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CANTON DE GRBULLY. 383
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La tour, placée à l'ouest, est toute moderne et terminée par une pyramide octogone, imitée des tours de Tépoque ogivale.
La paroisse est sous Tinvocation de Saint Martin. Le chapitre de la cathédrale de Bayeux avait le patronage et les dîmes. On voit encore la grange du chapitre dans la rue qui tend vers l'extrémité occidentale du bourg, appelée le Bourgey; elle est reconnaissable à ses contreforts et à son appareil.
Il y a peu d'années» des cercueils en pierre furent découverts par suite de nivellements exécutés sur la place du bourg, qui était l'ancien cimetière : dans plusieurs d'entre eux on trouva des pots remplis de charbons (1).
D'après le pouillé le curé percevait une muaison de dîme et payait 25 livres au chapelain de Gouvy; de son côté, le chapitre de Bayeux payait 2g livres à l'abbaye de Barbery, et le seigneur du lieu avait aussi 100 livres à percevoir sur les dîmes.
Château, Le château de Creully est une des anciennes forteresses les plus remarquables que nous possédions dans le Calvados et, quoique composé de constructions d'époques diverses, dont quelques-unes ont été défigurées, il y a du mouvement dans cet assemblage hétérogène et un peu confus.
L'emplacement et les restes du château primitif sont encore reconnaissables au milieu des constructions de
(1) V. pour Texplication «le ce f*it les deuils donnés sur les sépultnres dn moyen Ige, d«ii9}e 6* volume de mon Cours d'Antiquités,
384 sTÀTisnotns mohumentali du ultados, différeaU &^b qui composenl l'ensemble du cb&teaa
actuel. Ce château était à peu près carré ; les b&timeDts
CANTON DB GRBULLT. 38B
principaux paraissent avoir élé adossés au mur du nord, où l*on voil encore des salles voûtées à plein cintre, comme nos églises du XI* siècle.
Le donjon, formant aujourd*hui le corps principal du château, est d'une époque ancienne, mais qu'il est difficile de déterminer à cause des changements qu'il a subis pour devenir habitable : l'addition semi-sphérique qu'on y remarque dans la façade, est évidemment du XVP siècle.
L'ancienne porte de la cour du château dont on voit encore les restes, présentait quelques moulures romanes assez bien traitées; elle était surmontée d'une haute tour carrée couronnée de créneaux, qui a été démolie depuis la Révolution. Les fossés de cette enceinte sont encore très bien conservés d'un côté.
Les tours d'observation qui accompagnent le donjon ne paraissent pas antérieures au XY* siècle. Les écuries ont été construites par Antoine III de Siilans, mort en 1641 .
La première enceinte et la longue allée qui mène à la cour du château n'offrent rien de très ancien dans les constructions qu'on y voit à présent.
La vue générale prise du pont de la Seulles, au delà du moulin, doiit voici l'esquisse, montre le développement des remparts et de la partie occidentale des bâtiments du château ; c'est de ce côté que les constructions se présentent avec le plus d'avantage pour un dessin pittoresque. Deux tours dominent le massif : Tune, octogone^ terminée par une plate-forme et qui ne doit pas remonter au delà du XY^ siècle, je crois, était, à cette époque, la tour d'observation d'où l'on surveillait le pays. On découvre du haut de cette tour la cathédrale de Bayeux et un assez bel horizon ; près d'elle
STATISTIQUE, IfONUMBHTALE 00 CALViDOtl.
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une ancienne cheminée s'élève comme une colonne et paraît aujourd'hui d'une hauteur exagérée, parce qu'on a supprimé le toit et une partie de l'étage qui existait à sa base, pour faire des plates-formes.
L'autre tour, qui s'élève assez haut sur le rempart même, est terminée par un appartement carré^ lequel fait saillie sur les murs de la tour et qui. était défendu par des mâchicoulis. Ce petit appartement, couvert par un toit d*ardoise, formant une pyramide à quatre pans, ne parait guère antérieur au temps de Louis XIIL
Je n'ai point l'intention dé rapporter tous les faits historiques qui se rattachent au château de GreuUy.
