précédant ; l'ancien propriétaire, mort sans pbitéritéy élak «■ parent de la famille
P^tii Jrl*
im PANNEAU Dl LA TAPI8SBBIB DU lANOlK INI MOTmiBULS.
de Mathan , de Gambes et de Longvilliers ; nous avens donné rîuenptîon tomnlaîre érigée à sa ménoire par feo le raarqnit de Nathan , pair de France.
Je n'ai pas fait de recherches sur ces deux fiefs.
kkk STATISTIQUE MONUMENTALE DU CALVADOS.
CKOISSARTILLB.
Croîssanville , CressenvMa, ecclesia de Cressenvilla.
L'Oise de Croissanville doit appartenir aa XY* siècle pour les parties anciennes , ou tout au plus à la fin du XIY*.
Le chœur présente une abside à cinq pans : chaque pan est éclairé par une fenêtre à deux baies subtrilobées ao sommet et surmontées d'une rose à cinq lobes. Quoique cette disposition se rencontre au XIV* siècle, je ne crois pas Téglisc antérieure au XY*' : la corniche en biseau , l'appareil et quelques autres caractères me paraissent indiquer cette date.
Des reprises considérables ont été faites dans le mur latéral du sud ; de ce côté se trouve la sacristie, dont le millésime (1756), gravé sur le linteau d'une porte, indique la date. La façade occidentale a été reconsti*uite, de fond en comble, à une époque qui doit être assez rapprochée de nous. Les contreforts qui existent dans les murs latéraux de la nef me paraissent de la même époque que ceux du sanctuaire, quoiqu'une partie des murs ait été refaite. Du côté du nord , une porte , bouchée aujourd'hui , accédait sur la route.
I>a tour renferme deux cloches , dont voici les inscriptions :
§^^ l'a» 1826 UX ÉTÉ NOMMÉE MABtB PAH V. JEAN BAPTISTE P'»
JUMELLES CUBÉ DB ST DBSIR $^W^ DB LXSIBUI , CHA.IOINB BT VICAIRE CéNÉRAL DE BAYBUX BT PAR
DAMB LUCB iUS A BBTTB :
S^I^ DB NKUVILLB EP. DB M' ALEXANDRE FOUBBRT DB PALLIBRBS PRÉSI-
DBNT DV TRIBUNAL DB COHERCE 4^^^ BT ADMINISTBATBUR VB HOSPIGBS DB LISIBCX MM F** LVSOBOR MAIIB
CM VICTOB $!^^ LENOli ADIOINT DB CE LIEU.
CANTON DE MÊZIDON. ft&5
f^ i*A!f i8S6 ui tri wuMiE isabkllb pa» k bustacbb de chrooi
AHCIBir ABBi DB BT HAOB CBANOINB fC^ BT VMAIU oiMimAL BB BATBOl BT PAft «ADAMB LA C0MTC8SB
M TANBHBftAS HABIB IS4BBLLB nÉM DB $^W^ CBBOX Mi BOHNETOLE BP. DB PBO M DB VANBIIBBAS ABCIBN OPPI*
CIBB AU BéfilHBHT D*AD?BBORB , CBETALIBB f^W^Mt 8T LOUIS, BENITE PAB M PIBBBB BBABD CBABOIlfB BjfiOCUBB
DB L*OBDBB DB PBÉMOHTBi GUB< DB f^^ GBOnSABTiLLB Mil P'* LBSUBUB MAIBB BT CH VI€TOm ADIOINT DU
Dl LIEU.
P. BAaLT PONDBUB A GABR.
Il u'y a rien à citer à l'intérieur de Téglise ; des boiseries" da temps de Louis XV tapissent les murs du cboror.
Voie romaine, — La voie romaine que j*ai signalée à Frenouville et à Moult se retrouve, vraisemblablement, dans Tancicn chemin de Caen à Paris qui passfe au milieu du bourg de Croissanville et entre l'église et la filature. Ce chemin conserve ses caractères et se prolonge au sud de la route actuelle jusqu'à ma terre de Monlfreule, où la route impériale reprend l'ancien tracé avant de passer le pont de Dives. Cette partie de l'ancien chemin que la route moderne n'a pas suivie, j'ignore pour quelle cause, est encore assez intéressante à examiner. On a trouvé, tout près de Croissanville, en réparant le même chemin , des monnaies romaines qui ont été recueillies par M. le docteur Pépin.
