‹ Statistique monumentale du Calvados (volume 3)Chapitre 35 sur 82 · DE J. B. J. ELIS DE BBAVMONT · texte numérisé non relu

DE J. B. J. ELIS DE BBAVMONT

DEPBnSEOB DE CALAS

ET DE 8IBVBII

MOBT LE iO lAICVtER MVII'^LXXXVI

AOi DB un ABS.

(i) Pour bien comprendre Tinscription, il faut savoir que M. et 11"* de dietiimpiit, lar aetede if 75, ivrient intitiid â Ganmi fne

CâKTOM Dfi MÉZIMN. 655

. L'jgliflei sous l'iavocitjoQ 4» Miînt Wéut4 • éiaii 40 diocèse ^ Sta. L'abbaye de S'^^Barbe BooMnaii k b tort. ^

Auât 4tft«rtfMM»-«II y «vail, an moyen-âge» dot lignoUes à €anMi sur les eateaux exposés au midi : c^esl de Ik qo* vioat (e nroom q«e porte encore anjoard*biM h eomnutie 3

Canon devait avoir trèfi-anciennement sas aeigoeiinB. An XII* siècle , Biides de Canon ei ses fils doonèreoi k l'abbaye de S**-Barbe des terres situées k àlesnil-Mauger ei aîUeom } ces donations furent ratifiées par le seigMir de Méiidoo» ksnr suzerain (1).

Châttau. — L'époque moderne nous a laissé un château mouumeutal dans cette commune^ 11 appartient k M. Élie de Beaumont , sénateur , membre de l'Insiitui*

Élie de Beaumant, célèbre avocat au Parlement de Paris (2\ le défenseur de Calas , avait épousé Anne-Louise Moriu dy Mesnil , fille du seigneur de Yieux-Fumé , née k Caen en

fête appelée \a Fête du h&nHes ^m, ut fende <p»Hre prfi. Las babitanU de Méiidon il de Yteai-^mé )|KMif aS^t ooitcaiirir à cas récompenses qui étaient donnips au bon titfiUurd , h \n bonne fllté , au 6011 chef de famVle et à la bonne mère. Un règlement fut tait, indiquant les condi(ion4 de ce^ (|uaire concoui-s. Les lauréats recevaient une somme d*arsent et une médaille, dont la romposition différait selon la nature du prix. Il j avait coiiséqucmment quatre types de médailles.

M. Demiau de Crouzilliac, consHIIer à la Cour impériale de Guen, a pub'ié tout récemment un mt^moire très-intéressanl tur la Fêle dtê honheê gen» à Canon, Nous ne pôttTons qQ*y renvoyer nos leetenta. Ce mémoire a été In dans nne ût» «èaaees pi4»lli|u«8 de In SacMié des Aniiquaires de Normandie.

(1) Je suppose ftte rbekitaliM des seigneurs de Canon, au XII* siècle, pouvait eiister nu s«d du «aaman actuel, en su rapproekanl du moulin.

(S) Né k Cnrentan en 17S2«

17M • femme d'esprit et de oœmr » auteor des LHtrtM du marquis it R&zetle , roman qui eut one certaine réputation et qui parut en 176&.

la terre de Canon avait appartenu anciennement à b fimilie Morin do Mesnil ; elle l'avait perdue ii la révocation de l'édit de liantes. M. Élie de Beaamont demanda à ètn réintégré dans cette propriété et finit par obtenir justice vers 1770« après avoir écrit plusieurs mémoires pour prouver les droits de sa femme* Ce fut alors qu'il fit restaurer et peut-être refaire presque entièrement le château actuel avec le toit à l'italienne et les balustrades en pierre qui couronnent l'entablement Des inscriptions latines , placées sur différentes parties du château , témoignent du goût des propriétaires pour les lettres et de leur douce philosophie (1) :

La vue ci-joiote du château reproduit la façade » tournée â l'ouest vers IcLaizon, et le parc. On y a gravé les vers suivants de Delille , auxquels on n'a fait que substituer : O rives du Laiton, aux mots qui forment la première partie du premier vers:

