‹ Statistique monumentale du Calvados (volume 3)Chapitre 36 sur 82 · CANTON DE MÉZIDON · texte numérisé non relu

CANTON DE MÉZIDON

Le chcear paraît moins anden; on y Toit, à Test, une loDgae Uttcetle ; au sud, une fenêtre cintrée avec chapiteaux de transition : il pourrait donc dater de la fin du Xir siècle ou du XIIP. Des fenêtres nouTellement percées ont défiguré presque complètement celle partie de Tédifice, bien moins intéressante que Fantre. On voit quelques moulures du XV* siècle sur une porte latérale , au sud.

Voici les inscriptions des cloches d*ÉcajeuI , telles que les a relevées M. le docteur Pépin.

On lit sur la plus t;rosse :

g;^^^ L^Alf 1773 lAY ÉTé BéRITI PAS M* WICOBL FBOMaGB CTBÉ DE

CETTE PAROISSE ET NOMIIÉE MAHOTBRITB PAE MBSSIBE A^^' nOEL TRBAIN ANDRé DE LA FRESNATB , CHBTALIEB SBIfiNSYB

ET PATRON DE L*BONIVEVR DBCAIBTL , CAMPIGNI, B8GVBBS S** A^^^ MARC VERITE DE VIETTE , LA POTERIE , BBAINB , C0VL0N8 » • • •

ET AVTRE8 UETl ET PAR IfOBLB DAME

«^^^ MARGVBRITE D0VE8T DAME DOLLRJIDOlf , TEVVE DE MESSIRI

CHARLES DB YAYQVEUV CHEVALIER SEIGNEVR ET g^^ PATRON DB SACI

LA TILLBTTB DB LI8IBVX •— JBAK LORIOT THfeOBIBI.

L*inscription de la seconde cloche , qui est de très-petite dimension , est ainsi conçue :

1770. M* LEONOR FRANÇOIS FREROT PRÊTRE CVRÉ DB CE LIEV NOMMÉI lOACHIM PAR lOAGHIM MATHAN SBIG' DB SOCQVBNOE. AVBBRT MA FAITB

On voit sous le toit de la tour , à gauche , un débris de pierre tombale en beaux caractères gothiques incrustés de plomb. C'était probablement la tombe d'un seigneur d'Écajeul. On y Ut seulement :

ïrrraitul Uund l^cce^ia

670 STATISTIQUE MOIIUllENTALC DU CALVADOS.

On voil un certain nombre de tombeaux modernes dins le cimetière » notamment cdoi de :

JOWW HAUBICB OOTHMNB DB «UTMITV CBITAUU M i* LOOa

L'église d'Écajeul est sous Fiovocation de saint Pierre. La cure se divisait autrefois en deux portions; le seigneur nommait à la première portion. Il existait à Écajeol une chapelle dite de l'Honneur, qui est détruite.

Il existe encore dans la commune d'^jeul un manoir, du XYI* siècle ou de la fin du XY*, appelé fort de BassevtUe.

L'Honneur d'Écajeul appartenait, en 1068, à OdonStigand, fondateur de S^'-Barbe. Comme ses autres biens , cette baronnie passa , au commencement du XtP siècle, à la maison de Tancarville. Après l'extinction de cette famille, elle appartint aux de Courcy et aux d'OrglandcsJ

Lors de l'invasion anglaise, les Paisnel étaient seigneurs d'Écajeul. Ils combattirent contre les envahisseurs, qui, les considérant comme rebelles , confisquèrent la terre. Richard Wright en devînt possesseur. Â la fin do siècle , les Paisnel étaient rentrés en possession de leur bien.

En 1631 et 1646 , dit M. Gh. Vasseur, on trouve, dans les aveux, noble seigneur messire Jean de La Flèche, chevalier, gentilhomme ordinaire de la chambre du Roi , seigneur de Grisy, Tbieuville, Brelteville, Dooville, Quesnay, Escures, Yiette, le Mesnil-Mauger et de la terre et seigneurie de l'Honneur d'Écajeul : ce qui ne s'explique pas très-fadiement, car la famille de Yaoqoelin de La Fresnaye élait dès le XYI* siècle en possession de la terre d'Écajeul.

