CANTO^N DE SAINT-PILRRE-SUR-DIVE
fermait l'abbaye au Dord-ouest, et qui existe encore, est du XIII* siècle, et indique de ce côté les limites de l'enceinte abbatiale. Le pressoir et d'autres dépendances existaient à l'ouest de l'élise , près du terrain qui va être affecté à la construction des Écoles.
Les Balles. --Les Halles, assez remarquables, qui existent sur la grande place appartiennent à deux époques : à la fin du XIII* siècle, je crois, pour les parties les plus anciennes orientées au nord ; au XYI* siècle, pour le prolon-
Buurt ciel.
ENTREE PRIIICIPAI.B DBS HALLES DB SllNT-PlBRRE-SUfi-DITB.
gement iS'étendaut du côté du sud. Des ouvertures ont été
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percées, à diverses époqaes, dans les murs anciens. Toutefois, dans leur état actuel, avec leurs charpentes et leur grand toit, les halles de St-Pierre sont encore très-intéressantes et nous offrent un spécimen des halles et des granges du moyenâge que Ton rencontre maintenant très-rarement dans un si bel état de conservation. Elles sont divisées en trois nefs par les deux rangs de poteaux qui portent la charpente au centre de l'édifice.
Hospice. -^ L'ancien Hospice était situé près d'un bras de la Dive y à l'entrée du bourg en venant de Oaen ; j'en ai vu détruire l'église , qty devait remonter à la deuxième moitié du XIII' siècle , d'après son style ; une des i^osaces qui ornaient l'intersection des arceaux de la voûte a été recueillie par feu M. Legrand et placée dans son jardin , où on a pu la voir pendant longtemps. Rien de plus hardiment coupé, ni de plus élégant, que ce spécimen des œuvres de nos sculpteurs du XIII* siècle.
Il reste encore aujourd'hui quelques traces des maisons de cet hospice , mais elles ont peu d'importance.
M. Pépin a dépouillé, dans les archives de St-Pierre (1), les nombreuses pièces relatives à cette maison.
La plupart sont des parchemins auxquels pend tin sachet presque toujours privé de son sceau. La table de ces titres a été dressée par M. Pépin. Le plus ancien remonte à l'an 1218. Les deraières pièces sont, de quelques années, antérieures à la Révolution. On a écrit sur le dos de chaque manuscrit l'intitulé de la pièce.
L'Hospice actuel de St-Pierre est dans la rue de Lisieux.
Anciennes maisons. — Parmi les anciennes maisons qui
(i) Les archives de Sl-Pierre, qui sont presque toates relatives à l*Hospiee, sont renfermées dans un coffre ancien en chêne scnipté.
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inéritent l'attention , on peut signaler la cour Leiu qui est du commencement du \VI* siècle on de la fin dn \\\ Ce manoir , que j*ai décrit il y a plus de trente ans , est de forme carrée : il présente plusieurs feni^lres sur chaque face,
G*<lâril iciil|>
BoHei tlol.
UANOIR DIT COUR LFLU.
quelques-unes sont divisées en quatre parties par une croix en pierre. Des aiguilles à crochets ornent les ouvertures do premier étage. Les angles du bâtiment sont garnis de con-
566 STATiSTlQUB MOMUHBMTALB DU CALVADOS.
treforts terminés par des pyramides à crochets. La porte d'entrée est da côté de l'est , les angles en sont arrondis et surmontés de plusieurs rangs de moulures; le tout surmonté de feuilles enroulées et accompagné, de chaque côté, d'une petite pyramide. La salle du rez-de-chaussée présente deux poutres dont l'une est mordue , à ses deux extrémités , par une tête de crocodile. De cette pièce on communiquait à un escalier en pierre , construit en spirale dans une tourelle taillée à pans (Voir la page 665). Le premier étage renferme une chambre dans laquelle on voyait une belle cheminée ornée de tores.
La partie principale de ce manoir, qne^reproduit le dessin ci-joInt , est en pierre : c'est celle qui fait face à la rivière ; mais le reste est construit en bois , d'après le système usité à cette époque.
La rue de Falaise n'oiïre jqu'une maison qui présente de l'Intérêt. Les trois lucarnes du toit sont ornées de sculptures et annoncent l'époque de Louis XIV.
Dans la rue de Caen, on remarque une ancienne maison dont le premier étage empiète sur la rue ; elle n'a rien d'intéressant. Enfin , dans la rue de Lisîeux et dans la rue allant au cimetière, on peut voir plusieurs maisons qui paraissent, en partie, anciennes.
Château <t Hermonville. — Quand on est sorti du bourg, ▼ers Lisieux , on ne larde pas à voir un château qui mérite l'attention: c'est le domaine d'Hermonville , faisant autrefois partie du territoire de la commune d'Hiéville , qui borde celui 'de St-Pierre-sur-Dive ; il appartient à présent à cette dernière commune. Ce château, dont je donne une vue d'après les dessins de |M. Pépin, appartient à M. de Lignerolles, membre de FÂssociation normande ; il occupe , à ce qu'il paraît , le même emplacement que le château du ce-