‹ Statistique monumentale du CalvadosChapitre 79 sur 130 · C&NTOH DB BAY£UX. ' 43S · texte numérisé non relu

C&NTOH DB BAY£UX. ' 43S

et irausîomée eu béaitier : la cavité destinée à recevoir l'eau bénite est pratiquée eotre les detix épaules. Oo voit qu'elle est assise sur un pliant selon l'nsago ancien ; je pense qu'elle pourrait être du même temps que la tour.

TODUIU»! P

Nous avons dessiné le tourillon porte-cloche Ji deux baies.

hU STATISTIQUE lÉOUUIIfiNTàLB OU GALTAOOS.

^f ce qu*îl nous â paro irès-élégaiil « et qae ce type , aotrefois assez commun , tend à disparaître.

Nous pensoùs que celai-ci peut remonter au XV*. siècle. Il est assis sur le mur qui sépare le chœur de la nef.

L'église de Sully est sous rin?ocation de Notre-Dame.

Le titulaire du canonicat de Gussy présentait à la core et percevait les dîmes» à l'exception d'un tiers qui appartenait au chanoine de BretteviUe.

On voit dans le cimetière les tombeaux de M"**. Teu?e Du Fayel» née Du Fayel, décédée en 1809, âgée de 69 ans 10 mois;

De M»*, de Crux , née Du Fayel » morte en 18&5 (1) ;

Le tombeao de M. le comte de Sully , ancien page , ancien colonel , mort en 182& ; celui de M***, de Méneval , sa sœur , morte en 1820. M. de Sully avait épousé la veuve du savant Lagrange, sénateur ^ membre de l'Institut

On trouve dans le cimetière un bel if au Sud de la porte occidentale de la nel

Manùir de Baissy. Tout près de l'église , mais sur la rive opposée de la Drome , existe le château de Boissy , dont la porte ( dans le style de la renaissance ), a été gravée par mes soins sur les dessins de M. Victor Petit

Le manoir ne répond pas exactement à l'importance de la

(t) Al"*, de Crui , une des amiei les plus intimes de me mère et à Isquettc Je consigne Ici un souvenir particulier , possédait le cliAteao dit le PetU-Sulfy, situé à peu de distsnce de réglise, dans la vallée, sur les l)ords de la Drome; c'était le reodez-vooa d*one société nombreuse et choisir, en éié : H. et M"**, de Crui faisaient aussi , avee infiniment de courtoisie , les honneurs de leur bétel , à Bayeoi f pendant l'hiver.

CANTON DB BAYIOX. 435

porte d'entrée; il m'a paru pouvoir se r^tporler k la fin du

XV'. siècle OD au coauneDcement du XVI*. La rivière do Drome prol^eait les bâtîmeots. C'est aujourdliui une feniie qui appartenait i H. le comte de Germiny, il y a peu d'aDDéee.

Le ckàuau moderne de Sully n'a aucun inlérM ; il avait été acquis de H. de Sully, par H. Guillot, ancien souspréfet de Bayeui ; il doit appartenir h l'un de ses fils. Ce château est situé sur le bord de la route de Bayeux i Port-

4S6 STATISTIQUE UQNaHBNTALB l>U CALTADOS. SAINT-SUPLI.

St.-SupU, Saneiui Supliciiu.

Ij pclite église de Sl.-Supli qae l'on nomme austg SL- Sulpicc, quoique le noin véritable soit SL-Supli , est iiii type bien simple qne j'aime beaaconp et qae bien des églises nous (iraient dans l'origine. Elle se compose , comme ou le loit

par le dessin que voici , d'une ncF romane avec ces petites fenêtres étroites que l'on a proposé de (lualiner de mcurtrières; d'un porte-cloche i deux baies , élevé.sur le somiMt dn fronton de la façade occidentale ; cnBn , d'an choeur composé de tieux travées et éclairé par des fenCtres ogivales sans . colonnes. Ce chœtir, plus élevé que la nef, paraît aussi moins ancien; il est dn XIII*. »ècle selon toute apparence. On voyait, il y a quelques années , à SL-Supli, trois beaux ifs dans le cimetière ; la commnne en a sacrifié deux pour se procurer de l'argent, il en ivste encore un. C'est ici le lieu de recommander aux antiquaires la conservation de cea arbres souvent d'un âge très-reculé cl dont (|iielqurs-

CANTON DE BAYEUX. Ull

008, malbenreDflement, oot étéveodusaoz ébénistes. Rien n*e8t plus majestueux que les ife an feniilage sombre, à la tête ronde et de forme régulière. Il en existe encore dans la plupart des cimetières de l'arrondissement deBayeux. lis sont plus rares dans la plaine de Caen. Il n'est pas inutile de dire ici qu^ leur place dans le cimetière est déterminée , et que , à très-peu d'exceptions près , c'est à droite de la porte occidentale et k qudque distance au Sud et en avant de cette façade que les ifs sont placés.