Au comoiencement de. la Révolution , la terre d'Écajeul , en fermes louées et réserves, valait 15,665 livres de revenu, sans parler de ti92 chapons ou gélines, 20 journées de hamois et environ 700 livres de rente dues par le domaine fieffé.

On comptait 9ft feux à Écajeul> au siècle dernier.

CANTON DE MÊZ!DO!f. 671

Abbaye de S^'-Babbe. — En suivant le joli chemin qui passe à rextrémité nord de la Grand'Rue de Mézidon el se dirigeant à Test, on arrive à la ferme qai occupé remplacement de l'abbaye de S^-Barbe.

L'église n'existe plus, mais on en recDnnati encore la place t on voit aussi la place et même les fondemeiits de dif en bâtiments», et au besoin on pourrait reconstruire le plan du prieuré s'il n'en existait aucun. Le peu qui reste d'ancien aujourd'hui se trouve dans la ferme de l'abbaye, qui appartient aux héritiers de M. Jonqooy i ancien membra do Conseil générai du Calvados ; on y voit quelques ouvertures ogivales qui peuvent remonter au XIII* siècle»

J'ai trouvé è Rouen, chez M. de Glanville, un médaillon sur une clef de voûte qui vient de S**-Barbe et paraît dn XIIP siècle. La provenance est certaine , mais il n'est pas sûr qu'il ait appartenu à la voûte de l'église. Il pourrait provenir du cloître ou d'une autre dépendance du prieuré. Il représente un homme, affonrché sur un âne et portant un sac sur sa téie (V. la page suivante). Le costume do personnage est intéressant II porte des gamaehes , espèce de guêtres qui étaient en usage dans nos campagnes au siècle dernier, et même il y a quarante à cinquante ans. On trouve encore les gamaehes ositées en Bretagne & l'heure qu'il est

La plupart des abbayes ont leur légende. S**-Barbe, aussi, a la sienne que voici :

Le 01s d'Odon Stigand, Robert, avait rapporté de ses voyages en Orient des reliques de sainte Barbe. A son retour, il trouva son frère Maurice très-gravement malade ; les reliques de sainte Barbe opérèrent sa guérison , et , comme dans beaucoup de légendes , la Sainte apparut au malade et lui ordonna d'aller trouver son père et de se rendre avec lui à l'église St-MarlÎA-d'Écajeûl pour y faire célébrer la messe

kl2 STATISTIQUE MOMUMEr^TÀtE DU CALVADOS,

«CULPTUBB PBOTBNAXT DC PBIBUBé DE SAnVTB-BABBE.

en son honneur. Odon Stigand , convainca de la vérité de Fapparition et frappé de la guérison de son fils , s'empressa de se rendre à ses prières et fit transporter les reliques de sainte Barbe dans la chapelle de St-Martin-d*Écajeul, située sur la rive droite de la Dive , puis il institua six chanoines réguliers. La première fondation de S**-Barbe eut lieu vers Tan 1055 , et la charte par laquelle Odon Stigand constitua rétablissement est de 4058; elle fut approuvée par Guîllaume-le-Conquérant en 1060.

Odon Stigand mourut à Rouen en 1066; Tarchevêquc

CANTON DE MÉZIDOR. klZ

Maorilie asrisu à ses fooérailies avec divers seignenrs; il fat enterré daosle cloître de l'abbaye de St-Ouen.

