‹ Statistique monumentale du CalvadosChapitre 92 sur 130 · TRACY · texte numérisé non relu

TRACY

Tracy , Tracheium , Ecclesia de Tracheio.

L'église de Tracy appartient en partie au XIIP. siècle :

CANTON DE RTBS. 567

ainsi Tod ?oii dans la façade occidentale une porte ogivale primitive , dont l'archivolte repose sar une colonnette de chaque côté de Touverture , et , plus haut , deux fenêtres en lancettes sans colonnes ; les murs latéraux de la nef n*ont plus de caractère , et la tour accolée , du côté du Sud , à Textrémité de cette nef , ne paraît pas très-ancienne : elle est carrée , surmontée d*un toit conique à quatre pans.

Le ch(jeur, plus élevé que la nef, s'accédait, du côté du Sud (première travée) , par une porte garnie de deux colonnes, dont le tympan trilobé est compris dans un encadrement rectangulaire : les fenêtres, en forme de grandes lancettes , ont peut-être été refaites ou agrandies ; elles n'ont pas de caractère certain. Deux lancettes, réunies dans une large fenêtre, occupaient le centre du chevet sur lequel s'applique aujourd'hui la sacristie.

L'église est sous l'invocation de saint Martin. Le chanoine de Gully nommait à la cure et percevait un tiers de la dlme ; le chapitre percevait les deux autres tiers (1).

MANTIEVX.

Manvieux , Manviex.

L'église de Manvieux offre un gracieux modèle d'église de campagne, et nous avons pensé , M. Victor Petit et moi, qu'elle méritait d'être copiée par des architectes qui auraient ft construire des églises rurales pour une population de 5 à 600 habitants, et même pour des localités plus considérables.

Le chœur de transition est voûté et d'une conservation parfaite , comme on peut le voir par le dessin que nous en donnons, p. 568. Deux fenêtres , aujourd'hui bouchées, éclai-

(f) Ces dîmes avaknl été données en 1343 par le doyen Herbert, de Clermoni ( Voir l'ancien Cariulaire de l'églUt de B^r^uxJ,

568 STATISTIQUE MONCMESTALE DU CALÏADOS. raient le eberei, et chacune des deoi iravées qui le compitsent est percée de deui ft-nfitres : l'ane au Nord, l'anlre au AlJdi.

La tour, entre chœur et nef, s'élève sur une traTée voûtée

CANTON DE RYES. 569

comme le chœur et faisant corps avec lui , disposition que déjà nous avons vue dans plusieurs églises. La partie quadranguiaire de la tour est couronnée d'une pyramide à quatre pans ; elle présente sur chaque face une fenêtre en ogive.

La nef a beaucoup m<Mns de caractère que la partie précédente ; elle n'est pas voâtée , mais seulement lambrissée du côté du Sud. Les fenêtres, en forme d'ogive, ne remontent probablement pas au-delà du XY^ siècle.

Du côté du Nord, il y avait des^ bas-côtés qui ont été supprimés et dont on distingue , dans le mur , les trws arcades à plein-cintre.

La porte occidentale est moderne.

J'ai lu l'inscription suivante sur la cloche :

l'am 1789 J*ài Até don Nés par mbssibr jaodbs di la bighb bcotbr,

DB CBTTB PAROISSE, BBIfIR PAR DI0CRRTB PBRSONNR ■• GOaLACHR GQT G0RE DR CB LIBV P.T NOMITÉB JBANNB PAR ROBLB DAHB JBANMB LR PA6B ÉPOUSE M MRSSIRB DB SCBBODLT éCDTBR S' OB LAUNBT , ACS8I DR CBTTB PAB0I8SB ET PAR MOU DIT S' DR lA BICNB MON DONATBUR.

La paroisse de Manvieui est réunie à Tracy , mais les habitants désirent conserver leur église et ils en entretiennent soigneusement les couvertures^

Cette église est sous l'invocation de saint Remy. L'abbaye de Cordillon nommait à la cure. Les dîmes se partageaient inégalement entre le curé , l'abbaye de Longues et une chapelle près Bayeux.

FONTESAlLLes.

Fontenallles , Fantinella, Fomellœ.