Au XIV* siècle, les Anglais s'en emparèrent,, bien que Richard de Greully l'eût fait en partie démanteler par précaution .
Le château fut repris quelques mois après, et les Anglais qui l'occupaient, au nombre de cent, furent tués ou faits prisonniers. C'est ce qui résulte de la pièce suivante :
« Charles fils ainsné du Roy de France, Régent le € Royaume, Duc de Normandie et Dalphin de Viennois, € a tous presens et avenir, salut, scavoir faisons que c nous oie avons la supplication de M. Richard de ( Creuilly ch^ contenant comme ou mois de mars ( dernier passé ot un an, Lès anglois et autres ennemis « du Royaume fussent venus a un sien manoir appelle « Creuilly, assis ou bailliage de Caen, ou quel manoir « nul ne demouroit, mais enteiidoit le dit ch"" le faire € desenforcier et les édifices fors faire abbatre, et « l'avoit fait pour ceste partie en telle manière qu'il t n'avoit espérance nulle que lesdits ennemis se y < deussent arrester ; et neantmoins iceulx ennemis par
la grant puissance des gens que ils avoient par l'aide de Philippe de Navarre qui avec iceulx ennemis estoit, ils se y arresterent et icelui manoir enforcerent, et Tout détenu jusques au dimanche avant la st père en août dernier passé, ou quel jours et en plusieurs precedens les enfans dudit ch% et grant quantité de gens darmes, nobles et autres se mirent devant ledit chastel et icelui assaillirent, et finalement le prinrent par force et les Anglois qui dedans estoient, environ cens, qui tous furent mors ou prisonniers ; et après ce le dit manoir est demouré par nostre main en la garde dudit ch'' et desdits enfans, par Fordonnance de nos gens qui illecques estoient presens ; quand ledit manoir fut pris, et nous ayant entendu que ledit ch**, a cause des guerres a perdu sa terre en constentin, ne n'a a présent li et ses dits enfans, desquels l'ainsné est et estoit ch' avant que lesdits ennemis occupassent le dit manoir, autre chevence que de icellui et de sa terre a iceluy manoir appartenant, et a servi lui et ses prédécesseurs bien et loyaument es guerres de nos très chers Sg" de bonne mémoire les Rois de France etc. nous avons quittié, donné et delaissié par ces présentes, donnons et quittons ou cas dessus dit, tout le droit qui a nous pouvoit et a devoit nous appartenir au dit manoir, a cause de sa « dite prise diceluy au dit ch' et a ses hoirs etc. si don- « nous en mandement etc. donné a Paris au mois de < janvier 1358. Par M g' le Régent a la relation du « conseil. Signé J. Vallée. » (Trésor des chartes mss. de Colbert, vol. 26),
Après l'invasion de 1417, le roi d'Angleterre donna un sauf-conduit au seigneur de Creully qui avait rendu
CANTON DE CllXtTLLY,
son château et aux habitants de toutes les communes qui dépendaient de cette forteresse et qui fournissaient des hommes pour la garder en temps de guerre. Cette pièce qui contient Tindication de ces paroisses, toutes situées aux environs de Greully, offre sous ce rapport un genre d'intérêt qui m'engage à la reproduire textuellement ; elle est ainsi conçue :
< Sciatis quod cum dominus de GreuUy de ducatu nostro Nonmanniae castrum sive fortalicium de Creully de ducatu nostro perdicto sursum reddiderit et illud cum villis de Creully, Tiercheville, Coulombiers, Crépon, Meuquaine (Meuvaines), St. Gabriel, Fresne, le Crotoux, Vil lier» le Sec, Brecy, Basenville, Coulomps, Cuelly (Cully), Mangueville, Lanthuel (Lantheuit), Pierrepont, Quesnet {Cainet), Âmblie, Le Fresne, Rie, Banville, Grée, Saint Croys sur la mer, Seque ville. Tan, Aaneesles et Macregny (Martragny), Castro seu fortaliçio predicto, ut dicitur pertinentibus et annexis liberaverit. Nos ea consideracione suscepimus castrum predictum ac quascumque personas villas predictas seu earum aliquam inhabitantes seu inhabitaturi et cas dominacioni gracie et paci nostris submittere volentes ac bona, res, jocalia equos animalia et hernesia sua quecumque in salvum securum conductum nostrum ac protectionem, tuicionem et defensionem nostras spéciales (1) ».