Y a-t-il là une raison liturgique , ou bien était-ce parce que l'on faisait autrefois les annonces et les délibérations judiciaires sous le feuillage touffu de ces vieux arbres , et qu'il valait mieux être au Midi qu'au Nord dans nos contrées froides et pluvieuses? Je n'en sais rien , mais il est probable que cet usage a un motif. Le hasard ne pourrait avoir déterminé une si grande uniformité dans le choix de la place occupée par les ifs dans les cimetières.

L^église de St-Su|$1i est sous l'invocation du saint de ce nom. Le doyen du chapitre de Bayeux nommait à la cure. Le prieur de St. -Vigor percevait les dîmes.

SAIBlT-VIGOR.

St.- Vigor , «mcfiij Ftyor.

L'église de St-Vigorest moderne. Elle a été construite , au siècle dernier , sur l'emplacement de l'église romane du prieuré qui servait aux religieux et à la paroisse , mais qui , depuis long-temps déjà , était en ruines , comme le prouve an dessin que je vais produire et que J'ai tiré de la collection du Manastïcon.

L'église actuelle a peu de style; le portail occidental seulement est orné de pilastres et surmonté d'un petit dôme en pierre de taille.

un STATISTIQUE HOHUUENTALE UU CALVADOS.

On comenre, dans la sacristie , im si^eeD uurbrede Vieux, dans lequel les éiéqws de Bayeiii venaient ■'■neoir anni de

prendre posaession de leur éfôdié, et qui , selon l'opiDioD de quelques personnes, remonte ï Odon, fr«re otériode GuiUaume-le-Conqnérani (1), tandis que, selon d'antres, il serait |dus ancien encore.

L'abbé Bétiers ( Histoire de Bayettx) parle aussi des (bnu

(I) U DOUKl érSque de BaT«ui TtnatI raacbcr tu prieuré, de Sl.- Vigor, l> renie de HO infiillitlon. Le lendemdn. let rellgleoi et h dergé le eondiilMlent proceuionnetlemenl k l'égliie el le hlulent as>f«lr d«ni le riége en mirbre dont }e Tieni de pitkr. De U le K*la( • «n luMU ponlISraui , donnill m première béotdiclion «■ pniple , poli il <I«U tondull k la celbédrile. Dini nn inciro cérémoniil qui eiltle k la blblioibèque du chipltre , on Ironre le peMige Milxnl relalirt cette ctrémonlc :

u Eli choral f um clem e[ populo el praceulonnalller ad Sanclnm VIgorrm , Ibique loTenlo tn monaiierio epiKopo preparaie tndeW

CAKTQM DE B4YB0X. 439

baplitmaux en marbra qoi «xiataifiat dans l'églue Sl^-^Vigor. G'est oae tradilion » dit-il , qoe aiiot Yîgor » «a TI% nède • détroisît une Idole qui éuU adorée sar le mont Phaaniu (c'est ainsi qn*on appelait alors la colline sor laquelle est assise l'église St-Yigor); qa'ily consacra plusieurs églises, et que ce lieu fut choisi pour administrer solennellement le baptême à Pâques et à la Pentecôte : ce. qui lui fit donner le nom dt.mmu Chrismai* On voit dans Téglise de St-Vigor • ajoute l'historien de Bayeux , de très^anciem fonts baptù'» maux en marbre qu'an eraà avoir servi à cette soleU'nùé{i). t

J'ai retrouvé en 182S , dans un coin du cimetière , une partie de ce font en marbre dont parle l'abbé Béziers. Il ayait été brisé peu de temps auparavant , par suite d'une singulière préoccupation qoi exerce encore son empire sur quelques esprits : certaines personnes craignent d'être exhumées, surtout lorsqu'elles meurent par suite d'un vice de conformation qui peut exciter la curiosité des médecins (2). Or , pour ôler tout moyen de relever le corps d'une dame enterrée dans le cimetière de St-Vigor, on détacha du tant baptismal qui s'y trouvait deux gros morceaux de marbre que l'on plaça dans h fosse au-dessus du cercueil de la défunte (3).

Je m'empressai de réclamer le reste de la cuve, qui n'aurait

csppt...«. addacatur ante cathedram Sancti Figoris lapideam et eum in ea aliquantulum sedere faciai, »

Dans plusieori autres diocèses , notamment daos celai de Soissons, on faisait asseoir de même le noufel éféque dans un siège en pierre ( V. d*Eipiilj , dictionnaire de la France )•

(1) Histoire sommaire de la ville de Baveux , p. 12S.

(2) On conçoit d'antant moins ces craintes qu'il n*j a point d*école ds médecine i Bayeni.

(3) L» iMibe dont Je parle se troave près de la porte oocidentate de l'église» no peo i gsocbe.

MO STATISTIQUE MONinfENTALE DU CALVADOS.

pas tardé à être employé au même usage; je le fis trans* porter immécKatement chez moi , à Bayeux ,* et de là ^ Gaen , où il est déposé dans le musée de la Société des Antiquaires.

Ce fragmeût a été figuré dans l'atlas de mon dmrs ttann" qmtés, pi. LXXXVII , n*. 2.

n est du même marbre que le siège , c'est-à-dire d'un marbre rouge terreux , qui paraît provenir des carrières de Vieux.