Ses deax fils, Robert et Maurice , ne laissèrent pas de postérité ; ils avaient deux scenrs, dont Tune se fit religieuse à Tabbaye de S'^-Trinilé de Caen, en 1066 (i); Tautre, Agnès, épousa Rabel de TancarviBe, fils de Guillaume de Tancarville : elle porta à son mari tous les biens de sa famille. Les destinées de S^-Barbe furent par cela mises entre les mains de la famille de Tancarville, et Rabel en fut en quelque sorte le second fondateur. En effet, en 1128, il ratifia toutes les donations faites à S^-Barbe par Odon Stigand, son beau-père (2) , puis il en ajouta beaucoup d'autres;

(1) A cette occasioD, Odon Sligand doana au prieuré Téglise de Gnibray a?ec les dîmes et les droiu de sépulture, Je patronné et les dîmes des églises de Falaise, etc., etc.

(2) Voici quelques passages de la charte de Rabel de Tancarville :

VideKeet et prata qu« Odo Stigandos, qui primus ibi sex prebeodas constituil, dederat eidem ecdesie apud Mansum Odonis. Dedmam quoque ipsius Tille et tolius sui dominici quod est apud Mansum Odonis in omnibus sau nummis, terris, vincts, molendinis, TirguUis, vitulis, agnis, caseis, velleribus porcis et piscibns. Et inter Mansum Odonis et Escajolet piscine locum. Et Wlllelmus de Mirbel etOsmundus Boenet de Salcantia (Soquence) dederunt eidem ecclesie ex parte Odonis prebti décimas suas de Mirbel et Salcantia quarum doas partes prius in suo dominico retlnebaot. Dédit quoque idem Odo terram quam babebant apud Tillamque Tocatur Sancta Maria Calida (Lécaude) com parte^media ecclesie et décime ipsius ville sicut libère in suo dominico habebat — Serlo quoque de Manso Malgerii (Mesnil-Mauger) dedlt eidem ecclesie soceri Odonis terram quam habebat in dominico suo apud Brolium de alodio suo. Et idem Odo ad luminare ejusdem ecclesie assigoarit décimas tbelonei de Manso Odonis et terram Safredi Wambeloni de q«o très solidos annuatim habuerat et terram Anschetilli Baconis pro qua débet ecclesiam in festivitatibus parare et duas llbras incensi reddere , unam ad Natale et alteram ad Pascha, etc.

fVoir e«tU chart* atix Archivée du Calvados H, à ta BiUictkhjw im» périaU , la topU dé M, Liehaudi-iCAnùy^J

A7A STATISTIQUE MONQlItNTALE DU CALVADOS.

il doDBi, BOittoment, UHit ce qu'il poBÈèMt sor la lîTe draHë de la Dîve.

Ge fsl alora que $^*-Barbe deviiil prieuré. Onilianine d'Évreoz fat rais à la tôle de la commiuiaoté.

Je n'ai pas rinteBtioo d'écrite l'histoire do prieoré de S^-Barbe : disobs seulement que Gniflaome d'ÉYrenx éuh on des hommes lei plus instraiis de son temps (1). U monrot en 1158.

En 1155, Rabel» seigneur de Mézidott , donna une nouf elle charte an prieoré de S**-Barbe.

En 1187 , le roi Etienne logea à S**-Barbe pendant le siège de Méûdon ; ensuite il confirma à ce prieoré toutes les donations qoi loi avaient été faites anciennement par tine charte datée de Pont-Aodemer.

En 1186 » par une charte donnée à Bores, pi^ Bayeox , Henry II • roi d'Angleterre, ratlGa toutes les donations faites an prieoré de S^*-Barbe.

RIchard-Cœor-de-Lion (1196) accorde aossi sa protection do prieuré de S^-Barbe. Le prieuré .fut visité par Jean-Sansterre en 1201 et en 1203.

La même année ( 1203 } , le prieuré de Graville , près du Havre, fut donné à S^-Barbe par Mallct de Graville qui l'avait fondé.

S^-fiarbe possédait on prieuré « des terres et des moulins en Angleterre (2).

Quand Odon Rigaod visita S^'-Barbe en 135A, il y troo?a trente-qoatre chanoines.

En 1292, Robert de Tancarville, seigneor de Mézidon, appronva et ratifia les donations , échanges , etc. • opérés

(i) V. Orderic Vital , HUtoire de Normandie.