J'ai déjà cité comme seigneurs de Creully, en parlant de Saint-Gabriel, Hamon (Âudens), qui était frère uté-
(1) Rotuli Nortnannûg de anno quinto régis Henrici Quinti, publiés à Londres en 183^, in-8«>, page iji.
390 STATISTIQUV^ IfONUMBNTALB DU CALVADOS.
rin de Néel de Saint-Sauveur, et fut tué à la bataille du Val-des-Dunes» en 1047.
Son fils, Robert Hamon, fut en grande faveur près de Guillaume-le-Conquérant et de 6uillaume-le-Roux. En récompense de ses services, il reçut en Angleterre les comtés et seigneuries de Glocester et de Bristol, avec les prérogatives et dépendances qui y étaient jointes. Une de ses filles, mariée à Robert de Kent, comte de Glocester, fils naturel de Henri I*', apporta à ce seigneur les seigneuries de CreuUy et de Torigny. Ce fut lui qui fit, en 1138, un échange du prieuré de Saint-Gabriel avec Tabbé de Fécamp ; il joua un grand rôle dans les affaires de cette époque, et Beziers, dans ses intéressantes recherches, nous donne les détails suivants ;
c Le roi ayant réuni la Normandie à la couronne d'Angleterre en 1106, après la bataille de Tinchebray, donna à Robert, son fils naturel, le commandement des villes de Bayeux et de Caen et de toutes leurs dépendances. Il le chargea, en 1133, de faire Tenquète de tous les fiefs dépendant de Téglise de Bayeux et de tous les vassaux qui en relevaient.
c Après la mort de Henri, il se déclara pour l'impératrice Mathilde, sa sœur, et soutint son parti contre le comte de Blois, qui s'était emparé de TAngleterre. C'était par son conseil et par celui de Tévèque de Lisieux, qu'elle avait épousé Geoffroy, comJte d'Anjou. H lui prêta serment de fidélité en 1138, aux états de Londres, et engagea en même temps les villes de Bayeux, de Caen et autres places de défense, à prendre son parti. Il n'était pas moins habile dans les sciences que dans l'art de la guerre. Il a laissé quelques ouvrages, qui l'ont fait mettre au rang des écrivains An^
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glais. Il mourut le dernier d'octobre 1147) et fut enterré dans le prieuré de Bristol qu'il avait fondé.
c Richard P% l'un des cinq fils du comte deGlocester, eut la baronnie de Greully en partage. 11 en prit le nom et le transmit à sa postérité. On croit qu'il épousa la fille héritière de Guillaume, seigneur de Saint-Clair et de Villiers-Fossard, près Saint-Lo, qui avait fondé, en 1139, le prieuré de Villiers pour des religieux de Cîteaux (1).
Il eut trois fils^ dont un, Philippe, baron de Greully, est renommé parmi les chevaliers Bannerets, qui vivaient du temps du roi Philippe Auguste, en 1210. Sa fille unique fut mariée à Robert, sire de Tillières, qui devint baron de Greully et qui mourut sans enfants.
Henri, frère puîné de Philippe, hérita de la baronnie de Greully, par la mort de son neveu, le sire de Tillières. Henri fut père de Richard et de Robert de Greully.
Richard II, baron de Greully, fit des partages en 1223 avec Robert de Greully son puîné. Dès 1219, il avait fait un appointement avec ses vassaux, sur un procès pendant à Bayeux.
