XII. — Eydarthroses
83 cas.
. , l 4 opérés, 4 guéris ) ,^ ,
il hommes, \ n- > ' ,■,-'■ • 0 mort.
' / 6/ non opères, b/ guéris ]
,^„ \ 2 opérées, 2 guéries ) ^ ,
12 femmes, j ^^ non opérées, 10 guéries \ ^ "^°^'^-
Ces 83 cas comprennent les épanchements synoviaux ■chroniques, indolents, qui surviennent plus ou moins len-
tement, soit après un traumatisme du genou, soit après l'impression du froid chez les rliumatisants, ou sous Tinfluence d'une uréthrite blennorrhagique. Les hydarthroses traumatiques et rhumatismales ont été de beaucoup les plus fréquentes. Nous n'avons observé que 3 hydarthroses blennorrhagiques.
Il est souvent fort difficile d'établir la distinction entre l'hydarthrose, d'une part, et, d'autre part, l'épanchement séro-sanguin traumatique^ l'arthrite subaiguë ou l'arthrite sèche ; d'autant plus que l'hydarthrose est quelquefois un état intermédiaire entre l'épanchement traumatique du genou et l'arthrite. Il n'est pas rare de voir l'hydarthrose se transformer en une tumeur blanche.
Nous nous sommes efforcé de classer ces affections articulaires le plus exactement possible.
Comme traitement, nous faisions faire des révulsions avec la teinture d'iode ou avec un vésicatoire ; nous prescrivions des frictions mercurielles ; surtout nous appliquions la compression ouatée ou la compression avec la bande de caoutchouc ; et lorsque l'épanchement, étant résorbé, avait tendance à faire retour, nous immobilisions le membre, pendant quelques semaines, dans un appareil silicate.
Ce traitement médical nous a donné d'assez bons résultats pour que nous n'ayons eu recours que 6 fois à la ponction articulaire.
La durée moyenne du séjour à l'hôpital pour les malades traités par les moyens médicaux a été de dix-huit jours :
24 malades affect. d'hydarthrose ontséj. moins de 10 jours. 26 — — — de 11 à 20 —
12 — — — de 21 à 30 —
12 — ^ au-delà de31 —
Les 6 malades, qui ont été ponctionnés, ont séjourné à l'hôpital cinquante jours en moyenne.
Chez un de ces malades, l'épanchement étant devenu purulent, j'ai pratiqué une nouvelle ponction. Après avoir évacué le liquide, j'ai lavé l'articulation avec une solution
phéniquée à 5 pour 100, et j'ai immobilisé le membre dans un appareil silicate compressif. L'opéré a été guéri en soixante-cinq jours.