ARS PES
Fig. 12. — Stèles tabulaires de grandes dimensions (Salé).
et rappelant soit le discoïde, soit l’arceau inscrit des stèles de Rabat et de Salé (n°5 3 et 4).
Les discoïdes affectent’des formes nombreuses, ayant toutes, pour trail commun, de ne porter ni inscription ni décor. On note, en particulier, une forme régulière à épaulement, de diamètre variant de 0,20 à Om,40 (n° 6); un discoïde pédonculé (n° 5); un discoïde aminci à sa partie supérieure et garni à la base de petits appendices latéraux (n° 8); un type ogival assez fréquent (n° 9 et 10).
Le Lype nouveau (n° 12), de bonnes dimensions, 0,50 x 0m,40, rappelle assez la forme d’une grande main fermée vue de dos. La crête présente, en effet, quatre entailles en V qui déterminent cinq pointes en forme de dent de scie figurant peut-être des doigts. On pense à la main dite de Fatma dont le rôle prophylactique est bien connu. On comple un grand nombre d'exemplaires de ce type, indifféremment mêlés aux autres. Dans certaines parties basses du cimetière, où des terres amenées par l’eau de ravinement ont recouvert les tombes, les stèles de ce type, aux trois quarts enfouis, ne montrent que leurs dentelures caractéristiques. Par contre, dans la partie haute, le pied, affouillé par l’eau de pluie, est nettement dégagé, et le petit monument s'offre mieux avec la forme supposée d’une main.
Le principal cimetière de Mogador s'étend sur une lagune, près de la porte de Marrakech, et assez loin de la mer par conséquent. Il a une physionomie assez inattendue par suite de la coutume funéraire, qui consiste à planter sur la tombe un roseau au bout duquel ou suspend le vase ayant servi à la toilette mortuaire du défunt. La tombe est un tumulus de sable recouvert de galets ou de cailloux blancs, et délimité, dans la plupart des cas, par deux planchettes fixées aux deux extrémités. Celle de tête est arrondie, l’autre est pointue, le plus souvent fourchue, et se place parallèlement à la tombe si le défunt est. une femme. Des chiffons sont souvent noués autour de la stèle de tête, selon un rite très en faveur au Maroc. En outre, des récipients de toute nature: vase percé, tesson de poterie, tambourin fêlé, vieille boîte de conserve, cuvette trouée et bidon à pétrole bosselé et