‹ Statistique monumentale du Calvados (volume 5)Chapitre 45 sur 113 · CANTON DE VILLBRS-B0GA6E · texte numérisé non relu

CANTON DE VILLBRS-B0GA6E

Cette église était sous i'invocatioa de Saint Martin, et les moines de Cerisy en avaient le patronage conjointement avec Tévêque de Bayeux, de telle sorte cependant que l'évêque de fiayeux ne nommait qu'une fois 3ur trois vacances ; il percevait aussi un tiers de la dîme.

Il est parlé d'Ëpinay dans la charte de fondation de Tabbaye de Cerisy, de Tan 1032 : Concéda (dit le fondateur Robert) villam Spineti dimidiam cum dimidia ecclesiœ et molendiniSy aquis et pratiSy liberam ab omnibus consuetudinibv^ tam ecclesiasticis quam secularibus.

La paroisse relevait de la haute-justice de Saint- Georges-d*Aulnay et la seigneurie de celle de Mons.

La seigneurie d'Épinay était, en 1470, aux mains de Bertin de Silly, qui devint seigneur de La Roche- Guyon, par son mariage avec Marie, dame de La Roche-Guyon ; elle appartint ensuite à Jean de Longaunay, puis au comte de Sainl-Geraud. Avant la Révolution, elle appartenait aux dames Carmélites de Paris, par suite de l'acquisition qu'elles avaient faite de la terre et du fief de Longaunay, situés à Épinay sur le bord de l'Odon.

VILLERS-BOOAGE.

Villers-Bocage (chef-lieu), Villaria in Bocagio.

Villers, aujourd'hui chef-lieu de canton, était autrefois le chef-lieu d'un doyenné comprenant 31 paroisses et d'une sergenterie qui en avait 26 dans son ressort.

Il y avait deux églises paroissiales à Villers, Saint- Germain et Saint-Martin; Tune d'elles (Saint-Germain)

a été reconstruite tout entière, et n*es t pas encore achevée ; c'est Téglise paroissiale actuelle : elle est d'un assez pauvre style. On vient d'y construire une tour ornée de colonnes et au haut de laquelle se trouve un édicule où Ton doit placer la statue de Saint Martin» devenu 1*' patron de Yillers, depuis que Téglise Saint-Martin a été supprimée et abattue.

La cure de Saint-Germain était à la nomination du seigneur de Villers, le curé partageait la moitié des dîmes avec le chapitre de Bayeux, la seconde était à la nomination de Tabbé d'Aulnay, /Ct le curé n'avait qu'une pension.

Villers possédait un prieuré hospitalier, fondé en 1366 par Jeanne Bacon, châtelaine de Lisle, dame du MoUay et de Villers. Elle fonda cet hôpital dans un grand manoir qu'elle avait acquis de Perrin Gastel, en sa bonne ville de VillerSy paroisse de Saint-Germain, et le dota de 200 livres de rente. Un second acte passé trois ans après, en 1369, explique les volontés de la fondatrice.

L'administration de l'établissement fut confiée à deux prêtres séculiers dont l'un était prieur et administrateur en titre, et l'autre chapelain ; le prieur devait rendre compte a l'évèque de son administration une fois chaque année.

Cet établissement utile ne demeura pas longtemps dans un état florissant; il fut dans la suite réduit à l'état de prieuré simple.

M. d'Ângennes, évèque de Bayeux, substitua au prieur, du consentement du seigneur de Villers, des religieuses Bénédictines que l'on appela de l'abbaye des Vignats près de Falaise. La démission du prieur en faveur de la dame de Belin, prieure, est du 26 juin 1643.

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