ô miYES DU LABON , ô CHAMPS AllrfS DIS CIBOX , Qim VOUA JAMAU ffOULAlIT fOS PBiS DÉUCIBCZ , MB P0I8-JB ICI PIXU MA COfIDSB TAfiABOHDB BT , OORini DB f 009 8BUU , OUBUBB TOUT LB MONDB,

Le parc , avec sa belle pièce d'eau , ses canaux et ses (i) On Kt dans le vestibule, au-dessus de la porte du saloo :

QUOO PBTIS HIC BST

IST ULSBBIS, AMDCUS SI TB BOB DBFiaT BQUUS

Sous le froBloo» à Textèiieur de rentrée orientâe au levant, du eôlé de la cour, sont gravés les deux vers suivants de Boilcun sur une table de marbre:

LB SOLBIL BR NAtSSAlTT LB BBOAIBB D^ABQBD BT LB MNMIT LB dApBRD BBS 0UnA«BS DU MOBBb

Une colline garantit efiBcUvcment le château, du cMé du nord.

CANTOS DE MÈUOOIC hS1

cascades , fat créé par U. et M"*' de Beaaiuont Des bustes en marbre blanc , des pa? illons portant des inscriptions décorent, suivant le goût français de Tépoque. les diverses parties des allées ombragées de grands arbres.

M. Élie de Beaamont^ qai éuit devenu intendant des finances du comte d* Artois , mourut en 1786. H""* de Beaumont l'avait précédé dans la tombe de trois années ( 1785). Son fils » qui lui succéda et posséda le domaine de Canon après lui, épousa M"* du Pâty, sœur de Tacadémicien : ce furent les père et mère du célèbre géologue M. Élie de Beaumont, sénateur, secrétaire perpétuel de l'Académie des . sciences, inspecteur général des mines , grand oflScier de la Légion-d'Honneur , une de nos gloires scientifiques de France (1).

M. le sénateur de Beaumont , et H"* de Beaumont , née de Quélen , babitent , chaque année , le chftteau de Canon une partie de Tété.

Canon a repris la splendeur qu'il avait au siècle dernier, et cette belle résidence est d'auunt plus remarquable qu'elle conserve le cachet des grandes habitations seigneuriales du XVIIP siècle avec ses belles allées droites.

Le Laizon passe à Teitrémité de l'enceinte. Un groupe en terre cuite, faisant face au château, représente le Fleuve avec son urne. BL de Beaumont se propose de faire réparer ce groupe, qui a souffert depuis long-temps.

Un petit château, du temps de Louis XIV probablement, existe au milieu du parc , à droite de la pièce d'eau. Nous en donnons une esquisse : on l'appelle le château Béranger.

(I) M. de Beaumont a en un frère mort juge au tritmoal de la gdne, marié à !!"• Le Peltier d'AuIsey , et dont le flit est aujoohl*bui procureur imnerlal à Nogcnt-sur-Seîne ( Aube )• ^

4^9 STATiSTlQUE MUSfOJiEMTALC I^U CALVADOS.

CHATEAU BiBAMBR, l»ÀX» Lt PkW tt tAMON.

CAMTON DE MÊZIMN. 650

Sépultures anciennes, — En 1781 , M. Scrain , médecio à Canon (i), y décooTiit, sous an tertre, des ossements humains, da charbon, des anneaux et sept squelettes; les têtes reposaient sur des cercles de bronie , de 2 pouces de diamètre sur 2 lignes d'épaisseur. Ces squelettes étaient tournés fers Torient ; un seul regardait le nord (2).

8AI!fT-PIÊBItE-»17-BltEriL.

S(-Pierredu-Breuil, BruiUium^ Brolium.

L*^lîse de St-Pierre duRreuil offre encore ce style de transition dont les campagnes de Caen et de Falaise fournissent tant d'exemples, et dont on ne saurait préciser absolument la date : si j'adopte pour horizon chronologique de la plupart de ces églises le commencement du XIIP siècle, je conviens qu'on pourrait souvent tout aussi bien les rapporter à la fin du XII* siècle.