Prieuré de Su^Vigar, La tradition rapporte, comme on vient de le dire , que , dans le YI*. siècle , le coteau de St.- Yigor , qui domine la ville du côté de l'Est, s'appelait le mont Phaunus, et qu'on y, révérait une idole. Saint Yigor , évéqne de Bayeux, voulant faire cesser cette superstition, obtint du roi Cbildebert la possession du terrain, et il y fonda un monastère.

Le monastère fut détruit par les Normands et rétabli , an Xl\ siècle, par Odon, évêque de Bayeux, qui y plaça des moines du Mont-St -Michel. Aobert de Tombelaine fut leur supérieur. Quand l'évêque Odon fat mis en prison par ordre de Guillaume-le-Conquérant, en 1084, les moines se dispersèrent; le Conquérant mourut en 1087. Plus tard, l'évêque Odon donna le prieuré de St. -Yigor à l'abbaye de SK- Bénigne de Dijon. Depuis lors , le prieuré de St -Yigor demeura sous la dépendance de cette abbaye jusqu'en 1702 , que l'abbé renonça à tons les droits sur cette maison (1) : antérieurement à cette date , le prieuré était en commande. La congrégation de St.-Maur y entretenait huit ou neuf religieux au siècle dernier.

(t) Dans lef archives da département de la Céte-d*Or , à Dfjon, on trftUTe un certain nombre de pièces relatives à St.-Yfgor , ce Qui s'eipllque , puisque St.-VIgor dépendait de St.-Béntgne.

CANTON DB BAYEUX. /|/ll

Od peut consulter, sur Thistoire du prieuré de St.-Yigor, le XI*. volume du GaUùi chrisiianap coL /^Ob.

Le prieur de St-Vigor noDimait à douze bénéGces et il possédait des revenus évalués à 18,000 livres au siècle dernier. Il existait dans la bibliothèque de feu M. Pluquet, un censier ou livre des redevances dues an prieuré de St.*Vigor , eo 1290.

Ce manuscrit a été vendu, à sa mort , et acheté par la Bibliothèque impériale où il se trouve. M. Léopold Delisle, qui a dépouillé ce manuscrit avec soin , nous a remis obligeamment la note suivante :

« Le Censier de St.-yigor est conservé à la Bibliothèque impériale, à Paris, sous le n*. ^659 do Supplément français. C'est un volume petit in-/i^ , sur velin , composé de 52 feuillets non numérotés, et couvert en parchemin. Il est écrit en entier d'une seule main , et paraît remonter à la fin du XIII*. siècle.

« Dans ce volume se trouvent transcrites 155 pièces toutes non datées ou portant la date de 1290. La plupart sont en français. Ce sont des aveux rendus au prieur pour divers tènements situés à St.-Vigor, St.-£xupère, St. -Loup, N.-D.de-la-Poterie, St-Martin-dfr-la- Porte, St.-Floxel, la Madeleine, St.-Symphorien , St. -Jean, St. -Patrice, St.-Snipice, Port, Tour, Cricqueville . la Basoque , Curci , Ouffières, Russi, Tracy, Secquevillc , Cahagnoles , Saonnet, Vaux-sur- Aure , Planqoery , Vimont , Maromme et Valcong'rain.

« Ces aveux sont à peu près tous formulés d'une manière uniforme.

• Chaque aveujaît connaître le nom du tenant, son tènement , ses redevances, et la quantité dont la valeur du tènement excède les redevances.

« Quant aux redevances, elles consistent en rentes de froment, d'orge, d'avoine, de poules, de chapons, d'œufs et quelquefois d'argent En outre, plusieurs hommes sont

kU2 STATISTIQUE MONUMENT ALB DU CALVADOS.

soamis à différents senrices. Une des chartes montre Gnillaume Pesnei pesant au priar cheseun jattr tm servise de cheval malle entre Vire et Oune; dans plusieurs autres, on rencontre des clauses analogues.

« Si le Gensîer de St.-yigor ne donnait que le montant des redcYances dnes au prieuré par ses tenants, ce document' n'aurait pas plus d'importance qu'une foule d'autres da même genre : ce qui lui donne du prix ,- c'est qu'à ctVté de la redevance t il évalue les produits laissés à la jouissance du laboureur. En additionnant ces deux quantités « on a h valeur présumée du produit des terres, au XIII". siècle, dans le Bessin. *

M. Léopold Delisle a fait ce travail intéressant , et nous espérons qu'il le publiera prochainement. Rien n'est plus curieux que ces recherches sur l'histoire de l'agriculture, dont M. Léopold Delisle s'est occupé déjà avec un si grand succès.

On comprendra facilement la disposition ancienne des bâtiments du prieuré de St-Vigor, si on jette un coupd'oeil sur la planche suivante, tirée de la collection des voes gravées pour le Monastîcon gaUicanwn, Cette vue à vol d'oiseau , qui était prise du côté de l'Est, montre d'abord la basilique du prieuré ( n*. 3 ) avec sa longue nef ruinée , son chœur et son abside romane , garnie d'arcatures à pleincintre , de trois fenêtres et flanquée de deux absidioles correspondant aux bas-côtés.

