LE MOLAY
Le Molay, Moletum , Moletum Baconis.
L'église du Molay n'a pins de caractères et c'est une des plus insignifiantes de la contrée. Je suppose pourtant qu'une partie des mors peut remonter au \II*. siècle.
Le clocher, placé à l'Ouest de la nef , est moderne , carré et terminé par une pyramide en pierre.
Celte église est sous l'invocation de saint Nicolas. Le seigneur nommait à la cure. Le curé percevait les dîmes.
Château. La famille Bacon , qui possédait la seigneurie du Molay, a été très-importante sons nos ducs. Guillaume Bacon accompagnait Guillaume à la conquête de TAngleterre.
Au haut du petit coteau qui domine la rive gaucbe du ruisseau du Molay , et sur le bord même de la route départementale de la mine de Littry à Isigny , se trouvent les vestiges du château du seigneur du Molay, cité par Wace (1). Cette place se composait de deux enceintes : la plus voisine de la vallée renfermait le dmijon ; elle était arrondie, entourée de murs épais dont on a retrouvé les fondements (2) , et l'on voit encore , du côté de l'Ouest, des fossés assez profonds qui la séparaient de la cour basse.
Au Nord et au Sud , une dépression de terrain, en partie naturelle , en partie artificielle , rendaient difficile l'accès du château, que le ruisseau déjà cité garantissait du côté de l'Est C'était à l'Ouest, par la cour basse , dont l'entrée se trouvait à peu près de niveau avec le sol du plateau voisin, qu'il était le plus facile d'entrer dans la place , et ce n'était pas sans intention qu'on avait disposé de ce côté une double ligne de fossés.
De l'esplanade du château du Molay , la vue s'étend sar la vallée et sur les campagnes voisines.
Guillaume Bacon, deuxième du nom, accompagnait le duc
(1) L'égllie parotMiale te trouve en -dehors da cbâteaa et oocope , avec le cimetière , une parUe des anciens fossés.
()) D'après le témoignage des personnes qai ont travaillé à démolir une partie de ces débris , Tépalsseur des murs était de 8 à 10 pieds. Plusieurs objets en fer, sur la destination et la forme desquels on n*a pu donner que des renseignements très-vagues , ont été découverts à cette occasion dans les fossés et dans la cour du donjon.
Je n*oserais affirmer que ces murailles fussent du XI*. siècle, car le château a été occupé long-temps après; mais les fossés et la disposition des cours appartiennent & rétablissement primitif et n*0Bt pu être beaucoup changés par les réparations postérieures.
Robert-Courtebeuse k la première croisade, en 1096. Roger BacoD fonda, en 11^8» la commanderie de Templiers de Beaugy, doui nous parlerons bientôt i l'article de la paroisse de Planquery4
Quelques autres membres de cette famille ont fait des donations aux monastères de la contrée.
Il y a? ait au Molay une baute-justice , d'où ressortissaient les paroisses voisines de Saon, du Breuil et de SaonneL
On trouve, dans les nouvelles Recherches sur la France, un mémoire de Tabbé Beziers sur les seigneurs du Mola)'- Bacon.
Le château actuel , qui avait été bâti en 1753 par M. Le Coûteux au lieu dit la Poterie du Molay , a été en partie reconstruit par M. le comte de Chabrol, qui le possède à présent et qui a fait exécuter des travaux considérables tant à Fintérieur qu'à l'exlérieur et aux alcutours de cette habitation. M. le comte de Chabrol , neveu de Tancien ministre de ce nom , est un littérateur distingué. La bibliothèque du château du Molay renferme , dit-on , des livres précieux.
TOURNIÈRES.
Tournières , Tourneria , ecclesia de Tournertis» l/églisc de Tournières a été reconstruite tout récemment. Elle se trouve , comme l'ancienne , sur le bord de la route qui va de la mine â St.-Fromond. L'ancienne église, que j'avais souvent visitée , offrait peu d'intérêt ; elle appartenait à la période ogivale, et la tour carrée se terminait en bâtière.
L'église de Tournières est sous l'invocation de saint Martin. L'abbaye de Cerisy et le seigneur de La Haye- Piquenoi nommaient à la cure , ce que le livre Peint indique
822 STATISTIQDE MONUMENTAr.E DV CALVADOS.
dans les termes siuTants : EccUna de Tournertis Abbas
de Ceriiiaeo et dominva de Baya Piquenot pro quarta parie.
Le cur£ percevait les dttnes.
La paroisse faisait partie du doyenné de (^uvaina.
Litlry, Uttreium.
L'église de Littry appartient au style roman et doit dater du Xir. nëcle.