L'église de Fontenailles, dont voici le plan, nous oiïre un chœur roman composé de deux travées , à chevet rectan-

guUire et vuaté i plei a -cintre. Les colonaes

qui supportent tes arceaux arrondis de la

Toûte sont groupées trois à (rois , selon le

système habituel ; l'arc triomphal , entre le

cbceur et la nef, a Ëlë reconstruit à partir

des chapiteaux des culonnos : la fenêtre qui

occupe le centre du cbevei est d'une époque postéHeore aux

autres fenêtres du chœur.

On voit , du cAlË du Sud , dans la première travée . une porte à picia-ciatre avec archiviste ornée d'un douUe zigzag Saint Pierre, patron de la paroisse, est sculpté an centre du tympan.

TTNPIM DE Lt FORCE ■tEIDIOKlI.E PI f (MTMltLLK,

La tour latérale, au Nord, correspond à la première travée du chœur; elle est de forme quadrangulaire et se c

CANTON DE Rlf£S. 571

de trois étages : le premier sans moulures , le second avec des arcatures en forme de lancettes , et le troisième avec ouvertures ogivales subdivisées par un meneau bifurqué au sommet; cette tour renferme une cloche sur laquelle on voit les lettres suivantes très-ornées , mais se rapprochant de la forme usitée au XIII^ siècle pour les capitales :

fXVXRXlPAT MCCII

M. l'abbé Guérin , chanoine de Bayeux , qui a visité cette cloche depuis moi , la croit du XUl\ siècle, et voit dans les neuf premières lettres les mots Xrisius vincit^ Xristus régnât , Xrisius imperat , que l'on trouve aussi , comme on le sait , sur les monnaies, et dans les lettres MCC If mille' simo (sous-entendu anno) ducentesimo secundo (1202). Cette cloche serait donc une des plus anciennes, sinon la plus ancienne du pays, et je compte la publier dans le Bulletin monumental, La forme en est assez allongée.

Si le sacristain actuel est bien informé , elle aurait été achetée depuis la Révolution chez un fondeur de Bayeux , pour remplacer celle qui avait été brisée pendant la suppression (lu culte. On ne sait pas de quelle église elle provient.

La nef de l'église de Fontenailles est loin d'offrir le même intérêt que le chœur. Une partie des murs a été refaite et la porte occidentale est de forme carrée ; toutefois , on y voit encore une cuve baptismale du XIV*. siècle qui a été figurée dans mon Abécédaire d* archéologie et qui a de l'intérêt : elle est octogone, et chacune de ses faces porte Timage d'une fenêtre.

STATISTIQUE MOROMERTAtE BU CALVADOS.

L'église de Fontenaitles est sonsi l'invocation de saint Pierre. L'abbaye de Longues nommait îi la cnre' par donation de Robert des AblÈges (1222 ); elle percevait les 2/S desdtmes; le caré 1/3.

STES (CBEF-LtlU).

Ryes, Ria.

L'église de Ryes , chef-lieu du canton de Bayeui , se distingue parmi nos plus inlêressanies églises rurales. Le chœur, partie la mieux couserrée , parait du commencement dn XIII*. siècle ; citérieuremenl , les feoëtres sont garnies de cotonaeltes dn cAlé du Snd , et sans cet accès-

-gi:MmM.MW ^i.

574 STATISTIQUE HO^t.MENTALe OU CAIVADOS.

soire du côté du Nord; ce n'csl pas la première fois que

je remai'que une diiïérenœ entre les deux murs latéraux

des ûglise!) rurales; le cût£ du Sud est ordiii ni renient le plus

orn6.

La corniche est garnie de mouillions très-légers avec arcaturc ogivale ( Voir la figure précédente).

Une porte latérale à tympan trilobé, par laquelle on entrait dans le chœur, du côté du Sud , attire l'ailenliou par les figures en bas-relief qui garnissent le tympan : c'est un éféquc, peut-être saint Martin, patron de la paroisse , entre deux anges , en adoration.

A l'intérii^'ur, rien de plus élégant que le chniur; les murs

CANTON DE RYBS. 575

sont garnis d'arcatnres ; trois lancetles 8*ouvraieut dans le chevet; les voûtes sont très-bieu coaservécs. Plusieurs c<h lonnes portent des anneaux.

