IV. — Brûlures
- ^ J 9 hommes :8 guéris, 1 mort. \6 cas, j ^ femmes : 3 — 1 —
§Pa jambe et le pied. Aussi les lésions par brûlures ont-elles été rares à la cuisse.
Si j'excepte 2 cas, où la brûlure, produite par Tapplication du chlorure de méthyle et par l'application de l'acide phénique, était superficielle et peu étendue, les 11 autres cas présentaient des brûlures profondes et graves du 2", 3° et même du 4'= degré.
6 fois la brûlure comprenait la cuisse et la jambe ; 3 fois les deux cuisses étaient atteintes ; 1 fois la brûlure s'étendait à l'abdomen et 1 fois à la vulve.
La durée moyenne du traitement pour les brûlures profondes a été de quatre mois et trois jours.
L'un des blessés, qui avait eu la cuisse et la jambe brûlées par l'explosion de plusieurs pétards renfermés dans la poche de son pantalon, est resté à l'hôpital quatorze mois. Je n'ai pu faire cicatriser ses larges plaies qu'avec des greffes cutanées multiples, qui ont bien réussi.
La mortaUté a été considérable puisque 2 blessés sont morts, l'un accidentellement par pleuro-pneumonie (obs. 155), l'autre par l'intensité de sa brûlure (obs. 156).
Obs. 155. — Agathe G..., âgée de 62 ans, exerçant là profession de ménagèi'e, est admise, le 28 février 1880, pour une large brûlure de la cuisse et de la jambe droites produite par ses vêtements enflammés par le pétrole. La brûlure est au 2e et au 3'^ degré. On fait des pansements phéniqués et ouatés. Elle contracte une pleuro-pneumonie et meurt le 19 mars.
Obs. 156. — Laurent M..., mégissier, âgé de 46 ans, est
tombé dans un baquet d'eau presque bouillante. Les deux membres inférieurs sont complètement recouverts de phlycténes et de plaies. Il succombe à l'épuisement nerveux, à la fièvre et à l'asphyxie, sept jours après son accident.