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Vis-à-vfa la chaire, est pendoe une copie récente du Christ
68 STATIiTlQtE )M)eUJII£NTU£ DU €ALV*OOS.
CRAPEtLE DU BOIS-SIMON DAKS L^ilCUSB DE MOYACX,
CAMTOH m Lisnvi, l**. SBGTiœr. 69
I» d»Phili^cla€liaiii()acpie9 beUb émde wMomiqac, mais qui ne figure guère bie» dtM «oe ^glÎM dfll D-%1. Al bM dd cadre tu Ut :
DOMIÉ PAB lVhPBUEUB.
Sl'B LA DBMAUDB M MADAHB.
Uk fB^IOBHTB TR0I,01IQ.
L'église de Moyaux est sous rinvocation de saint Germain. L*abbé de Bemay nommait à la cure.
la coifréfie de b Charité est de (sudation aveienne, Ua acte original, du 8 décembre i6Ai, ooasacre une ceasUMion de rente foncière faite par « Pierre Delavigne, Robert et Pierre» ses fih, a« profit de b Cbarilé et Coofrarie de Uoyaulx, slipsiiée par maiaire Jean Ermeooult , tabellion royal en ladite viooosté et eschevia d'keUe. » On y trouve les noms de ton» les fi-ères sarvanls, atmét j^Jsente,
Des iftres de 1480 et de ll&S parlent d'une maladrerie shute sur le territoire de Moyaox i mais, dès le XYIII". sièclet Qu ignorait sa sitoation.
Le territoire de la paroisse de Moyaux se trouvait drvisé ÇB «n certain nombre de fiefs^ L'im d'eux avait conservé b nom propre de Moyaux. Cassini l'iwliqne encore sur sa Carte. Les rôles de TÉchiquier de Noroiaadie font mention de Philippe de M(Maz et de ftéatrix de Hebs, en 1184. £i^ 1 195 » oa re«< trouve encore le mâme Philippe de M(oaz.
Richard de Moyanx fut abbé de Itomay « ealre bs années 1204 et 1220.
An XY*. sièck, b fief de Moyaox appartenait à la bmillf de Uenfaiti*. En 1469, Jehan de Bbnfaite, b^eune, sieur du M de Cbppio » b Caurt et Moyaux » camparul aux montres
70 STATISTIQUE MORtlMBNTAtB DU CàLYADOS.
de b noblesse da bailliage d'Éfreax en équipement d'homme d^armes à iij ehevaukf.
En 15&0 , Ion de la recherche des élus de Lisienx , cette fomiUe avait disparu à son tour , et parmi les divers gentilshommes qqi firent alors leur production , on n'en voit point un seul qui sdt qualifié de seigneur de Moyaux.
En 1667, une branche de la famille d'Osmont prenait, dans les actes, les titres de a seigneurs de Mouyaux, Mortemer, le Gouldray. *
En 1766, des sentences de la vicomte font connaître Charles Le Boctey, chevalier, seigneur et patron honoraire de Moyaux et autres lieux, conseiller du roi, vicomte enquêteur et commissaire examinateur en la vicomte dudit Moyaux. Peut-être faat-il voir là une faute de greffier.
Seigneurie du Bais^ùnon. — Les Montres de h noblesse du bailliage d*Évreux, en 1469 , font mention de « Jehan de Lombdon, éscuier, seigneur du fief du Bois-Simon. »
Au XYP. siècle, cette terre éuit en la possession de h famille de La Masure. Maistre Robert de La Masure, le jeune, était seigneur dudit lieu, en 1562. {Rôle des taxes de Par-rière-ban du bailliage d^Évreux, par M. Tabbé Lebeurier, p. 76. )
Jean de La Masure , sieur du Bois-Simon , fut assassiné , quelques années plus tard, par Pierre de la Sceaulle, seigneur de La Motte, qui fut pour ce fait conduit prisonnier à Rouen ; il échappa à Téchafaud , ayant obtenu le privilège de lever la fierté de saint Romain. Il fallait qu'il fût bien fortement protégé, car il fut choisi par le Chapitre, bien que le roi Henri lY ait pris la peine de recommander aux chanoines un sieur de Valsemé, qui avait tué le deffuni sieur de Mailloc. Cette lettre 5 datée du camp de Traversy , près la Fère , le 15 avril 1596, est publiée dans les Documenis inédits. — Lettres
CANTON DE LISIKDX , f*. SECTION. 71
tPHenrUV^t IV, p. 568. La famille de La Masure poaaédait eooore le Boia-SîmoD à la fin do XYIP. siècle. Nicolas de La Masore» siear da Bois-SimoD, figure dans la Recherche de la noblesse de 1666.