Richard III, baron de Greully, eut pour femme Isabelle de Tillières, dame de Gacé de Tillières.
Raoul, baron de Greully, son fils, est qualifié de Monseigneur et de Chevalier, dans un accord de Tan 1306, fait entre lui et Messire Richard de Bretteville, seigneur de Bretteville-sur-Bordel, et d'autres vassaux de sa baronnie.
Richard lY, baron de Greully, vivait en 1358, comme nous l'avons vu par la pièce citée p. 387.
(1) V. BezierSy nonvelles recherches sur k France.
Louis, baron de Greully, s'unit avec Isabeau Mallet de Graville.
A la fin du XIV* siècle, Marie de GreuUy, héritière de la baronnie, épousa Guillaume de Vierviile, qui devint seigneur de Creully au droit de sa femme. La baronnie se maintint dans cette famille jusque vers 1502, que Marie de Vierville, baronne de Creully, épousa en troisièmes noces un de Sillans, seigneur d'Hermanville et de La Perrière, issu en ligne directe de Gilbert de Sillans, chevalier, originaire d'une ancienne maison de Provence, qui était venue, dit-on, s'établir en Normandie à la fin du XIII* siècle. Antoine de Sillans son fils, rendit aveu au roi pour sa baronnie le 20 mars 1537.
Antoine de Sillans, son successeur, rendit aveu le 15 octobre 1571; il était chevalier de l'ordre du roi, gentilhomme de sa chambre et capitaine de 50 hommes d'armes. C'est lui dont l'épitaphe qui se voyait dans le chœur, du côté de l'Ëvangile, se trouve aujourd'hui dans le pavé du sanctuaire.
Antoine III de Sillans^ un de ses fils et, comme lui, chevalier de l'ordre du roi et de plus conseiller en ses conseils d'état et privé, épousa en 1602 Silvie de Rohan. Il avait fait bâtir la porte du château, complètement détruite (1), les halles du bourg dont il reste peu de traces, et les grandes et belles écuries du château qui existent toujours. Il mourut en 1641, âgé de 63 ans. Son tombeau, dont j'ai parlé, est du côté de l'Ëpître.
Antoine IV de Sillans mourut en 1675. Son fils, Antoine V de Sillans, ne survécut que S ans à son
(1) D'après Beziers qui l'avait vue, la première porte du château^ tout près et ttu nord de l'église, comme aujourd'hui était accompagnée de deux bastions terminés en dôme.
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père. Il laissa pour fille unique Catheriae-Magdelaine de Sillans de Greully, qui épousa un Garbonel, marquis de Canisy, gouverneur d'Avranches.
En 1682, la baronnie de Greully fut acquise par J.-B. Golbert, conseiller ministre d'état; en 1750, elle appartenait encore à un Colbert (1).
Lépi^oserie. Il y avait autrefois à ii4 de lieue de Greully, vers le sud, une léproserie qui n'existe plus, mais encore indiquée sur la carte de Cassiny. Le patronage de la chapelle appartenait au seigneur de Creully.
CreuUet. Tout près de Greully, mais au-delà de la Seulles qui baigne à Touest le pied de la colline sur laquelle s*élève Creully, on trouve le château de Greullet. Un mur^ qui entoure le parc et borde la route au-delà du pont, offre des portes bouchées qui datent au moins du XIV* siècle. La chapelle qui existe encore est en partie du XV' siècle ; quelques parties seulement pourraient être plus anciennes. Sur la porte d'entrée, est sculpté un blason écarteié : 3 coquilles, 1,4; un lion léopardé, !2, 3. Avant la Révolution, on disait la messe tous les dimanches dans cette chapelle, qui était sous l'invocation de Sainte Marguerite, et dont le patronage appartenait au seigneur de Greullet. G'est aujourd'hui une établc; La porte de la cour du château est du XVI* ; elle offre deux tourillons cylindriques en encorbellement, dont un est en partie ruiné.