La nef et le centre du transept sont d*un style différent et plus ancien ; mais il faut entrer dans cette partie de Téglise pour en juger Tintérét , car les murs latéraux des ba^-côtés et la partie supérieure des murs latéraux de la grande nef ont été reconstruits en entier , il n*y a pas très- long- temps.

Les arches de la grande nef ont des archivoltes ornées de zigzags et reposent sur de grosses colonnes monocylindriques, dont les chapiteaux , assez barbares , portent des sculptures bizarres. Cette partie de Téglise pourrait bien être de la première moitié du XI*. siècle.

J'ai cru reconnaître dans un des chapiteaux des colonnes monocylindriques Daniel dans la fosse aux lions, et dans un autre , qui lui fait face , les trois enfants dans la fournaise.

Le transept a été refait en grande partie; mais la tour centrale qui le surmonte est romane , jusqu'à la base de son toit à double égout Les deux gables sont assez modernes comparativement ; ils datent probablement du XVP. siècle4 Un écusson surmonté d'une crosse me fait croire que cette terminaison est due à un abt>é de Fécamp. Le tombeau de Jacques André et celui de sa femme, que nous avons signalés en parlant de la bibliothèque et du musée de Bayeux, étaient dans la chapelle méridionale du transept.

lia porte occidentale était autrefois garnie d'une archivolte à frettes crénelées , mais on a pratiqué une porte carrée dans cette porte primitive, et l'on n'aperçoit plus que deux segments du cercle de chaque coté.

On a fait depuis quelques années , à Féglise de Ryes , des travaux considérables de restauration auxquels a pris une grande part M. Hervieu , un des principaux propriétaires de la commune , qui faisait partie de l'Assemblée consiituante

576 STATISTIQUE llOMDIIBNTAt.E DO CALV&OOS. de 18^8. M. DeltaDay, architecte, a été aiq>elé et l'tNi a réparé ayec soia les fûts des coloDDes du cbœur qui avaient été matilés , an siècle dernier , pour établir des stallea. On a rouvert les lancettes du clievet qui afaient été bouchées et qui étaient masquées par le loit de la sacristie quand H. Boaet a dessiné la Toe que *oicL

La nef de l'élise de Ryes , si intéressante pdr les arcades i colonnes moBOcylindriqucs qui séparent la nef des bas-côlés,

CANTON DE HYES. 577

a reçQ , quelque temps après , une nouvelle façade dans le style roman : au-dessus d*une porte à plein-cintre , dont Tune des archivoltes est ornée de frettes crénelées et Tautre de têtes plates , on a placé une galerie composée de neuf arcatures , dont une seulement , celle du milieu » est ouverte et forme fenêtre.

Une autre fenêtre est pratiquée au centre du fronton.

On aie projet de reconstruire aussi les chapelles du transept.

La cure de Ryes formait deux portions : Tune était à la nomination de Tabbaye de Longues , depuis l'an 1168 ; l'autre appartenait à Fécamp depuis 1026. Les curés prenaient 1/6 des dîmes; les abbayes le reste; les jésuites de Rouen avaient aussi possédé une fraction de dîme à Ryes.

Faùs divers. On rapporte qu'anciennement le village était plus rapproché de l'église qu'il ne l'est aujourd'hui. Je ne saurais indiquer absolument la place occupée par le château de Hubert de Ryes, chez lequel Guillaume, poursuivi par les barons qui avaient juré de l'assassiner à Valognes, s'arrêta dans sa fuite et changea de cheval. Les vers de Wace à ce sujet sont trop curieux pour n'être pas reproduits.

Ils racontent comment Hubert de Ryes donna ses fils au duc pour le conduire à Falaise, en évitant de passer dans les villages , et comment lui-même il dérouta les conjurés : ceux-ci arrivèrent effectivement à Ryes peu de temps après que le duc y était passé.

Hubert de Rie ert à sa porte Entre 11 mosller è sa mote ; Guillaume vit désalurné E sun cheval tult tressué.