Seigneurie du Chesne. — Des aveox rendus pour des terres dépendantes de ce fief font connaître les noms suivants :
« 1*. Monsieur Jean Garrey , escuyer , seigneur et chastelain de Sainct-Gervais, aussy seigneur des fiefs, terres et seigneuries du Chesne-GoTÎIle, du Val , etc. , conseiller du roy , maistre ordinaire en la Ghambre des Gomptes de Normandie (20 juin 1659 , 16 novembre 1666) ;
tf 2*". Robertjle Garrey, escuyer^ seigneur de Goville, fief, terre et seigneurie du Ghesne et autres terres et seigneuries en 1721. »
Seigneurie du Val, — Suivant une quittance de treizièmes do 2k mai 1588\ « le seigneur du Val se nommait Fraoçoys Le Portier. Il descendait de Gonstant Le Portier , sieur do Ghesne, leiqjuel avait pour bisaieulJacqoes Le Portier, qoi avait époosé , en \lxlk , damoîselle Isabeau de BoreL >
Plus tard , comme on vient de le voir , la famille de Garrey compta le Val au nombre de ses fiefs. Outre les noms que Ton a déjà lus, des aveux mentionnent :
• 1^ Monseigneur François de Garrey , iguier » seigneur et patron de SL-Gervais et de St.-Jean-d*A8nières, FAunay, le Yal» le Bosc» etc., conseiller du roy en son Parlement de Normandie;
« 2^ Mesâre Alexandre-François de Garrey » chevalier , seigneur châtelain et patron de St-Gervais, seigneur et patron de St.-L^er de Glatigny, seigneur et patron honoraire de GlaviUe, seigneorde Goville et du Mesnii-Godement, seigneur des fie&t terres et seigneuries de Piencourt, Baudry ,
72 STATISTIQUE MOTttSlENTALE DO CALVADOS.
RdMkr eittVMS litfM, ettÉMîHcr do' rôy en M gnoâPèliBfBtoe dtt ParteiBèHf de NonnAidie. » Cet detis dèciÉnciils soat diltedé «719 el 1795.
Seigneurie de Mortemer. — G*est eiMUircf dans dM avcàx et des actes originaax que j*ai recaeilli les noin9 des seîg^iears dé Ittorteifier. Dès 1603, 3 est fait méhlioQ <ie « noi)le homme Charles de Clercy, escayer , seigneur des terres et siennes de Morteiper, les Lonveretz, le Fresné, Filletot et Auremesnil. « Ce seigneur eut des démêlés avec te baron de Fumicbon , messire Jeh9n de Longchamp , chevalier de l'ordre du roy , gouverneur de Lisieùt, en 1629, relativement k des droits de treizièmes, réclamés par Tun et parFautre, pour des terres qui avaient été vendues à un sieur Anglemenl par Jehan ErmenauU, escut/ery sieur de Mortemé^ lé iO novembre 1624. Sur neuf pièces dont il était question , la transaction qui régla le différend en attribue six à la sienne de Mortemer. Cinrles de deroy élait anrt ea 16/»S , laissant des enfants mhiears. Mortemer passa akirs, on quelques années plus tard, daiis la faariUe d'Osmont, qui la posséda pendant plus de cent ans. Une pièce de prbcédiire, qni porte la date du 21 juin 1786 y frHimît le noa de <i Nicdas Ai^vrey , écuyer « siear d'imatttîHe , défendent* aM procès, comme héritier du fe» ftieor d'Osmont de Mortemer. »
Cette famille Auvrey n'était ponic resiée josqoe-là étrangère à Moyaoï. Dès 1540 , on y trouve Jeaa Auvrey , sieur de Bonnechose, et Robert Anvrey, sleor dti Sois-Simon, dont le sieur d'imanVitfe descendait sans ddcoti doute.
Seigneurie de GoviUe. — Le fief de Goville ou GanvUe se trouvait égdemeàt snr la paroisse de Moyanx. Comme on Ta vo à l'occasion du Val, il apparteoalt, dans les dernières aimées du X.YI*. siècle, à François Le Portier. A se retrouve, ad XVII*. , dans les mains de la famille târroy. Il n'y a donc riep de plus à en Are que ce que l'oil a déjà vu.
CANTON DB LIStEtX , l'^ ^BCTlOtl. 73
PiraitcHoit (1).
Fnmidion , Famuchm , Fàumnceon , Fbtmncan , È^mam^ chon» Fumechon.
Éleedon de Lisieax , sergenterie de Moyanx ; i tS feux M XTIII*. siècle, environ 650 habitants ; on n*en compte plus que 387.
L*é^îse de Fnmichon est ancienne , mais pen intéfedsante. ERe a sabi, phis on moins récemment , des restauratians qui équivalent h pea près à des mutilations.