Collégiale. — Le pape Clément VI érigea un collège de six chanoines dans l'église de Croissanville : la bulle est datée du 28 février 1352. La fondation de cette collégiale avait été faite par Jean de Pont-Audemer , seigneur de Croissan-
446 STATISTIQUE MDHUMfiaTAU HD CALTADOS.
ville et d*Avenay. L*évêqoe de Bayeax ratifia ces donations ^ 1355. Les re?^us de la maison se divisaient en sept pr^ bendes et demie : le trésorier avait deux prébendes, le chantre une prébende et demie, et les qnatre antres ckaiioîneschacaji nne prébende. On assignait une portion congrue à chacun des vicaires perpétuels , chargés des fonctions curiales de CroissanviUe et d*Avenfy.
La présentation à tous cfin bénéfices appartenait ;iu fondateur.
Château. — Le Cfaâtean de €roissanville existait au nord de la route impériale de Caen à Paris , à l'extrémité d'une avionne qui accédait |i h ipute ; il a .été démoli depuis quelques années. Heuceoaemeat MU ie dooteur Pépin en a^ fait une esquisse. Comme on le voit, page suivante, l'ensemble de cette construction devait appartenir au XYIP siècle.
J'ignore comment la seigneurie de Groissanville et les droits de présentation aux prébendes de la collégiale passèrent de la famille de Pont-Audemer à celle de Bailleul ; maïs H résulte des aveux rendus au roi, et que M. de Beaurepaire , archiviste de la Seine-Inférieure , a bien voulu me communiquer, qu'en 1610 Ives de Bailleul possédait la seigneurie et tous les droits qui y étaient attachés. Les archives de Rouen renferment un autre aveu de 1659, rendu par Jacques de Bailleul; enfin on voit, par un autre aveu du 28 juin 1G91 , que ce fief avait été érigé en marquisat : « il se composait des fiefs du Quesnay , Gla- « tigny, le Perreux dit Breteuil, du plein-fief de haubert « et seigneurie de Méry, du fief de Bissières, du fief et ft braiicbe.de la sergenterle d'Argences pour le haut de la « butte. »
Il y avait fourche patibulaire à Groissanville ; (ui y tenait des foires la veille St-Jean - Baptiste , les jours St-Landrj'
CANTON DE MÉUDOK.
tiUl
kU% STATISTIQUE MONUMENTALE DU CALVADOS.
et St-Eotrope , et marché le vendredi de chaque semaine (1). D'après les recherches de M. de Beaurepaire , archiviste de la Seine-Inférieure, auquel j'adresse mes remercîmeots pour l'obligeance avec laquelle il m'a communiqué ses notes, le Mémorial de la Chambre des Comptes (MO V")» renferme les lettres d'union de plusieurs fiefs et érection d'iceui en marquisat sous le nom de marquisat de Gressanville, obtenues par Jacques de BaiUeul (2).