Le chœnr est voûté ; lea arceaux du chevet se ramifient d'une DDanîère asseï remarquable. Le chevet était percé de
CANTON DE BALr.EROT. 323
trois fenêtres cintrées, qui avaient ilé bonchén pr soite de . réubliawiiKal d'un grand rétaUe poor io maltre-aniel , mais qai ou élé rouveries depnb que M. Uelaanay a transporté cet autel dans nne des chapelles.
Une porte placée du cAté du Sud est ornée d'un rang de losanges et d'un rang de i^[zags.
Les murs latéraux uni , au Nord et au Sud , cnnsené leur corniciie garnie de modillons.
La lotir, entre chœur et nef, est d'une date postérienre ï relise dans sa partie supérieure, qui est terminée en. bSlitre. Elle est éclairée par des fenêtres ï meneaui bifurques de forme ogivtle. Elle repose sur tes arcades romnnes de la première travée du ctHEUr,
32^ STATISTIOUE MONUMENTALE DU CALTADOS.
La nef appartient également au roman da XII*. siècle ; elle a conservé ses fenêtres cintrées primitives, au Nord et à l'Ouest. Une porte latérale , au Sud , présente une ogive de transition sans moulures dans Tarcbivolte.
Des additions considérables ont changé tont récemment Taspect de l'église de Litlry. On y a fait deux transepts trèssaillants, dans le style de la fin du XIII'. siècle, éclairés chacun à leur extrémité par une fenêtre rayonnante. Un porche a été placé en avant de la porte occidentale. Enfin, une sacristie de style ogival primitif a été placée en prolongement contre le chevet , et communique par deux portes avec le chœur.
Pour ne pas se priver du jour des fenêtres percées dans le chevet, on a couvert celte sacristie d'une plate-forme en zinc. Je me suis élevé déjà bien des fois contre ce système de sacristies, qui offrent des inconvénients graves et dont l'effet est déplorable. Celle de Littry m'a autant déplu que les autres de même espèce, quoiqu'on ait imité l'architecture du XIII*. siècle et qu'elle soit construite en assez beaux matériaux.
Le maître-autel du chœur a été fait tout récemment en pierre ; il est orné de colonnettes comme celui de St -Germer , qui a été imité dans plusieurs églises de l'arrondissement de Bayeux , nouvellement restaurées par M, l'architecte Delaunay.
L'église de Littry est sous l'invocation de saint Germain. L'abbaye de Gerisy nommait à la cure et percevait les dîmes.
Nous avons remarqué dans le cimetière, M. Bouet et moi, une tombe monolithe , de 1635, portant une inscription et présentant , à la partie supérieure, deux croix formant l'arête d'un toit. Celte forme de tombeau se trouve souvent dans nos cimetières; elle a été très-usitée au XVII''. siècle.
La commune de Littry et l'administration de la mine ont érigé un monument à la mémoire de M. Noël , ancien directeur de la mine. Près de lui repose son gendre. M, Laoce,
mort récemineiil à Tâge de 83 ans. cl qui lui avait succédé coinine directeur. !\l. Notîl et M. Lance ont rendu de grands services à Littry. iM. Lance avait long-temps siégé au Conseil général du département du Calvados.
La mine. Charles -Auguste de La Cour , seigneur de BaU leroy, flt, en 17!iO, une découverte qui devait être, pour l'agriculture et l'industrie du pays , une source nouvelle de prospérité. En cherchant du minerai de fer pour alimenter une grosse forge établie à Balleroy , il trouva de la houille à Littry. Après des commencements modestes, Texploitation de la houille a pris une importance telle qu'elle occupe cinq cents ouvriers, et que les sept puits, par lesquels on l'extrait, sont munis de machines à vapeur (1).
Le bourg de la mine est à 2 kilomètres de l'église ; on y a établi, depuis quelques années, un marché le jeudi de chaque semaine.
Il y*a trente ans , on n'y voyait encore que quelques maisons groupées près de celle du directeur; mais aujourd'hui les maisons se sont multipliées; elles forment deux rues principales , l'une sur la route tendant vers Balleroy , l'autre sur la route venant de Bayeux. It est question d'y établir des fontaines publiques. Une chapelle a été construite par les soins de la compagnie vers 1780 ; elle est desservie par un chapelain.
Des landes considérables, entre la mine et le village de Toumières, ont été défrichées et mises en culture depuis cmquante ans.
(1) On trouve , dans in.i Topographie géognot tique du CaU'ttdos (OD volamelo•8^• Caen, 18291, des renseigiiemenU sur le bassin boalllier de LiUry etiur la succeasion dri couches qui s*y rencootrent.