(2) Voir le travail de M. Léchau(lé-d*Aiiisjr sur les archives da Calvados, dans le L VU des Mimoiru de la Sociiii de$ Antiquaire» de Normandie.

CANTON DE MÉZIOON. k75

dans retendue de h iMamoie de MéiidoD et dw fieb qui en dépeadent

Les guerres anglaiseB du XIV* siècle vinrent diseler ie paya Le prieur de S**-Barbe suogea alors à se fortifier» et en 13M« le roi de France c autorisa les reiigieilx de S**- « Barbe à lever un impôt sur tous les bommes et autres « qui, pour éviter les ennemis, voudraient se réfugier eux et « leurs biens dans la forteresse du prieuré, afin de la rétablir • et de la mettre en état de résiiter k leur Invasido. )> Les mêmes lettres aniorisent également le prieur à ci nommer a un capitaine du dit cfaasteau et à le destituer quand il fe « verra bon être « ; elles ordonnent aux gens du roi de re^ cevoir et reconnaître celui que le dit prieur fenr présenterait pour occuper ladite place de capitaine.

Le i*' avril ift07 , le prieur de S^*-Barbe , capitaine et garde de par le Roi, de la forteresse dodit lieu de S^ Barbe • établit Robert Bonenfunt, eseuyer seigneur de Qnet- « tiéville , son lieutenant ou oonettable au dit office de capi**c taine et lui donne la garde et gouvernement de la dite « forteresse « ordonne de lui obéir , de loi prêter main forte c donner conseil « confort et aide si mettler en a »... n

Cinq ans après, en lftl2, le Ucntenant'général du bailli de Caen adjugea la charge de capitaine de la forteresse du prieuré de S^**Barbe au prieur Micbel de Bradefer , contre Guyot de Benenfant , qui prétendait en être titulaire et voulait conserver son oommandement.

Le GalUa chrùiiaiui indique les noms des prieurs de S^** Bariie depuis Guillaume d'Évrenx (1128) jusqu'à Robert de La Ménardière, chantre de la Sainte-Chapelle de Paris « qui ayant obtenu de son oncle le prieuré de S^**Barbe , le céda aux Jésuites de Caen en 1607 < et qui obtint en 1609 rassentiment des chanoines. Louis de La Ménardière, son pré-« décesseur , était en même temps abbé de Barbery. Il avait été le premier prieur commendataire de S^-Barbe.

476 STATISTIQCB MONUMEFITALe DU GALTADOS.

. AtmeMuo en pierre oUaire. — On a trouvé à Écajenl des sépaltares anciennes, dont les morts avaient les extrémités portées snr des cercles on anneaux en pierre dure ; quelques-uns de ces anneaux ont été offeru par feu M. le docteur Le Grand à h Société des Antiquaires de Normandie.

PLAIHVILLE.

PlainvJllc, Plevilla, Plaitmlla.

I^ paroisse de Plainville^ située au sud d*Écajeul, sur le bord d*un marais, est réunie à cette dernière commune. L*égUse a été démolie , il n'en reste plus de traces ; elle était sous l'invocation de saint Saturnin , et , au XVI* siècle , l'abbaye du Lire nommait à la cure , d'après le Fouillé du diocèse de Lisieux publié par MM. A. Le Prévost et de Formeviiie.

Guillaume de Pléville donna au prieuré de S^-Barbe la moitié du pré Gros- Marais, situé entre Ouville et ÉcajeuL Son fils , Roger de Pléville , ajouta à ce pré , après la mort de son père , deux acres de prairies (Voir le catalogue des chartes du prieuré de S**-Barbe par M. Léchaudé-d'Anisy , t. VII des Mémoires de la Société des Antiquaires de Normandie ).