(1) Voici le paMage des lettres du roi qui autorisent la famille Bailleol à établir les deux dernières foires :
• Noos a?ons de notre mcsme grâce et authorité que dessus « érigé et estabiy , érigeons et establissons deux foires par chacun an c outre celles qui y sont de présent pour estre iœlles tenues audit c Cressanvllle : Tune le dernier avril, jour des. Eutrope,Jet la deuxième « le dixième jour de juin, jour de S* Landry, ausquels jours nous
• roolous que tous marchands puissent aller, venir et séjourner, déc biier et escbanger toutes sortes de marchandises licittes et permises I sous les priviiieges frandiises exemptions des autres foires de lad« c province» permettant audit sieur de BaiUeul de faire basUr halles « bans et esclinppes pour la seurelé et commodité des marchands et « de leurs marchandises et de percevoir les droits pour ce deubs sut* « vant les us et coutumes , pourveu toutes fois qn*à quatre lieues a la « ronde il ny ayt aosd. jours autres foires ausquelles ces présentes « poissent préjudicier et qu'elles n'escheent aux jours de dimanche et « festes solennelles, auquel cas elles seront remises au lendemain, sans € pouvoir prétendre aucune exemption préjudiciable à nos droits. »
(2) Nous croyons devoir donner un extrait de ces lettres:
< Nous avons mis en considération ceux que rillustre et ancienne
« famille de BaiUeul en nostrc province de Normandie descendue de « Jean et Edouard de Baillcul roys d*Escosse a rendus à nos prédé* c cesseurs soit par leurs personnes soit daus nos armées en plusieurs « occasions considérables entre autres par Angoerand de BaiUeul
• admirai de France soubs le roy Philippes, par Louis de BaiUeul «
• chevalier s' de Beauvais tué à la bataille de Goutras, envdopé « de renseigne des gens d^armes quM portoit , qui laissa deux fils
BêlaiUe de CnnêêcamUe. -- M. Pépiii a observé k CroisjHUiTille» dans les propriétés de M'**Lemière, des mooYenients de terrain qii*il est porté k regarder comme des traces des
|*QD oommè Jacques et Tautre Robert de Bailleul, duquel Jacquet est sortie Françoise de Bailleul sa fille et héritière qui espousa le sieur de SouTray , cberalier de dos ordres » premier geotilliomaie de laCtuunbre et gouverMur du les roj notre père d*benrense mteofre ; et Robert de Bailleul , capitaine du fort S^ Catlwrtne à Rouen, auroitesté tué en conbatant pour nostre serriee au siège de ladicle ▼iile» et Ites de Bailteul son fils nous continua ses serrlces en qualité de maretehal des logis des gens d*amies de notre compagnie et des gentilshommes de nôstre chambre et a laissé son fils François de Bailleul esicfé page de nostre grande escurye aussi chefalier dans le serfice de la mesnm compagnie oft il a serf y ? olontaire un fort long temps auquel a succédé Jacques de Bailleul chevalier» seigneur de CressanvîUe, le Quesnay, Glatigny, CoqnaioTillers, Perreui et autres lieui qui a Teiemple de ses ancêtres a servi plu* sieura années en Flandre, pendant diverses campagnes soobs les maréchaux de la Ferté et d^Aumont ayant mesme été choisy en Tannée i67d par la noblesse de la vicomte de Gaen en eiécution de noa entres pour capitaine et commander ladicle noblesse pour s*oppeser et empcicher \m descenles'que les ennemis de cet Estât avaient dessein de flUre et pour la conservation de la coste et des places de la province de Normandie et Jean François de Bailleul son cadet servant dans la première compagnie de nos monsque- Uires fut blessé à Uanal dont il seroit décédé et depuis le fils aisoé dudit Jacques de Bailleul étant page de nostre grande eseorye fut an siège de Condé et après a servy aux sièges de Valendennes et Cambray et ensuite en Allemagne en qualllé de lieutenant et ayde major dans le régiment de Picardie et la paix estant fSiicle auroit servi par nos ordres la campagne dernière en notre armée navalle sur le vaisseau de CoionriK>n, escadre dn sieur de Tourville et sert encore en qualllé de volontaire à Toulon sur le vaisseau de *Arcandel ce que joint aux longs et importants services que les prédécesseurs desd* de BaiUeul ont rendus à cet Estât pendant plusieurs mouvements soubs les roys Henry trais et Henry quatre notanment le sieur de Vignes son bisayeni maternel capitaine du chasteau
h&O STATlStlQC£ MONlliiKNTAtfi t>tJ CALtAtiOS.
