‹ Statistique monumentale du Calvados (volume 5)Chapitre 83 sur 113 · AUTHIE · texte numérisé non relu

AUTHIE

Âuthie, Alteium^ Autea, Auteia.

L'église d'Âuthie appartient au roman de la deu-

338 STATISTrQOt MONUHSKTALB DD CALViBOS.

xiëme époque. Elle offre une nef séparée du chœur par aae lour terminée en bàtiëre.

. J'ai découvert sur le linteau de la porte occidentale, à l'inlérieur, une inscription du XII* siècle ou du XI*, qui nous apprend que cet édifice fut dédié à Saint Vigor, le dixième jour d'avril. Voici celte inscription telle que nous l'avons lue M. l'abbé Tourneaac et moi, après l'avoir décrassée des épaisses couches de blanc sous lesquelles elle était ensevelie :

f QVABTO : IDVS : APBI f Lia : DEDICATA : FVIT : EC CLESIA : ISTA : IN : HONORE : 8ANCTI VIG0RI9,

La nef offre du cdté du sud une porte bouchée dont

Porte latérale à Autble.

le tympan est orné de deux animaux affrontés, derrière lesquels parait une lëte à oreilles. On voit l'appareil

CANTON DE TILLV-aun-^DLLIB. 339

en aréle de poissoa dans la muraille du sud et dans celle du nord.

Le chœur parait plus récent que la nef et peut dater de la deuxième moitié du XII* siècle. La tour doit être du XIII*; on y voit une corniche à modillons aplatis formant des arcatures ogivales, et des fenêtres allongées, subdivisées par un meneau en pierre. Des trèfles et des arcatures trilobées au sommet décorent la partie inférieure de cette pyramide (1).

L'église d'Authie est sous l'invocation de SaJnt Vigor. La cure était & la présentation de la collégiale d'Econis (Eure) ; le curé partageait la dime avec le prieur de Fresné-le-Pu ceux.

i de Toiicsl, n L'oniéo principiilc a d4 pmiqiiée ^■dcicn cbow Ëiit pu cooséqnou pvtie de la te pTolongtmeDi DODveU«u«Di coDunii à roDtn.

u lequel k trouvait la porte ai

CANTON DE CREULLY.

Le canton de Tilly dont le territoire offre des roches de différentes natures, dont plusieurs fournissent d'assez bons matériaux, nous a présenté un certain nombre d'églises curieuses; l'influence des matériaux sera plus sensible encore dans celui de GreuUy qui ne renferme que des roches calcaires susceptibles d'être taillées et appartenant à la formation oolithique. Dans ce canton et dans celui de Douvres, que nous examinerons ensuite, les églises sont presque toutes intéressantes et plusieurs sont vraiment remarquables : ce sont, je crois, les deux cantons les plus riches de tout le département. Voici la nomenclature des communes du canton de Creully.

Amblie. Fontaine-Henry.

Anguerny. Le Fresne-Camilly.

Anisy. Saint-Gabriel.

Basly. Lantheuil.

Bény-sur-Mer. Lasson.

Brécy. Martragny.

Gairon. Pierrepont.

Cainet. Reviers.

Gambes. Rosel.

Golomby-Saint-Thaon . Ruqueville .

Coulombs. Secqueville-en-Bessin.

Gourseulles. Thaon.

Greully, chef-lieu. Vaux-sur-Seulles.

Gully. Yillons-les-Buissons. ,

La commune de Rosel étant la plus rapprochée du point par où nous avons terminé notre revue du canton

de Tilly, c'est par elle que Dous alloDs commeocer la descriptioa do caotoD de Greully.

Rosel, Bosellum.

L'église ae compose d'une nef, d'un chœur à chevet droit et d'une tour appli.

quée, au sud, contre l'extrémité de la nef. Les murs offrent peu de caractère à l'extérieur; à l'intérieur les voAtes du chœur, avec des arceaux bien conduits dont les intersections portent des rosaces, annoncent, ainsi que les chapiteaux octogones des colonnes qui les supportent . la deuxième moitié du XIII* siècle ou le commencementduXIV'.Les murs de la nef peuvent en partie remonter à cette époque; mais les voûtes en pierre qui a voisinent l'arcade par laquelle on entre dans le chœur, ne sont que duXV'siëcle; quelques parties des murs ont été refaites.

La tour offre plus d'intérêt que tout le reste, elle appartient au type qui était adopté, au XI1« siècle, dans le Calvados, pour les tours romanes. La pyramide à quatre pans en pierre qui forme le toit, a été faite après coup ; mais la tour proprement dite estd'une belle conservation, ornée dans sa partie supérieure de deux étages d'arcatures allongées, cintrées, dont les plus élevées sont entourées au sommet de quelques moulures. Nous en retrouverons plusieurs de cette forme dans la suite de notre revue des églises du département.

On a vu qu'un des Le Marchant, inhumés à Saint- Manvieux, était seigneur de Rosel à l'époque de sa mort, en 1608. On trouve dans le chœur, du côté de rÉvangile, un tableau de marbre noir, surmonté d'un fronton dans le style du temps, au centre duquel étaient probablement des armoiries qui ont été effacées et près desquelles était la légende :

SANS ////// FRAVDE.

L'inscription tumulaire occupe le reste du tableau; elle est ainsi conçue :

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