Le portail» placé à Pouest, est soutenu par deux contréforts plats de Tépoque romane. Les murs sont en blocage, complètement recrépis : il est donc impossible de constater la disposition de TappareiK La porte cintrée est étroite et basse, sans aucune moulure. Peut-être est-elle romane. tJn porcbe en bois, qui date da XYI*. siècle , la protège. Sur le portail s'élère le clocher, en charpente, recouvert d'ardoise.
En examinant le mur latéral qui fait face au sud , on constate avec étonnement que le chœur n*est point en retraite sur la nef, comme on Tobserve généralement. Malgré Tenduit qui les recouvre , ces murs paraissent pourtant anciens ; les trois contreforts qui les soutiennent sont semblables à ceux du portail , par conséquent romans. Cinq fenêtres y sont pratiquées ; aucune ne m'a paru avoir de caractère.
Le mur du nord ne présente aucune particularité, tl paraît du même temps que son correspondant ; il n'a pomt de contreforts, si ce n*est à Textrémité orientale du chœur. Ce contrefort, très-dégradé, était roman.
Le chevet, qui est droit, est soutenu aussi par trois contreforts romans.
(i) Kolei de M. Gh. VâMcur.
L*intériear a été modernisé, et U faut bien le dire, sans aucun goût. On a coupé les entraits des voûtes de merrain, au risque d'amener la ruine de toute la construction.
Le mobilier ne mérite aucune attention, excepté le maître^ autel, n date du règne de Louis XIY. Le réuble se compose de deux colonnes torses qui supportent un fronton cintré coupé. Le tombeau est droit. On y voit deux blasons semblables, qui malheureusement ont été peints avec ineptie. Le peu qui reste des pièces me ferait supposer qu*ils portaient les armoiries des Rabodanges, qui ont possédé la baronnie de Fumichou. Un collier d'ordre les entoure.
Les fonts sont anciens, en forme de cuve; je n*ose en flxer le siècle.
Dans le pavage du chœur , est une plaque de marbre noir qui recouvre la sépulture de M, N. Piiet , qui fut curé de la paroisse pendant 1x6 ans, et décéda en 1858.
Cette église était sous l'invocation de saint Germain. Elle dépendait du doyenné de Moyaux. Le seigneur du lieu présentait à la cure.
Château. — Le cliâteau de Fumichon est situé à cinq cents pas environ au sud-ouest de l'église, toujours dans la plaine, mais sur la lisière des bois.
Dans son état présent, composé comme il est, de constructions de toutes les époques, il est difiScile de déterminer 4iuel a été son plan primitif. Les parties les plus caractérisées, qui me paraissent dater du règne d'Henri IV , sont la tour, assez considérable, garnie de mâchicoulis , qui sert maintenant de colombier ; les deux pavillons, dont l'un occupe l'extrémité de l'aile droite et l'autre lui est parallèle ; enfin le gros pavillon qui finit la façade à gauche , du côté des jardins légumiers.
Ces constructions sont en briques avec chaînages de pierre. Les lucarnes en pierre mouvementent convenablement les
76 STATISTIQUE MONf?MENTALS M CALVADOS.
comUes, et des tourelles rondes, i toit eo iasteme , les accompagnent Le reste m*a para moderne , on bien est tellement défiguré qu'il n*offre aucun intérêt
La terre de Fomfchon a toujours eu de rhnportance, et malgré son isolement au milieu des terres , elle fixe Fattention de beaucoup de toofistes, depuis que M. Raymond Bordeaux en a parlé dans sa Stâtistiqm routière (1).
Après Joscelin de Fumichon, Genraîs de Fumicbon et Henri de Fumicbon » qui Tiyaient aux XIP. et XIIP, sîèdes, la plus ancienne bmille que j*aie trouvée en possession de la terre de Fumicbon est la famille de Longcbamp.
En l/iQ3 , Jean de Longcbamp fit ses preuves de noblesse à Fumicbon , devant Montfaut Six ans plus tard, aux Montres de la noblesse du bailliage d*Évreux, uBninetde Longcbamp, seigneur du fief de Fumicbon , se présenta en babillement de vougier monté de deuh cbevaufat >
En i5/iO, Geoffroy de Longcbamp était seigneur de Fumicbon. Son fih, Guy de Longcbamp de Fumicbon, fut gouverneur de Lisîeux entre les années 155& et 1587. Dans cette dernière année, H céda sa cbargo à Jean de Longcbamp , son fils. Un acte original du 28 juin 1629, fait encore mention de ce même « messire Jeban de Longcbamp, chevallier de Tordre du roy , conseiller en ses Conseils d'Estat et privé, gouverneur de la ville de Lisîeux , baron de Fumicbon , Baudet , La Lande, Baratte et autres quabtés et sieurtea •
Mais il était décédé en 1637 , ne laissant que deux filles , dont Tune avait épousé le baron de Livarot d*Oraison , et l'autre messire Louis de Rabodanges, ciievalier, marquis de Crévecœur ; et c'est ce dernier qui devint baron de Fumicbon. Il portait pour armoiries : écartelé au l*^ et A*, d'or à la
(I) StatUtiqwe routière de LUieux d la fr&Htière de NomuuuUe, par M. Raymond Borleai» ; br. in-S*., p. 9.
