‹ Stendhal diplomateChapitre 14 sur 59 · Correspondance, t. II, p · texte numérisé non relu

Correspondance, t. II, p

rendu, il annonçait en ces termes, au ministre, la prise de possession de son poste :

« Arrivé à Trieste, hier 25, j'ai pris aujourd'hui la gestion du consulat de France. Grâce au zèle éclairé et aux soins de M. Chevalier, gérant, j'ai trouvé dans un ordre parfait les papiers et documents de la chancellerie. Je vais m'occuper d'en dresser un inventaire dont j'aurai l'honneur d'adresser un double à Votre Excellence. »

Beyle, on le voit, prenait ttut à fait au sérieux ses nouvelles fonctions. Il le reconnaît dans sa correspondance privée. « Je m'occupe beaucoup de mon métier ; il est bon, honnête, agréable en soi, tout paternel... La besogne de consul toute paternelle me plaît infiniment ^ » Et il s'en occupait en effet, allant jusqu'à faire un voyagea Fiume pour étudier le commerce des cornes qui est la grande source de revenus du Banat et passant là cinq jours qui furent cinq carnavals-.

L'étude de ses dépêches officielles confirme pleinement sur ce point le témoignage de sa correspondance privée. Bornées en général à des rensei-

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