L'inscription de la pierre tumulaire que j'ai publiée dans le t III de la Staiistique monumentale , p. 605, et que la Société française d'archéologie a fait transporter de l'abbaye de Longues an musée de Bayeux , prouve qu'à la fin du XV* siècle la seigneurie de Plainville appartenait è la famille de Labbey : Jeanne de Labbey , qui la possédait*^ avait épousé Jean d'Argouges.

Le château actuel de Plainville se compose d'un bâtiment long et peu élevé. On y accède , du côté du sud , par une cour carrée ; du c6té du nord, la vue s'étend sur les prairies.

CAMTON DE MÊZIDON. 477

Cette habitation appartient aujourd'hui à H"* veuve B. de PlainviUe , née de Cussy, qui Thabite.

Les marais de Plainvilie renferment quelques plantes rares qui ont été signalées par MM. de Brébisson et Morière.

SAINT-HACLOU.

St-Maclou, Sanetm Machutus, Sanctm Macutus in Algia.

L*église de St-Maclou est située sur une éminence argileuse qui sépare le bassin de la Dive de celui d'un des affluents de la Vie ( Y. ma Carte géologique du Calvados).

Solitaire et abandonnée, car la paroisse est réunie pour le spirituel à celle d'Écajeul, il sera probablement difficile de la conserver.

Le chœur peut dater du XIP siècle ; il offre encore » du côté du nord, des modillons à figures et une porte à pleincintre avec archivolte ornée de tores et d*une garniture de têtes de clous ; les modifions supportent une arcature bilobée. Le côté sud a subi plusieurs reprises : une ouverture à plein-cintre qui s'y trouvait a été bouchée.

La nef a été refaite en grande partie et n'offre que bien peu d'intérêt ; les contreforts et les murs qui approchent de la partie occidentale sont les seules parties qui puissent être considérées comme anciennes de ce côté.

La tour , assise sur l'extrémité occidentale de la toiture , est de la forme usitée le plus habituellement dans le pays d'Âuge.

L'église était sous l'invocation du saint dont elle porte le nom. Le patronage était laïque.

Château moderne. — MM. Dnval, de Caen , ont fait construire un château avec tourelles qui produit un certain effet dans le paysage. Feu M. VéroUes, architecte du département du Calvados , en avait donné le plan.

kl$ StATlStIQUft IIOMUliElftALE M CALVàDOS.

«mCBfilXB.

Hirebette « MtrebellMmL

Sqr la haatear qai sépare le hassio de la Dive de ceini de la Vie , aa nord de Mézidon » 8*élè?e Tég^e de Mirebett&

Le chœur, par sa corniche garnie de modillons, par Pordonnance de son chevet (Y. k page sni?ante ) , annonce une construction des premiers temps du XIIP siècle ou de la fin du XIP. Les églises rurales de cette contrée, comme nous l'avons souvent dit, ont , au XIII* siècle , bien des caractèrca qui appartiennent au XIP ( modifions à figures, appareils en arêtes). Dans l'absence de documents, nous croyons devoir les attribuer plutôt au commencement du XIIP siècle qu'au XIP ; mais il est possible que plusieurs soient un peu plus anciennes que nous ne l'avons pensé : c'est ce que des recherches ultérieures pourront éclaircir.

Quoi qu'il en soit, des fenêtres ont été repei*cées dans le chœur , et celles qu'on y voit sont bien postérieures aux premières ouvertures. Mais il existe, du côté du nord, une porte à colonnettes dont le style se rapporte à celui de la première construction.

La nef est d'une époque beaucoup moins ancienne que le chœur: je crois même qu'elle appartient à la période moderne, c'est tout ce que j'en puis dire ; les fenêtres qu'on y voit sont carrées, larges, à linteau légèrement arqué.

Quant à la porte occidentale, on lit sur la clef qui en ferme le eiMre le millésime 1766.

Une petke tour en boîs couvetle d'aidoi» , eonforme an type ordinaire , s'élève à l'extrémité ocddealale de b nef.

Dans le cimetière est une croix dont la colonne cylindrique

CANTON DE mAsIDON.

Bouet d«l.