CANTON DE UMlOiX^ i"* WOT|Q|l« 77
fKÂttev <<V. •G'eal ce Umni qae je iSFOÛ ^fw iro «pr faoleL
OUILLll^DU-HOULLEt (1).
Omlbtia.
L'église esc assez iinporuati^ i^ ml date de la fin du XV*. siècle : eUe est construite «vec assez ^de «oîjp. La foite sVMivre à l'aossL Elle est carrée, |i aïonlures jprîsiaatiquef , avec on blason ideraiène lequel «st passée «ne <ro6se en f»^. L'appareil du mur est un damier de silex et de pierf'e -^e taille. Au-dessus de k porte est nue niche, vide de sa stftue. Les cootreforts sont sur l'ange Les murs latéraux a'oUropt pas un intérêt égal : celui du nord est soigneusement construit en fnerre de uilfe ; il était divisé en quatre Iravées par des contreforts qui ont été enlewés, il serait difficile de dire poor qaeUe ndson. Un ^cis couit aur le plein des murs, au nif eaa de J'appoi des fenêtres, qui sont an nombre de quatre. Leur forose «stiogvrale , avec nervures prismatiques, à l'exception de la dernière qui est cintrée et subdivisée en deux baies géminées.
On voit aussi , de ce côté , une porte à pinacles. Au sommet de l'accolade , est un auge embrassant un écusson mutilé ; c'était probablement le support d'une slaloette qui manque.
Les ouvertures du midi n'offrent aucun intérêt, si ce «n'est melenêfre carrée, entourée de moulures prismatiques, subdrriaée en deux baies cintrées sobtrilobées. Cette forme n'est pas commune dans le pays. Elle appartient au XVr. siècle.
.(i) nolas de M. Oliariei VasMur.
78 STAtIflTIQtlB MONUMBffTALB DO CALVADOS.
On a été obligé de reconstroire les deux mors latéraux da chœar, qui avaient perdu leur aplomb par suite de l'enlèf emeot des entraits de la voûte. Le chevet seul est ancien ; il est éclairé par une grande fenêtre ogivale. Le clocher est une pyramide en charpente, placée à l'extrémité occidentale.
L'intérieur contient peu d'objets dignes d'attention. La voûte du chœur est déshonorée par l'enlèvement de ses pièces principales. Celle de la nef a conservé ses six fermes de charpente apparente. Chacun des entraits est soutenu sur des consoles de pierre en forme dé corbeaux. Une d'elles représente un ange soutenant un blason soigneusement bûché. Il est présnmaUe qu'il avait sur son champ les fleurs de lis de France.
L'arc triomphal est de même époque que l'ensemble des constructions. C'est une ogive prismatique, portée par deux gros piliers semi-cylindriques.
Les deux petits autels qui sont dans la nef proviennent de l'église de SL -Léger ; ils n'ont aucune valeur artistique.
Le matti*e-autel est récent. Le sanctuaire est pavé en carreaux émailtés de la fabrique d'Auneuii, près Beauvais. Leur dessin est simple et de bon goût, et les combinaisons adoptées sont très-satisfaisantes.
M. le Curé vient de mettre à découvert deux des blasons de la litre funèbre.
Du Houlley : d\izur à 3 étoiles d'or, la première à 5 pointes t la deuxième à ^ et la troisième à 1.
Cette église est dédiée à saint Martin.
Les pouillés lui donnent ix)ur patrons : au XIV*. siècle , R. de Brucourt, seigneur temporel du lieu; au XYl*. siècle, l'abbé de St.-Laumer, de Blois, et au XYIII". siècle, l'évêque de Blois.
Château. — Le château offre du très-grand intérêt. Il est
60 STATISTIQUE flOMOVENTALE W CILTADOS.
CANTON DE LISIKUX , 1'** SBGTION. 8t
B2 STATISTIQUE MOMUMCNTALK ÙV CALVADOS.
construit sor h croope d'un mamelon assez élevé, et sa masse carrée, vue des coteaox voisins, est fort imposante.
Le (rian que voici et les dessins de M. Bonet permettront d'abr^er la description.