Le transept avait aussi deux absides du côté de l'Est Le transept sud a perdu sa toiture et était en ruines , comme la nef. Le cimetière , dans lequel il y avait des tombes trèsanciennes, dit-on , se voyait au sud de la basilique (n*. 21).

L'église de la paroisse n'occupait guère qu'un espace qai parait assez peu considérable d'après le dessin, vers le bas de la nef de l'église priorale ( n^. 3 ).

Viennent ensuite , en suivant l'enceinte extérieure, l'entrée

là

i Si

hUU STATISTIQUE MONUMENTALE DU CALVADOS.

du priearé ( n**. 1 ) , les charteries et magasins ( n^ i 5 ) , la grange (n°. 16), le pressoir et les étables (14-15, les écuries (n*. 13 ) , la cour intérieure (n**. 12 ).

Le massif central des bâtiments modernes désigné par les n«. 4,6,7,8,9, 10, 11 , comprenait, comme le montre le dessin , deux cours entourées de galeries claustrales et renfermant la salle capitulaire , la bibliothèque, le réfectoire, les logements des hôtes , les infirmeries , les cuisines et les autres dépendances de la communauté.

Quoique ces bâtiments ne paraissent pas anciens dans le dessin , ils avaient été détruits en partie à l'époque de la Révolution , probablement parce qu'ils étaient trop considérables , et l'église avait été , comme je l'ai dit , abattue et reportée un peu plus au Cilidi, à peu près au milieu du cimetière , indiqué sur la vue du Manasticon , sous le

Aujourd'hui , il ne reste plus d'intéressant que l'entrée du prieuré n*. 1 du plan et la grange n°. 16. Mais ces deux bâtiments, du XIII*. siècle, sont à peu près intacts.

Un seul des corps-de-logis modernes, répondant en partie aux n"*. 10 et 11, est resté debout à l'heure qu'il est et forme une espèce de château.

Le parc s'étend à l'est des bâtiments. Il a conservé ses murs d'enceinte ; mais une grande partie des arbres a été abattue.

Nous n'avons à décrire que les deux bâtiments anciens qui subsistent, l'entrée du prieuré et la grange.

L'entrée présente , selon l'usage, une porte pour les charrettes et une pour les piétons. La première est en arc surbaissé ; la seconde est cintrée. Elles sont encadrées dans des contreforts qui s'élèvent jusqu'au toit

Au-dessus de ces deux portes règne un rang d'arcatures trilobées, et, plus haut, une frise composée d'une ligne de quatre-feuilles creusés dans la pierre. Deux fenêtres carrées

CANTON DE BAÏBDX. ùqS

occupent 1> partie supérieure du mur : le dessous des portes eUToâlË.

L'apparlemeot (levé au-dessus de ces voûtes offre encore des peinlnres murales; il était d'ailleurs éclairé , du cOté de la cour, par deux fenêtres ogivales i deux baies , indiquées

b{|6 STATISTIQUE MOHOMEKTALE DU CALVADOS.

diDs la Tue générale (t. la |x ùZi& ) et par les haut»-jours, de forme carrée , Bgarés dans le dessin précédent. La grange da [Hieuré de SL-Vigor rst nn dimiautif de

celle d'Ardennes (citée dans le premier volame de la Statiititiue , p. S2 ] ; elle est disposée de même et à peu près do

CAftnW OB UYBDl. AA7

; mais die n'a qoe aept arrades au lieu da iwmf ;

la bçade qui s'ouvre dans ia cour eai percée d'one fjraade porte charrière et de deux fenêtres. Deux antres portes

A46 STATISTIQUE HONCHENTALE DO CALVADOS, eiialcnt dans te mnr latéral eipoté aa Midi; ane de ces

uaverturcs était assez vaste pour dooner passage aai charrettes.

J'ai figuré , p. kUl, la cuupe longitudinale de la grange de St. -Vigor. Les trois nefs sont comme h Ardcnnes et à Ptiriëres ( V. le tome II de ma Statistique monumentale, p. S36 , art. Périèrcs) , ci dans d'autres granges, séparées par deux rai^ d'arcades ogiiales porti^cs sur des colonnes monocylindriques. Dans la grange de SL-Vignr, comme dans d'autres granges mouasiiques de divers ^es, les ailes qui accompagneai la . nef centrale son) inégales en largeur.

CANTON DE BATEUX. lkU9

A St*-Vigor, le côté le plus étroit est au -Nord.

La grange de St.-Vigor 9 donné lieu aux sappodtions les |rius incroyables. Au siècle dernier et jusqu'à nos jours , bien des gens voulaient en faire un temple de faux-dieux. Mais, si le prieuré a remplacé un temple romain » détruit par saint Yigor , il ne reste pas les moindres vestiges de cet édifice; et ce ne serait pas, en tons cas, dans la grange du prieuré que Ton pourrait trouver l'imitation d'un ttrople antique.