L'église du Brcuil était en forme de croix, avec une tour carrée au centre du transept teimlnée par une toiture en bois. \ji corps de l'église est ancien. On y a ajouté, au XV* siècle , un porche en avant de la |H)rte principale de la nef qui s'ouvrait dans le mur méridional , près de l'extrémité occidentale.

Plus tard, probablement au siècle dernier, deux petites chapelles symétriques ont été ajoutées près du sanctuaire , au nord et au sud , de manière à former un second transept, ce qui donne au plan de l'église une forme insolite ; mais, en faisant abstraction de ces additions modernes , on retrouve bientôt la forme ordinaire.

(i) M. Serain avait été appelé à Canoo par M. de Beaumont ; il y est mort eo 1820. Il était de Saintes. (2) Archivée de la Normandie, par M. Louis Dubois. Gaeo, 1825.

460 STATISTIQUE MOKUÉfENTAtE W CALVADOS,

Le dimr el les tnaeepts sont toutes en piem; des laiatNris en bois fMmeot b loAte delà net

Deox jdies portes en of^e oraées de lîg-ug • de tores et d'une boidore de tfites de dons, s^oofraieiit dans le chœur, roue devant l'antre , an snd et an nord, immédialement après les chapeUes du transept : Fane d'elles ( celle do nord ) est marée et cachée par un lierre ; l'autre est toujours fermée d'une porte en hois.

A cet aperçu , j'ajouterai quelques observations de détail.

Le mur droit do chevet me parait avoir été refait au XI?* siècle ; plusieurs fenêtres ont été refaites à des époques peu anciennes^

Les corniches extérieures présentent le mélange des modilloos et des dents de scie , combinaison que l'on trouve dans nos églises de transition : on y voit aussi des modillons porunt des arcatures géminées.

Les chapiteaux intérieurs appartiennent au style ogival le plus ancien.

Il n'y a point de porte à l'ouest. La porte sud-occidenule, pi^cédée d'un porche, est ornée de cannelures , et les archivâtes reposent de chaque côté sur trois colonnes.

En face , du côté du nord , est aujourd'hui une porte sans caractère et qui peut-être n'a été faite que pour les processions, le chemin passant le long du mur occidenul de la nef : je n'oserais pourtant affirmer qu'il n'y en a pas eu une dès l'origine > à laquelle aurait succédé celle qne noos voyons.

h&i STAtlSTlQlË ^AOÏH^NtAU tiV CALVÀDOft.

les tofu 4e régHie in Bwmil , qoi «ât réasie à Métiérât éuient dans ie plus traie état qamd h Société française d'archéologie a Toié «ne aNecatten pour aider à le» réparer. Une demande de aeoonra a été alors adressée à M. le Ministre de rintérieur. Les babitanls ont ouvert ooe souscription qiii a été fmoiueose. Des travaiiK de eonsolidaiîon ont été eséeqtés par M. rarchitecte Venelles. Le toil de la tour a été reconstruit en entier : le plus pressant est faH« mais il reste à luire encore^

L'église du fireifll était sous l'inTOcaiion de saint Pierre. Une statue assez haii^are de ce prince des apôtres se voit encore dans une niche, au milieu du fronton du porche. L'abbaye de S^-Barbe possédait le patronage.

On vok dans le cimetière on obélisque éle?é à la mé* moire do dernier prieur de cette maison religieuse , le([Qcl est mort curé de iMéztdon.

Château. — Le château du Breoil , sur le bord de la voie ferrée , est moderne , comme le montre Tesquisse suivante, gravée d'ffrès le dessin de M. Pépin; il n'est pas d'une grande importance , mais l'ensemble des bâtiments se présente bien et la tour cylindrique à lait conique lui donne on certain, cachet; il appartient à i\l">* la comtesse duMoncel, née de Revilliasc.

Gare du chefnin de fer. — Je viens de parier de la voie ferrée : c*est ao Breuît qu'est établie la gare près de laqneDe s'embranche, sur la voie de Paris à Cherbourg, le chemin de fer du Mans, Tours, etc. , etc. Cette station (station de INésidon) est assez importante.