<»inpe«ieBti qiri pareot ai^oir Ueo à VecoisUD 4e b tatkille à» CfMMMiviUe en M5 ; j*igaom « œtle qpinimi est fomUci Qiiaiil à la bataille, on lAk h qâdie cccaaion «Ue aNxiglgeii. Louis d'Outremer, roi de France , s'était emparé du jeune duc ftichard r*' , troisième duc de Normandie, qui avait suc-
Tnwpute é» MBtM viHc d« BotAmm en àiq««lla ifualllé il Mirait reeeii plutieMm ùtà^^ du firu toy ifearjr te Gf>ândl tmahrt tfrml 4|«'U lMff«il eiflcuUt'i àwet me fiMMé^mfkiaUc inilMl m cria les grattés penanmigtk sartia îles ttaiMMi« iTHarcaliii d*Alagr« et 4e Sottrray avec lesq«eU«i cdie de BtiHeal a flUct de gfandes et sa- WWÈH Hliattoas at ledk iaisqa^s de BaUleaJ aaigneiilr da Crmaiiville de VixiMs ei aalres lirai s^esiant r«fnd«i digne fils et mieeeiseur da lear varia. Vaiilaiit woaaÉaîsIre ca sa |ieiaaniie ses servîtes al ara& de ses pradeoésaevra cl lai&aer a la postante ides narqaes de ta satikfcelion que tnm en avons, noUs avons cstiavè ne la iMMVoIr faire plas avantageasraietit qu*en Iny accordant ren^Uan en nMrrqaint de sa terre et seigneurie de GnBBsawville à Isquelle sont miis les fiefs du Qneanay et de Giattgny et est aUaclié fk dnoit de pnpamier a la dignhé de diaatres à 6 «hanainea de régtise caUeglalle et à la «care parosfialle dadit liett, le droit de Inm et marché; aoasÎBlanten outre ladiete (erra et satgneuiàe an bais pla«ls pacages Inmicfes ma- NHi moulins garanaes reatesseigaaiarialosle tout dos ko k paraisies de Grtssanville Glevilie et aoliascireonvoisines, à laqaalle terre et seîgneurla sont d'aHleors unis lesdlu fiefb et aeignenriesdv Qoesnay GMgay et GotiirinrHiiers compasaat on pbki fief da hanberl et de cbevaKer , an qaart de iaf de baoberc nonmte ta tef Perreai et eaaore le fief et seigneorte de Mery doÉt rallevent fialk et airiere 6efs siUiéB dans les paroisses dadit Méry et de Canon apparteoaaces et despendanoes dMoeax le tout i^sllcvant de nous à aaaae de notre vieamlé de Cacn : toutes lesqMalles terres et fiafîi>conipaaoni un revenu ijonsiderable capable de aupporter le tHre et dignité de marquisat. A ocs oaoses et iulres consldarations à ce naos maarvanls de noire grâce spédalle plaine poimance et autbarité royalle naiis avùns jolncl uny et Incorpacé ^ joignons « uoiaaaus et iacarparens par cas pMseales signées de notre main Icsdits ftcfr et sei|gnoartK> da giicinay GlaUgay. »
cédé il ion pèw, ft peine âgé de dh ans , el Taiait emoieiié à Laos : en se nppdie eommcot Onnood , goorcrneiir do jeme priace , parvint à reslever après favoir caché daaa ona b^te de iein , pria eo oroupe et conduit en toute hftte à "Coocy^pnJsàdeaKs. LerotdePrapce, irrité d*avoir perdu aon ^sêDMer, envahit la Normandie avec «ne aombreose amée.
AqgDos, comte de Pari&, auquel Lout» d'Outrenarr aivalt proflijaujie grande paptîe de celte province, envahit en même temps la Basse- Biorinandie et assiégea Elûmes. Tout paraissait perdn lonqne ie roi de* France , qol n'avait pas trouvé de résistance , se repentit d'avoir promis une part si belle an comte Bflgueset rengagea à se retirer. Hugues, mécontent, «entra en France. En même temps Herold, roi de Danemarck, .qui hahimit le Colentin depuis qne son fils s'était ecuparé de jes États, inJbrmé de l'eut des choses, vint débarquer avec une année près ^ salines de Corbon ; il fiit rejoint par un graqd aombnr de Normands et lit sa jonction avec em près de Groissanville. Ce lut le qu'on engagement ent lieu entrp les Morvqands «t l'armée française.
Le roi de France était cainiié, à ce qne l'on croit, an village de Corbon. Hérold l'envoya sommer de restituer la Normandie au jeune Richard. Louis demanda une eutrevue pour traiter cette affaire; et, pendant que les deux rois ét^i^ut à conférer •dans une lente , un chevalier colentiuois reconnut , au milieu des Français, (lerluin, comte de Montreuil, au rétablissement duquel il avait contribué sous Guillaume- Longiie-Épée. Ce chevalier lui reprocha son ingratitude de prendre parti contre le Gis de son bienfaiteur. Au même moment , un cavalier danois fendit la tête de Herluin d'un coup de baclie. Cette action barbare devint le signal du combat On courut aux armes , et c'est alors que commença une affreose mêlée. Le roi Louis , éciiappant aux mains du roi Hérold par la fuite rapide de son cheval , tomba au pouvoir d*un chevalier. Il fit
ht^ StATlSTiQUË MOMbUENTAlB fit CkVfkboî.