Cument errez, dist-il, t)el sire ?

« Uul)ert, dist-il, os le jo dire?

Cil 11 dist : Toire senrement, Venex avant hardiement.

Mi enemlz me vunl quéranl, £t à ocire inanaçant; N'f a verz vus noie celée ; Bien sat ke ma mon uni jurée.

Hubert l'a en Tostcl mené, Sunfban cheval II a livré; Trelz fliz k*il oui a apelpz ; Bel fllz, disl-ll. muntez, munirz; C'est noslre Seignur, concluiez Tant k'à Faleize mis Taiez; Par là è par là passerez, Ja mar en ville turnerez.

IJ veies è II Ireslurnées Lur a Huberl bien enditées .

Ses fllz uni bien toi entendu , E bien sun cornant uni tenu.

Tut 11 pals uni traversé , Foipendanl uni passé à vé (1) ; Wlllame mislrent à Faleize, Se H fut mal ceint, k'cn petze? Encor erl Hubert sor son pont.

Gardout à val, gardoul à monl; Des noveles erl en escoult, Kar 11 en kuidout oïr moult , Quant cil vindrent esperunant, Kl Guillaroe aloenl quérant.

A une iKirt Tunt apelé.

Par parole l'uni conjuré Se 11 a véu le Bastart.

E par ù il vait è kel part.

Et il lor dist : Par cl passa ,• N'est galres lulng, vus Parez Jà ; Maiz atendez. Jeo vus mer rat, Qner If premier cop i ferrai :

Par fei vos afl, se jel' IruJs Premier i ferrai , se Jo puis.

(1) J'ai parlé du gué de Foupendanl dam le t. II de la Statistique monumentale, p. 191.

CANTON l>E RTES. 579

TaDi les a Hubert des^éiH ,

E lant l«s a luing envétf z .

Ke de Gulllaine met n« dolc

Ke s'en aloul par allre rôle :

Asez lor dlït È d'un è d'el ■

PqIz s'en revint à sun n~le1.

Les vers Hubert de Rie en à sa porte entre ti mostier et 3a mote semblent iadiquer que le château était près d« l'église. La partie du mont de Ryes qui domine le cimetière, au Nord , offre uii très-bel emplacement pour un château ; je n'oserais pourtant indiquer Ici sa place avani d'avoir réuni d'autres inductions.

Od montrait encore, il y a dii ans, un chemin haussé dans plusieurs de ses parties entre Ryes et Vienne , et que l'on disait être celai parconrn par Guillaume : ce chemin , réparé depuis quelques années , a perdu ses caractères d'andenneté ; c'est celui qui rejoint la route de Baycui h Villiers, en face du chSteau de Vienne , près de la colonne milliaire que nous avons rétablie.

Il existe à Ryes plusieurs maisons anciennes : je citerai en première l^ne la ferme dn pavillon. Ce manoir avec ses

cheminées quadrangulaires couronnées de frontons, ses fenêtres garnies de petits plombs , les restes de crêtes de ses toits , etc. , etc. , ne manque pas d*un certain caractère. Il est précédé d'une porte principale entre deux autres portes surmontées de frontons triangulaires et protégées par des guérites carrées en encorbellement Nous avons cité à Villiersle-Sec une entrée de château du même style et très-probablement du même temps, c'est-à-dire du commencement da XVIP. siècle (1).

Une autre maison , dont la porte est surmontée de créneaux à l'extrémité Nord de la rue principale de Ryes, paraît du même temps que le manoir du Pavillon.

D'autres maisons avaient une certaine notabilité au siècle dernier. Je possède l'habitation et la ferme de la famille de Montagut, où il y avait chapelle et colombier (2).

M. Du Homme, descendant de ceux dont nous avons signalé les statues tombales (Voir la p. 502 }, possède à Ryes une habitation où il demeure ; elle est assez moderne , mais la ferme qui en dépend est plus ancienne.

Constructions romaines. J'ai trouvé sur le territoire de Ryes des vestiges de constructions romaines.

SOMHBRVIEU.

Sommervieu , Sommerveium.