Voie romaine. - Une voie romaine ou chemin hausser fue nous avons citée tome II, inge 3 5(1 delaiSuuûti^ii^aoï^iietttale, venait aboutir près du Breuil ci passait peut-être sur le

Iilktf iDiq J(Hl« j«/ii •èiru i^.i ,*c(rro<

À64 STATIÀÎi<{OK MOXtJIÉËMtAU IH^ CALVAbOS.

territoire de b commone. Les tno^ n'ea sont plus fisibks à partir de Percy.

MéziOOH (CHBV-LIIU).

Héndon » Mmuio Odams.

Il y avait, selon toute apparence, un ancien passage de la Oive, au lieu qu'occupe aujourd'hui le bourg de Mésidon, mais rien avant le XI* siècle ne nous révèle Timportance do viau qui pouvait exister, et n'indique si la Dive se passait li gué, dans un bac ou sur un pont A cette époque (XI* siècle), nous voyons apparaître Odon Stigand comme seigneur de la localité qui constitue aujourd'hui le bourg de Mézidon et de ce qu'on appelait, sur h rive droite de la BiYCi EscajoUt ou le petit ÉcajeuL

Odon Stigand^ déterminé sans doute par l'importance stratégique du passage, avait éubli un château sdr le bord de la Dive , dont les eaui durent lui donner les moyens de défendre la place ; elle prit alors le nom que l'on a uraduit en latin par Mansio Odcnù (habitation d'Odon)» et qui est devenu en français moderne Mézidon. A partir du XI* siècle , Mézidon acquit une certaine importance, surtout par b fondation de l'abbaye de S**-Barbe sur le territoire d'Escajolet , à quelques pas du bourg et du château.

Église» ^ L'église actuelle est moderne; elle a été reconstroite sous le premier Empire et n'a rien de remarquable. On peut dire qu'elle ne répond guère à l'importance actuelle du bourg; elle est rectangulaire; le portail, donnant sur b grande rue du bourg, est surmonté d'une flèche en charpente recouverte d'ardoises. Cette tour renferme deux cloches provenant de l'abbaye de S'*-Barbe.

CANTON DE MÊZIDON. 465

La plos grosse porte l'inscription suivante : j*Ai ira ivoiiicii baui par rnssiEDU lbs chaiioiiiv9 bAbouim dq

GHAPIT&B DB CBTTB foLISB AU MOIS D^OCTOBBB 1739.

On y foit ie I>lason de l'abbaye, (dosieors fois répété.

L'église moderne de Mézidon est sons l'inTOcation de Notre-Dame et de saint Firmin ; l'abbaye de S**-Barbe nommail à la care.

Filature. — La filature de lin appartenant à M. Hurel» et qui est située sur la rive gauche de la rivière » au centre du bourg , est ce que Mézidon offre de plus remarquable ; c'est un établissement important, qui s'est considérablement accru depuis vingt-cinq ans et qui occupe plus de trois cents ouvriers.

Mairie, — L'hôtel de la mairie , comprenant la justice de paix et l'école primaire, construit par M. l'architecte Vérolles sous l'administration de M. Goulibœuf , est situé au-delà de la Dive. C'est de ce côté que le bourg a pris le plus d'accroissement, maison a construit aussi beaucoup depuis dix ans dans la direction opposée, vers la gare du chemin de fer.

Emplacement du château d'Odon, — M. Coulibœuf, maire de Mézidon, que j'ai consulté sur l'emplacement probable du château d'Odon Stigand et qui a depuis longtemps déjà examiné la question, pense que la place foi*tifiée par ce seigneur devait comprendre la partie du bourg occupée par la cour de M. Hurel, l'église , l'emplacement du cimetière , les halles et les hôtels S^-Barbe et St-Martin. Le donjon devait se trouver dans une Ile formée par la Dive , au nord de la première enceinte , dont ie périmètre vient d'être approximativement indiqué. M. Coulibœuf se trouve, dans ses indications^ d'accord avec M* Guilmeth qui a tracé à peu près de la même ma-

666 STATlSTiQtJE MOKtJIIËNtALE DU CALVADOS.

nière reoceinte pcésamée de b place, à l'épocpie d'Odon Stigand (1).

