‹ Stèles funéraires marocainesChapitre 14 sur 32 · PL. XVII · texte numérisé non relu

PL. XVII

Fig. 28. — Haouita de Sidi (Ali ben Rafour, au col de la Zerga, avec son derbouz (Rarb, Maroc).

u Fig. 29. — Tombe berbère à Lalla (Aïcha Mograna (Rarb, Maroc).

Dans l’Aurès, à Hadjadj, à Arris, la tombe rectangulaire est entourée sur ses quatre côtés de plaques de schiste non retaillées, plantées dans le sol, qu'elles dépassent de 0,50 à Om,80. Celles des petits côtés tiennent lieu de témoins. Une pierre debout, haute de 0m,60, large de 0m,20 à 0m,30, se dresse toujours au milieu de la tombe (fig. 37). Fichée en terre dans un sens parallèle aux grands côtés, elle est l'indice d’une sépulture masculine; perpendiculaire aux mêmes côtés, elle indique une tombe féminine. On nomme cette pierre {imenzit. Le mot est aussi connu des Berabers Marocains pour qui il désigne le témoin place non plus au milieu, mais aux extrémités de la tombe.

On peut se demander si cette troisième pierre centrale ne perpétue pas un vieil usage berbère. On l’a signalée à Constantine, au Mzab (1). Mais, d’une manière générale, la tombe berbère est un simple tumulus entouré ou recouvert de cailloux, garni d’un ou deux témoins, deux cailloux plus gros que les autres.

TUNISIE. — Il n’y a rien d'étonnant à ce qu’on rencontre dans la régence de Tunis — comme en Tripolitaine et, à plus forte raison, en Egypte — de nombreuses stèles à turban, du type turc. Cet usage s’est maintenu, surtout dans les grandes nécropoles citadines. Dans les villages et la campagne reculée, persistent de plus rudimentaires usages.

Les cimetières tunisiens en bordure de la côte, au fond des golfes de Sousse et de Gabès, présentent des types de sépulture non dépourvus d'intérêt. Il n’est pas rare non plus d'y rencontrer des stèles discoïdes à contour plus ou moins déformé, mais cependant bien reconnaissable.

Une observation digne de remarque, c’est que de vieux types périmés de sépulture ne sont plus usités que pour les sépultures fémi-

(1) Cet usage s'observe également en Tripolitaine, dans le Djebel Nefousa, où vivent des Abadhites, plus spécialement à Nalout, dans le cimetière qui s'étend près du poste militaire actuel (fig. 38).

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