CANTON DE V1LLER8-B0CA6E
Pierre de Hathan et Nicolas de Malherbe, seigneurs, chacun d'une partie de Longvillera, ordonnant qu'ils jouiraient conjointement des honneurs et droits honorifiques de Téglise Saint-Yigor de Longvillers et de la chapelle N.-D.
Le château de Mathan est composé de bâtiments de différents âges, disposés autour d'une cour carrée. Deux tourelles, l'une à pans coupés, l'autre circulaire, peuvent dater de la deuxième moitié du XVI^ siècle : c'est, je crois, ce qu'il y a de plus ancien dans les constructions actuelles, qui n'ofirent qu'un intérêt très médiocre. Ce château est entouré de fossés et de deux petits étangs où un ruisseau prend sa source; ce ruisseau se jette ensuite dans celui du Bec-David, qui va lui-même se perdre dans l'Odon.
C'était le chef-lieu du marquisat de Mathan, qui fut érigé, par lettres patentes de l'an 1736, en faveur de Bernadin de Mathan, chevalier de Saint-Louis, lieutenant du roi au château de Caen. Cette terre, qui appartient depuis plusieurs siècles à la maison de Mathan, fait partie de l'héritage de M. Georges de Mathan, pair de France, mort il y a peu d'années.
MAISONCELLES-PELVEY.
Maisoncelles-Pel vey , Mansoncellœ , Maisoncelles Poillevé.
La plus grande partie de l'église de Maisoncelles est sans caractère : il n'y a de remarquable que sa porte d'entrée, dans le style de la fin du XIII* siècle, offrant autour du tympan des cannelures qui reposent de chaque côté sur trois colonnettes à chapiteaux galbés;
un quatre-feuille occupe le centre du tympan. La tour construite à Touest, au-dessus du gable qui surmonte cette porte, est moderne et terminée en bâlière.
Cette église est sons l'invocation de Saint Georges; le patronage appartenait à Tabbaye d'Aulnay (1) : le curé percevait la dîme.
Maisoncelles tire vraisemblablement son surnom de Richard Pellevé, soo seigneur, qui signa comme témoin, en 1180, sur un acte de Henry, évêque de Bayeux, pour la cure de Longvillers. Avant la Révolution, le principal fief était celui de Bavent, qui appartenait à M. le vicomte, marquis de Blangy.
ÊPINAY-SUR-ODON.
Épinay-sur-Odon, Spinetum super Uldunum, L'église d'Épinay-sur-Odon offre aujourd'hui l'image d'une croix ; le transept est fort allongé. Le chœur paraît renfermer quelques parties du XIII® siècle ; mais il a dû être considérablement retouché à l'époque où l'on a construit les deux chapelles du transept, qui ne m'ont guère paru pouvoir être reportées au-delà du XVI® siècle.
La nef a été refaite en entier en 1808, et la tour qui lui sert de vestibule et qui se termine par un petit dôme octogone à coupole, n'a été faite qu'il y a douze ans. En détruisant l'ancienne tour on a trouvé, dans les fondations, deux gros morceaux de marbre de Vieux, dont un avait été poli d'un côté : ils gisent tous deux dans le cimetière.
■ (1) D'après l'abbé Beziers, le patronage appartenait à l'abbaye d'Aulnay, depuis l'an 1100, qu'il lui avait été donné par Simon Pellevé et Gislebert de Villers.