à celui-ci toutes sortes de promesses pour n'être pas Ilirri à son ennemi ;le clievaiier, cédant anx larmes dn roi, fecoodoisit en secret et le cacha dans une certaine lie de h Seine. Bemard-le-Danois» gouTemeor de Rouen et régent pour le jeune duc, en fut informé par des rapports , àivoya anssitfit des satellites , et fit jeter le chevalier dans les fers. Forcé par le besoin de pourvoir à sa sûreté , le chevalier découvrit enfin malgré loi h retraite de celui qu'il voulait sauver, pour en recevoir une récompense. Le roi fut donc enlevé de cette lie, conduit à Rouen par Tordre de Bernard, et retenu sous une rode suneillance (i).
Louis IV ne recouvra sa liberté qu'après avoir donné son fils en otage et confirmé les droits de Richard à la sonverainelé de la Normandie et à la smeraineté de la Bretagne. Il fut, de plus, obligé de céder la ville et le comté de Laon au comte Hugues.
J*ai annoncé, il y a longtemps, mon projet de faire ériger à Groissanville une borne monumentale avec une inscription pour rappeler le fait historique dont je viens de parier. Ce projet n'a pas encore été exécuté , mais il n'est pas aban* donné et je compte toujours le réaliser.
CANONmAUX-VIGKES.
Canon-aux-Vignes, Canum, Canun.
L'église de Canon se compose d'un chœur à chevet rectangulaire , d'une nef et d'une tour construite au sud entra chœur et nef.
Le chœur présente au chevet trois lancettes , 2 et 1 , disposition qui se retrouve parfois et qui prouve que les ^lises n'avaient pas de voûte. La lancette la plus élevée cor- Ci) Voir le réck trèt-délaUlé de ces Auto dans CwOlmme de M^ miégeij liT. IV, db ui, IV , V, n et saW. » On eo trouve an récit plus détaillé encore dans le Roman de Rou , de Rolwrt Wace, 1 1*' , p. iS8 de rédition de M. F. Pluquet.
CANTON DE MtZIDON. 45t
rMpoacUt k h partie cintrée da bmbris eD bote; des cor* beaox i figures supportent encore à Canon la comkbe extérieore^ ce qui annoncerait h transition on la fin du XII* siède et le commeDcement do Xlir ; ces modifions mé« ritent l'attention : il y en a an qui offre trois têtes accolées , uo antre deux têtes. Sur un autre on remarque une inscription en caractères du Xlir siède.
iiffi «t
teUSE W CANON ( CÔTi DU SUD }.
U UKit blérale, au sud, préseme un carré pesant et pé
élevé teriBîné ^ uii Ml à donUe égodt $ li pfirlift peurrait être da inéme temps que h cbœor ; naàà b ter^ mliialsoii doit être plus réeente.
La nef ôflre trop peu dé tarâctère pour être dalée^ Matas aneîenoe que le chœur, elle doh pourtant» en pallie , âppar^ tenn- a« style ogival primitif ; mais des fenêtres niodemes et diverses reprises lui. donnent l'aspect moderne.
Au-dessus de la porte carrée el du dernier siècle qui s'ouvre dans la façade occidentale , est une table de mari>re avec rinscrlption Pax homtmbus banai voluhtàiù.
L'intérieur de l'église de Canon est moins intéressant que l'extérieur; on y voit dans la nef Tinscription tomolaire du premier bon vieillard couronné aux concours ouverts par M. et M"" de Beaumont, grand père et grand'mèrede M. de Beaumont, sénateur, et la représentation de la médaille qui avait été com|)osce pour les lauréats; l'inscription est ainsi conçue (i) :
ICI REPOSE LE CCBUl DE PIBIIRE LE MONNIBB PREMIEB BON VIEILL4B0 COCRONNÉ
BN 1775