Beziers nous apprend que la terre de Greullet fut vendue, en 1643, à Antoine de Sillans IV, baron de Greully, par Odet d'Harcourt, comte de Groissy. Je n'ai
(I) V. pour tons ces détails généalogiques, Beziers, nonvelles recherches sur la France.
3d4 STATISTIQUE MONUIIENTALB DU CALVADOS.
point encore fait de recherches sur les autres transmissions de cette propriété.
Le château a été vendu^ il y a quelques années, par M. le comte de La Rivière à M. le comte de Montlivault, alors préfet du Calvados ; il appartient aujourd'hui à M. d'Infréville.
Antiquités romaines. Près de Creully est un hameau nommé le Bourgay dans lequel j'avais reconnu» il y a dix ou douze ans, des débris de tuiles à rebords. Depuis cette époque, on y a trouvé des médailles romaines en grand et en moyen bronze : plusieurs appartiennent à M. Cauvin, pharmacien à Creully, qui les a recueillies lui-même sur sa propriété. Parmi ces médailles j'ai remarqué les suivantes :
MarC'Aurèle G. B.; — AntoninPie G. B. ; — Adrien G. B.; — Posthume M. B.; — Claude-le-Gothique P. B. ; — Claude // P. B. ; — Tetricus P. B.
Une médaille d'or de Néron a aussi été trouvée.
Plusieurs fondations de maisons ont été reconnues en labourant dans le lieu où les médailles ont été recueillies. Dernièrement encore M. Cauvin a trouvé un style en bronze et un autre instrument du même métal.
LANTHEUIL
Lantheuil, Lantuilleium, Lantuleium, LantuiU Magnavilla.
L'église a été tout récemment refaite presque entièrement et n'offre absolument rien d'intéressant ; quelques portions de murs, du côté du nord, ont seu-.;
CANTON DE CftBULLY. S>%
lement été réservées de l'ancienae église qui, d'après ces indices, aurait appartenu à la période ogivale.
Quelques tombeaux, avec inscriptions, appartenant à des membres de la famille de Boisgelin, se voient dans le cimetière, à Test du sanctuaire.
L'église de Lantbeuil est sous l'invocation de Saint Sylvestre. La cure était jadis divisée en deux portions qui furent plus tard réunies en une seule ; le patronage était laïque ; le curé percevait la dime.
Château. Le château de Lantheuil appartient à M. le marquis de Turgot, pair de France ; il est assez considérable et dans le style qui était en vigueur sous Louis XIIL Quelques parties, notamment la façade, ont été retouchées ; les pilastres ioniques qu'on y voit n'appartiennent certainement pas à cette époque ; on a fait disparaître aussi, m'a-t-on dit, des croisées en pierre qui divisaient quelques-unes des fenêtres. Une chapelle existe à l'extrémité est de l'édifice. Plusieurs bâtiments accessoires viennent d'être reconstruits par M. de Turgot.
Le château de Lantheuil est, suivant le goût de l'époque, précédé de belles douves murées, alimentées par un ruisseau qui prend sa source à Coulons. Avant de passer dans la cour du château, ce ruisseau parcourt une vallée dont l'un des coteaux est planté de beaux arbres, parmi lesquels on remarque des hêtres séculaires. Ce bois qui peut avoir deux kilomètres de longueur est percé d'allées ; l'autre coteau du vallon est bien moins planté; quelques massifs d'arbres verts y produiraient un bon efiet. Le château, bâti dans le vallon dont je viens de parler, est dominé de tous côtés; à une certaine distance, on ne voit que les arbres qui
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Tavoisinent. On a tiré parti de cette position pour amener par des canaux les eaux d'une belle source, qui alimente un jet d'eau dans le jardin orienté au midi, et qui fournit à tous les besoins de la maison.
M. le marquis de Turgot vient de faire disposer et planter avec goût le coteau qui domine, au N.-O., les jardins potagers et les autres dépendances de son château.