Près de l'abbaye de St.-Vigor, derrière les premières maisons de Bayeux , existait l'église de St.-Floxel (1) , qui a disparu en 1709, et dont le nom ne se trouve conservé que par celui du faubourg tendant vers la mer (2). Le cimetière qui entourait cette ^lise et les terrains voisins renfermaient un assez grand nombre de tombeaux anciens, qui ont été successivement mis à découvert par suite de l'exploitation du sable qui forme le sol dans cette localité.

L'abbé Béziers avait cité diverses trouvailles faites au siècle dernier et que M. Lambert a relatées : elles consistaient en sarcophages de pierre et en urnes remplies de cendres et d'os brûlés. Depuis quarante ans , M. Lambert a visité et noté les découvertes analogues qui ont été faites 8or la colline de' St-Floxel ; il a décrit les différentes sépultures et les sarcophages exhumés à sa connaissance , dans son Mémoire sur Vancietme nécropole de Bayeux.

Au mois de juillet 18&6 , on a trouvé un sarcophage ayant

(I) Voir le mémoire de Bl. Lamberl sor une ancienne nécropole de Bayeux ( Mémoires de la Société des Antiquaires de Normandie , année tS47).

(1) Saint Floxel , originaire du Cotentin , fut , à ce qu'il parait , marljriié à Bajeox. 11 fut , après sa mort , (raniporlé dans le village de St.-Floxel , prés de llontebourg , où des pèlerinages étaient encore tréc-fréquenls au Xll*. siérie et où il se lient une grande foire.

i^50 STATISTIQDB MONUMENTALE DO CALYADOS.

appartenu à un enfant et qui avait été creusé dans une colonne mîlliaire porunt une inscription.

« Voici cette inscription,'dit M. Lambert dans son mémoire» « telle qu'elle existe en lettres ca|Mtales , avec la restitution « proposée en minuscules courantes :

Imp. Caes. FI. Val. ( A l* Empereur César FlavhuVtUeriui)

œNSTANTIN 0 Constantin ,

PIOaFELICI *In VICT Pieux , heureux , invaincu ,

AVG Auguste, Pont. Mai. P. P. {Souverain Pontife, Père de la Patrie ,

Victori. Victorieux ,

Maximiani. Beathfils

Aug. De Maximien

Nepotfk Auguste),

DIVI Fiis du divin

CONSTANTI Constance,

AVG Auguste ,

PIITILIO Pieux.

M. Lambert , tout en reconnaissant que plusieurs des sépultures de St.-Floxel doivent être postérieures aux temps romains , regarde une grande partie d'entr'elles comme antérieures au V*. siècle , et développe cette opinion dans sod mémoire.

BATEVX (CHEF-LIBU).

Bayeox , Âugustodurus,

M. Ed. Lambert a démontré , depuis long-temps , que le premier nom latin de Bayeux était Âugustodurus. Ce nom est gravé sur les colonnes milliaîres trouvées dans cette ville, et il ne peut rester aucun doute à cet égard.

Bayeux renferme encore des débris antiques qui allesteot son origine :

De TEst à TOoest , dang les jardins, depuis la place au Bois jusqu'à la place du Château ;

Du Sud au Nord, depuis celte place jusqu'au-delà de raDcienne porte St-Audré;

De rOnest à l'Est , dans les jardins compris entre la rue St-Malo et la rue des Bouchers jusqu'auprès de la rue Neuve ;

Du Nord au Sud » depuis ce dernier point jusqu'à l'extrémité de la même rue» on peut suivre une enceinte de mors indiquant à peu près, au moins, l'enceinte établie, au lY*. siècle , pour enclore la ville et la mettre en état de défense. La partie Sud de cette enceinte, celle qui s'étend depuis la place au Bois jusqu'à la place du Château , est , en grande partie, d'origine romaine ; elle est en petit appareil avec chaînes de briques.

Si ces murs sont moins caractérisés sur d'autres points, ils ont dû être reconstruits à la place de ceux qui existaient au< paravant.

Il reste pourtant des doutes relativement au mur du Nord de l'enceinte carrée, telle que nous venons de la tracer. « On « est persuadé , dit l'abbé Béziers, que, par suite de désastres « et de l'incendie de la ville, en 1356, l'enceinte fut res- • treinte du côté du Nord, et qu'auparavant, les murs « renfermaient les rues des Bouchers et de Bretagne. »

Ainsi, on aurait rapproché le côté Nord des murs, quand oo les rebâtit, en 1577 et 1378, presque jusqu'aux portes St. -Martin et Su -André; mais le reste de l'enceinte, en adoptant cette opinion, qui n'est pas admise par tout le Boonde (1) , serait fondé sur les murs de l'enceinte galloromaine.