CBKTBT DB L^i^GLISB DB IIIRETJELLK.

680 STATISTIQUE MONDIIENTALB DU CALTADOS.

CMB DBS PBNÈTnSS DU CHOBUB.

en pierre , porte une croix de bois qui paraîtrait du XYII* siècle. Si elle est restée depuis cette époque exposée à la pluie, elle montre quelle peut être la durée du bois de chêne.

L'église de Mirebelle est sous Tinvocation de saint Pierre. Le prieur de S^-Barbe nommait à la cure.

La paroisse faisait partie de l'élection de Falaise; çUe dépendait de l'intendance d'Alençon et de la sergenterie de St- Pierre-sur*Dive. On y comptait 32 feux au siècle dernier.

SOQUBHCB.

Soquencé, Soquentia , Salcantia, etc.^ etc.

La paroisse de Soquence a été supprimée et l'église a été démolie ; elle était sous l'invocation de saint Michel. Le prieur de S*'-Barbe jK)ssédait le patronage.

CANTON DE MÈZIOOM. b%l

Soqaence est mentionné dans la charte de fondation da prieuré de S^'-Barbe dont j'ai transcrit un passage, page UIZ.

LE MESNIL-MAUGEa (1).

Le Mesnil'Rlauger , Mesnillum^Maugerii ^ Mamio Maigerii.

Le Mesnil-Mauger , paroisse importante de l'élection de Falaise , sergenteric de St-Pierre-sur-Dive, était le cheMicu du dryenné le plus étendu du diocèse de Lisieux : il n'embrassait pas moins de 51 paroisses.

L'église était dt^sservie par deux curés , l'un à la nomination de l'évoque de Lisieux ou du chapitre ; l'autre à la présentation du prieur de S*'-Barbe. Aussi est-ce une construction importante.

Le plan est un parallélogramme , sans retraits ni saillie ; mais les diverses parties sont loin d'être homogènes. Chacun des murs latéraux est soutenu par ciui] contreforts et percé de cinq fenêtres. [\i* Jean Formage , curé de l'une des portions du Mesnil-.Mauger , est l'auteur de grands travaux , dont une inscription , placée II l'intérieur , au-dessus de la porte de la tour , rappelle le souvenir (2). Les deux pre-

(i) Noies par M. Charles Vusseur, (3) Voici cette inscription :

CCTTB ÉGLHI A ^TÉ S^éDIFI^E

BT DiCOMÉB PAB LFS SOINS BT FRAIS

DB M*" JBAN FORHAOB PRB9TRB CDRé

DR LA SRCONDR PORTION DRPL'IS 56 âNS

BT DR LA PItRMJÈftB DRPIIS 9 AMS , DRCKdM

LR 18 9hr« 1757 DANS LA 83* ANNÉE BR

&B2 STATISTIQUE lÉONl'ME.NTALE DtJ CAUADÛS.

iQières travées , vers roae3t , sonl entièrement son œuTre ; du moins dans lenr état actuel. Il faut lui rendre cette justice, qu'il a cherché à les harmoniser avec les autres parties. Du reste, des travaux imporUnls avaient été déjà entrepris an XVP siècle, et la dernière travée et le chevet seuls remon- Uient jusqu*au XIII^ Les deux fenêtres latérales , ogivales , simplement épannelées , partagées en deux lancettes par un meneau bifurqué ; les deux larges fenêtres du chevet, également épannelées , mais avec deux meneaux ; les contreforts à deux retraites , dont les glacis sont imbriqués , appartiennent évidemment à cette dernière époque. -

A l'autre extrémité , englobée dans le portail d^ Jean Formage, s*élance une tour romane fort bien construite « dessinée et publiée déjà plusieurs fois, notamment dans V Abécédaire d'archéologie et dans le Bulletin monumentaL Elle est carrée , construite en pierre de moyen appareil ,

SON AOB. PBieS DIEU POUR

LR RRPOS DE SON AKB. RBQUIESCAT IN PAGE

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