‹ Statistique monumentale du Calvados (volume 2)Chapitre 184 sur 296 · ABBÉ DE NANTEUIL · texte numérisé non relu

ABBÉ DE NANTEUIL

MORT LE Ier. MAI D. L. VIII.

« Pourvu des avantages qu'on peut recevoir de la noblesse du sang et de l'abondance des biens, nourri dans la vertu et dans les lettres, Marculfe, après la mort de ses parents, préféra à leur héritage les célestes espérances. Plusieurs rois, au retour de leur sacre , révérèrent ses reliques dans l'abbaye de Corbigny. — Le peuple , qui l'invoque dans ses maux , a gardé sa mémoire, et quoique l'opulente demeure de sa famille ait sans doute , depuis tant de siècles , été bien des fois remplacée, quelques uns croient pouvoir montrer encore la

chambre où il reçut le jour. — Au-dessous de l'inscription citée, une petite figure accroupie , coiffée d'un bonnet pointu et tenant un phylactère , indique par son style que la maison actuelle remonte au XVe. siècle ; sur ce support on expose tous les ans , au 1 er. mai , anniversaire du jour où Marculfe , en mourant , fut couronné dans la gloire , une statuette qu'on environne de fleurs , et qui , plus efficace que les statues et les biographies en vain consacrées de nos jours aux illustrations de chaque cité , rappelle du moins au peuple, dans sa naïveté , le vivant souvenir et la légende du Saint.

« Il est bon de consacrer quelques lignes à la maison où naquirent , au XIVe. siècle , trois hommes qui jetèrent alors un vif éclat dans la république des lettres : Alain , Jean et Guillaume Chartier, fils de Jehan Chartier, dont le manoir ou hôtel était « assis en la paroisse Sainct Patrice de Baïeulz devant les halles par devers la ville. »

« Les recherches de M. Pezet ont récemment démontré la véracité de l'ancienne tradition qui indique , comme maison natale de ces trois illustres frères, celle que l'on voit à l'angle des rues du Goulet et de St. -André. On y lit depuis, sur une plaque en marbre , l'inscription suivante , due à la libéralité de feu M. Lair :

ICI NAQUIRENT D\NS LE XIVe. SIECLE,

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