(1) M. Lambert doute que les fossés de la roe de Bretagne remontent k répoque gallo-romaine, et Incline à penser que l'enceinte

La rae de Bretagne, que fai observée bien des fois, parait établie sur les restes d*un rempart, et Jes herbages qui bordent le chemin , du côté du Nord, sont à un niveau très-inférieur. On voit aussi les traces du fossé , indiqué par une excavation considérable ; j'ignore û ces murs remontaient à Fépoque romaine, il faudrait absolument, comme je Tai demandé, que des sondages fussent faits particulièrement dans l'herbage appartenant à M. Conseil ; mais il est certain que les terres ont une teinte noire très-caractéristique d'un sol antique: l'herbage tout entier paraît formé de terres semblables et peut-être de débris.

Le château, qui se trouvait près de l'angle Sud-Est de l'enceinte carrée que je viens d'indiquer, avait ses fondations formées de fûts de colonnes et de débris de monuments romains de grand appareil ; plusieurs colonnes miUiaires furent reconnues parmi ces débris , et les inscriptions qu'elles portaient ont été recueillies par M. Lambert.

J'ai prouvé , par un grand nombre de faits, que le périmètre des villes gallo-romaines avait été beaucoup plus étendu tant que la tranquillité avait régné dans les provinces, qu'après que les invasions des barbares eurent forcé d'envelopper ces vUles d'une enceinte de murailles de défense.

Alors on sacriûa les édifices pour entourer de murs les quartiers les pins faciles à défendre. Les édifices placés en dehors de l'enceinte fortifiée durent être démdis , et les blocs de grand appareil qui entraient dans leur construction furent employés dans les fondations et la partie inférieure des murs d'enceinte où ils pouvaient braver, par leur volume et leur solidité , les efforts des assiégeants et l'attaque des machines

murale que j'ai indiquée et qui dfulne un carré facile à reconnatire encore, repose, dans toutes ses parlies, sur les fondations des mars gallo-romains.

CANTON DE BATBUX. &53

de gaerre (1) ; les parties plus élevées de ces murs furent construites habituellement en petit appareil avec chaînes de briques.

C'est ce que nous voyons à Bayeux , comme à Sens , au Mans, à Angers, à Vannes, à Rennes, à Beauvais, à Meaux, à Soissons, et dans un grand nombre d'autres cités d'origine romaine.

En détruisant, il y a quelques années encore à Bayeux , près de l'ancienne porte St. -André , une partie des fondations, du mur gallo-romain , on y trouva des fûts de colonnes et des pierres sculptées de grand' appareil , comme on en avait trouvé dans les murs du château , et à diverses époques sur d'autres points de l'enceinte murale.

La topographie romaine de Bayeux est 16in d'être connue : il est certain que , sous la cathédrale , il existait un édifice public important , car en abaissant , il y a peu d'années , le niveau de la petite place située au Midi de la basilique , on a trouvé une quantité considérable de blocs de grand appareil , évidemment romains , que j'ai observés et dont plusieurs étaient sculptés. Ces matériaux, provenant d'un édifice ruiné , sont le reste d'un amas bien plus considérable , qui a dû être exploité pour construire à diverses époques. Plusieurs des pierres sculptées trouvées sur la place ont été recueillies et déposées dans une cour dépendante de la ca« thédrale, et des spécimens de ces sculptures ont été dessinés, à ma demande , par M. Bouet.

Les morceaux que voici portent une belle guirlande de feuilles de vigne et de grappes de raisin.

(t) Voir mon Cours d'antiquités , Y*, partie, et V Abécédaire d^archéologie , partie ctf ile et miiitairf .

. AS'i STATISTIQUE MOnOtlKtlTAtE DU CALVADOS.

CAKTON UB BAÏSqx.

K(n.FTeui Gâiut-uMunoi tmotIii fitf m l* ctniDUib

Nons serions Irès-embarrassé d'indiquer la place occupée par d'autres monnmeDts publics dans l'enceinte morale de la cité à'Atigustodunu ; depuis vingt ans , HH. Laml>ert et G. de Villere ont fait des recherches ; mais ils n'ont rieo trouvé d'indicatif, et il lant mieux ne rien préciser qne de se livrer i des conjectures.

Thermet antiquet, — Bors de l'enceinte murale antique , ri on la restreint k la l^pie passant entre la grande rue el la rue des Bouchera , mais , en-dedans de cette enceinte , si elle s'étendait jusqu'au bord de la rue dite de Bretagne, on coDuatt les thermes qui existaient sous l'églLse St. -Laurent «t dans les temins voisins : IM. Lambert les a décrits. M. l'ingénieur des ponts et chaussées, Surville , a publié , de sou cOté, sur ces thermes un mémoire il y a trente ans. Je les ai moi-même mentionnés et comparés â d'autres , dans mon Court d'ojuiquùés monitmentaUt ,\. III . p. 28 et suiv. ; l'atlas de cet ouvrage renferme un plan de l'édifice ( pi. XXXJV, fig. 3). Je renvoie i ce que j'ai dit, dans cet ouvrage, des thermes antiques de Bayeux. J'ajouterai seulement qu'oo n'a exploré qu'une partie de l'édifice et qu'il est facile

i!|56 STATISTIQUE MONUMENTALE DU CALVADOS.

d*eD recooDaître l'étendpe approximative. Au Nord , la rue qui contourne l*église et toutes les maisons qui la bordent , sont évidemment sur des constructions antiques dépendant des thermes , et que l'on pourrait explorer avec fruit.

