‹ Stèles funéraires marocainesChapitre 20 sur 32 · PL. XXIX · texte numérisé non relu

PL. XXIX

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Fig. 54 (1)

Fig. 54. — Stèles basques.

1) Stèles d’Arguineta (Vizcaya), d’après un dessin de Frankowski, p. 52. 2) Discoïdes ornés du svastika, d’outils de forgeron surmontés d’un croissant lunaire, et du sceau de Salomon, d’après les dessins de L. Colas,

Aucune des nécropoles juives du reste de l'Afrique du Nord et de l'Asie Mineure ne possède de dalles funéraires des types observés sur la côte Atlantique du Moghreb. Celui que Von rencontre le plus fréquemment est un socle de pierre ou de maçonnerie, avec inscription. Exceptionnellement, comme. à Lhara Srira, dans l'Ile de Djerba, où une synagogue paraît être l’objet d’une vénération particulière, la dalle funéraire affecte une forme presque cubique, de 0,60 sur 0,70 ; elle est blanchie à la chaux et garnie d’une petite niche orientée vers le sud (fig. 68).

À Tunis, une dalle de marbre très large (1,20 environ) recouvre les vieilles tombes sur toute leur longueur, Elle porte souvent une inscription en hébreu, parfois un décor floral. Quelques rares exemplaires sont ornés d’un arc inscrit. Beaucoup portent du côté des pieds un ou deux godets creusés dans la pierre.

Les anciennes tombes de Constantine sont sobres, faites d’un socle rectangulaire supportant un bloc de beau calcaire bleu extrait de la carrière voisine du cimetière. Ces pierres sont taillées avec assez de soin et arrondie aux deux extrémités, celle du côté de la tête étant plus large que l’autre. Elles portent une inscription hébraïque et les deux petits godets déjà signalés, que l’on observe aussi à Tripoli et à Brousse.

Sur nombre de monuments observés dans cette dernière nécropole, figurent en outre les outils du défunt: ainsi un outil de sacrificateur, des ciseaux, une mesure de longueur, une hachette, un fer à souder. Des dessins identiques figurent aussi sur les tombes grecques d’Andrinople (1). |

Dans toute l'Afrique du Nord, les tombes juives récentes contrastent étrangement par leur grandeur, leur forme, leur ornementation, leur richesse, des humbles tombes anciennes. Celles d'Alexandrie, en particulier, comptent parmi les plus fastueusement laides du genre. Mais elles ont perdu tout intérêt archéologique ou ethnographique.

(4) FrANKowWSKI (op. cit.) et L. CoLAS (op. cit.) signalent encore cet usage dans les pays basques et en reproduisent de fort curieux exemples.

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