Dés Tanoée 179S , une machine & vapeur fui employée , A Llllry , à Tes traction de la houille.
VAUBADON.
Yaabadoo , ValUs Badonis, Valbadan*
Dès le temps de Grégoire de Tours , VaubadoQ était habité par un seigueur nommé Baddou , d*où vient évidemment le nom que porte la commune , val Baddon. Ce seigneur fut accusé d'avoir voulu tuer le roi Contran , à l'instigation de la reine Frédégonde (Grégoire de Tours, Hist. des Francs, lib. VIU , S ^^ } > lu^s U ^ul justiflé par Lendovald , évêqoe de Bayeux , et mis en liberté. Voici le passage de Grégoire de Tours relatif à sa délivrance :
Guntchramnus vero Baddonetn , quem pro crimine majestatis superius vinciwn diximus » in prcBsentiam suani ventre jussit , et transmittens usque Parisius , ail : « Si « eum cum idoneis hominibus Fredegundis ab hoc BCtione tt qua impetitur immunem fecerit, abscedai liber, et quo « voluerit eat, » Sed veniem Parisius, nullus de parte memorata mulieris adfuit, qui eum idaneum reddere posset. Tune vinctus et catenis oneratus, sub ardtta custodia ad urbem Cabillonensem reductus est. Sed postea intercurrent tibus nuntiis , et prœsertim LèudovaUlo Bajocassino pontifice, dimissus ad propria rediit.
« Baddon , qui , comme on Ta vu plus haut , avait été
« chargé de chaînes |)our crime de lèse- majesté, fut mandé
« par le roi en sa présence, puis envoyé à Paris. « Si Fré-
« dégonde , dit>il , parvient , par le témoignage d'hommes
« dignes de foi, à le décharger de l'action qui lui est
a imputée , qu'il soit mis en liberté , et qu^il aille où il
« voudra. » Mais , ï Paris, il ne se présenta de la part de
CANTON DE B&LLEBOY. 337
• la reine penoone qui pflt le jutUGer. Il fut alors atucbé,
• chargé de ctuloes , et ramené ï Cbaion boos bonne ■ girde. Dans la suile, on envoya des messagen, no-
• tammeot Lendovald , évéqae de Biyeox , et il fat re-
• liché et s'en retoarna chez Ini, ■
L'^Kse de Vaubadon est parallèle t la route de Bayeux ft Sl-Lo; elle est moderne et sang intéréL Ce fut en 1781 (le 25 octobre} que cette église fut consacrée par H. de Cfaejlas , alors éféque de Bayeaz.
L'égUse ancienne, qui a été détruite, bordait aussi la grande roule , ï peu de distance et à l'ouest de remplacement occupé par la nouvelle. Elle appartenait au style roman. On en voyait encore , il y a quelques années, une partie {le chœur et l'ab-
et qui avait été convertie en habiUlion.
328 STâTlSTlQOE MONUMENTALE OU CALVADOS.
L'église de Yaubadon est sons rinvocalion de saint Go*main ; le patronage était laïc , les dîmes se fMrtageaient entre les chanoines de Bretteville , de Gambrenier et de Laize.
Le château de Vaabadon est d'une certaine importance et d'un beau style. Il a été bâti, en 1779, par la famille Letellier, qui possédait la terre seigneuriale.
Depuis la Révolution , il a appartenu à plusieurs propriétaires. Le général de Préval l'a possédé momentanément; M. le comte de Germiny l'acheta ensuite ; il y a fait des plantations considérables , a créé un beau parc. Depuis sa mort , le château a été vendu , et l'on a craint un moment de le voir démolir : une partie des avenues a été abattue.
LE TRONQUAY.
Le Tronquay.
L'église du Tronquay a été bâtie, en 1716, par Jacques de La Gour , seigneur de Balleroy. G'est donc une église dont nous n'avons pas à décrire l'architecture. Elle dépendait du doyenné de Gampigny.
Elle est sous l'invocation de saint Jacques, patron do fondateur. Le patronage était laïc ; les dîmes étaient perçues par moitié par l'évêque de Bayeux et l'abbaye de Gerisy.
M. de Balleroy inféoda des portions de bois aui habitants du Tronquay, et bientôt la population s'accrut rapidement; les bois fnrent en partie défrichés; elle n'était guère que de cent habitants , quand l'église a été construite ; elle est aujourd'hui de onze cents habitants.
Château Goubian, J'ai exploré , dans le bois du Tronquay , une enceinte fortifiée , nommée Château Goubian , qui pourrait bien être d'origine gallo-romaine.
