DIEU VEUILLE AVOIR SON AME EN CURE
La crypte renferme le tombeau et la statue de l'évêque Nicolas Dubosq , conseiller du roi et président à la Chambre des comptes, qui trépassa à Paris le 12e. jour de décembre 1408, et fut transportée Bayeux le 6 mai 1412. Voici le fac-similé de l'inscription de ce tombeau.
lilk STATISTIQUE MONUMENTALE DU CALVADOS.
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Les derniers évêques de Bayeux ont été inhumés dans la crypte.
&z£/é? capitulaire. — Construite primitivement dans le style du XIIIe. siècle , la salle capitulaire , accolée à la tour du Nord ( V. le plan , p. &62 ) , a subi des modifications au XIVe. et au XVe. siècles. MM. Bourdon et Bouet en ont fait l'objet d'une description , dans le Bulletin monumental.
v Tel qu'il est, disent-ils, le chapitre est un édifice complet, plein de détails gracieux qui mériteraient d'être reproduits séparément par la lithographie. A l'intérieur , son ornementation a dû être fort riche , à en juger par ce qui en reste ; les faisceaux de colonnettes qui portent la voûte avec ses nervures et ses clefs ornées , les fenêtres de si belles proportions et aussi décorées au-dehors qu'au-dedans, les peintures murales , le pavé émaillé avec son labyrinthe , tout cela devait former un ensemble d'une composition délicieuse.
Le carrelage se compose de huit bandes de largeur iné-
Zl76 STATISTIQUE MONUMENTALE DU CALVADOS.
gale, séparées par des bordures de quatrc-feuillesoude fleurs de lis. Au milieu de la salle est ce curieux labyrinthe ou chemin de Jérusalem , que nous nous contentons de reproduire en petit sur la planche précédente (p. 475) , M. G. Villers l'ayant donné sur une plus grande échelle dans le XIIe. volume des Congrès archéologiques de France.
« A l'extrémité du chapitre s'élevait une marche de lm. de large environ, dont la contre-marche, haute de 18e., était formée de cinquante-quatre briques émaillées représentant une chasse et parfaitement conservées en raison de leur position verticale. Par suite des nouvelles dispositions adoptées pour la construction des armoires qui garnissent les murs , cette marche a été supprimée, et les briques, mises provisoirement dans des coffres, ont été numérotées selon le rang qu'elles occupaient.
La forme de ces briques est assez curieuse. Le mortier qui les unissait, faisant l'office de tenon, pénétrait dans des espèces de mortaises pratiquées dans l'épaisseur des briques , et les liait toutes ensemble d'une manière très-solide , en les traversant dans toute leur longueur ( V. la figure cidessus). La chasse représentée sur cette contre-marche laisse beaucoup à désirer , sous le rapport du dessin. Quant à la composition elle-même, elle a peu de mérite; les motifs se apportent tous, il est vrai, à la chasse , mais le dessinateur n'a pas eu la prétention de composer un ensemble , et les
CANTON DE BAYECX.
mêmes sujets sont reproduits plusieurs fois par voie d'impression. Ce qui donne de l'intérêt à ces pavés faïences, c'est le procédé de fabrication , c'est la variété des dessins et la parfaite conservation du tout.
« Il n'en est pas de même des autres pavés, on y reconnaît un véritable goût pour l'ornementation. Dans les produits des arts du dessin , chaque partie reflète toutes les autres et nous initie dans l'esprit du siècle qui les a créées. La simplicité de la composition , la grâce des courbes et des contours nous révèlent infailliblement, même dans les objets les moins dignes d'atteniion en apparence, la grandeur des conceptions (1). »
Sacristie. — La grande armoire qui occupe tout un côté de la sacristie haute , continue M. Bourdon , est une de ces rares curiosités du XIIP. siècle, qu'on est heureux de rencontrer et de tirer de l'oubli. Placée dans un lieu où le public
ARMOIRE DU TKÉSOïï DR LA CAÏHÉDHALE DE BAYEIX.
n'est pas admis ordinairement, elle n'es!, malgré son mérite,
(1) Voir le Mémoire de MM. Bourdon et Fouet, dans !e XVIT. volume du Bulletin monumental.
connue que d'un petit nombre de personnes. File sert aujourd'hui de charlrier. Sa longueur n'est plus que de 5m. 30e. Elle a sans doute été raccourcie de lm. environ , pour laisser le passage à une porte percée dans le mur vers l'une de ses
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