1>LAN DU CHATEAU D^OUlLLfK.
Évidemment toutes ces constructions ne sont point d'une seule époque. Les parties les plus anciennes , qui datent de l'époque gothique , sont , k Teitérieur , les tours circulaires qui occupent Tangle nord-ouest , le bâtiment qui leur sert de courtine vers le nord , et les autres tourelles circulaires qui défendaient l'angle nord-est, ainsi que toutes les parties basses du mur qui les sépare ; le bng mur plein qui regarde le levant, et, on peut le présumer, toutes les parties inférieures du reste de l'enceinte. A l'intérieur de la cour, une
CÀNIOM 0B LISIEOX , 1"*. SECTION. ftS
seule partie est bien caractérisée , c'est h tourelle octogone termioée par le campanille ^e l'horioge et les bâtiments adjacents, à droite et à gaacbe. On peut en juger par le dessin.
Le reste accuse, dans son edsemble , la fin du XYI*. siècle QP le commencement du XVII*.; en un mot, le règne d'Henri lY. La chapelle, qui est maintenant détruite, devait dater aussi à peu près de cette époque.
Les matériaux employés sont la pierre de taille et même le moellon pour les parties anciennes ; la pierre et la brique pour les autres parties. L*étage supérieur du bâtiment, qui se trouve entre le pavillon d'entrée et le grand escalier , est en pans de bois.
Les constructions de l'est sont occupées par des écuries et des communs; elles ne sont élevées que d'un rez-de-chaussée avec greniers. Il n'y a, vers l'extérieur, d'autres ouvertures qu'une série de meurtrières qui correspondent aux greniers. Les appartements d'habitation sont situés dans le bâtiment parallèle. La grande porte d'entrée est pratiquée dans un pavillon élevé, qui fait partie de la seconde époque , dont voici l'aspect extérieur (Voir le dessin page suivante). L'accès consistait en deux ponts-levis jetés sur les fossés : V\m conduisait à la grande porte, l'autre à la poterne qui accédait dans le corps-de-garde. Il n'y a aucune autre porte que celle de ce corps-de -garde dans le couloir qui, de la grande porte, mène k là cour intérieure. L'escalier qui conduit à la grande salle de l'étage supérieur, d'où l'on devait manceuvrer les chaînes des ponts, s'ouvre immédiatement sur la cour. De l'autre côté est un appartement avec une cheminée, peut-être la cuisine de la garnison.
La chapelle s'appuyait contre ce pavillon d'entrée , et son chevet faisait saillie dans la cour (1). Elle n'était donc point
(1) Cette chapelle, soin PinTOcation de Mint Jean et de saint Ph&«
8/| STATISTIQUE MONUMeNTALE IHJ CALVADOS.
louel JrU
P.NTA^^ DU CIIATEAI D'oULLIF. DU IIOl'LLEY.
CANTON DE LISIEDX , l»*. SECTION. 85
CMientée'; mais sa diâpoéition contribiiit eàcbre a«t Dnyew de défeme , eo pemettanl de tirer des fenétras sur le fla»è gauche des assaillants , qui , les portés rempoès , m fttraieiic préciiiilés dans la <our. Le bâtiment en bois dont none avons
parlé D*est guère , jusqu'à Tangle des grands logis , qu'une galerie conduisant à la tribune de la chapelle. Le bas est ouvert et servait de remises pour les équipages de guerre ou de
lippe, était un béDéGce dôlit le titulaire était présenté par le baron d'Ouillie.
voyage. Le châteiaiii et sa sahe assistaient aax offices dans h triiwne ; la chapelle était petite et nne foole nombreuse n'aurait pu y trouver place.
Le rez-de-chanssée du corps d*liabitation ne comprenait que deux grandes sallesL La principale avait « sur le manteau de sa vaste cheminée , nne peinture fort détériorée , qui pa« raissait représenter le Jugement de Paris. Elle est maintenant presque indéchiffrable. On accède à l'étage supérieur par deux escaliers principaux : le grand escalier en pierre à rampes droites et un escalier à vis qui remplit la tourelle octogone. Un escalier de service est contenu dans une des petites tourelles de Tangle , et un antre conduit au pavillon de l'angle opposé. La disposition de ces appartements a été sensiblement modifiée sons le règne de Louis XIY. A gauche du grand escalier, on trouve diverses chambres et boudoirs. Dans la chambre qui remplit le pavillon d'angle , on doit remarquer les pavés émaillés qui garnissent le contrecœur de la cheminée. Leur dessin est fort bon, et leurs vives couleurs flattent l'ceil bien mieux que les marbres ou les carreaux blancs qu'il est de mode d'employer aujourd'hui. Ils proviennent des fabriques du Prédauge et de Manerbe , dont les fours n'ont été éteints que par la Révolution. La plaque de fonte porte des armoiries. Deux lions servent de support à l'écn qui est sommé d'un casque à lambrequins, taré de face. Le champ de l'écu est parti : au 1^'. , trois étoiles ; au 2*. , une croix , avec peut-être quatre pièces aux cantons.