Le châteaa d*Odon Stigand , qui passa 3i b famine de Tancanrille » comme on le verra tout à Theare , fat assiégé et pris, en 1137, par le roi Etienne qnî le fit démoKr, an moina en partie , et de» lors Mézidon dot perdre son importance comme pbce de guerre (2).

(( Ce fut en 1367, dit M. Goulibœnf dans la noie qn'H 0 a bien vouln m'écrire , que Jean II de Melun , comte de « Tanearville, chambelbn héréditaire de Normandie , vendit « cette baronnie à Tabbaye de Notre-Dame-de-Grestain ; c plus tard , elle fut transmise au prieuré de S*'-Barbe qui c en exerça tous les droits seigneuriaux, t

11 se tient à Mézidon, le 12 novembre, jour de la fête St-Martin , une foire assez importante. Chaque semaine , il y a marché le samedi. Ce marché existait dès le teo^» d*Odon Stigand, puisqu'il avait donné le dixième des droits qu'on y percevait à l'abbaye de S**-Barbe (3).

On comptait 73 feux à Mézidon.

(1) M. Guilmelh 8?aU pommeocé une pnblic«Uon oonaMérable mr IliUloire de Lisieux et des bourgs de rarroodissement ; il est à regretter que cet ouvrage n*alt pas été contiuué et surtout qu'il soit aussi rave. L'ottfrage n*a pas, ft ce qu*il paraît, été mis dans le commerce après que les souscripteurs ont vécu leurs exemplaires. MàiBoii, St-Pibkusaa-DivB, Livasot, Lisibvx et Ob»bc ont été le sujet d'intéreasants essais historiques qui pett?eot être coMultés avec fruil.

(2) Ce siège fat provoqué par aabel de Taocarrilte» qui a*éfeait révolté contre le roi Etienne.

(3) Avant 89 , les religieux de cette commuuaulé percevaient des droits sur les marchandises de toute espèce exposées en vente sur le champ de foire, sur la place du marché, et sous les balles et bou* chéries.

Quelques vieiHards se rappellent quc^ le lendenain de le foire St- Martin qui se tient le iS novembre de ohatiue avoèe, tout propri6-

CaNTOU D£ AÏÈZlOOiN.

Écajcul , ScajoUium, Eeseajoleium, EtcajoL La nef d'Écajcul est romane, probablement du XP siècle, avec maçonnerie en arête de poisson dans la façade. Des contreforts en pierre de taille placés dans les murs do nord

teLISB D*tfCUlUL (cÔTi DO 8UD ).

sont pentes ^ petites fenêtres semi-circvlalrcs, cotnne f en

taire foocier de la eommune était tenu d*aller payer un Uard au receveur du prieuré de S**-Barbe, et que le marché qui se tenait tous les samedis n*é(ait ouvert au public que lorsque les appro- ? isionneofenU de la communauté avaient été faits.

( Note de M. Caulibauf. )

/i68 STATISTIQUE MONUMENTALE DU CALVADOS.

ai trouvé dans un petit nombre d'églises rurales du XV ou du XIP siècle ; mais ce fait est assez rare et n'a dû être motivé que par économie pour la pierre de taille. Les fenêtres ac-^ tuelles de l'église d*ÉcajeuI sont presque toutes modernes.

La principale entrée de l'église est à l'ouest. C'est une porte romane à plein-cinlre avec archivolte ornée de tores et de biUettes , portée par deux colonnes à chapiteaux assez barbares , mais dont le fût , dans sa partie supérieure » est cannelé en spirale, chose assez rare dans nos contrées. Le tympan a été percé ; il était plein dans l'origine , selon

toute apparence. Une autre porte romane existe dans le mur latéral du sud : elle paraît moins ancienne que la précédente. En somme , la nef d'Écajeul , sauf la tour carrée massive établie au-dessus de la façade occidentale k dont l'époque est peu caractérisée, doit dater du XP siècle, à en juger par ses caractères archltectoniques assez prononcés.

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