L'église de Sommervieu a conservé presque intact son chœur , éclairé par des fenêtres en lancettes très-allongées ,

(I) Cet ancien château , qui n*e«t plu; qu'une ferme depuif longtemps, appartenait , arant la Révolution , i M"*, la marquise de Belfonl , née Le Trésor d'Ellon ; il a été vendu et appartient aujourd'hui a M. Jayer, membre de rAisociation normande, à Bayeox.

{7) Cette terre a été acquise par mon père, en fSIl , de M. le comte IMellet de Bonas, du Gers, dcicendant d'une demoiselle de Montagul.

CANTON DK BTSS. 581

de la fin du XIII*. siècle. Il est divisé en trois travées , et le chevet était percé de trois fenêtres de même fonne qui ont été bouchées par saite de rétablissement de Tautel à grand rétable. On entrait anciennement dans le chœur par une porte latérale que Ton voit du côté du Nord , mais qui a été bouchée. Le tympan de cette porte est orné d*on trèfle ; l'archivolte est portée sur des colonnettes è chapiteaux du Xni: siècle.

La nef et les deux chapelles formant transept sont du XVIIP. siècle. Mais on a conservé dans le mur moderne « do cd|^ dn Nord, une porte latérale de style roman ornée de zigzags. Une portion de muraille romane joignant la tour a aussi été conservée de l'église qui avait précédé la construction du chœur et dont la nef a été presqu'entièrement reconstruite au XVIIP. siècle.

La tour, à l'extrémité occidentale, montre comment, à cette dernière époque, on imitait les tours à flèches dn moyen-âge. Des vases , d'où sortent des flammes semblables Il ceux dont on ornait aussi les rétables , tiennent la place de clochetons aux angles de la tour et à la base de la pyramide octogone.

L'église de Sommervieu est sous l'invocation de saint Pierre. L'évéque de fiayeux nommait à la cure. Mais quand le livre Peint a été rédigé, le patronage appartenait au seigneur laïc.

Château épiscapal et séminaire. Il existe à Sommervieu un château qui était , avant la révolution de 1789, la propriété des évéques de Bayeux , seigneurs du lieu. On dit que ce château et la terre qui en dépendait , furent donnés au siège de Bayeux par l'un de nos évêques de la famille de Harcourt. Il est fait mention de ce château dans le compte des commissaires [royaux envoyés pour faire mettre en état

de défense tootesles places folles du littoral, avant l'invasioB des Anglais. Depais cette époqae, le château de Sommenrieii a subi bien des modiiicaiioDS et il ne reste absoioaient rien d'ancien. Sa construction n'a rien de remarquable; c*esl une maison de campagne augmentée à diverses reprises , et sans aucun caractère d'arcbiircture. Mais il a l'avantage d*être entouré d'une douve pleine d'eau. On admire aussi à l'entrée une grille en fer d'un très-beau travail ; elle date de l'époque qui précéda immédiatement la Révolution. An Midi do château existait naguère un fort joli bosquet qui faisait les délices des promeneurs de la ville. Il a été détruit depuis un certain nombre d'années , et son emplacement est maintenant livré à la culture.

Mg'. Robin, évêque de Bayeux, trouva le moyen de racheter le château de Sommervieu avec une petite partie des terres qui en dépendaient, au profit du grand séminaire de Bayeox. Cette propriété sert de but de promenade aux élèves de l'établissement , les jours de congé. Il y a aussi dans le château, assez bien conservé à l'intérieur, des appartements pour l'Évéque.

Sur l'emplacement de divers bâtiments formant les dépendances du château, s'élève aujourd'hui le séminaire de Sommervieu, établissement destiné aux élèves ecclésiastiques de tout le diocèse , avant leur entrée en théologie. Au sortir de la rhétorique , les aspirants au sacerdoce sont reçus dans ce séminaire , pour s'y livrer à l'étude de la philosophie et des sciences que l'on a coutume d'enseigner ; ils doivent y passer deux années.

Sans aucun luxe d'architecture , la maison se distingue par une noble simplicité. Ce fut en 1838 que la construction en fut commencée sur les plans de M. Edouard Le Forestier. M. Le Forestier s'occupait d'architecture par goût et pour employer ses loisirs. Le séminaire de Sommervien

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