J'ai toujours eu la persuasion qu'il existait des ruines romaines dans les terrains situés au Nord de la rue dite de Bretagne, laquelle borde les jardins formant la limite actuelle de la ville entre l'église de St. -Laurent et celle de St -Patrice. J'ai plusieurs fois engagé les archéologues de Bayeux à y pratiquer des fouilles. Ce sont des herbages d'un bon rapport ; les propriétaires y verraient peut-être avec répugnance faire des excavations. C'est probablement ce qui a retardé les explorations que j'avais sollicitées ; il faut espérer pourtant qu'elles auront lieu tôt ou tard.

Très-probablement Bayeux avait un théâtre , on ne peut guère en douter , quoique l'emplacement n'en ait pas encore été reconnu. J'ai autrefois pensé à le chercher sur le coteau de St-Vigoret, peut-être là où se trouve le séminaire, ou sur le prolongement du coteau , entre la rue de la Cave et la rue Teinture (1) ; mais M. Georges Villers , adjoint au maire de Bayeux , qui a visité toutes les maisons de ces quartiers avec la Commission sanitaire, pour reconnaître les logements insalubres , m'a dit n'avoir rien remarqué qui puisse donner des indices et justifier mes prévisions : il faut attendre que quelque hasard heureux vienne révéler ce que nous ignorons encore.

Cette déclaration de M. Georges Villers fait désirer plus vivement que l'on fasse des recherches dans les terrains qui présentent quelques indices.

Si le théâtre ne se retrouve nulle part ailleurs, ne pourrait-

(1) Voir le III*. volume de mon Cours ttaniiquiiés, p. 4&7.

CANTON DE BATEUX. 657

OD pas supposer qD*il existait sur la rive gauche de la rivière d'Aore , soit au Nord de la rue de Bretagne , dans Therbage de M. Conseil» soit même le long du coteau sur lequel s*élève la cathédrale ? Ce sont des questions que Je pose , mais qui ne pourront être sérieusement examinées que quand la topographie romaine de la ville aura été de nouveau étudiée.

Aqueducs. — Nous avons signalé » à l'article MONDAYE « p. 372» et à l'article Monceaux, p. 605, un aqueduc qui amenait à Bayeux les eaux prises à peu de distance de l'abbaye de Mondaye. Cet aqueduc, que nous avons vu à Monceaux, devait ensuite passer à Cremelles, près de l'habitation de Beauregard ; il suivait le coteau parallèlement à la rue^ Écho, il passait ensuite sous la halle où on l'a trouvé de nos jours en reconstruisant cet édifice. Il se composait , comme beaucoup d'autres aqueducs , d'un canal maçonné en blocage de 1 pied i/2 de largeur au sommet, plus étroit au fond, et recouvert de grandes dalles de pierres simplement juxtaposées (1). Le fond sur lequel l'eau coulait et les parois du conduit étaient revêtus d'un enduit de ciment , mêlé de brique pilée. J'ai fait transporter à Caen, au musée de la Société des antiquaires , un fragment de cet aqueduc que M. Lambert avait eu soin de conserver.

J'avais pensé que les sources de Bellefontaine , à peu de distance de la ville , près du Beauregard , avaient pu aussi apporter leur tribut à l'aquéduc dont nous venons de parler, et l'on sait que les aqueducs antiques réunissaient plusieurs courants d'eau , comme nos rivières reçoivent plusieurs sources ou plusieurs ruisseaux. Il s'agit de savoir, au moyen d'un nivellement , si cette eau pouvait être amenée dans le canal venant de Mondaye.

(1) Voir mon Cours d'antiquités monumentales^ t. III, p. SU.

U5S STATISTIQUE MONUMfiNTALK DU CALVADOS.

En tout cas , elle pouvait être facilement amenée dans le quartier du séminaire à un niveau moins élevé que celui de Taquéduc trouvé sous la halle.

Il resterait à déterminer où tendait ce dernier conduit : avait^il pour but d'alimenter des fontaines pour la populatioD qui habitait la rive droite de l'Aure , ou bien se dirigeait-ii vers les thermes , en traversant la rivière près des anciennes casernes ? La direction du conduit , si elle a été bien constatée par M. Lambert lors de la reconstruction de la halle, peut donner lieu à des conjectures plus ou moins satisfaisantes.

Mais une autre question se présente naturellement à l'esprit. Cet aqueduc était^il le seul qui amenât des eaux à Bayeux ? N'est-il pas naturel de supposer que , sur la rive gauche de l'Aure , où se trouvait le centre de la ville et la partie la plus considérable de la cité , d'autres eaux étaient amenées par d'autres canaux 7 L'eau venait peut-être du Sud, dans la direction de St. -Loup : la pente naturelle du terrain permet de le supposer ; mais elle aurait pu venir de contrées plus éloignées si l'aquéduc eût franchi, dans la direction de la mine de Litlry , par exemple , la vallée de la Drôme. Ce sont des questions que je recommande aux antiquaires de Bayeux. Je ne connais rien , quant à présent , qui m'autorise à les discuter ; mais il est toujours très-bon de les poser.

