OBIIT DIE 19 SEPTEMB. AN
D. 1608 iETATIS SUiB SEPTUA
G4NT0M DE CRBULlY. 343
GB8IMO DUOBU8 QUE MEN8IBU8 PERACTI8 18 IN 8ACELLO DIVI MANVEI QUOD E8T FAMILIARE 8EPULCHRUM SEPULTU8 EST.
Oq a corrigé quelques fautes commises d'abord par le graveur, et plusieurs lettres paraissent sous celles qui ont été tracées en dernier lieu.
Dans un champ situé près de l'église, vers le nord, était une chapelle dédiée à Saint Martin, qui est depuis longtemps détruite.
L'église est encore sous l'invocalion de Saint Martin. Les religieux du PlessisGrimoult présentaient à la cure et percevaient les dîmes.
Un seigneur du nom de Rozel était à la conquête d'Angleterre avec Guillaume-le-Conquérant, en 1066. J'ignore si son château était situé dans la commune qui porte ce nom, près de Caen (une commune de Rozel existe aussi dans la Manche). Lord Russel qui descend de cette famille envoya, il y a 18 ans, deux savants distingués, M. Wiffèn et M. Parez, pour dessiner l'église de Rosel et recueillir tout ce qui pouvait se rattaclier à l'origine de sa famille. Ce qu'il y a de certain, c'est que, au XIII* siècle, une famille de Rozel habitait le pays, car en 1298 Alain de Rozel donna une rente à l'abbaye d'Ardennes.
L'inscription que je viens de reproduire prouve qu'en 1608 la seigneurie de Rozel appartenait à un membre de la famille Le Marchant.
Grouchy, A 3 kilomètres environ de l'église de Rosel, vers l'est, est un village considérable appelé Grouchy, Grociwmf dans lequel existe une chapelle abandonnée qui était sous l'invocation de Sainte Anne. Cette cha-
pelle n'offre pas d'intérêt ; elle appartient en partie à la période ogivale, mais elle a subi des réparations. Un fragment sculpté, bordé de têtes de clou, employé dans la maçonnerie, est peut-être provenu de quelque partie détruite d'une chapelle plus ancienne. Lp seigneur de Rozel nommait à cette chapelle.
£n 1176, Philippine, fîlle de Hugues de Rozel, donna à l'abbaye d'Ardennes 10 acres de terre à Grouchy : l'acte fut passé au château de Caen, devant l'Échiquier alors réuni, coram judicibus tune ad scaccarium sedentibus; ainsi ce village existait dès le XIP siècle et probablement auparavant.