‹ Statistique & observations de chirurgie hospitalièreChapitre 100 sur 137 · II. — Plaies contuses · texte numérisé non relu

II. — Plaies contuses

„, ^, 28 hommes : 28 traités ) ^ •^^^^M 6 femmes : 6 - 1 ^ mort. Le tiers de ces plaies a été causé par des morsures de

cheval (8 cas) ou d'autres animaux (zèbre Icas, singe 1 cas, porc 1 cas).

Pour 22 plaies contuses à l'avant-bras, il y en a eu 11 au coude et 1 occupant l'avant-bras et le coude en même temps. 17 siégeaient à droite et 13 à gauche.

Les blessés, atteints de plaies contuses légères et dont le séjour à l'hôpital a varié de deux à dix jours, ont été au nombre de 18. La durée moyenne de leur traitement a été de cinq jours, mais il faut savoir que la plupart d'entre eux sortaient du service avant la cicatrisation complète pour revenir s'y faire panser.

Les plaies coïiluses graves ont été au nombre de 16, Elles ont exigé un traitement dont la durée moyenne a été de vingt-sept jours. *

La déchirure de la peau en un ou plusieurs lambeaux et, dans les plaies profondes, l'attrition et la dilaccration des muscles, la rupture des vaisseaux et la contusion des troncs nerveux, donnent aux plaies contuses de l'avantbras une physionomie variable avec ces lésions, et engendrent des complications diverses.

J'ai observé 2 cas d'hémorrhagie primitive, 1 cas de paralysie de la sensibilité (obs. 307), 1 cas de contracture des extenseurs, 1 cas d'ouverture de l'articulation du coude.

5 fois les lambeaux et les parties contusionnées se sont sphacélés.

Toutes les fois que les conditions de la plaie s'y prêtaient, j'ai suturé ses lèvres après avoir rendu sa surface aussi aseptique que possible. J'ai souvent obtenu une réunion immédiate, sinon complète, au moins très étendue.

Chez un blessé, dont la plaie contuse avait été produite par une balle de revolver qui s'était perdue dans les masses musculaires et qui ne causait aucun accident, je me suis abstenu de faire des recherches pour extraire ce corps étranger.

Obs. 307. — François S.., âgé de 21 ans, palefrenier, vient d"ètre mordu profondément à Tavant-bras droit par un cheval lorsqu'il arrive à la Pitié le 10 septembre 1884. Les dents du

cheval ont produit des plaies contuses à la face postérieure et à la face antérieure de l'avant-bras. Les muscles font hernie à travers quelques-unes de ces plaies. On applique un pansement phéniqué et ouaté.

Au bout de six jours, en renouvelant le pansement, je m'aperçois que la main et les doigts ont perdu toute sensibilité. Les dents du cheval ont certainement lésé à la fois les nerfs médian, cubital et radial, puisqu'il n'y a aucune zone de sensibilité ni à la face palmaire, ni à la face dorsale. Il est probable que cette lésion est une simple contusion et non une section des nerfs.

Le 14 octobre, François S... va à Vincenues. L'anesthésie est encore complète. Les mouvements des doigts sont assez faibles pour qu'il lui soit impossible de saisir un objet. Il n'y a pas de troubles trophiques.

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