À défaut de monuments debout , nous aurions à parler des fragments d'architecture recueillis à Bayeux. J'ai ramassé , il y a trente ans, dans les rues de la ville, un certain nombre de fûts et de chapiteaux de colonnes romaines qui servaient de bornes, pour la plupart Ces colonnes ont été apportées à Gaen et déposées dans le musée de la Société des Antiquaires de Normandie , parce qu'alors il n'y avait pas à Bayeux , comme à présent , de lieu de dépôt pour les objets d'antiquités ; les chapiteaux appartiennent tous à un dorique qui

CâNTOn DE BAYECX. h59

était irès-répaDdo dans toutes les villes gaDo-romaioes (V. mon Coura d'aniiguùés monumenlaUs, I. III), et doot j'ai souTent pirlé dus mes différents ri^wrls; mais d'aatre* débris iDOOtrent qu'il y avut aussi à Bayeux des monnmeuts d'ordre corinthien. Ua des cbapiteaoi trouvés dans les déblais du ptaniire est orné de personnages. Ce genre de décoration paraît anuoncer ua monument postérieur au second siècle de notre ère.

GlLLO-KOKtlN TBODit F>tS DI LA C

M. Lambert a eu l'heureuse idée de former', dans la cour de la Bibliothèque publique, un musée lapidaire; il ren-

ferme plusieurs morceaux très-iDléressauts qu'il est bon de meutioDDer (1) , ce sont : cinq bornes ou colonnes milliaires avec des inscriptions relatives aux empereurs Claude I",, MarC'Aurèle, Lucius-VeruStSeptime-Sévère , Maximin tr., Maximin , son fils , et Canstantin-le^Grand , c'est-à-dire depuis l'an 66 de l'ère chrétienne jusqu'à l'an 313.

Pour les inscriptions de ces colonnes, on peut consulter un mémoire de M. Lambert sur l'épigraphie de Bayeux. M. Pluquet en a parlé , de son côté, cbap. yiii de son Essai historique sur Bayeux y publié en 1829.

Les autres objets sont :

1°. Un fût de colonne, cou vert de sculptures, d'omemenCs fort riches disposés en huit bandes verticales, terminées par une zone ou ceinture circulaire , sculptée d'arabesques du meilleur goût : M. Lambert le croit de l'époque des Antonins;

(1) M. Léon Renier, conservateur de la Bibliothèque de la Sorbonoe, s'est eiprimé en cea termes, dans son rapport an Ministre sur une mission en Normandie et en Bretagne : <> A Bayeoi, J'ai pu admirer « un véritable musée d'antiquités . où sont conservés , avec une solli* « ci tude éclairée, des monuments épigraphlques peu nombreni, mais « d'un grand intérêt. Je citerai seulement cinq bornes milliairei ap- « partenant aux régnes de Claude, Marc^/éurèie, Sepiimt'SMre ^ a Maximin et Consfantin^le- Grand. Trois de ces t>ornes sont iné* « dites, ou peuvent être considérées comme telles, tant les textes « qu'on pn a donnés sont incorrects; une autre, celle de Claude, a n été publiée avec peu d'exactitude par M. de Gervllle , dans son a Mémoire sur les villes et voies romaines de la Basse-Nor^ « mandie (*;;|enfin , la dernière, relie de Constantin , a été savam- « ment commentée dans les Mémoires de la Société des Antiqmairet « de Normandie (**;, par M. Edouard Lambert , qui est i la fois le « créateur et le conservateur de cette précieuse collection ('**). »

n Valogoes, 1838, p. 65.

(**) 2*. férié, t. VD, p. 437 et suiv.

(***) BulUtin d€i S0ciéUê savaniei, t. 1*'., 1854, in*8^, p. 187.

2^ Un ^chapiteau d'an style approchant du dorique , qui parait a?oir été très-udté dans la Gaule ;

3"*. Des bases et des chapiteaux de colonnes : un de ces derniers ofirait des bustes de personnages, placés dans les angles au milieu de feuilles d'acanthe ;

U*". Des fragments de corniches , de frises sculptées, etc.; des débris de colonnes ornementés de divers genres , avec la moitié d'une statue drapée et assise , qui semble représenter im magistrat sur son siège.

M. Pluquet rapporte , dans son Essai historique sur la ville de Bayeux^ publié en 1829 , que la plupart des pierres sculptées d'origine gallo-romaine qui avaient été exhumées du château , furent abandonnées sur la place , puis successivement brisées et emportées par ceux qui achetaient des moellons provenant de la démolition des murailles ; il cite , parmi ces débris , une pierre portant l'inscription suivante que nous reproduisons , d'après lui , sans répondre de l'exactitude du texte :

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