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Fig. 7. — Stèles brisées à ras du sol par le bombardement de 1851 (Salé, Skala de Moulay ‘Abderrhaman).
Svaslika. — La présence de ce signe est signalée dans toute l’Aîfrique du Nord. On le trouve sur quelques rares tombes (cimetière d'El *’Alou, Rabat) (pl. XLI, n° 3). Il est, par contre, fréquent dans les Pays Basques (fig. 54), sur les tombes et sur les linteaux des portes des bergeries, des étables (1).
Signe claviforme. — Nous nommons ainsi une sorte de T très allongé marqué en creux profond : trois ou quatre exemples à Ben ‘Achir (Salé, DL JET EN OA):
Double palme, palmelle. — Ces motifs extrêmement fréquents revétent les formes les plus variées. Le type le plus usité est la palmette, dérivée d’un bourgeon d’où sortent, symétriquement, de deux côtés d’une feuille médiane, d’autres feuilles en nombre plus ou moins grand, les deux inférieures étant souvent tournées en volutes (pl. XLIT, n° 3). On rencontre, sur les stèles de Salé, un ou deux exemples de palmettes en creux (et non en relief). :
Brûle-parfum. — C'est la stylisation du brûle-parfum globulaire. Très souvent ce motif présente une forme allongée rappelant céle-des: flacons à parfum. Ses variétés et déformations. sont très nombreuses (pl. XLII, n°5 4, et suivants).
Croissant. — Rare sur les tombes marocaines, le croissant figure, par contre, avec fréquence, sur les stèêles algériennes (Tlemcen, Alger, Blida, etc.). On le trouve en combinaison avec le brûle-parfum (pl. XLIT) ou associé avec l’étoile à six branches (pl. XLIII, n° 2).
Double belra. — Ce motif est essentiellement islamique. On sait que la tombe du croyant est limitée par deux dalles dont l’une marque la
(4) CF. L. Coras. La Tombe basque (Recueil d'inscriplions funéraires el domestiques du Pays Basque français), A. Foltzer, Bayonne, et IF. Champion, Paris, memxxur. L'auteur, il est vrai, ne veut pas voir dans ce signe une forme évoluée du sras{ika où croix gammée et le désigne dans son remarqnable travail, sous Pexpression de « signe oviphile », p. 37.
Fig. 8. — La double stèle limite le champ Fig.9.--Les deux témoins sont en bois découpé de la sépulture (Salé, côté mer, Sidi Qlaftoh). (Salé, côté mer).
Fig. 10. — Les stèles doublent les témoins des bois placés en avant (Salé, Sidi Qlaftoh).
tête, l’autre les pieds. Celle-ci porte souvent, comme figure parlante, la silhouette de deux belra ou simplement de deux semelles symétriques (pl. XLII, n°5 6 et 7; pl. XLIIL n° 2). Il y a quelques exemples d'un type largement stylisé à Salé, au S.-W. du marabout de Sidi Bel ‘Abbés, (fig. 26).
Les thèmes décoratifs ci-dessus ont pris forcément, par leur adaptation aux stèles funéraires, un sens symbolique : la rose, la palmette, le brûle-parfum signifient, ici comme ailleurs, la vie d’outre-tombe. La lqouisa, par une altération tardive du sens primitif, rappelle la qoubba des saints et par conséquent la demeure éternelle promise au bon musulman. Ce qui vient confirmer cette interprétation, c’est la grossière figuration au trait (extrèmement rare) que nous avons trouvée, à Salé, dans deux stèles : l’une (cimetière de Sidi ben ‘Achir) porte l’image stylisée d’une qoubba à voûte hémisphérique (pl. XL, n° 7); l’autre (Sidi Bel ‘Abbès), celle d’une construction avec toit à deux pentes, comme le marabout lui-même près duquel on l’observe.
Quant à la double belra, elle peut aussi avoir, dans certain cas, valeur symbolique. On retrouve ce motif à Casablanca, sur quelques rares stèles où l’usage est de le peindre en vert. À Tlemcen, il orne les stèles funéraires des jeunes filles et des jeunes femmes mortes la première année de leur mariage. Et, là aussi, l’usage existe de le peindre en vert ou en Jaune.
Les deux motifs de la double beira et de la double {qouisa paraissent parfois se confondre.