CANTON DE lAlLlROY. 339
Si ces retrancbements n'appartiennent pas à l'époque gallo-romaine, comme leur forme carrée semble Tindiquer , ce serait sans doute aux temps les plus anciens du moyenâge qu'il faudrait les rapporter. Mais hormis le nom de Château Goubian et quelques traditions, trop vagues pour être d'un grand poids (1) , je n'ai pu rien découvrir sur cet ouvrage , qui offre les plus grands rapports de forme et même de dimension avec quelques-unes des enceintes carrées galloromaines dont j'ai parlé dans la deuxième partie de mon Cours d'antiquités.
C'est un parallélogramme rectangle, de 300 pieds sur chaque face , dans lequel on voit encore un tertre élevé de 12 pieds et entouré de fossés, d'une forme carrée-longue, très-régulière, ayant 60 pieds sur 30 , et qui ressemble trèsbien à un prétoire. Aucunes constructions en pierres n'ont été établies sur cette éminence , non plus que sur les fossés de l'enceinte , et plusieurs motifs tirés de l'observation des lieux font croire que cette place a été occupée peu de temps (2) et à une époque très-reculée (3) , ce qui me porterait à la regarder comme gallo-romaine (&).
(1) Quelques pnysaits parlent de Guillaume-le-Conquérant, à propos du château Goubian; d'autres disent que les Anglais y ont éiché un trésor.
(1) Les sablei jaunâtres qui Torment la motte, ont conserTé iirosque Jusqu'à la surface leur belle couleur jaune , et ne paraissent point avoir été salis par une habitation prolongée.
(3) Le milieu de l'enceinte est recouvert par une couche assez considérable de terreau formé de débris de végétaux, surtout de brutéres.
(4) Le château Goubian est situé dans le bois, ï 1 kilomètre de la grande route de Bayeui à 5t.-Lo. li appartient , depuis quelques années , à M. de La Boire.
«:ahpigny.
Campigny, Campigneium , Campeignum,
Campigny était , au siècle dernier, le cheMieu d'un doyenoé comprenant 37 paroisses.
L*église a été restaurée, il y a peu de temps, par M. Delaunay, architecte ; elle se compose d*une nef et d'un chœur à chevet rectangulaire , auquel une grande chapelle a été accolée du côté du Sud , et d'une tour latérale appliquée du côté opposé (au Nord) , le long de la première travée.
Sa façade occidentale offre une porte en ogive, dont les archivoltes reposent de chaque côté sur deux colonnettes et trois fenêtres-lancettes disposées en triangle à peu près comme à FierTille-la-Gampagne (Y le t. II de ma Statistique monumentale, p, 275). Les murs latéraux appartiennent aussi en partie au XIII*. siècle; des fenêtres à compartiments rayonnants ont été, dans la restauration nouvellement faite, ouvertes dans les murs nord et sud qui avoisinent l'entrée du chœur.
Le chœur vient d'être regratté et retravaillé dans plusieurs parlies à la hauteur des voûtes; des pilastres et des colonnes dans le style du XIII*. siècle y ont été établis.
La grande chapelle seigneuriale , accolée au chœur et communiquant avec lui , a été également restaurée. Il est probable qu'elle date du XIV'. siècle ou du commencement du XV*. C'est eUe qui renferme des tombeaux avec statues que j'ai citées et figurées précédemment dans le Bulletin monumental et dans mon Abécédaire d* archéologie , et qui recouvrent le caveau sépulcral des Hamon, seigneurs de Campigny. Jusqu'à la Révolution , le seigneur de Campigny prenait le titre de maréchal hérédital de la ville et château de Bayeux,
Les statues tombales de Campigny sont au nombre de
quatre, placées suc trois tombeaux. Trois de ces statues doivent apparteuir au XIV«. siècle ou au conimeucement du XV% ; la quatrième au XVI*. siècle.
Les deux statues qui précèdeut , et qui sont placées sur le même tombeau , représentent le mari et la femme ; le mari est revêtu de la cotte de mailles et de la cotte d'armes ; il porte attachés au côté gauche son bouclier, son épée et ses gants; ses pieds reposent sur un lion. La femme porte un habillement à manches serrées , garnies de boutons jusqu'au coude , recouvert d'un surcot largement drapé et un voile sur la tête. Ses pieds reposent sur un chien , emblème de la fidélité.
Le second tombeau qui suit , et que je crois moins ancien que le précédent , peut-être de la fin du XIV*. siècle , est celui d'une femme , dont le costume est à peu près le même .que celui de la statue précédente ; un portique subtrilobé ^ans le style du XIV*. siècle surmonte la tête de la statue , qui repose sur un coussin soutenu par deux anges.
