M™ MULLER, STELLA , FRITZ
U"* muller. Non, ma chère Stella, non; je ne t’emmènerai pas à la ferme.
Stella. Mais , maman , pourquoi me refuser aujourd’hui ce que tu m'avais accordé hier?
M“* muller. Parce qu'il n’est pas raisonnable qu'une grande fille comme toi passe ainsi la journée à ne rien faire.
fritz, qui a fermé le pavillon et descendu la srêne. Bien dit, madame Muller; v’ià ce que j’appelle parler raison.
Stella. Ah ! de quoi te mèles-tu?
fritz. Oh! c’est que je sais ce que c'est que d’éduquer des enfants. Voyez M. Théodore, c’est mon élève, et j’en fais ce que je veux... %
Stella. Vraiment!
fritz. A preuve, c’est que tout à l'heure il voulait aussi, lui, courir les champs... aller jouer à la forme...
Stella. Eh bien!...
fritz. Un mot a suffi; et maintenant il est là qui travaille... qui bûche... sur ses mathématiques.
M™ muller. Tu vois, Stella.
Ici Théodore parait à U feuétre.
Stella. Oui, maman, oui... je vois.
Théodore et Stella se font dis signes.
fritz. Et il ne bougera pas de là, oui dà.
(A part à madame Muller, en lui montrant la clef) Ilv a de bonnes raisons pour ça.
Stella. Eh bien , maman , comme je ne veux pas que M. Fritz dise que je suis moins raisonnable que Théodore, je resterai, et vous irez seule à la ferme.
MAGASIN THEATRAL
fritz. A la bonne heure.
m“* huiler. O'est bien, Stella, le voilà raisonnable; aussi je le promets de revenir au plus vite.
Stella. Et moi, maman, je ne bougerai pas d'ici.
m“* mulleil Embrasse-moi... tu ne m'eu veux plu»?
Stella. Au contraire.
M*" Muller. Tu m'aimes toujours!
STELLA. Plus encore.
FRITZ, à madame Muller, en tortanl.
Voyez-vous, manie Molli r, avec de l’adresse, on fait des enfants tout ce que l'on veut.
Il» sortent à droite.
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