Le premier ne laisse pas de doute : ce sont les armoiries de la famille du Houlley, que nous avons déjà trouvées à l'église.
L'appartement précédent était encore dernièrement tapissé de cuirs gaufrés et dorés, d'un dessin remarquable , et qui étaient loin d'avoir perdu leur éclat.
CANTON DE LlSlfilJX, 1". SECTION. 87
A droite do grand escalier , on entrait dans nn vaste salon dont la décoration paraît n'avoir jamais été terminée. Ensuite se troQTait la saile à manger; elle était aussi très-vaste, mais de forme irrégniière. On l'avait placée dans les deux tourelles circulaires de l'angle. Sa disposition était assez heureuse. Ses murs étaient lambrissés, avec sujets peints sur les panneaux. Dans un des angles se trouve encore un lavabo en marbre.
Dans les bâtiments du retour, on ne trouvait que de petits appartements
Le plus ancien des seigneurs d'Ouillie dont le nom soit conservé est Martin d'Ouillie , qui figure dans les rôles de l'Échiquier de Normandie à la date de 1180 : Martimus de OiUeia 10 jo/irf. pro duelio Lexav.
Depuis cette époque jusqu'à la fin du XV. siècle , je n'ai pu découvrir les noms d'aucun seigneur d'Ouillie. Le registre de Philippe-Auguste n'en fait pas mention. En lft64, Philippe Le Veneur, baron de Tlllières, fit partage de la seigneurie A'OmUi-le-Ribaui avec Philippe de Manneville et Catherine Le Baveux, veuve de Louvel-L'EsUndart
Philippe Le Veneur avait épousé, en 1450, Marie Blosset, fille de Guillaume Blosset, seigneur de Carrouges et de Marguerite de Malestroit.
Il avait une part d'hérédité dans b terre d'Ouillie, parce que Jean, son père, seigneur du Homme, qui fut tué à Azincourt, -en 1415 , avait épousé Jeanne Le Baveux, fille de Robert Le Baveux, baron deTUlières et d'Agnès PayneL G'éUlt une héritière. Je suis porté à croire pourtant, sans en avoir de preuve , que la terre d'Ouillie venait des Paynel , qui possédèrent beaucoup de terres de ce côté.
C'est Philippe de Manneville qui resta en possession d'Ouillie.
Monseigneur Jehan de Manneville, sans doute son fils, che«
vMier» seigneor et baron d'OyilUe et d'an fief assis à Llearay, nommé Tillière, n'ayant point comparu aux montres de la noblesse du bailliage d*Évreux ordonnées par Louis XI en 1669 , ses fiefs furent < prins et mis en la main du Roy... c sous laquelle ils seront régis et couvergnez jusques à ce qu'il « ait fait apparoir comme et du lien ou il s'estoit présenté. » ( Voyez les Monstres du bailliage d*Évreux , publiées par M. Bonnin, p. Uy )
£n 1540, René de Maintenon était seigneur et baron d'Ouillie. Pour justifier sa noblesse devant les élus de Lisienz, il produisit c plusieurs lettres et écritures, la preimère desquelles est une grande lettre en parchemin en forme de rôle commençante le lundi 24 juin 1409, sous le nom de Etienne Loresse , escuyer de Técurie du Roy , duquel il a dit fournir être descendu par plusieurs lettres et écritures. Et si a fourni comme la difiérence du nom de Loresse à celui de Maintenon venoit de co que W. Jean Goslereau thésorier de France , possesseur de leur chatellenie de Maintenon, qui avoit appartenu aux prédécesseurs dudit baron , avoit voulu usurper les noms et armes dudit Maintenon, à laquelle usurpation t'étoJt opposé ledit baron , jouxte ce que contient Tacte d'opposition. )> ( Recherche des Élus de Lisieux , publiée par M. de La Roque, p. 30-31. )
Gaston de Maintenon, baron d'Onillie-la-Ribaude, épousa, en 1551 , Marguerite de NoUent, la dernière des quatre filles de Florent de Nollent, seigneur de St-Contest, et de Louise de Gbançanx Le Breton. (Lachesnaye des Bois, t. Xi, art
NOLLENT.)
Dès le commencement du XYIP. siècle, la baronnie d'Ouillie est dans les mains de la famiUe de Longchamp, issue de la paroisse de St -Léger , dont plusieurs membres furent gouverneurs de la ville de Lisieux au XVr. siècle.
