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CHAPITRE IX LA RESTAURATION

Sentiments politiques de Beyle. — Sa haine contre la Restauration. — Séjour a Milan. — M. de Breme. — Byron. — Trahison de Ja Pietragrua. — Passion pour Mathilde Dembowski. — Voyages a Grenoble. — Départ de Milan (juin 1824). — Les amis de Beyle 4 Paris. — Mareste, Lolot, Poitevin, Lingay, Colomb, Barral, Mérimée, di Fiore, Corner, les Edwards. — Les salons. — Mme Pasta. — Les Tracy et Lafayette. — Mme Cabanis. — Fauriel et Mlle Clarke. — Mme Beugnot. — Mme Aubernon. — Mme d’Argout. — Cuvier. — Le baron Gérard. — Les Ancelot. — Viollet-le-Duc. — Delescluze. — Réunions du dimanche. — Les rédacteurs du Globe, Dubois, Rémusat, Duvergier de Hauranne, Vitet, Magnin, Sainte-Beuve, Stapfer. — Leclercq. — Courier. — Cayé et Dittmer. — Sautelet. — Cerclet. — Guizard. — Artaud. — Jussieu. — Saillies et paradoxes. — Stendhal en conversation. — Voyages en Italie. — Beyle expulsé de Milan (janvier 1828). — Séjours en Angleterre. — Menta. — Alberthe de Rubempré. — Géne et pauvreté. — Demandes d’emplois.

Sous la Restauration, Beyle sembla ne vivre que pour l'art et la littérature. I] avait en 1814 pubhié un livre sur Haydn, Mozart et Métastase; il fait paraitre en 1817 le premier volume de l’Histotre de la peinture en Italie et une suite d’esquisses italiennes, Rome, Naples et Florence; en 1822, De lamour; en 1823 et en 1825, Racine et Shakespeare ; en 1824, la Vie de Rossini; en 1826, une nouvelle édition remaniée de Rome, Naples et Florence; en 1827, le roman d’Armance; en 1829, les Promenades dans Rome; en 1830, le Rouge et le Noir, et son nom de guerre, Stendhal, qu'il arbore dés 1817 sur le titre de Rome, Naples et Florence, a déja quelque notoriété.

Mais son esprit inquiet et curieux ne put longtemps se soustraire a la politique. Hostile aux Bourbons, il devint, comme le vieux chirurgien qui raconte ses campagnes a Julien Sorel,

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