VUE DR LA CHAPELLE DE 13ÉROLLES
la cour du château ; elle sert de grange et est modestement couverte en chaume : les petites fenêtres , la porte et quelques détails annoncent le XIIIe. siècle; nous savons d'ailleurs que la dîme qui était perçue à Longueraye par le titulaire de ce petit bénéfice, avait été aumônée, en 1221 , par Richard de Bérolles, seigneur du lieu.
La dîme de Longueraye se partageait en trois parts, dans les deux tiers de la paroisse, entre le curé, le prieur de Bérolles et le Trésor. Celui-ci possédait sa portion par suite de la réunion de la chapelle Notre-Dame qui sert à présent de chœur à l'église paroissiale. Le prieuré de St.-Vigor et le séminaire de Baveux avaient aussi chacun un trait de dîmes.
Dans l'aveu du temporel de l'évêché de Bayeux , reudu en H53 par l'évêque Zanon de Castillon , il est dit que les hoirs
de feu Pierre de Gaalon, écuyer , tiennent par hommage , de l'évêché , à cause de la baronnie de St.-Vigor, un quart de fief de chevalier nommé le fief de Bérolles , assis à Longraye, duquel Jean de Marguerye tient un huitième assis audit lieu. Tout récemment , la ferme et la chapelle de Bérolles appartenaient à feu M. de Sallen , membre de la Société française pour la conservation des monuments, et probablement elles sont encore à son héritier, M. le comte d'Aigneaux, membre du Conseil général de la Manche et inspecteur de l'Association normande pour les progrès de l'agriculture , de l'industrie et des arts (1).
Maupei'tuis est un hameau de Longraye marqué sur la carte de Cassini , et dont il est question dans une charte citée à l'article Torteval (v. page 278). Au XIIIe. siècle, les environs de Maupertuis étaient couverts de bois , comme le prouve le passage de la charte que j'ai citée.
Livry et les JN'oilles sont deux autres hameaux. M. de Léo nard des Isles possède , au hameau de Livry , une habitation
(1) Nous lisons dans un manuscrit du XVIIIe. siècle : « Jamais paroisse n'a élé plus fleurie de fiefs que Longraye; le roi el M. Gosselin , seigneur de Manneville, en ont chacun un ; le sieur Léonard, seigneurd'Argouges,enadeux au haut de Maupertuis; l'abbaye d'Aulnay possède un fief dans le village d'Ouchy ; le séminaire de Bayeux un autre dans le même endroit, appelé le fief de Guéron, avec droit de dîme: M. Le Breton du Mesnil-Amanl, possède le fief de Bérolles, qui est le plus étendu de tous; M. l'abbé de Marguerye, le fief de Livry; les religieux de St.-Vigor près Bayeux, le fief de la Flotte, au-dessous de Bérolles, avec droit de dîme, et le commandeur de Beaugy , une extension dans l'enclave de Bérolles, appelée le fief du Temple.
Le Boi, comme possesseur du fief au droit de Malhilde de Solliers, M. de Mannevilte , comme tenant le fief dominant, présentent alternativement à la cure, qui était autrefois divisée en deux portions, l'une à là nomination du duc de Normandie, représenté par le roi ; l'autre à celle du seigneur de Préaux prés Evrccy , représenté par le sieur de Manneville.
où il passe chaque année quelques mois avec M. le comte deGautret, son gendre (1).
PARFOURU-LÉCLIN.
Parfouru-Léclin , Profïindus rivas
L'église de Parfouru-Léclin est une de celles que l'on peut noter comme intéressantes dans l'arrondissement de Bayeux: elle est en forme de parallélogramme rectangle.
La tour carrée , assez élevée , terminée par un toit en bâtière , est accolée au mur septentrional , entre le chœur et la nef : un porche du XVIe siècle ou de la fin du XVe. précède la porte occidentale de la nef : ce plan est, comme on le voit , assez simple et semblable à celui que l'on trouve fréquemment dans les églises rurales de notre pays.
La partie la plus intéressante, évidemment, est la tour; elle est construite en arête de poisson , divisée en plusieurs étages et percée sur ses faces , aux deux étages supérieurs , de plusieurs ouvertures cintrées portées sur des colonnettes. Le dessin ci joint montre cette ordonnance.
La nef était également romane ; les murs en ont été refaits, en grande partie, par M. Delaunay , architecte, qui a construit , du côté du sud , une assez jolie entrée latérale dans le style roman : la porte , pratiquée dans un mur construit en pierre de taille et formant saillie sur le reste, a son archivolte garnie de zigzags; elle est surmontée de deux fenêtres cintrées à colonnettes ; des modillons ornent la corniche.
(I) Nous avons vu , à l'article de la paroisse du But, t. II, p. 298 , de la Statistique , que M. de Léonard des Isles possède aussi le château du But.
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TOUR ET PARTIE DE l' ÉGLISE DE PARFOIÎRU-LÉC.LIIV.
La porte occidentale est en ogive.
Le chœur appartient au XIIIe. siècle : on voit au chevet de petites lancettes sans colonnes. Une de ces fenêtres renferme encore un petit vitrail du XIIIe. siècle , dont les figures représentent le massacre de saint Thomas de Cantorbéry.
Le chœur est voûté et garni d'arceaux.
On lit l'inscription suivante à l'intérieur de l'église, audessus de la porte occidentale :