Dansla transaction déjà citée, faiteavecle receveur de Charles
CAnTON DE LI31EirX, 1". SfiCTlON. S9
de GkKy , écnyer, near de ttortemcr et des L0Q¥étiM8 , rebtivemeai à des droits de tretzièines à prélever sor des terres situées à Moyattx , messire Jehan de Longcbamp prend les qnalificatians soifantes : « chevallier de l'ordre du Roy , cooseiller eo ses Gonseîb d'Estac et privé , gottvemeor de la ville de lisieolx , baron et chastellain d'Oolliie , seigneur de FttmichoD, -Baudet, La Lande , Baratte et avtres qualités et sîeiuies. » Il avait épousé noble dame Jehanne DomoaKn , qui mourut vers 1614; car, le 27 août de cette année» ses biais forent partagés par François Lambert d'Herbigny, d'une part ; Nicolas, Jean et Louis de Bigars, d'une antre part, et enfin par /Abraham de Combavlt , héritiers chacun pour un tiers. (Titres originaux aux archives de l'Hospice de Lisieux. } Jehan de Longcbamp ne laissa point d'héritiers rofties , et sa ANlone fot partagée entre Louis de Rabodanges et €ésar d'Onûson , qui avaient épousé ses deux filles. La femme du marquis de Rabodanges eut Fumichon; celle du sieur d'Oraison, Ouillîe. C'est ce qui résulte de protocoles d'actes où l'on voit figurer : « haut et puissant seigneur messire Louis de Rabodenge, chevallier, marquis de Crévecœur et baron de FumiclMm (27 septembre 1650); messire César d^Oraison, chevallier, marquis de Livarot, baron et chastellain d'Ouillie, seigneur ' du Mesnil-Godemen et plusieurs autres terres , soufaz- lieutenant des gendarmes bourguignons, gouverneur, pour le service de Sa Majesté, de la^ ville de Lisieux ( 16S7*- 1672-1683). »
César d'Oraison fit sa résidence ordinaire au château d'Ouillie. Il y produisit dans la recherche de la noblesse de 1666. On y lit :
« Ouillie. — Cezar d'Oraison, chastelain de Livarot, antien noble. »
Il laissa postérité. Néanmoins la baronnie d'Ouillie ne tarda pas à passer , par acquêt , à la famille du HooHey , qui loi a
laissé son nom. Messire iUexaDdre-Françms^Pierre da Houiley, chevalier» seignear» baron, châtelain et haat -justicier da Hottlley, seigneur, baron et patron de Fumichon, Firfol, La Lande, Baudet, Barole, Thillièreset antres lieux, mourut entre 1785 et 1787 , laissant pour seule héritière sa sœur , noMe dame Ânne-Renée-Gécile du Bonlley, épouse de messire Daniel de Loynes , chevalier , seigneur de Mazères et autres lieux, chevalier de Tordre royal et militaire de St.-Louis, demeurant ordinairement à Orléans.
M. de Mazères possédait encore ces terres au moment de la Révolution.
M. Baguenault, qui a épousé M""'. Adélaîde-Zoé de Loynes du HouUey, nièce de M. de Mazères, vient d'aliéner la terre et le château.
La baronnie d*Ouiliie , qui se composait de quatre fiefs de haubert et avait une haute-juslice, s'étendait sur les paroisses de Moyaux , d'Hermival et autres environnantes. Au moment de la Révolution, elle valait, en rentes. et redevances féodales et en fermages de terres non fieffées, environ 80,000 fr. de rente.
Le Houlley faisait partie du doyenné et de la sergenterie de Moyaux. On y comptait Zi5 feux , environ 225 habitants. Gomme on y a réuni la paroisse de St -Léger, dont nous parlerons tout à rheure , et qui comptait 63 feux ou 315 habitants, on devrait, en totalisant, trouver une population de 540 âmes. Les états officiels n'en accusent que 436. Là « comme presque partout, la diminution est sensible.
SAINT-LÉGER-D'OUILMB (f).
St.-Léger-d'OuilHe, S. Leodegartus, S. L. de OuiUeia^ S. Léger du Houlley.
(f) Notes de M. Ch. Vasscur.
Comme on yient de le voir, le territoire de St -Léger est réuoi à OailUe-du-Hoalley. L'église a été détrnite , mais le cimetière est couservé.
C'était Fabbé de St.-Lanmer de Mois qai présentait à la core. Il y avait an prieuré régulier dépendant de cette abbaye.
St-Laumer étant devenu évêché en 1697 , Tévèque de Blois a remplacé Fabbé dans tous ses droits.