Le troisième tombeau offre la statue d'une autre femme d'un Hamon de Campigny; elle porte le costume du XVI*. «ècle. Ses pieds s'appuient sur une levrette ; sa tête porte sur im coussin; deux anges paraissent maintenir le voile qui descend sur ses épaules. Le dais , assez riche , les colonnettes et toutes les moulures, sont en rapport avec l'époque assignée à cette statue. Deux écussons sont placés au pied des colonnettes supportant le dais. C'était la femme de Robert Hamon, seigneur de Campigny, maréchal hérédital de la ville de Bayeux , lequel vivait dans la première moitié du XVI*. siècle.
La tour de l'église de Campigny est romane dans sa partie inférieure et moyenne, mais la partie supérieure, avec sa flèche à huit pans, est d'une époque postérieure et que je
334 STATISTIQUE UOMUHENTALE DU CAr.VADOS.
sitcLii, D.im l'Ioum I
ne saaraîs indiquer exactement ; elle a dû être accompagnée de clochetons ; il est facile de voir que cet accessoire entrait dans la composition de la tour.
La cloche porte Tinscription suivante :
L*AII i77i J*AI È7± lIOHViR GATHlUillIB PAI HEflSIBB JACQCB LOVIS BAOQDBT M 8UBVIU.B, CHBTALIBB, HABQIJIS DB CAMMCNT, SBICNBl'B BT PATBOII DB 8CBVILLB , GLATIGHY , CBOOAT , BAHON , LONCBAV , CAM- P16RT BT A0TBB8 LIKliX, MABÉU^BAL hAbÉDITAL DB LA VILLB RT CHA- TBAO DB BATBOXt ASSISTA DB ROBLB D^MB CBATBBBIHB BBRBIBTTB DU B41IBL DB 8T.-DBBIS , SON iPOUSB.
Ce sont les père et mère de M. le marquis de Campigny , que j'ai bien connu et qui est mort en 1828, instituant ix>ur légataire universel son parent , M. le marquis Bauquet de Grandval , membre de la Société française pour la conservation des monuments et du Conseil général du Calvados. Ses restes ont été inhumés à Campigny. Voici Tinscription placée sur son tombeau :
ICI BBP06B VB8BIBB ION LOUIS CBABLBS BADQURT SCBTILLB, MABQtlS DB CAHP161IT, MABéCBAL DBS GAMPS BT ABHÉKS DO BOI , CBRTALiBR DR S*.*LO0IS, COmiAirDBUB DB L'OBDBR do PBiKlX DR BOBRNLOHB , MÉ A
GAWPioirr LB 9S sbptbmbbb 17A7, Décéoé a pabis lb 17 srptrbbrr
4828, TBARSPOBTB PBftS DB lA IftBB SBLOIf Mil DiSIB.
La mère de l'illustre défunt est efleciivcmenl inhumée à Campigny. Son tombeau porte l'inscription suivante :
CI CiST LB COBPS DB NOBLB DAMB CATRBRIIIB HBNBIKTTB niBAMRL DR S*. DRNYS YRi:VR DB M. JACQl'RS RIUP^RR LOUIS CAUQIRT
SURVILLP. MARQUIS DE CAMPIGNf, DftCÉD&B AU FRRSNB LB 29 MARS 1806 AGKB DR 86 ANS.
C'était celte dame qui avait apporté aax Campigny la (erre de St.-Denys , habitée par M. le marquis de Grandval (V. la page 210).
L'église de Campigny est sous l'invocation de Notre-Dame. Anciennement la cure se divisait en trois portions, qui avaient été réduites à deux. Le seigneur nommait à l'une des cures et l'abbaye de Longues à l'autre. Les deux curés percevaient les dîmes ; ils étaient obligés de faire à l'abbaye de Longues une rente de 150 livres.
Château de La renaissance. Près de l'église est un joli château de la renaissance , qui a dû être d'abord la résidence seigneuriale. Ou y entre par une belle porte à trois ouvertures (voir la planche).
Après avoir traversé une cour entourée par les écuries, les établcs et autres dépendances, on franchissait, sur un pont de pierre , le fossé qui séparait cette première cour de la cour d'honneur. Le manoir seigneurial était à gauche et orienté au Levant dans celte seconde cour (voir le dessin de M, Bouet ) ; des colonnelles garnissent les fenêtres, et le style se rapproche beaucoup de celui de la Bourse de Caen et de beaucoup d'autres édifices , élevés vers le milieu du XVP. siècle.
Un appartement du premier étage renferme encore une cheminée de la renaissance couverte de moulures , peinte «t dorée: c'est un véritable bijou, dont M. Victor Petit a fait un dessin.