ET FAICT ET PAINT PAS M' I DOUESY PAINTRE DE FALAISE PRIEZ DIEU
Les autres lignes ont été malheureusement cachées par le cadre quand, il y a peu d'années, on a fait restaurer la toile. La date se trouve, bien probablement, sur la partie cachée. M. le curé le croit , mais il n'a pu me l'indiquer. Quatre personnages , deux debout et deux à genoux , tous quatre les mains jointes , occupent la partie inférieure du tableau. Trois de ces personnages portent le costume ecclésiastique. Je suppose que le peintre et le donateur sont les deux personnes à genoux. Le peintre serait celui qui . est à droite en costume civil du XVIIe siècle. Les deux ecclésiastiques, debout derrière le peintre et le donateur , doivent être leurs patrons (1).
(1) M. Choisy, conservateur de la Bibliothèque publique de Falaise, a bien voulu , sur ma demande , rechercher quel pouvait être ce Douësy, et je suis heureux de placer ici ses conjectures :
«La tradition, dit M. Choisy, ne me fournit aucun renseigne-
Je suppose que cel intéressant tableau ornait autrefois le maître-autel. La Sainte- Vierge est désignée dans le Pouillé de Lisieux- comme patronne de l'église au XIVe siècle. On voit, près de la chaire , une statue de la Sainte-Vierge qui a également été reléguée là , après avoir , m'a-t-on dit , fait partie de la décoration du maître-autel.
Il existe deux cloches à S^-Marguerite-de-Viette : la plus petite est la plus ancienne.
L'autre cloche date de 1834.
L'église de Ste-i\Iarguerite-de-Viette était sous l'invocation de Notre-Dame et de sainte Marguerite. L'abbaye de St-Pierre nommait à la cure.
ment sur le peintre du tableau de Ste-Marguerite-de-Viette, et l'on ne connaît pas ses œuvres dans le pays.
« Jusqu'à présent , il est donc à croire que Douësy était un artiste amateur. A celte circonstance est due, peut-être, la présence du portrait du peintre à côté de celui du curé donateur. D'une part, vous le savez, les Le Sassier, à partir de Nicolas, l'heureux délégué de Guibray auprès de Henry IV (V. Galeron, t. I, p. 434), deviennent des personnages et durent avoir de bonnes relations à Falaise. De l'autre, et bien apparemment dès cette époque , il y aura eu , dans nos murs, une famille Douësy dont plus lard , sous Louis XV ( Voir Galeron, l, 1, p. 483 et 484), l'un des membres, Douësy, avocat, est élevé à la dignité de maire. C'est cette même famille Douësy qui , à une époque plus rapprochée de nous , posséda les châteaux de Carabillon et d'Olendon (Voir Gai., t. II, p. 93). Cette famille était ancienne dans le pays, et reconnue noble en 1667. Aujourd'hui elle est éteinte.
a Dans les papiers de la famille Boisauné , l'abbé Le Sassier est cité en 1720 comme donnant quittance à un frère ; il ajoute qu'à cause de son extrême grand âge> il ne croit pas devoir se charger de dire un grand nombre de messes à lui demandées.
a Les armes de cet abbé, armes dont vous me communiquez un dessin , sont identiquement les mêmes que celles de la famille Le Sa s6ier- Boisa une. »
( Note He M. Choisy, inspecteur de l'Association normande. )
Grâce aux recherches étendues et consciencieuses de M. le vicomte Louis de Neuville sur les divers fiefs du canton de Livarot ; grâce aussi au concours de M. Ch. Vasseur et de M. Pannier , je puis donner sur les communes de ce canton des détails plus étendus que sur celles du canton de St-Pierre-sur-Dive : j'éprouve même le regret de ne pouvoir faire usage de tous les documents dont je dois la communication à ces habiles et savants archéologues.
Le canton de Livarot embrasse, dans sa circonscription, les paroisses suivantes :
Àuquainville.
Les Autels-St-Basile.
Bellou.
La Brevière.
La Chapelle-Hante-Grue.
Cheffreville.
Fervaques.
Ste-Foy-de-Montgommery.
St - Germain - de - Montgom-
mery.
Heurtevent.
Lisores.
Livarot, chef-lieu.
Sle-i\Iarguerite-des-Loges.
Le Mesnil-Bacley.
Le Mesuil-Durand.
Le Mesnil-Germain.
St-Michel-de-Livet.
Les Moutiers-Hubert.
St-Martin-du-Mesnil-Oui y.
Notre- Dame-de-Courson.
St-Ouen-le-Houx.
Tonnencourt.
Tortisambert.