Je n*ai pu trouver que le nom d'un seul prieur de St- Léger, Léonor du Merle , quatrième fils de Jean du Merie et d'Esther de Chaumont, chef de la branche d'AuvaL II vivait à la fin du XYIP. siècle.
FIEFOL (!)•
Firfol, Fier fol, Frafolium.
Dans son état actuel, l'église de Firfol ne présente aucun
VIE DB L*ÉGUSB DB FIHTOL.
intérêt Tout le mur méridional a été refait à la fin du XVI*. siècle ou ^ Fépoque moderne. Les murs du chœur ont été recon-
;i) Notes de M. Ch. Vasseur.
92 STATISTIQUE MONUMBJNTALE DU GALTADOS.
straîu récasimieiit ; 1(*8 dede .
travail» oa a moUlé les deux contreforts plats qui remontaient k la constmctioa pri^ mitive» Le nord a conservé , dans son intégrité, ses caractères d'antiquité. Absence de contreforts et de fenêtres à h nef; deux contreforts platd et une fenêtre étroite , dntrée , romane , an ctiœnr.
L'appareil est Va/ms spicatum^ bien caractérisé. La porte principale s'ouvre à l'entrémité de la nef, au midi.
Vis-à-vis , dans le mur du nord, était pratiquée une petite porte romane, maintenant bouchée ; c'est probablement
la porte du pffetre. Le presbytère est enftore situé de ce côté ; le cimetière ne s^étend que du côté du mtdL
Les voûtes sont en merralB, mais o& les a recouvertes d'une couche de plâtre.
Près du maître-autel , qui date du dernier »ècte «est pratiquée une piscine ogivale subtrilobée , qui date du XIII*. siècle.
Il y avait autrefois un arc triomphal, il a disparu ; les murs de la nef et du chœur sont sur la même ligne.
Il faut remarquer, dans le mobilier, une petite statuette placée sur le mur latéral du chœur, du côté de l'évangile. Elle porte sa date :
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PAR G CILLE LOIR HLI TBOAS
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Son exécation est loin d'être artistique.
Le parement da maitre-aatd , à dooMe face, est peint sor toile et d'une exécotion remarquable. An centre est le Saint- Esprit , SM» ia forme d'une colombe , planant au milieu de bouquets de fleurs d'un beau coloris et d'un bon dessin.
Celui du petit autel du nord n'est pas moins ridie. Le fond est toujours fenné par des rinceaux et des fleurs ; le sujet central est l'Agneau debout sur le lirre aux sept sceaux.
Les fonts bepUamaux se composent d'une cuve circulaire sans pédicule, nniée senlemenl de deux moulures. Je ne puis préciser i'^iMMiue à laquelle ils remontent, mais je les crois fort anciens. IL le curé m'a dit être dans l'intention de les remplacer par une mesquine cuvette de marbre , parce qu'ils empécbent le développement des processions.
La clodie est de 1783. Elle ne porte d'antre inscription que le nom du trésorier en charge.
L'église de Firfol est sous Tinvocation de Notre-Dame. Le patronage appartenait à l'abbaye de Gormeilles. Elle éuit comprise dans le doyenné de Uoyaux.
Prieurés ^n y avait, sur le territoire de Firfol, un prieuré régulier, dont le patronage appartenait, comme celui de l'église paroîsstale, à l'abbaye de Gormeilles.
La chapeHe existe encore. C'est un petit édifice construit avec soin, qui date de la fin du XIII*. siècle ou des premières années du XIV. Voici les dessins que M. Beuet en a faits (Y. p. saiv. ) .
Le cbevet est droit et ajouré d'une grande fenêtre à meneaux qui occupe tout le pignon. Les murs latéraux sont divisés en deux travées par un contrefort ; deux autres contreforts soutiennent ks angles. Le midi est percé de deux fenêtres ogivales de médiocre dimension , partagées autrefois par un meneau qui portait sans doute une tracerie rayonnante. Sa corniche est accompagnée d'une série de trèfles gravés en creux dans la pierre. Au nord, il n'y a d'ouvertures
9/| STATISTIQOS IIOMUMSMTALE DU GALVAbOS.
CANTON D£ LlftlIUX » 1". SECTION. 95
primitives que yen l'orient, ce sont deax étroites lancettes. Des bâtiments ont dû s'appoyer de ce côté à la chapelle , qai ebt élevée sor une cave et correspondait ainsi à leur premier étage. Les portes sont peu caractérisées et doivent dater de diverses époques.
BHTmÉB DE LA CBAPBLLB DU PKlBi'RÉ.
La grande porte d'entrée s'ouvre sur le chemin , ^ Tocci-
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PLAN DES APPAfiTBMINTS Dl' PRRMIER éTAGB.
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