‹ Stella drame en cinq actes et six tableauxChapitre 41 sur 79 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

STELLA, appuyée à l’entrée.

Je ne puis aller plus loin... faudra-t-il donc mounv ici... j'ai si froid... si faim...

m’abaudont'.'rez - vous , mou Dieu!

( Apercevant te feu.) du feu... Du feu!...

[Elle court rt ta cheminée. Arrivée là elle

voit sur la table du pain oublié par les soldats.) Du pain ! Merci, Seigneur, merci!...

( Elle tombe à genoux, puis se relève et mange avidement. ) Arriverai-je enfin jusqu'à toi, mon père... Encore un jour de marche, m'a I on dit hier, et vous serez au pied de la citadelle... j’ai marché toute la nuit... tout le jour.. . et mes jeux n’ont rien découvert à l'horizon... je suis encore bien loin peut-être... je n’ai rencontré personne. Celle masure , quoique ruinée, doit être habitée... attendons... quels que soient ceux qui vont venir, ils auront pitié de moi... iis me donneront un abri pour celle nuit... ils m’indiqueront mon chemin... et demain, au point du jour, je me remettrai en marche...

Dieu qui m'a secourue encore cette fois me viendra en aide... il me donnera la force, puisqu'il m’a douné le courage.

Elle est près de le table, elle mange. Pendant le, dernier, mot, de Stella, un jeune Paysan couvert d'un manteau et partant un bâton, descend le sentier, pois s’arrête à la vue de la masure. Ses vêlent* ni* «ont p i livres et sales, de longs cheveu* rouges, crépus, couvrent son front bas et d-primé; ses traits roi* ceux d'un idiot, son regard est louche et méchant.

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